Rating : T

Disclaimer : Hetalia à Himaruya

Pairing : Aucun, pour le moment


Chapitre 1 : La frazkitu sur un fond de clichés

Personnages : Hongrie (Elizaveta Hérdervàry) - USA (Alfred F. Jones) - Dieu


Il était déjà huit heures et Elizaveta tournait en rond dans une chambre qu'elle reconnaissait sans que ce soit la sienne dans un corps ne lui appartenant pas. Maintenant, elle était Daniel Hérdervàry. Plus Elizaveta, plus Erzi, plus Eli, plus Eliza… Non, elle était Daniel. Sans l'air à la fois.

Elle était femme, la voilà dans un corps d'homme. Enfin, elle avait revêtu l'uniforme masculin du lycée et prenant son petit-déjeuner face à son père qui la dévisageait. Ou plutôt, face au père de Daniel.

« Depuis ce matin, Dani, tu es étrange. C'est la première fois que tu me fais ça… finit-il par dire.

Elizaveta ne sut quoi répondre. Elle reprit un grand verre de lait, l'avala cul-sec comme à son habitude, puis lança hasardeusement une phrase sur cette voix de mec à laquelle elle n'arrivait pas à se faire.

– J'ai fait quoi de mal ?

– Rien, rien… C'est juste que te voir lever en avance, stressé… Tu n'avais fait ça que quand tu avais eu des problèmes avec Roderich. Que vous vous battiez dans la cour. Tu avais la boule au ventre chaque matin et refusais d'aller à l'école… Tout va bien au lycée ?

De ça, elle s'en souvenait. Très bien même. Sauf que la boule au ventre, nenni. C'était plutôt rendez-vous chez le dentiste chaque week-end pour dents cassées, tellement que les infirmiers l'appelaient par un surnom et que le docteur lui avait filé une carte d'abonnement pour un moitié prix.

– T'inquiète, p'pa, répondit-elle avec ce timbre qui ne lui était pas familier, je me sens juste… Un peu bizarre. Mal au ventre et le cœur qui s'affole.

Elle était hyper stressée d'affronter cette journée au lycée.

– Attends papillon…

Son père – enfin, celui du proprio du corps qu'elle squattait – s'approchait d'elle puis lui fit une accolade virile en souriant niaisement.

– Tu as rencontré une fille bien, non ? Ah, les femmes… Mon fils, tu as une petite-copine !

Elizaveta rougit de gêne, un peu indignée aussi. Son père se mêlait toujours de ses histoires d'amour. Et puis…

Et puis, malgré ce corps d'homme, elle l'avait VU. Dans la liste de contacts du téléphone, elle avait vu « Roderich 3 ». Et avait lu la conversation texto… Ou plutôt, sexto. C'était hot. Très. Elle en avait saigné du nez. Mais, comme dans l'autre réalité, c'était plus un sexfriend assumé. Juste ça.

– Non… À vrai dire, p'pa… commença-t-elle.

Si, en tant que femme, Elizaveta était hétéro, puisque que chez Daniel, visiblement, la seule chose à changer c'est le sexe et quelques événements mineurs, donc Dan était gay ! C'était logique. Et apparemment, il n'avait pas fait son coming-out. Chose qu'Erzi allait arranger, de suite.

Sortez les paillettes, les licornes et les arc-en-ciels ! Voici LA révélation :

– Papa, tu sais quoi ? Lança-t-elle en se levant.

Elle fit quelques pas dans la cuisine, attrapa son sac de cours et sourit en croisant les bras.

– Si tu as des petits-enfants, ils seront adoptés.

– Ça veut dire, Dani ?

Elle ouvrit la porte, la frazkitu sur les lèvres.

– Je suis homosexuel ! Allez, à c'soir ! »

Le paternel n'eut pas le temps de répondre. Elle claqua la porte et enfourcha son vélo – enfin, celui de Daniel – pour arriver à temps à l'arrêt de car. La demoiselle coincée dans un corps de damoiseau donna un grand coup de pédale, sans mauvais jeu de mots, et dévala la rue à vitesse grand V. Pur coup de chance, la voilà pile-poil à l'heure. Rapidement, elle gara sa fusée supersonique et lui mit un anti-vol, car comme Eli, Dani se promenait avec un anti-vol sur lui quand il prévoyait de prendre son vélo.

L'air d'Okaasan lui revint à l'esprit et elle se mit à fredonner en montant.

« Ma maman...Elle ne tord que le cou ~ La la lala... » chantonna-t-elle en s'asseyant à côté de la fenêtre.

On était lundi. Le car était presque vide. Normal. La plupart des élèves que le bus amène à l'école commencent une heure plus tard le lundi. Tout était semblable à un lundi normal… Mis à part ce SMS reçu. D'Alfred.


De : Bouffeur de Hamburger l'enculé qui prend pas un gramme, le XX/XX/XX à YY/YY/YY

Cc cv ta fé lé exo 2 matt? Tu peu me lé filé o lisé ?

De : Bouffeur de Hamburger l'enculé qui prend pas un gramme, le XX/XX/XX à YY/YY/YY

stp rep g la salopp an preumiair eure!

De : Bouffeur de Hamburger l'enculé qui prend pas un gramme, le XX/XX/XX à YY/YY/YY

STP REP ! REP O HERO !


Oh bordel de putain de merde de couille de chiasse immonde de l'enculé de sa mère. Dans cette réalité, comme dans l'autre, Alfred et les maths ça faisait deux. Surtout avec Mademoiselle Honda. Bon, personne n'aimait cette prof. Par contre, celui-là gérait en Sciences Eco et Physique. Sans compter le Sport. Seul Ivan Braginsky, un russkoff qui foutait les jetons à tout le monde, lui tenait la jambe dans le domaine de la conquête spatiale. Ne pas répondre, l'ignorer… Voilà un magnifique plan ! Elle commença à jouer avec un tamagochi.

Le car s'arrêta sur le parking des bus, près du lycée. Soudain, le temps stoppa sa course… Sauf pour Elizaveta.

« Mais… WTF ?! Qu'est-ce qui se passe ?! » s'écria-t-elle en sortant.

Un être de lumière, tout de blanc vêtu, une sorte de vieillard, lui bloqua la route.

« Elizaveta ! Elizaveta ! Beugla-t-il.

– Ah non, ce cliché a déjà était usé et rusé dans les fanfic ! Répondit-elle du tac au tac.

– Elizaveta, je suis Dieu.

– Et moi le pape François, prends-moi pour une conne…

– Je suis le Dieu… DE LA FANFIC ! Tu t'es réveillée dans ce corps pour assouvir tes fantasmes les plus enfouis… Tu resteras comme ça jusqu'aux vacances d'été… Sauf si tu n'arrives pas à avoir vingt relations avec différentes personnes !

– Mais mais mais… MAIS C'EST GÉNIAL ! Complètement improbable et tiré par les cheveux, mais ce sera génial… M'enfin, c'est qu'un rêve, non ?

L'être la pinça violemment.

– Et ça, c'est du rêve ?!

– Non non j'vous crois… Lâchez-moi, ça fait mal ça !

Un ange passa.

– Donc, si je comprends bien, récapitula Elizaveta, je dois me faire vingt personnes au moins pour retrouver mon corps, non ?

– En quelque sorte. Ton corps est contrôlée par Daniel, qui se dépatouille plutôt bien. Bien sûr, ce que vous faîtes là n'aura aucune importance pour l'autre… Enfin, je crois.

– Mais c'est putain de cool, comme nouvelle !

Elle serra les poings.

– Embrasser de mignons petits shotas… Se faire violer tendrement contre la force de son plein gré par un beau seme… Ah, c'est le paradis pour une Fujoshi comme moi !

– Hihihi… Maintenant que tu as compris… Je te souhaite bon courage dans ce monde d'homme, hihihi… »

Le temps reprit son cours. Elle sortit du véhicule. L'heure de la chasse aux bishies a sonné


J'espère que vous avez profité de votre lecture !

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Si vous aussi vous n'aimez pas Sakura Honda (même si on l'adore tous du côté de la scribouillarde), favoritez !

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