Coucou mes loulous comment allez vous ? Perso, chez moi il fait gris et c'est déprimant… Bref je suis pas là pour vous raconter ma vie mais pour vous poster le 14ème chapitre de cette trad. Et c'est officiel, on est à la moitié de la trad. (Lucette saute de joie) Cette trad est vraiment un monstre à traduire mais j'en suis fière. Et je suis tellement contente qu'elle vous plaise autant que moi quand je l'ai lu la première fois.

Encore merci à vous tous de lire, commenter cette trad. Vous ne savez pas à quel point je suis contente d'avoir vos avis sur cette histoire.

Je vous laisse lire ce nouveau chapitre. Bisous !


Derek était couché avec Stiles près de lui contre sa poitrine, le nez enfoncé dans la nuque de Stiles. Le lit était chaud et doux et sentait comme Derek, Stiles et le sexe. Les rayons du soleil de la fin de l'après midi filtraient vaguement à travers la fenêtre pour se poser sur le drap froissé.

« Hey » demanda Stiles d'une voix endormie « De quelle couleur sont tes yeux ? J'arrête pas de demander à Scott et il dit toujours qu'il peut pas le dire »

« Noisette je suppose ? » dit Derek « Vert et marron en grande partie, mais des fois ils sont légèrement bleus »

Stiles grogna « Evidemment, tu as des yeux injustement magnifiques qui vont avec le reste de ta personne. Oublies que les miens ne fonctionnent même pas, j'ai toujours détesté le fait qu'ils soient juste d'un marron ennuyeux »

« C'est pas vrai » Derek se releva sur un coude, indigné « Tes yeux sont magnifiques. Ils sont comme… comme de l'acajou brillant et ensuite, quand la lumière passe dessus, ils deviennent de couleur miel »

« Wow » Stiles semblait abasourdi. Il se racla la gorge « C'est… c'est assez poétique, Sourwolf » Derek souffla et se réinstalla dans le lit, content que Stiles ne puisse pas voir la rougeur de ses joues « Je suppose… » commença Stiles « J'veux dire, je sais que j'ai changé mais dans ma tête, je suis toujours le gamin stupide de 12 ans avec une coupe de cheveux très courte que j'ai vu la dernière fois que je me suis regardé dans un miroir »

Derek poussa son nez les petits cheveux de la nuque de Stiles et inspira profondément « J'ai des grandes oreilles » confia-t-il « Et des dents de lapin. Ça m'a pris une éternité pour m'y adapter. Et c'est toujours pas le cas »

Stiles pouffa « C'est génial »

L'humeur de Derek devint plus sérieuse, incapable de penser à son lui de 15 ans sans penser à elle « J'étais tellement stupide » dit-il amèrement, le sentiment familier de dégoût de soi hurla tellement fort dans sa tête qu'il ne pouvait pas ne pas l'exprimer à haute voix « Penser qu'une… qu'une une femme attirante de vingt et quelques années était intéressée par moi. J'étais une cible tellement facile »

« Ne dis pas ça » La voix de Stiles était soudainement acerbe. Il s'assit, semblant complètement réveillé maintenant « Tu était un gamin, agissant comme un gamin. Quoi ? Est-ce que tu étais supposé… supposé suspecter quelque chose ? Cette nana adulte t'a séduite juste pour qu'elle puisse… pour qu'elle puisse assassiner toutes les personnes que tu aimais. C'est… tellement éloigné du domaine de tout ce que tu pouvais penser. Elle était complètement cinglée Derek. Tu ne pouvais pas te défendre contre quelqu'un comme ça »

Derek cligna des yeux, surpris par la réponse véhémente de Stiles.

Stiles soupira, faisant courir une main dans ses cheveux déjà en bataille, les faisant presque se dresser sur sa tête « Je… dis-moi juste que tu ne pensais pas à ça depuis toutes ces années Derek. J'veux dire, Laura a dû… »

« Je lui ai jamais dit » Les mots sortirent brusquement de la bouche de Derek sans vraiment prévoir. Il déglutit difficilement, couvrant son visage avec son bras, ayant peur de voir ce que Stiles pouvait penser. 'Lâche'

Pendant un long moment, il pût seulement entendre les battements rapides du cœur de Stiles et ses respirations légères. Il attendit en écoutant, sa poitrine comprimée par l'anxiété et se demandant si Stiles voudrait partir maintenant qu'il savait.

Doucement, il sentit Stiles s'installer contre lui, son souffle s'égalisa et son cœur ralentit. Derek l'approcha plus près de lui, reconnaissant et bien que Stiles soit pressé contre le corps de Derek, il resta anormalement silencieux et immobile. Les minutes s'écoulèrent jusqu'à ce que, finalement, Stiles ne parle d'une voix douce et méditative.

« Tu sais, ma mère et moi avions cette chose. Quand elle venait me chercher à l'école, j'veux dire. J'avais l'habitude de lui dire toutes ces stupides blagues que j'avais inventées pendant la journée. J'veux dire, vraiment stupide, elles étaient même pas si drôles mais je passais toute la journée à les faire et si je pouvais la faire rire, ce… c'était comme si j'avais gagné à la loterie »

Derek se tourna pour regarder Stiles avec surprise, à la fois soulagé et confus par ce changement de sujet. Stiles ne semblait pas s'attendre à une réponse bien qu'il s'arrête à peine avant de continuer.

« Beaucoup de gens, quand ils ont un accident de voiture, ils ont une blessure au cerveau ou au moins une commotion et ils ne se rappellent même pas de l'accident. Ce n'est pas qu'ils le repousse ou un truc comme ça… c'est juste que le processus de mettre des souvenirs dans des cases est interrompu. 'La cascade neurochimique' qu'ils appellent ça. Comme le gars qui conduisait la Princesse Diana ou un truc comme ça. Ils ne savaient pas exactement ce qui c'était passé. L'expérience est juste… partie pour toujours »

Derek fit courir sa main sur le dos de Stiles, essayant maladroitement de l'apaiser « C'est ce qui t'es arrivé ? »

« Non » Stiles inspira de manière tremblante « Mais j'ai dit à mon père que c'était le cas. Quand il a finalement eu le courage de me le demander, j'ai menti… je lui ai dit que je me rappelais même pas que maman soit venue me chercher ce jour là »

Derek sentit des petits frissons parcourir le corps de Stiles, l'effort qu'il faisait pour rester calme « Pourquoi ? »

« Parce que… maman avait cette grosse et vieille Jeep, tu sais ? Une CJ5 bleue claire. Elle l'a acheté à l'université et elle était presque aussi vieille qu'elle mais c'était une vieille chose résistante. Indestructible. Papa avait l'habitude de se moquer de la Jeep tout le temps mais pour rien au monde, maman ne voulait s'en séparer. Elle l'appelait son bébé »

Derek essayait de suivre les bonds dans le mécanisme de la pensée de Stiles « Stiles… »

« Ce jour là, le jour de l'accident » interrompit Stiles comme s'il était tendu de faire sortir les mots même s'il semblerait que chacun d'entre eux lui coûtait énormément « Je venais juste de lui dire une blague et elle riait et… et après ça, je n'arrête pas d'y penser. Parce que je me souviens de chaque seconde de tout ça et je n'arrête pas de me dire que si je… si je ne l'avais pas distraite… j'étais vraiment un idiot, je n'arrêtais pas de distraire les gens… peut-être qu'elle aurait vu ce gars arriver. Même une fraction de seconde ou deux, assez pour appuyer sur le frein. Peut-être qu'il aurait juste frappé le capot de cette vieille et forte Jeep et nous aurait juste fait faire un tonneau ou un truc comme ça au lieu de taper directement dans le côté du siège conducteur et nous faire faire un tonneau. Si j'avais seulement gardé ma bouche fermée et que je l'avais laissé se concentrer sur la route, peut-être que ma mère s'en serait sortie »

Derek pouvait sentir les petits sursauts dans la respiration de Stiles contre sa poitrine, il pouvait sentir le sel de ses larmes même si sa voix était toujours mesurée et calme.

« Stiles, tu ne peut vraiment pas croire… »

« Je ne le crois pas » claqua Stiles. Puis il inspira profondément comme s'il regrettait son emportement « J'veux dire » continua-t-il d'une voix maintenant, plus douce « Peut-être que c'était le cas avant, mais plus vraiment maintenant. Mais à ce moment là, j'étais terrifié que mon père puisse savoir ce que j'avais fait. Qu'il me blâmerait autant que je me blâmais. Qu'il souhaitait secrètement que… j'veux dire, ma mère était géniale. Si ça avait été moi, elle aurait été merveilleuse et forte et aurait aidé mon père dans cette épreuve. Au lieu de ça, c'est elle qui est morte et mon père a été laissé avec ce petit bâtard hyperactif et tête à claques qui a été handicapé pour recommencer et… et que j'étais encore plus inutile pour prendre soin de nous »

Derek voulait argumenter, dire à Stiles que son père l'aimait et qu'il n'aurait jamais souhaité ça mais il s'arrêta. Combien de fois s'était-il dit la même chose ? Qu'il aurait du mourir lui, au lieu de sa famille. Que ce n'était pas juste que les innocents aient péri tandis qu'il avait été laissé en vie, dévoré par sa trahison. Peut-être que la logique n'entrait pas beaucoup là-dedans.

« Est-ce que tu lui as déjà dit ? » lui demanda-t-il au lieu de ça.

« Ouais » Stiles inspira encore profondément et irrégulièrement et expira en un soupir « Une nuit… il buvait beaucoup à l'époque et je l'ai entendu pleurer dans sa chambre. Et j'ai juste… je me suis sentit tellement coupable que je ne pouvais pas le supporter une minute de plus. Donc je suis rentré et j'ai juste tout déballé »

Stiles s'arrêta là, semblant s'en souvenir. Derek s'éloigna assez pour le regarder. Ses cils étaient droits par-dessus ses yeux ambres illuminés de larmes, la bouche molle en s'en souvenant.

« Qu'est-ce qui s'est passé quand tu lui as dit ? »

« Oh » Stiles sembla sortir brusquement de ses souvenirs. Son sourire était tremblant mais authentique « Il m'a enlacé comme pas possible, tellement fort que je croyais que mes organes allaient sortir de mes oreilles. Et il m'a dit… » La voix de Stiles se brisa et il dut se racler la gorge avant de commencer à nouveau à parler, d'une voix toujours voilée par des larmes qui n'étaient pas tombées « Il m'a dit à quel point il était heureux de savoir… tu sais, qu'elle n'avait pas eu peur ou un truc comme ça dans ses derniers moments. Qu'elle est morte en riant »

« Stiles » Ca fit mal à Derek, de voir Stiles comme ça. Il voulait prendre la douleur comme il pouvait le faire pour une ecchymose ou un os cassé mais ça ne marchait pas comme ça. Au lieu de ça, il amena Stiles un peu plus près, il lui frotta le dos, passa son nez dans ses cheveux, essayant de communiquer avec son corps ce qu'il ne pouvait pas dire avec des mots dut à son incompétence.

« Ton père t'aime » dit finalement Derek « Si tu pouvais voir son visage, à quel point il est fier de toi… »

« Je sais » soupira de nouveau Stiles d'un souffle profond et tremblant qui sembla faire partir les derniers résidus de tension de son corps. Sa main trouva le bras de Derek pour le serrer fermement « Comme je sais que Laura t'aimais et qu'elle était fière de toi »

Derek pouvait sentir ses propres muscles se tendre, la dénégation reflexe se coinça dans sa gorge « C'est pas pareil » grogna-t-il « Ce n'était pas ta faute »

« Ni la tienne » La voix de Stiles était implacable, son cœur stable « Les seules personnes coupables ici son cette psychopathe meurtrière de Kate et ce connard qui était bourré derrière un volant un mardi après midi. Pas toi et pas moi » Derek pouvait sentir Stiles presser fortement son front contre la poitrine de Derek comme s'il essayait de pousser la conviction de ses pensées directement dans le corps de Derek « C'est la vie et ça craint mais on peut pas choisir comme on veut. Qui vit et qui meurt… ça ne dépend pas de nous. On doit juste faire ce qu'on peut avec la vie qu'on a. Réussir ce que les personnes qu'on aimait auraient voulu pour nous. Et peut-être que tu n'étais pas encore prêt à être pardonné et que c'est pourquoi tu ne l'as jamais dit à Laura, parce qu'il n'y pas un seul doute dans mon esprit qu'elle t'aurait dit exactement ce que je te dis maintenant »

« C'est pas… » Derek avait pensé à ça des millions de fois, le dire à Laura. Il s'était imaginé sa réaction dans sa tête continuellement… le choc, l'horreur. Le dégoût. Il avait imaginé Laura le chasser en dehors de leur petite meute de deux, le mettre à la porte pour voler de ses propres ailes dans cette ville qu'il méprisait

Peut-être que n'étais encore pas prêt à être pardonné.

Derek retourna les mots de Stiles dans sa tête. Pour la première fois, il arrêta d'imaginer le pire scénario possible, les scènes venant de ses peurs les plus profondes et les plus coupables et au lieu de ça, il essaya de penser à Laura dans ce qu'elle était vraiment. Laura, encore une enfant elle-même, les prendre tous les deux et les pousser vers l'avant inlassablement. Fuir des chasseurs puis les guider tous les deux à travers cette ville dure et chaotique malgré le fait qu'elle ait toujours du mal avec ses soudains pouvoirs d'alpha. Laura, qui n'aurait pas autorisé Derek à se noyer dans son propre deuil et sa culpabilité. Qui l'avait maltraité pour qu'il finisse son GED (1) et qu'il s'inscrive à l'université, qui a fait un foyer pour eux deux. Qui voulait qu'il soit heureux.

'Il a raison tu sais' La voix de Laura parla de manière tellement claire dans sa tête, ce qui faisait que Derek voulait hurler avec la simple tristesse du fait qu'elle lui manquait. Il n'avait pas réalisé qu'il pleurait quand il sentit les doigts chauds de Stiles sur son visage, essuyant doucement ses larmes du bout de ses doigts.

« Ce n'est pas si simple » dit Derek, frustré et misérable, même s'il parlait à Stiles, à Laura ou aux deux, il ne savait même pas.

Stiles se contenta d'acquiescer, son souffle chaud contre la peau de Derek alors que sa main restait posée sur la mâchoire de l'autre homme « Pas facile. Jamais facile » confirma Stiles d'une voix si douce que c'était comme si quelque chose à l'intérieur de Derek était comme en train de se briser « Mais c'est le moment »


(1) GED ou General Education Development est un examen officiel composé de 5 matières. S'il est réussit, cela prouve officiellement que la personne détient un niveau lycée. Il est passé par les personnes qui n'ont pas pu terminer le lycée normalement

Je sais qu'il y en a beaucoup qui aiment les confidences sur l'oreiller donc vous êtes servis. Votre avis sur ce chapitre ?

A la semaine prochaine mes loulous.