Bonjour tout le monde.
J'ai fait au plus vite pour écrire ce nouveau chapitre. Je remercier toutes les personnes qui m'ont laissé une review, m'ont mis en alerte/favoris. Je remercie comme toujours ma bêta pour son travail.
- 4 trynn : non, ta question n'était pas bête. J'ai juste un peu été surprise quand tu as dit que je n'avais pas mis à jour ma fic depuis un an. Je n'ai pas compris où tu avais lu ça.
- tommy : Je te souhaite la bienvenue parmi mes lecteurs et je suis contente que cette fic te plaise.
Chapitre 9
Bella POV
J'ouvris les yeux et sentis deux bras puissants autour de ma taille. Je réalisai que ma tête reposait non pas sur mon oreiller mais contre quelqu'un. Je relevai la tête et aperçus Edward toujours plongé dans son sommeil. Je compris que j'avais dû m'endormir dans ses bras et qu'il n'avait certainement pas voulu me réveiller.
Je l'observais pendant quelques minutes. Je devais avouer qu'il avait un charme indéniable et je le trouvais encore plus mignon lorsqu'il dormait paisiblement. J'essayai de me dégager de son étreinte mais il resserra ses bras autour de moi. Je le secouai doucement en l'appelant. Il se réveilla et me regarda avec ses yeux embrumés.
« Bonjour » me dit-il en m'offrant un sourire que je lui rendis.
« Désolée de m'être endormie sur toi. »
« Ce n'est pas grave. Le plus important c'est que tu aies dormi cette nuit. »
Il retira ses bras d'autour de moi. Je m'allongeai à côté de lui et consultai l'heure.
« Tes parents vont bientôt se lever. Tu ferais mieux de regagner ta chambre. Je ne voudrais pas t'attirer des ennuis s'ils te surprenaient à sortir de ma chambre » annonçai-je.
« Tu as raison » répondit-il et se leva.
Avant qu'il n'ait eu le temps d'arriver à la porte, je le rejoignis.
« Merci de prendre soin de moi. »
Je l'embrassai sur la joue et le serrai dans mes bras.
« De rien » murmura-t-il avant de déposer un baiser sur mon front.
Je m'écartai et il sortit. Je retournai dans mon lit pour profiter du peu de temps de sommeil qu'il me restait. Je posai ma tête sur l'oreiller et le parfum d'Edward emplit mes narines. J'ignorais pour quelle raison mais à chaque fois qu'il me prenait dans ses bras, je me sentais bien, sereine et heureuse. Je finis par me rendormir.
Mon réveil sonna et je me levai. Je descendis dans la cuisine et vis toute la famille déjà debout. Esmé me servit mon petit déjeuner et je la remerciai. Il arriva ensuite et s'assit à côté de moi. Carlisle me demanda si mes insomnies persistaient et je lui répondis, tout en regardant mon voisin, que j'avais très bien dormi cette nuit. On échangea un sourire complice et on mangea tout en discutant.
Alice me suppliait de me dépêcher de prendre ma douche pour qu'elle puisse avoir assez de temps pour me préparer. Au début, je n'aimais pas vraiment qu'elle me prenne pour une poupée vivante mais je commençais à m'y faire et à apprécier de plus en plus mes nouveaux vêtements.
Je me lavai rapidement, me rendis dans ma chambre et enfilai les habits qu'elle avait choisis dans mon armoire et déposés sur mon lit. Puis, je la rejoignis pour qu'elle me coiffe. Alors que je me dirigeai vers sa chambre, je vis Edward sortir de la salle de bain avec juste une serviette autour de la taille, ce qui me donna l'occasion d'admirer son corps d'athlète. Il était beaucoup plus musclé que je ne l'avais pensé mais quand même moins qu'Emmet. C'était la première fois que j'avais un homme quasi nu en face de moi et cela me fit rougir.
« Alice m'attend » dis-je avant de m'éclipser rapidement.
Pendant qu'elle me faisait un brushing, je ne pu m'empêcher de revoir dans mon esprit l'image de lui torse nu. Il était magnifique. Maintenant, je comprenais pourquoi toutes les filles étaient folles de lui.
Une fois prête, on descendit le rejoindre et on partit au lycée. Il m'accompagna jusqu'à mon premier cours que je partageais avec Jessica. J'essayais à plusieurs reprises de lui parler mais elle m'ignora. Je ne comprenais pas pourquoi mes amis prenaient tellement mal le fait que j'étais amie avec Edward. Certes, il s'en était pris à eux dans le passé mais il s'était excusé et avait fait des efforts pour ce faire pardonner et qu'ils l'acceptent. Pendant la pause déjeuner, je les observais au loin. Ils me manquaient beaucoup.
Une fois de retour à la maison, on fit nos devoirs ensemble et je les aidais quand ils en avaient besoin puis j'aidais Esmé à préparer le repas. J'adorais cuisiner donc cela ne me posait pas de problème et ça me permettait d'en apprendre plus sur elle. Après avoir dîné, Alice proposa de regarder un film. Elle choisit « Le diable s'habille en Prada ». Elle donnait une note à toutes les tenues apparaissant à l'écran ce qui me fit énormément rire ainsi qu'au reste de sa famille.
On monta se coucher. Je leur souhaitai à tous une bonne nuit avant de me rendre dans ma chambre. Je mis mon pyjama et me glissai sous ma couette. J'essayais de trouver le sommeil mais je n'y arrivais pas. Je me retournais constamment dans mon lit et je ne comprenais pas pourquoi j'avais encore des insomnies alors que la nuit précédente, j'avais très bien dormi. Cela ne mettait jamais arrivé auparavant.
Au bout de deux heures, je descendis boire un verre d'eau. Quand je remontai à l'étage, je passai devant la chambre d'Edward et m'arrêtai frappée par une pensée. Et si c'était à cause de lui que j'avais réussi à m'endormir hier ? Sa présence à mes côtés avait le don de me calmer et de m'apaiser.
Pendant plusieurs minutes, j'hésitais à entrer pour lui demander si je pouvais dormir avec lui. Il devait certainement dormir et je ne voulais pas le déranger. Finalement, j'ouvris la porte et pénétrai dans son antre sur la pointe des pieds. Je m'approchai de lui et le vis endormi. Je restai quelques secondes à le regarder avant de faire demi-tour pour repartir. Je ne voulais pas l'embêter avec mes petits problèmes. Alors que je posai ma main sur la poignée, je l'entendis murmurer mon prénom. Je me retournai et le vis éveiller, me fixant dans le noir.
« Désolée, je ne voulais pas te réveiller. Rendors-toi. »
« Tu n'arrives pas à trouver le sommeil ? »
J'acquiesçais de la tête.
« Tu veux que je te fasse du thé ? Ça t'a plutôt bien aidé hier soir » proposa-t-il en s'apprêtant à se lever mais je le stoppai.
« C'est gentil mais ce n'est pas ça qui m'a fait dormir. C'était toi. Quand je suis dans tes bras, je me sens incroyablement bien et sereine. J'oublie tout » confessai-je.
Pendant quelques secondes, on se fixa en silence puis il repoussa son drap pour m'inviter à le rejoindre dans son lit. J'hésitai un instant avant de m'allonger à ses côtés.
« Ça ne te dérange pas, tu en es sûr ? »
« Pas du tout » répondit-il avant de me recouvrit avec sa couverture
Je posai ma tête sur son épaule et respira son odeur. Il m'entoura de ses bras et déposa un baiser sur mon front.
« Bonne nuit » murmura-t-il avant de fermer les yeux et de se rendormir.
Je fis de même et plongea i rapidement dans un profond sommeil.
Edward POV
Je me réveillai avec un sentiment de bien-être total. Bella était endormie dans mes bras, son dos collé contre mon torse. Je replaçai une mèche de cheveux derrière son oreille pour mieux observer son visage. Elle était d'une beauté époustouflante. On aurait dit un ange.
Hier soir, je m'étais réveillai car j'avais senti une présence dans ma chambre et j'ai été surpris de la voir. Quand elle m'annonçait que ma présence la calmait, je fus toucher de savoir l'effet que j'avais sur elle. Je n'avais pas hésité une seule seconde avant de lui proposer de me rejoindre dans mon lit.
Je la regardais pendant plusieurs minutes quand elle bougea dans son sommeil. Ses fesses frottèrent mon entrejambe, ce qui eût pour effet de réveiller ma virilité. Je ne m'étais pas envoyé en l'air depuis plus d'une semaine et je commençais à être en manque de sexe. Le fait qu'elle soit si proche de moi était une véritable torture. J'avais envie d'elle mais je devais me retenir de ne pas lui sauter dessus.
La tentation fut trop forte et je ne pu m'empêcher de déposer de petits baisers dans son cou. Je resserrai mon bras autour de sa taille pour la coller encore plus contre moi. J'éprouvais des remords de profiter d'elle pendant qu'elle dormait mais je ne pouvais pas m'arrêter d'embrasser sa peau douce. Son parfum m'envoutait.
Je la senti se réveiller. Alors, je m'arrêtai et relâchai mon étreinte autour d'elle. Je m'éloignai d'elle pour ne pas qu'elle remarque mon érection tandis qu'elle se retournait pour me faire face.
« Bonjour » murmura-t-elle en m'offrant un magnifique sourire.
« Bonjour. »
On se regarda droit dans les yeux, sans prononcer un mot. Je mourrai d'envie de me pencher pour l'embrasser. Notre moment fut brisé par la sonnerie de mon réveil.
« Merci de m'avoir laissé dormir près de toi » dit-elle avant de se lever.
« Pas besoin de me remercier. Si tes insomnies persistent, tu peux venir me rejoindre quand tu veux » répondis-je.
Elle me sourit puis partit vers la porte qu'elle ouvrit légèrement. Elle jeta un coup d'œil pour voir si la voie était libre et sortit.
Je lâchai un soupir et restais dans mon lit un moment pour me calmer et reprendre mes esprits. Puis je me préparais pour la journée.
Après l'avoir accompagnée jusqu'à sa classe, je me dirigeai vers la mienne. En chemin, je tombai sur James, Tanya et le reste de la bande.
« Edward, ça fait un moment que l'on ne s'est pas vu. Alors, comment avance notre petit pari ? Trois semaines se sont écoulées et je n'ai pas vraiment vu d'avancement. Je crois que je suis bien parti pour le remporter » dit-il en rigolant.
Je savais qu'en continuant ce pari, j'allais blesser Bella mais je ne pouvais me résoudre à le laisser gagner. Il y avait toujours eu cette rivalité entre nous deux. Et ma fierté m'interdisait d'abandonner. Je savais que s'il remportait notre petit jeu, il me rabâcherait tout le temps cette histoire et je ne supporterais pas de voir son petit sourire idiot qu'il affichait en ce moment même sur son visage.
« Au contraire, je me suis beaucoup rapproché d'elle. On passe de plus en plus de temps ensemble. Elle est tellement naïve que je lui fais croire et lui fais faire tout ce que je veux » répliquai-je.
« On va voir ça. J'organise une fête chez moi la semaine prochaine. On sait tous les deux qu'elle ne va jamais aux soirées. Si elle te mange tellement dans la main, ce ne sera pas un problème pour toi de l'amener avec toi » annonça-t-il.
« Facile » assurai-je.
La cloche sonna annonçant le début des cours. On se sépara et je me dirigeai vers ma classe. La matinée se déroula vite et je retrouvai Bella à midi. Quand elle passa devant ses amis, je pus voir de la tristesse dans son regard tandis qu'eux lui jetèrent des regards froids. Elle s'assit à côté de moi. Le reste de la bande n'était pas encore arrivé.
« Qu'est ce qui se passe avec eux ? » lui demandai-je en montrant de la tête ses amis.
« Ils ne me parlent plus » annonça-t-elle, comme si de rien n'était.
« À cause de moi ? » demandai-je incrédule.
« Ils n'ont pas apprécié que je prenne ta défense. »
Je savais qu'ils ne me portaient pas dans leur cœur mais je ne pensais pas qu'ils iraient jusqu'à tourner le dos à leur amie uniquement parce qu'elle m'avait donné une chance. Je n'arrivais pas à le croire.
« Je suis désolé. C'est de ma faute. »
« Ce n'est pas grave » ajouta-t-elle en essayant de me faire croire que ça ne l'atteignait pas.
Les autres arrivèrent et on discuta. Je leur parlai de la soirée chez James et leur proposai de venir. Ils acceptèrent tous sauf elle, ce qui ne me surprit pas. J'essayai de lui faire changer d'avis.
« Je n'aime pas les fêtes » dit-elle.
« Es-tu déjà aller à l'une d'entre elles ? »
Elle répondit négativement de la tête.
« Alors comment peux-tu savoir que tu n'aimes pas ? Viens avec moi à cette fête et je suis sûr que tu vas apprécier. Si ce n'est pas le cas, on partira quand tu voudras. S'il te plait ! » suppliai-je en lui faisant le regard de chien battu d'Alice.
Elle finit par accepter et je fus content. James n'en reviendrait pas de la voir. Il sera furieux de voir que je me rapproche de plus en plus de la victoire.
On finit de manger puis on se rendit tous les deux au labo de sciences. On s'assit à notre table et on passa le cours à discuter tout en effectuant notre TP. D'habitude, j'étais un peu largué mais avec elle, je comprenais tout facilement. Elle avait vraiment un don.
Le reste de la journée passa et je me retrouvais dans mon lit, à attendre qu'elle vienne me rejoindre. Ça faisait bientôt une heure que tout le monde s'était couchés et je guettais des yeux ma porte en espérant la voir arriver. Je ressentais le besoin de l'avoir près de moi et de sentir son corps contre le mien.
J'hésitais à aller voir si elle dormait quand je la vis entrer et refermer la porte doucement derrière elle. Je souris et repoussai mon drap. Elle vint se blottir immédiatement contre moi et posa sa tête sur mon torse. Je la collai encore plus contre moi. Je l'embrassai sur le front et respirai son odeur.
Elle s'endormit rapidement dans mes bras. J'en profitai pour l'observer. La voir ainsi, si paisible et heureuse me fit culpabiliser. Je me sentais mal de la manipuler et de profiter de sa gentillesse et de sa naïveté. À cause de moi, elle avait déjà perdu ses amis et je pris conscience que si je venais à réussir le pari, elle ne me le pardonnerait jamais et qu'elle se retrouverait toute seule avec son père. Et jamais je ne laisserais cela arriver.
Je savais que la seule chose à faire était de mettre fin à ce pari et de lui raconter toute la vérité mais je n'arrivais pas à faire taire ma fierté qui me disait que je ne pouvais pas laisser James gagner et laisser passer l'occasion que j'aurais avec Tanya. J'étais partagé en deux : d'un côté, un Edward gentil qui voulait la protéger et qui s'attachait jour après jour à elle, et de l'autre côté, un Edward salaud qui ne se soucier pas du mal qu'il ferait et qui désirait gagner à tout prix. (N/H : Souhaitons que le petit ange sur son épaule lui donnera la bonne réponse)
Je finis par sombrer dans l'inconscience sans savoir ce que j'allais faire.
Bella POV
J'ouvris les yeux et je sentis une main en-dessous de mon t-shirt, sur mon ventre. Je pouvais sentir le souffle chaud d'Edward dans mon cou. Je me retournai et il se réveilla à son tour. On se sourit en silence, mes yeux plongés dans les siens. Pendant ce moment d'intimité, je ressentis de nouveau cette chaleur envahir mon corps entier. Je me sentais tellement bien dans ses bras que je n'avais pas envie d'y bouger. Mais je dû m'y résigner quand le réveil sonna. (N/H : Maudits réveils !)
Je me levai et l'embrassai rapidement sur la joue avant de partir. Je descendis dans la cuisine pour prendre mon petit-déjeuner. Alice arriva en trombe, toute excitée d'aller faire du shopping. On se prépara puis on partit avec sa voiture chercher Rosalie. Je lui demandai de passer par chez moi. Je lis de l'inquiétude sur son visage alors je la rassurai en lui disant que je n'en avais pour pas longtemps et que j'allais juste demander de l'argent à mon père.
Pour une fois, il était à la maison. Mais pour ne pas changer, il râla à propos de l'argent. Je repartis avec 15 dollars ce qui était suffisant pour lui.
Une fois au centre commercial, on se dirigea en premier à la librairie pour que j'achète mes livres puis les filles m'entraînèrent dans le rayon des pyjamas de leur boutique préférée.
« Bella, cette nuisette est faite pour toi. Tu vas l'essayer » annonça Alice.
J'essayai de protester mais elles étaient deux contre moi et rien ne fit. On se mit quand même d'accord pour certains pyjamas.
Je me rendis dans une cabine d'essayage et enfilai le premier ensemble. Il s'agissait d'un pantalon bleu ciel et d'un petit top blanc. Je m'observai dans la glace et je fus satisfaite de mon choix. Je sortis pour montrer le résultat aux filles et celles-ci furent d'accord. Je décidai de prendre ce pyjama en plusieurs exemplaires mais de couleurs différentes. J'essayais les autres ensembles mais ils ne me plaisaient pas vraiment. Je préférais le premier modèle.
Je pensais pouvoir échapper à l'essayage de la nuisette mais Alice n'oublia pas. Une fois que je l'eus enfilée, je m'admirais dans la glace. Certes, la couleur était jolie mais je ne me sentais pas à l'aise du tout. Elle était trop courte au niveau de mes cuisses et trop décolletée.
Les filles voulaient que je leur montre mais je ne voulais pas sortir dans cette tenue et que l'on me voit aussi peu habillé, alors elles ouvrirent le rideau de force. Elles ne dirent pas un mot. Quand je vis les yeux d'Alice pétillaient, je sus ce que ça signifiait.
« Non, il est hors de question que je l'achète. Je ne porte jamais de robe alors encore moins de nuisette. Et je ne me sens absolument pas à l'aise dedans » annonçai-je en refermant le rideau.
Après m'être changée, je pris les différents vêtements et partis remettre dans les rayons ceux que je ne gardais pas. Alors que j'allais remettre la nuisette, Alice me l'arracha des mains.
« Bella, qu'est-ce qui te dérange tant que ça ? C'est le côté sexy ? » demanda-t-elle.
« Oui, je n'ai pas l'habitude de porter ce genre de chose. Et puis, je suis sûre que j'avais totalement l'air ridicule dedans. »
« Bien sûr que non ! Au contraire, tu étais sublime. Pourquoi penses-tu ça ? » répondit Rose.
« Parce que je ne suis pas aussi belle que vous deux. Je suis tout à fait banale. À côté de vous, je fais vraiment pâle comparaison » répliquai-je, en baissant la tête pour fuir leur regard.
« C'est certainement la chose la plus stupide que j'ai entendu » dit Alice. « Tu es magnifique. Pourquoi te dénigres-tu comme ça ? »
« Parce que c'est la vérité ! Si ce que tu dis est vrai alors pourquoi aucun garçon ne m'a jamais demandé de sortir avec lui ? » répliquai-je, triste.
« Le physique compte énormément pour les hommes et jusqu'à présent, tu n'as jamais mis ton corps en valeur. Depuis que j'ai renouvelé ta garde robe, tous les garçons du lycée en bavent pour toi. Ils te désirent tous » annonça-t-elle.
Je fus surprise. J'avais remarqué que quelques types me mataient mais je ne pensais pas qu'il y en avait autant. J'étais flattée par cette nouvelle attention mais je savais que la plupart d'entre eux ne voulait que du sexe.
« Je veux que l'on s'intéresse à moi pour ce que je suis, ma personnalité et pas uniquement mon physique. »
« On peut allier les deux. La plupart des mecs qui m'accostaient ne voyaient que mon corps. Emmet m'a prouvé que les hommes pouvaient aller au-delà de l'apparence. Tu trouveras un type qui t'apprécieras autant pour ta beauté intérieur qu'extérieur » assura Rose. « Achète cette nuisette. Tu la porteras quand tu auras trouvé la bonne personne. Fais-moi confiance. »
Je tergiversais pendant un instant puis décidai finalement de la prendre. On se dirigea vers la caisse. J'en avais pour 80 dollars en tout. Il ne me restait que 5 dollars de l'argent que mon père m'avait donné plus tôt.
Alice me vit regarder mon porte-monnaie quasiment vide. Elle comprit immédiatement quel était le problème. Elle me proposa de me payer mes achats mais il était hors de question que je la laisse dépenser encore une fois de l'argent pour moi. Alors, je tendis la carte de crédit que j'utilisais en cas de nécessité.
Les filles m'entrainaient dans d'autres boutiques pour se trouver de nouvelles fringues. Je devais avouer que je commençais à apprécier à faire les boutiques avec elles. Je m'amusais à essayer des vêtements que je reposais ensuite car j'avais déjà assez dépensé en une journée.
On rentra à la maison et on passa le reste de l'après-midi à ce faire des soins de beauté et à papoter. Rosalie fut surprise en découvrant que j'avais une chambre. Je lui expliquais que mon père n'était pas souvent à la maison et que les Cullen m'avaient offert de passer mes nuits chez eux pour une question de sécurité. Malgré le fait que je l'appréciais beaucoup, je ne me sentais pas prête à lui racontais la vraie histoire. Je m'étais déjà confié à quatre personnes et c'était déjà énorme pour moi.
Edward POV
Une fois les filles parties, je me préparais pour aller jouer au basket avec Jasper et Emmet. On s'amusait et se dépensait pendant deux heures. Puis on rentra chacun chez soi. Je pris une douche puis je fus pris d'envie de jouer un peu de piano. Mes doigts se posèrent sur les touches et je mis à jouer la mélodie que m'avait inspirée Bella.
Les filles rentrèrent et montèrent à l'étage et elles y restaient tout le reste de la journée. Je leur rendis visite de temps en temps pour voir si elles n'avaient besoin de rien.
Je regardais la télé avec mes parents quand je vis Alice raccompagner Rose jusqu'à la porte. Elle vint nous rejoindre et ma mère lui demanda comment s'était passé la journée.
« Génial ! J'ai acheté plein de nouveaux vêtements. Il y avait tellement de belles choses mais j'ai dû me restreindre. Il va falloir que je fasse de la place dans mon armoire. Oh ! Et j'ai découvert la raison pour laquelle Bella portait de tels horreurs. Son père est tellement radin qu'elle ne peut même pas s'acheter quelques vêtements décents » cracha-t-elle avec colère.
« Comment tu sais ça ? » lui demandai-je.
« Elle m'a demandé de passer chez son père car elle avait besoin d'argent. Il lui a donné à peine de quoi s'acheté ses livres. Elle a payé ses nouveaux pyjamas avec une carte de crédit mais j'ai pu voir sur son visage qu'elle était contrariée de l'utiliser. »
« Est-ce que elle a un travail ? » demanda mon père.
« Je ne pense pas » répliquai-je.
« Alors d'où sort-elle une carte de crédit si son père ne lui donne pas d'argent ? Comment l'alimente-t-elle ? » poursuivit-il, intrigué.
« C'est l'héritage de ma mère » entendis-je et je me retournai pour voir Bella nous rejoindre. « Après son décès, j'ai hérité d'une somme d'argent assez conséquente qui a été placée sur un compte spécial bloqué jusqu'à mes dix-huit ans que j'ai eu il y a deux mois. Jusqu'à présent, je n'y avais jamais touché. Si j'ai besoin de quelque chose, je dois demander à mon père qu'il me donne de l'argent » expliqua-t-elle en s'asseyant près de moi sur le canapé.
« Si ce n'est pas trop indiscret, de combien tu as hérité exactement ? » intervint ma mère.
« Après les frais de notaire et les droits de succession, un peu plus de 24 000 dollars que j'ai placé sur un compte épargne. J'économise car si je n'obtiens pas de bourse universitaire, cela me permettra de me payer une année à l'université. » (N/H : Une année universitaire aux USA peut rapidement coûter entre 20 000 et 40 000 dollars, surtout dans la l'Ivy league)
« Donc, tu dépend financièrement de ton père » affirma-t-elle.
« Oui, mais une fois à l'université, je me trouverais un petit boulot pour gagner un peu d'argent et me permettre de continuer mes études. »
Je me rendis compte de la chance que j'avais. L'argent n'avait jamais été un problème pour Alice et moi. Nos parents gagnaient très bien leur vie et ils nous offraient tous ce dont nous avions besoin.
« Qu'a dit ton père à propos de ton déménagement ? » demandai-je, inquiet qu'il est pu lui faire du mal.
« Rien. Je crois qu'il ne s'est rendu compte de rien. »
Je fus soulagé. Avec ce qu'elle m'avait raconté sur lui, j'avais peur qu'un jour, il ne se contrôle plus et lui fasse du mal.
Mes parents se levèrent pour aller préparer le diner. Alice annonça qu'elle passait la nuit chez Jasper tandis que Bella remonta dans sa chambre pour ranger ses nouveaux achats. Je zappais d'une chaine à l'autre quand ma mère me demanda d'aller prévenir Bella que le repas était bientôt prêt. Je me rendis donc à l'étage et frappai à la porte de sa chambre avant d'entrer.
Je me figeais sur place. Elle se trouvait là en face de moi dans une minuscule nuisette qui lui arrivait à mi cuisse et qui me laissait admirer sa magnifique poitrine. Je déglutis avec peine et à ce moment-là, je détestais Alice et son sens de la mode. Comment étais-je sensé ne pas me jeter sur Bella alors qu'elle portait juste ce tout petit bout de tissu autour d'elle ? Et comment allais-je pouvoir me retenir cette nuit si elle venait dormir avec moi ? Je n'y arriverais pas. Je faisais déjà de gros efforts. Mais là, c'était au-dessus de mes forces.
« Le diner est bientôt prêt » annonçai-je avant de me retourner pour partir mais elle me retint.
« Sois honnête, est-ce que tu trouves que je suis sexy dans cette tenue ? » me demanda-t-elle en se retournant pour s'observer dans la glace avec scepticisme.
Je fus totalement pris au dépourvu par sa question. Je ne m'y attendais absolument pas.
« Oui, tu es très belle habillée ainsi » répondis-je en essayant de cacher mon trouble et mon début d'érection.
« Mais est-ce que tu aurais envie de moi ? » poursuivit-elle.
« Quoi ? » répliquai-je abasourdi.
Me faisait-elle des avances. Est-ce qu'elle voulait me faire comprendre que je l'intéressais ? C'était impossible ! Certes on était devenu assez proche mais elle avait été très claire : il ne se passera jamais rien entre nous deux. C'est ce qu'elle avait dit à Alice et Rose.
Elle me fit de nouveau face et je me forçai à ne pas mater ses seins.
« Est-ce que tu aurais envie de coucher avec moi, là maintenant ? »
Je ne pu que hocher de la tête, ne pouvant pas parler tellement ma bouche était sèche. J'en avais tellement envie. Depuis le temps que je voulais l'embrasser, la toucher et la prendre comme une bête. J'ai crû qu'enfin ce moment que j'attendais depuis trois semaines allait enfin arriver mais elle brisa mon rêve en me ramenant à la réalité.
« Alors les filles avaient raison. Les hommes peuvent être attirés par moi. C'est juste une question de mettre son corps en valeur. Et moi qui pensais depuis tout ce temps que si aucun garçon ne m'avait invitée à sortir avec lui, c'était parce que je n'étais pas jolie » dit-elle surprise.
Comment pouvait-elle avoir une si mauvaise opinion d'elle-même ? Certes, je l'avais trouvé beaucoup plus attirante depuis que ma sœur avait refait sa garde robe mais si on faisait exception à ce détail, elle était loin d'être moche. Je ne m'imaginais pas qu'elle pensait cela d'elle.
Je m'avançai vers elle et posai ma main sur sa joue.
« Tu es magnifique. Tu es l'une des femmes les plus sexys et les plus attirantes que je connais. Ne doute pas de ça. Ne laisse pas des pauvres types te faire penser le contraire uniquement parce qu'ils ont été assez stupides pour ne pas se rendre compte de ta beauté sous tes vêtements larges. Ils ne savent pas à côté de quoi ils sont passés : une fille merveilleuse et incroyablement séduisante »dis-je en la regardant droit dans les yeux, mon pouce caressant sa joue.
« C'est la plus belle chose que l'on m'ait dite. Merci » répondit-elle, les larmes aux yeux avant de se jeter dans mes bras.
Notre proximité n'arrangeait pas vraiment ma situation. Me pantalon devenait de plus en plus serré et je ne voulais pas qu'elle sente mon érection. Cela aurait été tellement embarrassant pour nous eux. Je m'écartai donc d'elle rapidement en lui souriant.
« Je me change et j'arrive » annonça-t-elle.
Je sortis de sa chambre et me précipitai dans la mienne pour me soulager. Il ne me fallut que quelques minutes pour venir. Puis je descendis dans la cuisine. (N/H : Comme si de rien n'étais ? -) )
On dîna puis on se fit une soirée jeux de société tous les quatre. D'habitude, je passais mes samedis soirs avec mes potes ou j'allais à des soirées. Mais pas ce soir. Je préférais rester avec Bella et on passa un agréable moment.
Une fois dans mon lit, j'attendais avec appréhension de la voir arriver dans ma chambre. J'espérais qu'elle ne viendrait pas car je ne pourrais pas me contrôler. J'avais trop envie d'elle. Malheureusement pour moi, elle avait toujours ses insomnies. Je vis la porte s'ouvrir et je fus soulagé de voir qu'elle ne portait pas la nuisette mais un pyjama simple. Cela calma immédiatement mes ardeurs.
Elle vint s'allonger près de moi et posa sa tête contre mon épaule. Mon bras vint automatiquement enroulait sa taille pour la rapprocher encore plus de moi. Maintenant qu'elle était là, je pouvais enfin m'endormir.
« Pourquoi tu ne m'a jamais dragué ? » demanda-t-elle subitement, me prenant au dépourvu.
« Parce que je suis l'un de ces idiots dont je t'ai parlé tout à l'heure. Je jugeais les filles à leur physique. Et je me rends compte que j'étais vraiment stupide. Mais maintenant, je sais qu'il faut voir au-delà » répondis-je en l'embrassant sur le front. « Je crois, qu'inconsciemment, je n'ai jamais rien tenté avec toi parce que je savais qu'aucune de mes phrases bidons n'auraient marché sur toi. Et j'en ai la preuve. La seule fois où j'ai essayé, tu m'as giflé » ajoutai-je en riant.
« Je suis vraiment désolée pour ça » me dit-elle avant de déposer un baiser sur la joue.
« C'est déjà oublié. »
On finit par s'endormir dans les bras de l'un et de l'autre.
Le lendemain matin, je me réveillai avec un sentiment de béatitude. Je tournai la tête pour observer Bella. Elle dormait paisiblement, son dos contre mon torse. Elle était tellement belle. Je la contemplais pendant plusieurs minutes puis je caressais son bras du bout des doigts. Je remontai jusqu'à son épaule et je repoussai ses cheveux pour avoir accès à sa nuque. Ma virilité se réveilla tandis que je déposais des baisers dans son cou.
« Tu me rends complètement fou » murmurai-je à son oreille avant de mordiller son lobe.
Elle gémit dans son sommeil et ce fut l'un des plus beaux sons qui m'ais été donné d'entendre. Je passai ma main sous son haut et caressai son ventre en collant ses fesses contre mon intimité. Je savais que c'était mal mais je ne pouvais pas m'y en empêcher. Elle me faisait totalement perdre la raison.
Je poursuivis mes caresses avec plus d'ardeur jusqu'à ce qu'elle commence à se réveiller. Je m'écartai d'elle pour qu'elle ne se rende pas compte de mon état actuel. Elle se retourna et m'offrit un magnifique sourire que je lui rendis.
« Bella, je ne veux plus que tu ailles voir ton père sans moi. Dorénavant, je t'accompagnerais » dis-je, brisant le silence.
« Non, je ne veux pas que tu l'approches » répliqua-t-elle vivement.
Elle commença à s'agiter et pour la calmer, je caressai tendrement sa joue.
« Hier, quand Alice a dit que tu étais allée chez lui, j'ai eu peur. Je crains qu'un jour il ne se contrôle plus et te frappe. Alors promets-moi que tu n'iras plus seule. Je resterais dans la voiture. Je t'ai fais une promesse, fais-en de même. »
« D'accord » concéda-t-elle.
On se leva et on se prépara pour la journée. Elle m'annonça qu'elle sortait et je lui demandai si je pouvais l'accompagner. Elle accepta et on prit sa voiture.
« Alors, où va-t-on ? » demandai-je curieux.
« Là où je vais tous les dimanches matins. Au refuge pour les animaux de Port Angeles. »
Je fus étonné d'apprendre qu'il en existait un. Une fois arrivés là-bas, on s'occupa d'abord de nettoyer les box des chiens. Ensuite, on rempli leur gamelle d'eau et de nourriture. On jouait un moment avec eux. Puis on passa à la pièce où les chats vivaient. Dès que l'on entra, un chaton blanc se précipita vers elle et se frotta contre sa jambe en miaulant.
« Salut toi » dit-elle en se baissant pour lui gratter la tête.
On changea les litières puis on leur donna à manger et à boire. Pendant tous ce temps, le chaton la suivait, sans la lâcher un instant. Après, on s'assit et les chats vinrent nous voir pour quémander des caresses. On passait un bon moment ensemble et voir la joie qu'elle éprouvait à s'occuper des animaux, cela me rendait moi-même heureux.
« Il a l'air de vraiment t'apprécier » dis-je en caressant le chaton qui était venu se blottir sur ses genoux et qui ronronnait de plaisir.
« C'est moi qui l'ai recueilli quand on l'a amené ici après qu'il soit trouvé errant dans la rue, à la recherche de nourriture. Depuis, à chacune de mes visites, il vint m'accueillir et reste à mes côtés » répondit-elle en le regardant avec affection.
« Tu aimes beaucoup les animaux. On voit que tu prends un réel plaisir à venir ici et t'occuper d'eux. »
« Ce sont les seuls êtres humains qui ne te trahissent pas. »
Sa remarque me fit comme un coup de poing dans le ventre. Elle avait raison. Ses amis à Jacksonville l'avaient trahie, et ceux de Forks lui avaient tourné le dos à cause de moi. Et je ne valais pas mieux qu'eux tous. Je réalisai à ce moment-là à quel point je la ferais souffrir si elle apprenait pour le pari. Je me sentis mal et je sus ce que j'avais à faire le lendemain au lycée.
« Pourquoi tu ne l'adoptes pas ? Tu as l'air de tenir à lui. »
« Je ne peux pas. Dans quelques mois, j'irai à l'université et les animaux ne sont pas acceptés dans les dortoirs. Qui s'en occupera ? Si je le laisse à mon père, il sera mort en une semaine. »
La matinée passa rapidement et on décida de rentrer. Pendant qu'elle partit dire au revoir à la directrice du refuge, je demandai à la personne chargée de l'accueil quelles étaient les formalités pour adopter.
Sur le chemin du retour, on s'arrêta pour faire des courses au supermarché. Elle avait décidé de cuisiner pour la famille ce soir pour nous remercier. Quand elle voulut payer pour les commissions, je la devançai et tendis ma carte bleue à la caissière qui me draguait mais je ne fus absolument pas tenté alors qu'avant, j'aurais saisie l'occasion.
De retour à la maison, on mangea puis on passa le reste de la journée ensemble. Tandis qu'elle lisait un livre, allongée sur le canapé, je jouais du piano. Depuis que j'avais fait sa connaissance, j'avais retrouvé tout mon plaisir à y jouer.
Quand je me mis à jouer sa musique, je la vis poser son livre et fermer les yeux pour mieux l'apprécier.
« J'étais sincère quand j'ai dit que tu m'avais inspiré cette mélodie » dis-je après que la dernière note eut finie de résonner.
« Je sais et cela me touche beaucoup » répondit-elle en se levant et en me rejoignant. « Comment tu l'as appelé ? »
« Je n'y avais pas encore réfléchi. »
Je cherchais pendant plusieurs minutes mais rien ne vint à l'esprit. Il lui fallait un titre qui la représentait bien mais je séchais totalement. (N/H : Heu… Bella's Lullaby ? *clin d'œil*)
Elle décida de commencer le repas et partit derrière les fourneaux. Je montai terminer les devoirs qui me restaient puis je la rejoignis pour l'aider. Elle me proposa de préparer la salade tandis qu'elle s'occupait des lasagnes. On était l'un à côté de l'autre devant le plan de travail, discutant et riant tout en s'affairant à nos tâches. Pendant un court moment, j'eus l'impression que l'on était un vrai petit couple marié.
Une fois que tout fut prêt, j'appelai mes parents et Alice rentra de chez Jasper pile au bon moment. On s'installa tous à table et on dîna. C'était divin. Elle était une très bonne cuisinière et tout le monde se resservit une deuxième part.
« Où as-tu appris à cuisiner aussi bien ? » lui demanda ma mère.
« Avec ma mère » répondit-elle avec de la tristesse dans son regard.
« Et bien, c'est excellent » annonça ma sœur. « Heureusement qu'Emmet n'est pas là sinon il aurait déjà tout mangé sans rien nous laissé. »
On éclata tous de rire et je la remerciai pour son intervention et pour avoir redonné le sourire à Bella. Une fois le repas fini, on regarda un film puis on monta se coucher.
J'étais pratiquement endormi quand elle entra. Elle vint se blottir dans mes bras et je gémis de bonheur. C'était devenu une drogue. Je ne pouvais plus me passer de dormir avec elle près de moi. Je respirai son odeur avant de l'embrasser sur le front et de m'endormir. (N/H : Qui d'entre-nous ne voudraient pas se droguer à dormir avec Edward aussi, hein ?)
Le lendemain matin, je me réveillai et la contemplai. Je caressai sa joue puis déposai des baisers sur son épaule nue. Sa peau était tellement douce. Puis je remontai jusqu'à son oreille.
« Bella, réveille-toi » murmurai-je.
Elle ouvrit lentement les yeux et me sourit. Elle m'embrassa furtivement sur la joue puis se leva pour partir. Je roulai sur le dos et lâchai un soupir. J'attrapais son oreiller et respirai son odeur. Je restais ainsi pendant quelques minutes avant de me lever et de me préparer pour la journée.
Une fois que l'on fût prêts, on se rendit au lycée. Je l'accompagnai jusqu'à son premier cours. C'était devenu notre rituel. J'avais eu envie de prendre sa main dans la mienne mais j'avais eu peur de sa réaction. Alors que je me rendais vers ma classe, je croisai ses amis dans les couloirs. Je m'approchai d'eux.
« Qu'est-ce que tu nous veux ? » demanda froidement Mike.
« Écouter, j'ai compris que vous ne m'aimez pas et vous ne voulez pas me pardonner. Je comprends parfaitement vos raisons. Mais vous n'avez pas le droit de tourner le dos à Bella. C'est votre amie. Vous ne pouvez pas lui faire ça. Elle ne mérite pas un tel traitement de votre part juste parce qu'elle a décidé de me donner une chance. Alors, je vous promets de ne plus vous adresser la parole et de vous laisser tranquille si c'est ce qu'il faut pour que vous lui reparliez. »
Je ne leur laissai pas le temps de me répondre et partis. J'espérais sincèrement qu'ils accepteraient car je ne voulais plus voir Bella malheureuse d'avoir perdu ses amis.
Bella POV
Je me dirigeai vers la cafétéria et m'apprêtai à rejoindre les autres quand j'entendis Jessica m'appeler. Je me retournai vers elle avec surprise et je vis tous mes anciens amis.
« On est désolés de t'avoir repoussée et de t'avoir ignorée la semaine dernière. On était vraiment fâchés que tu préfères Cullen à nous. Mais on n'aurait jamais dû réagir ainsi. »
« Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis » demandai-je étonnée.
« Il est venu nous parler. Et il avait raison. Tu es notre amie et on n'a pas le droit de te tourner le dos parce que tu es amie avec lui maintenant, sinon on ne serait pas de véritables amis » expliqua Mike. « Mais ça ne veux pas dire que l'on va devenir amis avec lui. Est-ce que tu nous pardonnes ? »
« Oui, je ne vous en veux pas. Et je comprends que vous ayez été blessés. »
On s'installa à notre table et on discuta comme avant. Je jetai un coup d'œil vers la table d'Edward et je le vis nous regarder, un sourire aux lèvres que je lui rendis.
De retour à la maison, je me rendis dans sa chambre pour le remercier. Je le serrai dans mes bras et collai ma tête contre son torse.
« Merci pour ce que tu as fait »dis-je émue par son geste.
« J'ai juste fait ce que j'avais à faire. Malgré ce que tu me disais, je voyais bien que tu souffrais et tout ça à cause de moi. »
Je reculai et caressai tendrement sa joue avant de l'embrasser.
« C'est tellement gentil de ta part. C'est l'une des plus belles choses que l'on ait fait pour moi. Merci beaucoup. »
On se fixa quelques instants les yeux dans les yeux avant que je descende aider Esmé à préparer le repas. J'étais heureuse, chose qui ne m'était pas arrivée depuis longtemps. Depuis notre rapprochement, je revivais et reprenais goût et plaisir à la vie, et cela principalement grâce à lui.
J'espère que cela vous a plu. Faîtes péter ma boite mail avec vos commentaires.
La 300ème review aura droit de lire le prochain chapitre en avant-première avant que je ne le poste ici.
Dans le prochain chapitre, Edward et Bella se rapprocheront encore plus.
Gros bisous
