Saluuuuuuut ! Ca faisait longtemps que je n'ai pas écrit mais me revoilà avec une nouvelle histoire! Eh oui, je suis rentré dans le merveilleux monde de Jojo, même si c'est tardivement. Et bien sûr, en tant que bon fudanshi, je ship Jotaro et Kakyoin (qui, pour moi, aurait pu être un vrai couple si Araki-sensei n'était pas aussi cruel avec nous).

Je ne sais pas combien de chapitres fera cette fanfic, ni ma vitesse de publication. Je suis actuellement en train de travailler sur le second chapitre et je fais en parallèle une traduction d'un JotaKak que j'ai trouvé incroyable sur Ao3. Donc il se pourrait que les publications se chevauchent.
Les chapitres de cette fanfiction seront plus ou moins long, en fonction de ce que j'aurais à raconter. Concernant le spoil, pas d'inquiètude ! Je pense que pour cette histoire-là, je m'arrêterais à la partie 4 DiU.

Disclaimer : Les personnages de Jojo's Bizarre Adventure ne m'appartiennent pas mais sont à Araki-sensei. Je les emprunte juste pour faire joujou et réécrire l'histoire à ma manière.

Rate : C'est la question la plus difficile que je me suis posé depuis que j'ai commencé à écrire. Mais je dirais M car nous allons avoir des propos homophobes, des insultes (sinon Jotaro ne s'appellerait pas Jotaro sans ça) et autres trucs dont je ne spoilerais pas. Je verrais si je fais une scène de sexe ou pas.

Genre : Friendship, Slice of Life and Romance. Pourquoi j'ai choisi ceux-là ? Je veux accentuer ma fanfic sur une forte relation amicale entre Jotaro et Kakyoin avant de partir vers une romance.

Du coup, forcément Relationship : Jotaro Kujo & Kakyoin Noriaki, Jotaro Kujo x Kakyoin Noriaki, les parents de Kakyoin.
Une dernière chose : je tiens à préciser que je soigne au mieux ma fanfic, mais il peut avoir des fautes qui trainent par-ci, par-là. Veuillez m'en excuser ... :[ Si j'ai le temps et si ma meilleure amie a le temps, je lui ferais corriger mes histoires, puisqu'elle est ma Beta. Mais je ne vous promets rien, alors n'hésitez pas à laisser un commentaire pour me dire, si déjà, vous avez aimé, et s'il y a une ENORME faute à corriger.

Bref, trève de bavardage. Bonne lecture, les Jojoniens !


Chapitre un : Croire pour voir.

Cela semblait pourtant inimaginable, mais c'était vrai. Kakyoin était vivant. Jotaro lâcha un grand soupir de soulagement, se demandant même comment cela était possible.

Nous voilà après quelques jours de la mort de DIO, au Japon. La mission fut un succès, avec un lourd bilan comptabilisant la mort d'Iggy et Avdol, mais au moins Holly Kujo s'en sortait. Jotaro était proche de sa sortie à l'hôpital. Les marques de couteaux n'étaient plus que des plaies refermées, mais des plaies qui le marqueront à jamais.

Le délinquent était assis sur son lit, fixant d'un air pensif la fenêtre. Quelques minutes plus tôt, une jeune infirmière était venue changer ses pansements, lui donner quelques médicaments et lui dire quand est-ce qu'il sera déchargé.

Des six Crusaders partis sauvés le monde et Holly, seulement quatre d'entre eux sont ressortis vivants. Kakyoin le plus blessé, et mortellement. Le roux se trouvait actuellement en salle d'opération. Le pauvre, il ne cessait de passer au bloc, car les précédentes opérations n'avaient rien données ou peu concluantes. Apparemment, d'après ce qu'il avait retenu de ce que son grand-père lui avait dit, ils allaient implanter un tas d'organes à leur ami peintre. Quand Jotaro avait entendu la liste des blessures mortelles de son ami, il eut un sentiment de malaise, de dégoût et de culpabilité.

Estomac, intestins, diaphragme, une partie des poumons touchée, colonne vert-

Stop.

Il devait cesser de penser à ça et souhaiter plutôt le meilleur pour son meilleur ami.

Meilleur ami… Oui, c'était bien la première fois que Jotaro se faisait un véritable ami, et en si peu de temps. Même s'il était entouré, il ne s'était jamais senti proche de quelqu'un, pas autant qu'avec les Crudasers, et encore plus avec Kakyoin. C'était bizarre, mais lorsqu'ils étaient amenés à partager une chambre, tous les deux discutaient. Beaucoup et de tout. L'américano-japonais lui avait même parlé de ce qu'il envisageait d'entreprendre comme études, c'est pour ainsi dire ! Il avait aussi appris par un malheureux concours de circonstances que Kakyoin peignait et était donc un artiste.

A ce moment-là, Jotaro posa le regard sur le carnet marron cartonné tâché de sang et abîmé qu'il tenait entre ses mains. Cela appartenait à Kakyoin. Dedans, un tas de croquis : des dessins de lui et de leurs compagnons, des paysages vus pendant leurs voyages -comment avait-il fait pour les peindre et desiner sans que personne ne le voit ? -, et d'autres dont il ne connaissait pas (cependant, il se doutait que ça devait être pendant ses voyages en famille). Pour qu'il puisse l'avoir toujours sur lui, même lors du combat ultime contre DIO, c'est que le japonais devait vraiment y tenir, et il comprenait pourquoi. Dès qu'il se réveillera, il lui redonnera. Il sera sûrement content de voir qu'il a été précieusement gardé en attendant son éveil.

Il posa le carnet sur la table de chevet et s'allongeait, croisant les bras en dessous de sa tête. Ainsi, il fixa le plafond. Il n'avait que ça à faire, de toute façon, regarder la fenêtre, le plafond ou lire un peu en attendant les nouvelles. Un souvenir vint soudainement en tête, sans qu'il ne sache pourquoi.

« Tu ne vas pas dormir, Jotaro ? demandait une voix que l'interpellé connaissait maintenant bien. Bien qu'il soit de dos et assis contre un rocher, il savait qu'elle appartenait à Kakyoin.

- Non. »

Le roux esquissait un sourire et riait légèrement face à la réponse courte du jeune homme. Parfois, Jotaro se maudissait pour répondre aussi…brutalement et ne pas développer plus ses phrases. Cependant, et il admirait le rouquin pour ça, cela n'avait pas l'air de le gêner.

Le groupe avait décidé de camper pour la nuit en plein désert. Alors que le feu s'était déjà bien consumé, le groupe de croisés s'endormit sauf Jotaro et Kakyoin. Le rocher sur lequel était assis le brun était légèrement éloigné du feu pour être tranquille, mais pas assez pour ressentir suffisamment bien la chaleur de celui-ci.

Faisant un geste accompagné d'un « Puis-je ? » pour demander la permission de s'asseoir à côté de lui, Jojo se poussait légèrement en guise de réponse.

Confortablement installés, un silence s'était construit entre eux deux, mais ce n'était pas un silence pesant, bien au contraire. Une autre chose qu'il admirait chez le japonais, c'est justement parce qu'il savait quand parler ou non. Pourtant, Kakyoin était bavard quand il voulait, mais il choisissait bien ses moments, pour notamment, raconter toutes les anecdotes qu'il avait appris.

Allumant une cigarette, le métissé leva le regard vers le ciel et profitait du calme et de la vue. Pour lui, c'était le pied de n'avoir aucun bruit, de profiter du mix entre la chaleur du feu et la fraîcheur de la nuit tout en fumant une bonne cigarette. Rajoutez à ça Kakyoin et c'est parfait.

« C'est magnifique, n'est-ce pas ? déclara le roux tandis qu'il brisait ce silence. Je connais quelques constellations, tu veux en savoir plus ? ».

Le brun le regarda silencieusement avant d'expulser toute la fumée hors de sa bouche, et sortit un « hm ».

« Vas-y. rajoutait-il.

- Il me semble que tu m'as dit que tu es Verseau ? Dans ce cas, voilà la constellation de ton signe. Le signe du Verseau correspond à Ganymède, le plus beau des mortels. D'ailleurs, savais-tu que les constellations des signes du Zodiaque ont été appelés ainsi par les astronomes Grecs ? »

Tout en la pointant du doigt et la dessinant, l'artiste souriait. Il était content de partager un peu de son savoir à son ami. Jotaro demandait alors le signe du Lion, vu que c'était son signe et son homologue accepta de lui montrer. Ils partagèrent ainsi un moment, faisant même sourire Jotaro. Kakyoin était l'une des rares personnes à apercevoir le sourire du métisse. La conversation dériva un peu et le délinquent en profita pour questionner le rouquin sur son avenir. Bien qu'il sût que l'autre peignait, il ne connaissait pas quel était son rêve. Il fut ravi d'apprendre qu'il envisageait des études d'art et/ou de sciences (excellant dans ce domaine) et aimerait également travailler avec la Fondation Speedwagon.

Ensuite, ils discutèrent quelques instants avant de se mettre au lit, devant se reposer avant le futur combat.

En fait, non, Jotaro savait pourquoi ce souvenir revenait en tête et pourquoi il souriait. La présence du peintre lui manquait. Tout simplement. Même s'il ne l'avouera jamais à voix haute, il savait qu'il aimait bien l'autre lycéen. Ils étaient si différents et pourtant, ils sont arrivés à trouver un équilibre dans leur amitié. Avec lui, Jotaro se sentait toujours plus calme. Kakyoin, bien qu'il ne faille pas l'énerver, avait une présence calme et reposante. Douce aussi. Mystérieuse, quelque chose d'attrayant… Dans le sens que ça piquait sa curiosité. Uniquement ça.

C'était amusant, quand on y repensait. Kakyoin s'est présenté comme étant leur ennemi mais en est ressorti comme son meilleur ami. Surtout que le japonais avait bien dit qu'il n'avait aucun am-

« Jotaro chéri. Maman et Papy sont làà~ ! s'annonçait une voix douce et enjouée qui venait de l'entrée de sa chambre, tirant le lycéen hors de ses pensées. La porte grande ouverte, elle donnait sur le couloir mais la vue était obstruée par Holly, et Joseph. Aussitôt après avoir tué DIO, Holly s'était remise d'emblée sur pied, comme si rien ne s'était passé. Son stand était maintenant activé sans la mettre en danger, mais elle ne s'en servait pas. Joseph, quant à lui semblait aller mieux, même s'il avait encore des bandages autour de son cou et un peu partout sur son corps.

- Holly, ma chérie, je t'ai dit qu'il ne fallait pas rentrer comme ça.

- J'ai entendu dire que tu allais sortir demain, Jotaro, je suis tellement heureuse de te retrouver à la maison. Maman est si inquiète pour toi !, continua la blonde tout en ignorant les sermons de son père. Elle se jeta au cou de son fils, le serrant bien fort contre elle. Même s'il l'avait déjà vu le jour précédent pour la première fois depuis 50 jours, il était toujours bon pour le métisse de sentir sa mère auprès de lui. Ils ont failli la perdre, lui et Joseph, c'est pourquoi il s'était résolu à arrêter de l'engueuler et la laissait faire.

- Hmph, fit-il en esquissant un léger sourire. Tout en se redressant, l'américano-japonais se détacha de sa mère et s'assit sur le lit, Holly à côté. Encore une fois, même s'il ne l'avouera jamais, il était agréable de revoir les échanges entre son grand-père et sa mère. Jiji, t'as des nouvelles de Kakyoin ?

- Non, mais ne t'en fais pas, Kakyoin est fort ! Il s'en sortira ! J'ai confiance en lui, répondit le britannique avant de poursuivre, en plus, vous devez rentrer tous les deux au lycée pour faire vos études. »

C'est vrai ça. Jotaro marqua un temps dans la conversation. Ça ne lui avait pas traversé l'esprit mais l'artiste était inscrit dans son lycée -comment avait-il fait, à ce propos ? Car les parents de Kakyoin ne savaient pas où se trouvait leur enfant. En parlant des parents…

« Kakyoin … ? Oh, oui, c'est le beau jeune homme que Jotaro avait ramené à la maison ?, reprit la maman en clappant ses mains. Elle arbora un air triste, venant trahir son ton enjoué. Mon pauvre enfant, il a fait tout chemin pour nous ? Je lui préparerais un tas de plats ! Oh, et il viendra autant que possible à la maison. Hm…. Je me demande ce qu'il aime…

- Les cerises. Cela est sorti de la bouche du délinquent quasi-instantanément. Il adore les cerises. Si tu veux lui faire plaisir, n'importe quoi avec des cerises, il adorera.

- Okay~. Il faudra aussi que je rencontre ses parents. Ils doivent être des gens tout aussi charmants que leur fils ! »

A peine que Holly ait eu le temps de dire ça que les deux autres se tendirent. Oui, les parents de Kakyoin sont sans doute charmants, mais ils ont aussi été prévenus uniquement hier par SPW que leur fils est dans le coma et est risque la mort avec toutes les opérations en cours ! Aussi, ils étaient ravis d'apprendre qu'il avait été retrouvé en Egypte et l'ont ramené au Japon. Sans parler des stands et de DIO, ils étaient donc au courant de tout et avaient mis les Joestar en procès pour « abus de faiblesse et séquestration » sur leur fils. Jotaro ne pouvait pas leur en vouloir, bien au contraire, c'est à cause de lui si Kakyoin se retrouve dans cette situation. Si seulement il n'avait pas accepté que le japonais les accompagne… Si seulement j'avais dit « non », Kakyoin n'en serait pas là aujourd'hui. Il ne serait pas dans cet état. Si seulement ma famille avait réussi à tuer DIO il y a cent ans, Kakyo-.

« M. Joestar ! Un agent de la Fondation Speedwagon surgit dans la chambre, interrompant une nouvelle fois les pensées du jeune homme, et faisant sursauter le père et la fille. C'est réussi ! L'opération de M. Kakyoin est un franc succès ! Ils ont pu lui implanter les organes qui lui manquaient ! Il est toujours dans le coma mais son pronostic vital n'est, pour l'instant, plus engagé ! ».

C'était la bonne nouvelle qui lui fallait. Peut-être que finalement, il pouvait être optimiste concernant son ami et leurs années d'amitié à venir.


Youhou, c'est sorti ! L'histoire a enfin commencé !

Un dernier commentaire avant de clore, vous vous demandez sans doute (ou pas) pourquoi "Moonlight sonata" ? Sachez que j'aimerais que vous découvriez au fur et à mesure le choix du titre de cette fanfic, et je vous encourage aussi à écouter ce chef-d'oeuvre de Beethoven.

Tchüss ~.

PS : ne faites pas comme Jotaro, ne fumez pas !