Le prince des ténèbres
Bonsoir ! Je suis incroyablement désolée pour l'attente ! J'ai été plutôt super occupée ces derniers temps et je n'ai pas eu beaucoup de temps pour écrire. En plus j'ai eu une horrible remise en question de toute mon histoire et du coup j'ai tout modifié après le prologue x) bref, un gros bazar !
Disclaimer : Malheureusement, les personnages d'Harry Potter ne m'appartiennent pas, de même que l'univers d'HP, tout ça est à la fantastique JKR. Cependant, il y aura quelques personnages sortis de ma seule imagination mais plus loin dans l'histoire.
Rating : M pour la violence et le sang que pourrait contenir certains chapitres.
Bêta : Aucun pour le moment mais si vous êtes intéressé, n'hésitez pas à vous proposer !
Fréquence de parution : Pour le moment je n'ai aucune certitude mais ça risque d'être long avec tout ce que j'ai à faire pour la fin de l'année scolaire !
Reviews : N'hésitez pas à partager votre avis et à me faire remarquer ce qui ne va pas ou si vous avez aimé ! Je répondrais dans le prochain chapitre.
Réponse aux commentaires :
X-FanFicX : Merci pour ta remarque, j'ai corrigé mon erreur ^^. Et encore, ce n'est que le début, si tu savais ce que je prévoie pour la suite XD je vais libérer mon moi maléfique dans cette histoire :') Merci pour ton commentaire et j'espère que tu vas aimer ce chapitre et tous ceux qui suivront ^^.
Je ne répondrais pas aux autres commentaires car il n'y a rien à répondre mais merci pour vos compliments, ça m'a fait incroyablement plaisir et j'espère que vous aimerez aussi la suite,
Bonne lecture !
Le prince des ténèbres
Chapitre 1 : La lettre
26 Juillet 1991, un manoir quelque part en Albanie
Gabriel, une lettre à l'aspect officiel à la main, gambadait joyeusement dans les sombres et froids couloirs du manoir de Salazar Serpentard, son ancêtre, sous les regards attendris des antiques tableaux.
À bientôt 11 ans, c'était un garçon très mignon aux cheveux noirs, longs jusqu'aux hanches, lisses et soyeux, aux yeux émeraude pailletés d'argent, brillants de vivacité, et à la silhouette petite et fragile.
À son passage, les mangemorts s'inclinaient brièvement en le saluant et il leur répondait avec de joyeux signes de la main et de grands sourires candides.
Il s'arrêta finalement devant une grande porte à deux battants qu'il poussa avec entrain, se faufilant dans la minuscule ouverture qu'il créa.
Dans la salle du trône, faite de marbre et d'or, plusieurs mangemorts portant leur masque formaient un arc de cercle devant les quelques marches menant au trône de Voldemort et au milieu duquel un autre mangemort se tordait en tous sens et hurlait de douleur sans aucune retenue sous l'effet du puissant doloris d'un seigneur des ténèbres apparemment contrarié.
Cependant, le sort s'arrêta dès que Voldemort remarqua l'entrée de son héritier et les mangemorts semblèrent se détendre d'un coup et s'agenouillèrent devant Gabriel avec respect.
Même si le respect n'était pas feint, les mangemorts avaient plus l'habitude de saluer leur jeune prince de façon amicale et détendue, mais devant le père, ils n'étaient pas sûrs de rester en vie s'ils ne faisaient rien de moins que de s'agenouiller.
Évidemment, Voldemort savait comment les mangemorts se comportaient avec son fils en dehors de sa vue, rien ne lui échappait dans son propre manoir, et si ses fidèles étaient toujours en vie et bien portant, c'était parce qu'il ne pouvait décemment pas exterminer toute son armée, malheureusement…
Et puis, Gabriel avait eu une enfance assez hors norme et avait toujours été entouré de mangemorts, il les voyait sûrement un peu comme une vaste famille bien que cela ne l'ait jamais empêché de torturer ceux qui l'indisposaient ou le décevaient d'une quelconque manière. Peut-être qu'il était normal qu'il ne veuille pas être entouré de gens obséquieux à souhait et qui surveillait chacun de leurs mots en sa présence… Enfin, sur ce dernier point, Voldemort aurait préféré qu'ils se surveillent un peu plus, surtout depuis le jour où il avait surpris son fils de 5 ans chanter une chanson extrêmement vulgaire, parlant de la domination du monde par les mangemorts et de toutes les atrocités qui serait commises par ces derniers, avec moult détails absolument dégoûtants, de sa petite voix innocente et aiguë réussissant l'exploit de le choquer, LUI un seigneur des ténèbres accompli !
Et où avait-il put entendre ça le petit Gabriel ? Tout simplement pendant les beuveries journalières des mangemorts qui l'invitaient généreusement à se joindre à eux pour s'amuser. Étant donné que son fils ne faisait rien d'autre de la journée que de lire, apprendre la magie, courir partout dans le manoir en causant des catastrophes et parasiter le pauvre Severus, quand il était là, pour combler son ennui, il ne lui avait jamais interdit de participer à ces soirées tant qu'il ne restait pas éveillé au-delà de 23h et que tout ce qu'il buvait était non-alcoolisé.
Revenant au présent, il rejeta d'un geste négligent de la main ses mangemorts qui s'empressèrent de filer en traînant derrière eux la chose larmoyante et parcourue de spasmes qui avait l'audace de s'autoproclamer sorcier. A peine les battants se refermaient-ils dans un claquement sec qu'il se retrouva les bras pleins d'un Gabriel apparemment surexcité, rebondissant sur ses genoux en le noyant sous un flot continu de paroles incompréhensibles et précipitées.
Voyant que son fils ne semblait pas près de s'arrêter, il hocha juste la tête en faisant comme s'il comprenait absolument tout son monologue, sachant d'avance qu'une fois lancé, rien ne pouvait l'arrêter à part le besoin d'air et la prise de conscience que tout ce qu'il disait n'avait strictement aucun sens.
Après environ 10 longues minutes, le jeune garçon sembla enfin se rendre compte que son monologue surexcité n'avait pas été compris et qu'un humain normalement constitué avait besoin de respirer, car il s'arrêta net, la mine contrite, et entreprit de reprendre son souffle.
-Alors, qu'est-ce que tu voulais me dire au final ? Le taquina gentiment son père.
-Hum…désolé, juste j'ai reçu ma lettre pour Poudlard, reprit l'enfant en lui tendant les parchemins désormais tout chiffonnés.
-Ha…c'est donc ça, Se contenta de commenter le seigneur des ténèbres en s'assombrissant quelque peu.
Il déroula le premier parchemin, bien qu'il connaisse son contenu par cœur, l'ayant lu et relu d'innombrables fois lorsque lui-même l'avait reçu pour la première fois.
COLLÈGE DE POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE
Directeur : Albus Dumbledore
(Commandeur du Grand-Ordre de Merlin Docteur ès Sorcellerie,
Enchanteur-en-chef, Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers)
Cher Mr Jedusor,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendrons votre hibou le 31 juillet au plus tard.
Veuillez croire, cher Mr Jedusor, en l'expression de nos sentiments distingués.
Minerva McGonagall
Directrice-adjointe
Voldemort ré enroula le parchemin et soupira avec lassitude, levant les yeux vers son héritier.
-Pourquoi veux-tu tellement aller là-bas ? Pourquoi pas Durmstrang, Salem ou même Zakuran ? Ces académies sont 100 fois meilleures que Poudlard, tu pourrais te perfectionner là-bas alors qu'à Poudlard, tu n'apprendras jamais rien !
-Parce que je veux découvrir cette école dont tu m'as tant parlé et que tu as un jour appelée ta maison. Et puis, c'est toi même qui m'as dit que plus tôt tu te fais des alliés ou des suiveurs, mieux c'est. Avoir des infiltrés dans Poudlard pourrait être un avantage pour plus tard, non ? Même si je n'apprends rien cette année, ce n'est pas si grave, je lirais et apprendrai par moi même si c'est ce qui t'inquiète.
-Non, ce n'est pas le problème, loin de là, le problème c'est que tu me ressembles assez pour que Dumbledore fasse le lien entre nous, si le nom ne lui suffit pas, et que Poudlard représente la place forte des sorciers de la « lumière » et de leurs futurs alliés. Alors imagine leurs réactions quand ils vont voir le fils de Voldemort marcher tranquillement dans le château ! C'est définitivement trop dangereux.
-Les lois de Poudlard empêcheront les professeurs et Dumby de me faire du mal et je peux gérer n'importe quel étudiant qui aurait l'idée stupide de s'en prendre à moi. De plus, crois-tu que tu ressemblais à ça à 11 ans ? Demanda Gabriel. Son visage auparavant sérieux se transforma d'un coup quand il sourit joyeusement avec une insouciance et une naïveté semblant totalement authentiques et son père pensa que s'il ne le connaissait pas aussi bien, il n'aurait pas remarqué la lueur de calcul quasiment constante dans ses yeux verts et argents.
Après un petit moment, le plus jeune reprit son visage sérieux et continua :
-Si cela ne te suffit toujours pas, dis-toi qu'il y aura Sev et Quirrel, que Dumby a stupidement engagé, il t'est fidèle même si il n'a pas la marque non ?
L'homme parut indécis un instant avant de soupirer avec résignation.
-Très bien, tu as gagné ! Mais au moindre signe que tu es reconnu comme ce que tu es ou que Dumbledore tente quelque chose, je te transfère dans une autre école, compris ? Et ne compte pas me cacher quoi que ce soit, je demanderais des rapports à Severus tous les jours. Quant à Quirrel, oui il m'est fidèle, et c'est censé être un secret connu seulement de lui et moi, dit finalement Voldemort, son visage prenant un air soupçonneux.
Dans le silence qui suivit, le garçon ne put se réjouir de sa victoire tandis qu'il se tortillait sur place avec gène comme son père le dévisageait avec insistance.
-Gabriel... Dit l'adulte sur un ton n'admettant aucun refus.
-Eh bien il se pourrait qu'en passant devant ton bureau, j'ai eu une petite crise de curiosité, une petite hein ! Rikiki comme ça, dit-il en illustrant ses paroles à l'aide de son pouce et son index, qui aurait hypothétiquement pu conduire ma magie à contourner tes sorts de discrétion pour pouvoir savoir ce que tu faisais dedans…
Son père leva un sourcil sarcastique et un brin amusé qui fit se tortiller encore plus Gabriel tandis qu'intérieurement il était impressionné. La magie de son fils avait contourné ses propres sorts de silence et d'anti-espionnage juste pour céder à une petite curiosité d'enfant. Aucun sorcier de sa connaissance à part peut-être Dumbledore ne serait capable de réaliser cela, même avec une baguette et même si c'était la seule chose au monde qu'ils auraient voulu. La façon dont Gabriel était en communion avec sa magie, c'était tout simplement...magique !
-Bon, peu importe ! Ça fait déjà mille fois que je te dis qu'écouter aux portes c'est mal, j'abandonne !
Le garçon eut une expression faussement surprise.
-Parce que tu t'es toujours soucié de ce qui est bien ou mal papa ? C'est sûr que tuer et torturer des gens est signe d'une grande moralité ! En plus, c'est toi qui m'as appris que les règles sont faites pour être contournée...
-Sans se faire prendre, le coupa son père avec amusement.
Gabriel eut le bon sens d'être gêné.
-Ben en même temps tu es un pro dans ce domaine là alors laisse moi encore quelques années pour m'y perfectionner et te dépasser !
-Nous verrons bien ! En attendant, que dirais tu d'aller nous restaurer ? Et demain je t'accompagnerais moi même au Chemin de Traverse !
-Vrai de vrai ? s'exclama le garçon en sautillant sur place d'excitation.
-Vrai de vrai, confirma le père avec un sourire.
-Mais... tu n'avais pas une réunion ultra importante et supra confidentielle avec ton premier cercle ?
-Comment tu ?... Ha, j'imagine que c'est encore une minuscule crise de curiosité ? Se moqua le plus âgé.
Gabriel rougit.
-Bon, ça passe pour cette fois !
« Et toutes les suivantes évidement », pensa avec résignation le plus grand seigneur des ténèbres de tous les temps qui fut vaincu par le plus beau sourire de tous les temps.
Si ce seigneur des ténèbres n'avait pas lui-même élevé le détenteur de ce sourire, il n'aurait jamais vu la lueur froide et calculatrice dans ses yeux verts et argents.
Il lui arrivait souvent de se demander quel genre de monstre il avait créé mais jamais il ne regrettait.
Le même jour durant la nuit, une maison quelque part en Angleterre
Une silhouette non reconnaissable se faufila discrètement dans la maison aux lumières éteintes. Elle déjoua les nombreux sorts de protection mis en place dans différentes pièces avec difficulté et parvint enfin jusqu'à l'objet de sa convoitise.
La silhouette s'empara de l'objet rougeoyant avec une satisfaction presque palpable et fit demi-tour. Juste avant qu'elle ne transplane, quiconque l'aurait regardée en cette instant aurait distingué une longue barbe sortant de sa cape. Une longue barbe argentée.
A suivre… 08/05/2016
Avis ?
