Rating : M (on applaudit bien fort pour le YAOI DAAAAYY)
Disclaimer : Hetalia appartient à Himaruya
Pairing : PRUSHUUUUUUUUUN
Chapitre 5 : Tarte Citron
Personnages : Hongrie (Elizaveta Hérdervàry) - L'awesome
« Pour commencer, dit Gilbert sur un ton professoral, j'veux savoir une chose. C'est pas spécialement important, mais j'aime bien savoir ça.
– Va droit au but, soupira Elizaveta en roulant des yeux.
L'albinos s'allongea à côté de lui, puis l'embrassa doucereusement.
– J'veux dire : t'es quoi ?
– Genre ?
– Homo, bi, curieux, flex, pan, alter…. Tu vois, Dan ?
– Bah, contrairement à ce que me faisait dire l'auteure dans les premiers chapitres, je crois que… bi ?
C'était vraiment aussi dans son corps d'origine. Mais comme tout ce s'appliquait à la base semblait l'être en mode rule63, hein…
– C'est noté, reprit-il. De mon côté, je suis pan.
Il l'embrassa une nouvelle fois.
– Qui au dessus ? L'interrogea-t-il.
– Comme tu le sens.
– On le joue à chifumi ?
– J'suis imbattable mon coco, prépare les capotes, rit Elizaveta.
Tous deux s'assirent en tailleur sur le lit. Eli fixa d'autres règles, en comptant sur ses doigts.
– On le fait en cinq manches...
– Pas d'objection, chef !
– … A chaque manche perdue, on retire un vêtement…
– D'accord chef !
– … Pas le droit au puit, juste pierre-papier-ciseaux.
– Oui, che… C'EST PAS DU JEU !
– TA. GUEULE ! Je te demande pas ton avis.
C'était dit sur un ton parfaitement gamin, mais tout aussi définitif. Aussitôt, ils tapèrent leur poing dans leur main.
– Chi…
– … fu…
– … mi ! conclurent-ils en même temps.
Elizaveta : pierre
Gilbert : feuille
Victoire : Gilbert
Elle enleva son t-shirt Megalovania acheté il y a deux mois sur Amazon à trente balles, dévoilant un torse plat et masculin et sans poil. Comme tous les mecs de yaoi, c'était… Nan, même pas. Daniel, comme elle-même, cachait un début de bide à bière, pas énorme mais déjà trop pour le proprio.
– T'es pas dégueu, la complimenta Gilbert.
– Dinke.
– On dit 'danke'. Merci d'avoir écorché ma langue maternelle, Daniel.
– C'est tout un art ! Bon, on reprend ?
– Ja.
– Chifumi ! crièrent-il en mode n°1 same-time-#tmtc.
Elizaveta : ciseaux
Gilbert : feuille
Victoire : Elizaveta
– 'tain, perdu…
Gilbert soupira en retirant son gros pull long à grosse maille. Son torse était musclé, comme ses bras. Être un fils Beilschmidt, ça devait jouer. Les altères au fond à droite aussi. Par contre, il était pâlot, pour ne pas dire fantomatique. Et avait des rougeurs et des traces de griffures.
– T'as pas perdu ton temps, mec, nota-t-elle.
– N'est-ce pas, hein ? Rien que cette semaine, mon awesome moi a chopé trois personnes !
– Chifumi !
– C'est déloyal ! On recommence, ça compte tellement pas.
Ensemble, ils lancèrent :
– CHI-FU-MI !
Elizaveta : feuille
Gilbert : feuille
Victoire : Bah… Égalité.
– T'as quoi avec la feuille ?
– En tricyle j'me suis pété l'annulaire. Du coup, comme j'arrive pas à le plier et que j'ai pas les mains souples…
– Tu sais que cette info va te conduire à ta perte ?
– J'ai deux mains, petit poney à couette.
Il changea de main.
– Comme c'est égalité, on fait sauter le jean tous les deux, ordonna-t-il en dégrafant le sien.
Elizaveta l'imita.
– Daniel, tu t'épiles ?
Elle rougit, puis réagit immédiatement :
– NAN ! J'suis juste pas pileux. Contrairement à Mister Not Freeze Brown ver., j'ai la chance de pas avoir de poils AU NATUREL !
– M'en fous, j'suis albinos. Poil blanc sur peau plus que blanche… J'sais pas si c'est ma vue merdique mais j'pense que ça se voit pas.
– … T'es con.
– Je sais, je sais.
Elizaveta : ciseau
Gilbert : pierre
Victoire : Gilbert
– Minute petit scarabée albinos… T'as changé de main ?
– C'était noté quelques lignes plus tôt…
– Déso, je suis pas des masses.
– Maintenant, à pwal.
– Wut ?
– Selon TES règles, tu finis à pwal.
Elizaveta enleva le boxer et les chaussettes, en rougissant et détournant le regard, montrant un service trois-pièce ni désavantageux ni hors-norme.
– Voilà.
– Bah… T'es loin d'être dégueu.
– Dinke.
– 'DANKE', KARTOFFEL ! 'DANKE' !
– Okiiii, calme-toi…
En chœur, ils reprirent :
– Chichifuuumi !
Elizaveta : pierre
Gilbert : feuille
Victoire : Gilbert
Gilbert fit un sourire carnassier, et coucha Elizaveta sur le lit.
– Tu disais à propos des capotes, trésor ?
– Heu… Kamoulox.
– Tricheur.
– Je sais, mon cher Watson.
Il rit un peu, puis embrassa le cou d'Elizaveta, faisant en sorte que leur début d'érection se frôle. Cette sensation nouvelle à la demoiselle coincée dans un corps de mec la fit gémir, limite crier.
– Putain, t'es un sensible toi.
– Ta gueule et continue.
– A vos ordres, kesese~
Là, le 'kesese' avait un brin d'érotisme, accentué par une Erzi qui remettait une mèche blanche rebelle de son partenaire du jour. Gilbert commença à faire glisser sa langue sur la nuque de la brunette, y apposant quelques morsures bien placées, suçotant doucement sa pomme d'Adam.
Elle n'était pas totalement passive non plus. D'un geste vif, elle lui retira le caleçon en lui mordillant le lobe d'oreille.
– Ahhmm… Tu fais mal.
– Gleubeuskeufeu.
Elle gonfla la joue, vexée. Puis sentit une main étrangère sur le membre que lui confédérait la transformation rule63. Gilbert faisait courir ses doigts sur le membre de sa partenaire, puis l'attrapa à pleine main. Enfin, il imprima un mouvement de va-et-viens. Les gémissements de la hongroise s'accentuaient au fur et à mesure de cette petite masturbation ma foi fort jouissante. Soudain, la bouche avide du blanc se posa sur le gland d'Elizaveta. Cette phrase est… étrange.
– C'est pas le moment pour le dire mais… dit Gilbert d'un coup en clignant des yeux, stoppant toutes actions en cours.
Elizaveta grogna d'insatisfaction.
– Y'a quoi…?
– Wow, t'es aimable là.
– Tes sarcasmes sont tellement mauvais que même le mot mauvais ne veut plus de tes sarcasmes.
– … Bref. J'ai paumé mes lentilles de contact.
– … Et ?
– J'ai une vue de merde. Je porte des lentilles. Je viens de les paumer. Ton cerveau pige pas mes fantastiques paroles ?
– J'les pigerais mieux si on finissait cette baise dans un orgasme licorne-paillette.
– Quels mots tu comprends pas dans : « BORDEL JE VOIS RIEN A TROIS CENTIMÈTRES ».
– Ah. MAIS TU TE CALMES ?!
– TOI AUSSI ?!
Un silence gênant s'installa.
– Déso.
– Déso.
Elle embrassa le germanique albinos.
– Fais-moi confiance, lui susurra-t-elle.
Lentement, elle le coucha sur le lit et déposa un bisou sur sa joue.
– Dan, on dirait une fille.
– Je le prends comment ?
– Par derrière, évidemment.
Elle pouffa, en faisant danser ses doigts sur le torse de Gilbert. De l'autre main, elle se saisit du membre de son amant d'un coup, et fit glisser ses phalanges le long de la hampe de chair. Action, réaction. L'albinos poussa un long soupir de plaisir.
– Le lubrifiant c'est dans la table de nuit, et les préservatifs aussi, souligna-t-il.
Elle sauta hors du lit et déblaya le bazar innommable sur le petit guéridon. Eliza ouvrit le tiroir et en sortit une bouteille à moitié vide et une capote. Capote qu'elle fila à l'awesome.
– Tu pourras la mettre seul ?
– J'suis aveugle mais pas à ce point.
Pendant ce temps, Elizaveta s'enduit les doigts de lubrifiant et imita la préparation mainte et mainte fois vue dans ses yaois. La sensation était… très étrange. Mais pas aussi agréable qu'elle le croyait. Non, c'était froid. Froid et compliqué. Elle se sortit les doigts du cul, sans mauvais jeu de mot, et appliqua une couche de vaseline sur le safe sex présent sur le pénis de Gilbert.
– J'y vais, lança-t-elle hasardeusement.
Très délicatement, elle se positionna et, dans un coup de bassin, entoura de son muscle anal le bout de son compagnon de jeu. Je n'avais pas de manière plus fine et poétique pour le dire, merci bien.
– PUTAIN ÇA NIIIIIQUE ! Hurla-t-elle.
Gilbert serrait les dents.
– Dan… t'es vraiment une brute, merde. Comment ton putain d'aristo pouvait te supporter ? Laisse-moi faire, t'es vraiment un cas.
Il posa ses mains blanches et froides sur les hanches d'Elizaveta, ce qui la fit frissonner. Il se redressa, pour revenir en position assise, puis l'allongea.
Après un court instant, il bougea. D'abord, doucement, et péniblement. Le lubrifiant aidait, mais c'était pas glorieux non plus. Puis, encouragé par les gémissements de sa partenaire, il accéléra légèrement la cadence.
Elizaveta, elle, trouvait la sensation… décevante. C'était tout nouveau, et très excitant, mais… Elle s'était fait tant de films dessus qu'elle s'en retrouvait désillusionnée. Sans vraiment y réfléchir, elle porta la main à son – enfin, à celui du proprio du corps qu'elle squattait – membre viril et commença un mouvement de va-et-viens, défiant Gilbert du regard. Chose qui était parfaitement inutile car il ne voyait rien, ou alors trèèèès flou.
Soudain, une vague de plaisir l'envahit. Elle cria.
– Ben elle était là, nota Gilbert.
Il parlait de la prostate. De nouveau, il la frappa de son bout. Plusieurs fois. Et, à chacune de ces fois, Elizaveta hurlait son plaisir, en voyant des étoiles. Ce n'était pas comparable à ses expériences, mais la jouissance était semblable.
Gilbert éjacula dans le préservatif, dans un gémissement libérateur. Eliza vint peu après.
– Putain, tu m'as giclé à la gueule, ricana le jeune homme.
Il passa une main sur sa figure, puis se retira.
– Mec, dit Elizaveta en reprenant ses esprits, j'vais jeter la capote… T'as foutu où ta poubelle ?
– À côté de la porte.
Il enleva le préservatif et lui tendit.
– Fais, femme.
– Sexiste machiste misogyne.
– Tout de suite les grands mots, Daniel.
– On déconne pas avec ça. C'est tout.
– D'accord… Désolé ?
– Tu devrais.
Elle soupira bruyamment et s'extirpa du lit. Ce fut laborieux pour trouver la poubelle et y balancer le truc, mais elle y parvint malgré les obstacles insurmontables tels que les caleçons par terre et les cahiers froissés.
– C'est fait, lâcha-t-elle en se rasseyant.
Gilbert cherchait à tâtons dans le tiroir quelque chose. Il en sortit une paire de lunettes immondes qui faisaient parfaitement intello coincé et les glissa sur son nez.
– C'est déjà mieux, commente-il.
– Tu prends pas de lentilles ? demanda étonnée Erzi.
– Flemme de chercher la boîte.
– C'est une excuse valable. »
J'espère que CE PUTAIN DE LEMON QUI EST ENFIN LÀ vous a satisfait. C'est mon premier, donc désolée si c'est pas terrible.
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