Chapitre 2 : La vague.
1er jour.
Après une chute désagréable, les corps de tout ce petit monde se retrouvèrent entremêlés. Six têtes, six paires de jambes et six paires de bras qui bougeaient tous en même temps comme si chacun de ses têtes, jambes et bras voulaient trouver la sortie sans attendre le reste du corps. Les respirations étaient saccadées, à croire qu'ils venaient de tomber de la plus haute tour de Poudlard. Cependant personne ne voulait faire un bruit.
Parce qu'aucun des six n'étaient stupides. Apparaître ainsi dans un endroit qu'ils ne connaissaient pas, c'était plus que suicidaire que d'ameuter la ou les personnes qui voudraient les tuer. Tout ce qu'ils surent pour l'instant, c'était que l'insistante lumière du soleil, soudainement haut dans le ciel, leur brûlait les yeux, eux qui précédemment n'étaient illuminé que par la douce lumière de torches enflammées.
Quand, enfin, chacun se retrouva debout et en pleine possession de leur moyen, ils purent admirer l'endroit où ils avaient atterri, abasourdi. Ils se tenaient au pied d'un étrange arbre dont ils eurent l'impression que les branches les entouraient, et semblaient vouloir leur faire un câlin. Mais s'il n'y avait que cet arbre encore... Non. C'était tout une forêt. Une immense, gigantesque forêt. Peu importe où ils posaient les yeux, ils ne virent que des arbres, des fourrées, de l'herbe, de la terre… Bref, une forêt. Elle n'avait rien avoir avec la forêt interdite. Elle était claire, verdoyante et paisible. Magnifique, auraient-ils pu dire s'ils n'étaient pas aussi hébétés pour parler. De-ci de-là, des fleurs poussaient régnant et donnant encore plus de beauté à cette forêt.
Puis chacun d'eux se regarda tour à tour. Harry sourit à Ron qui lui sourit aussi et ils se tournèrent d'un commun accord vers Neville oubliant totalement la présence de leur professeur ainsi que des deux Serpentard qu'ils avaient entraîné avec eux.
- C'est ici que tu voulais nous emmener ? Demanda le survivant alors qu'il ne se tarissait pas de son sourire.
Oui, il était surpris et se demandait comment ils rentreraient, mais il était avant tout excité à l'idée qu'il venait peut-être de traverser la moitié du monde en une fraction de seconde. Pour sûr, c'était une belle aventure qu'ils allaient vivre. Et ce n'est pas le professeur de potion qui allait l'en empêcher. Ni même cet abruti de Malfoy qui était resté en retrait, interdit.
- Oui, gémit-il. Mais je dois dire que mon premier passage ne s'est pas du tout passé comme ça.
Il frotta son coude rougit puis sortit sa baguette et effaça sa blessure sans un mot. Le professeur s'avança lentement, le visage emplit de curiosité. Lui aussi était de ceux qui pensait que Neville n'était qu'un Cracmol incapable de faire le moindre artifice avec sa magie. Il ne s'était jamais attendu à cela de son pire élève. Encore moins quand il bougea son bras avec un sourire, signe qu'il était complètement guéri.
- Où sommes-nous ? Demanda Zabini qui semblait tout aussi épris de bien-être que les deux autres.
Il partait déjà, pas très loin bien sûr, la curiosité mordante. Malfoy s'appuya contre un arbre et croisa les bras. Il était le seul à ne pas du tout apprécier d'être là, dans un endroit qu'il ne connaissait pas, surtout en présence d'Harry Potter. Il se faisait véhémence pour garder son calme, et il ne savait pourquoi mais il ressentait que cela allait durer bien longtemps.
- Je ne sais pas exactement. Fit Neville. Quand je suis tombé ici, j'ai un peu paniqué. Je me suis dirigé par-là ! J'ai parcouru quelques mètres avant de tomber sur un homme. Sa façon de parler était très étrange. On aurait dit de l'anglais mais quelques mots m'étaient incompréhensibles.
- De l'américain ? De l'australien ?
- Je ne peux pas te le dire, Ron. Ce que j'en ai compris en tout cas, c'est qu'il m'a demandé si j'étais perdu et je lui ai répondu que oui. Je ne pouvais lui dire que j'étais apparu ici sans savoir où j'étais. Il m'a sans doute donné la direction de la ville la plus proche mais je ne pourrais pas vous redire le nom. Je ne l'ai bien compris que par sa gestuelle. Et puis son cheval s'est soudainement mis à cabrer et est parti en trombe.
- Son… cheval ? Fit le professeur en haussant un sourcil.
- Oui, il était sur une espèce de vieille calèche. J'ai tout de suite pensé qu'il s'agissait d'un paysan. Un moldu de surcroît. J'ai alors agis instinctivement et j'ai arrêté le cheval qui allait écraser la remorque contre un arbre, avec le paysan au milieu. Je pensais qu'il ne verrait rien mais ce fut tout autre. Il était comme… apeuré. Il m'a dit que la magie ici était interdite et que le Roi me ferait brûler s'il savait. Il m'a dit de fuir le plus vite et de retourner d'où je venais.
- Un royaume où la magie est interdite ? Écarquilla Harry. Je ne suis pas un grand fan de géographie mais je peux assurer que cela n'existe pas… Si ?
- J'ai pris peur, continua le jeune Griffondor en haussant les épaules. J'ai fait demi-tour et quand je suis revenu, la porte était là. Contre cet arbre. J'ai reconnu immédiatement Poudlard dedans.
- Combien de temps ? Fit Rogue.
- Une vingtaine de minute, quelque chose comme ça.
- Bien ! S'exclama le Serpentard blond en se tournant vers l'arbre. Alors il n'y a plus qu'à attendre vingt minutes.
Ils hochèrent et commencèrent à visiter un peu la clairière sans trop oser s'éloigner. Mais vingt minutes puis trente puis une heure s'écoulèrent et aucune porte ne se manifesta. Neville avait levé la tête en direction de l'étrange arbre qui les surplombait, en plein milieu des autres. Ses connaissances dans ce domaine lui dirent facilement qu'il devait avoir entre quinze à vingt ans. Il fronça les sourcils, et se retourna, regarda tout autour de lui. Chaque détail de sa première visite lui revint en mémoire.
- C'est étrange, chuchota-t-il, captant l'attention de tout le monde.
- Qui y a-t-il ? Demanda Harry.
- Je ne sais pas… Mais quand je suis venu ici… Cela ne ressemblait pas à ça.
- Tu veux dire que nous n'avons pas atterri à l'endroit où tu étais ? Prit peur Malfoy.
- Si ! Si techniquement, tout est là… Mais…
Tous le regardaient, attendant la suite alors que Neville ouvrait et fermait la bouche en quête des bons mots pour le dire. Ou peut-être d'arriver à se convaincre lui-même.
- On dirait que l'endroit a vieilli de plusieurs années.
Il se pencha à nouveau sur le tout petit arbre.
- Entre cinq à dix ans… Difficile à dire.
- C'est impossible…
- Je croyais avoir voyagé dans un autre pays. Mais en vrai, je crois que nous avons traversé le temps. Et je ne suis pas dans la même époque que la dernière f…
- Attention ! Hurla-t-on. Couchez-vous !
Sans se poser de question, ils obéirent, se jetant dans les fourrés, derrière un arbre ou, comme pour Harry dans une tranchée de terre sûrement créée par l'écoulement de l'eau. Neville avait eu le temps de se retourner et de voir son professeur de potion en presque face à face avec une bête immense. Il se releva et se jeta sur lui, l'emmenant dans un roulé boulé hors de la trajectoire de l'étrange créature. Celle-ci ressemblait à une sorte de sanglier avec des défenses qui feraient pâlir un mammouth.
Le jeune homme qui leur avait hurlé la présence de la bête se jeta près d'Harry, se couvrant par cela de boue tout autant que lui. Ce dernier dévisagea longuement l'autre qui souriait jusqu'à ses oreilles décollées comme si se faire courser par un sanglier qui ne souhaitait que vous manger était amusant. Il était tellement fin qu'il se demanda s'il se nourrissait. Il semblait être plus vieux que lui, de quelques années seulement. Ses yeux bleus brillant le scrutaient aussi. Faisant tout aussi le débat sur ses étranges habits.
Lui, ne portait qu'un simple pantalon de tissus marron de même couleur que ses bottes et sa veste. Il avait un t-shirt bleu en dessous et un foulard rouge autour de son cou. Des habits qui lui fit penser qu'il devait être fermier ou quelque chose dans ce genre là. Et il repensa à Neville et son hypothèse sur le voyage dans le temps. Ils seraient alors revenus bien en arrière !
D'autres voix se firent brusquement entendre, un peu plus loin, quand le tapage de la créature se tut.
- Il est par là, allons-y !
- Sir, où est donc votre serviteur !
Harry regarda l'inconnu lever la tête pour voir si la voie était libre puis il soupira et se rassit. Il leva la main bien haute en la secouant.
- Je suis là ! C'est bon ! Nous pouvons sortir ! Dit-il en s'adressant au jaune homme à ses côtés.
Harry se releva et s'épousseta puis lui tendit la main qui la prit bien volontiers. Il le hissa sur l'herbe avec facilité. Il ne pesait pratiquement rien.
- Qu'était-ce ? Cette bête ? S'écria le blond en tentant de remettre de l'ordre dans sa chevelure d'habitude si parfaite.
A cet instant, elle ne ressemblait plus qu'à la pâle réplique d'un buisson vert et doré. Ron et Zabini s'aidèrent à sortir de leur bosquet alors que le professeur Rogue relevait Neville.
- Merci, fit-il d'une petite voix. Mais ne faîtes plus ça où Minerva me tuerait de vous avoir mis en danger.
Neville sourit et le professeur détourna le regard gêné. Et bien... un deuxième merci de la part des serpents. Ça, c'était du changement radical ! Harry sourit à cette remarque à lui-même. Puis il soupira, excédé quand il entendit Malfoy s'écrier encore.
- Blaise! Aide-moi, par Merlin !
Ne pouvait-il pas arrêter de crier juste l'espace d'une minute ? Pourquoi fallait-il qu'il soit aussi superficiel. A qui pensait-il plaire en cet instant. De plus, il fallait toujours qu'il se plaigne, de tout et de rien. C'était réellement pénible. L'inconnu toujours à côté d'Harry se retourna vers lui, surpris et Harry pouvait bien le comprendre. Qui s'outrait ainsi pour quelques feuilles dans ses cheveux ? Si ce n'est l'odieux et narcissique Draco Malfoy.
- Attend, soupira le noir en sortant sa baguette.
Il l'agita devant le visage du blond et sa chevelure redevint disciplinée sans une once de verdure.
- Mais... qu'est-ce que vous faîtes ? S'écria l'inconnu avant de baisser complètement la voix. Vous êtes complètement fou ! La magie est interdite ici ! Ne faîtes surtout pas ça devant le prince !
- Désolé, s'excusa Harry. Mais vous semblez connaître la magie. Alors voilà, nous étions à Poudlard quand quelque chose nous a amené ici. Où sommes-nous ? Vous pourriez nous le dire ?
Tous se rassemblèrent pour apprendre. L'inconnu fronça les sourcils.
- De quel pays avez-vous dit venir ?
- Poudlard ? Et ce n'est pas un pays, c'est une école de sorcellerie. C'est en Angleterre.
- Où ça ? Une école de sorcellerie ? Il en existe vraiment une ?
Le regard surpris de tous lui fit légèrement peur.
- En Angleterre, par Merlin ! Excéda Malfoy. Angleterre ! En Europe !
- Pourquoi jurez-vous mon nom de la sorte ?
Et comme pour approuver ce qu'il disait une voix s'éleva à nouveau derrière eux, les faisant tous se retourner :
- Merlin ! Mais où es-tu donc, stupide serviteur ! Tu as encore complètement et lamentablement échoué à ta mission. A quoi me sers-tu franchement, je me le demande !
- N'oubliez pas, se précipita dans un murmure Merlin. Pas de magie. Arthur ! Je suis ici ! La bête, vous l'avez eu ?
- Oui, mais ce n'est vraiment pas grâce à toi ! Nous pouvons rentrer. Qui sont donc tous ces gens. Encore des amis à toi ?
Un homme blond aux yeux aussi bleu que celui de Merlin les fit face. Harry ne put qu'apprécier, il était presque aussi beau que Malfoy. Il écarquilla les yeux et faillit se frapper pour avoir pensé à une telle chose. Et cela finit encore derrière une porte fermée à clef. Ils restèrent surpris par sa tenue. Il portait un drôle d'armure, comme celle qu'utilisaient les chevaliers d'autre fois. A sa taille, une grande épée était attachée. Il n'y avait plus de doute, ils avaient bel et bien remonté le temps.
- Non, non. Ils sont juste perdus apparemment.
- Et d'où venez-vous messieurs ? Pouvons-nous vous aider ? Demanda poliment le noble, puisque si Merlin l'appelait « Sir » c'est qu'il devait être noble.
- Je ne crois pas, fit froidement Rogue.
Le chevalier fronça les sourcils sans comprendre la maussade expression de l'homme plus âgé. Neville qui était le plus proche attrapa sa main dans la sienne et le professeur le toisa en baissant la tête. Il lut dans son regard qu'il devait se calmer. Après tout, ils ne savaient toujours pas où ils étaient et si ce que disait « Merlin » était vrai, ils étaient sûrement en danger ici. Sans un mot, son étrange et captivant regard l'avait calmé.
- Bien ! Alors Merlin...
- Attendez, Sir... Ils sont perdus sans vivre ni de quoi se défendre. Ils ne tiendraient pas quelques jours. Nous... pourrions les amener avec nous ! Juste pour qu'ils puissent se ravitailler.
Merlin regarda Harry et les autres. Il y avait quelque chose chez eux qui l'intriguait et qui lui donnait envie de les connaître un peu plus. Ce n'était sûrement pas des druides mais ils savaient faire de la magie. Et surtout, il ne venait pas d'ici, où plutôt de ce monde.
Parce que Merlin n'était peut-être pas très bon en géographie mais il était certain que l'endroit d'où ils disaient venir n'existait pas...
Derrière eux, une dizaine d'homme arriva, tous habillés de la même façon que le blond.
- Votre cheval, fit le plus proche de lui en lui tendant les rênes d'un cheval.
Cette scène acheva les idées des voyageurs.
- Bon dieu, murmura Ron. Nous sommes revenus au temps du moyen âge.
Et les autres hochèrent gravement la tête. En effet, il n'y avait plus de doute. Il venait de retourner dans le temps. Neville ne s'était pas trompé. Ce serait sûrement la plus étrange et envoûtante des dernières aventures qu'il allait faire. Si toute fois ils arrivaient à ressortir vivant d'ici.
- Très bien, Merlin, nous les amènerons. Mais tu en auras l'entière responsabilité et c'est toi qui t'occuperas à ce qu'ils rejoignent leur chemin sans encombre.
- Vous me demandez donc de tout faire. Ça, ça ne change pas de d'habitude ! Rit-il.
- Silence, idiot. Ah, et ton cheval s'est encore enfui. Je ne sais pas pourquoi il rentre à chaque fois sachant comment tu le traites. Montes.
Merlin rit et prit sa main. Il enjamba le cheval et se plaça derrière son prince.
- Eh bien, regardez Arthur, je suis toujours là malgré la façon dont vous me traitez.
- C'est ça, plains-toi ! Allez-vous autre. Montez. La route est longue, nous devons partir de ce pas.
Un homme sur son cheval s'avança devant Harry et lui tendit la main. Il avait des cheveux bouclés qui tombait sur sa nuque, châtains clairs et des yeux d'un bleu clair.
- Je suis Léon. Dit-il avec un grand sourire.
- Harry... murmura le brun, complètement hypnotisé par ce qui était en train de se passer.
Il prit sa main et le chevalier l'aida à monter. Cela n'était pas plus dur qu'un sombral, il se trouva de suite à l'aise.
- Perceval, entendit-il d'un grand homme de même yeux et couleur de cheveux sauf que ceux-ci étaient coupés court.
- Ron.
- Lancelot. Fit un premier brun aux yeux noirs comme l'ébène.
- Draco.
- Gauvain. Dit le deuxième avec des cheveux beaucoup plus longs que Lancelot mais de couleurs semblables, les yeux de même.
- Blaise.
- Yvain. Sourit un autre cheveu brun mais court et des yeux bleus.
Celui-ci semblait bien plus jeune que les autres.
- Neville.
- Elyan. Tendit le bras, un fin homme noir.
- Severus.
Les présentations faîtes les chevaux partirent en trombe bien loin de la porte qu'ils avaient presque tous oubliés après tout ce remue-ménage. Oui, pratiquement car Neville posa son regard derrière lui et pria vivement qu'elle apparaisse à leur retour. Après tout, ils n'étaient censés être ici que pour une nuit. Même s'il était le seul à savoir que quand il rentrerait, pas une seule seconde se serait écoulée dans leur monde. Il devrait d'ailleurs en faire part aux autres...
La nuit arriva bien vite et Arthur fit stopper la troupe. Les chevaux purent s'abreuver et se reposer alors que le prince donna une poignée d'ordre.
- On dormira ici, c'est assez bien. Faisons un feu. Après cela nous mangeront.
Quand le feu brûla, ce fut d'ailleurs un calvaire pour les sorciers de ne pouvoir le faire par magie, les six d'un autre temps se regroupèrent loin des chevaliers et du prince. Espérant ainsi cogiter seuls. Assis par terre, Draco débuta par son habituel ton râlant :
- C'est vraiment trop rustre pour moi ! De plus, j'ai affreusement mal aux fesses à cause de ce fichu cheval ! Quel idée de voyager ainsi.
Et les Griffondor soupirèrent.
- Bon que faisons-nous ? Puisque la porte n'avait pas l'air de vouloir s'ouvrir. Continuons-nous à suivre Merlin ?
- C'est une bonne idée, Mr Potter. Dit Severus, le seul debout contre un arbre. Il est à même d'être celui qui pourra trouver une solution. Même si je suis quelque peu surpris... de le savoir serviteur. Je ne pensais pas que le plus grand sorcier de tous les temps fut autrefois qu'un homme de la basse. C'est très... intriguant.
- Vous n'avez qu'à lui demander pourquoi il ne se rebelle pas et ne tue pas toutes les personnes qui sont contre la magie, tant que vous y êtes ? S'énerva Harry. Bien sûr, et en même temps, donnez-lui tous les plans dans lesquels vous trempiez avec Voldemort.
- Ferme-là, Potter ! Gueula Malfoy en serrant les poings.
Mais le brun ne le calcula même pas. Il regardait Severus Rogue dont le visage s'était tourné vers la sombre forêt autour de lui. Il y avait quelque chose de mélancolique à cet instant. Il aurait cru qu'avec ces mots tombés tout juste avait réveillé quelque chose de caché au fond de son professeur. Quand il regarda autour de lui, Malfoy était encore et toujours en colère, Zabini avait les sourcils froncés, Ron ne voulait pas le regarder, trouvant ses chaussures très captivantes mais le pire fut Neville...
Il le fixait avec un regard si triste et déçu qu'il rendit coupable Harry en quelques secondes. Alors il se dit que si Rogue le frappait, il l'aurait aussi mérité. Il maudit ses paroles qui sortaient parfois trop vite de sa bouche. Il soupira alors et murmura :
- Je suis désolé, professeur.
- Je n'ai pas besoin de votre pitié, Potter, murmura ledit homme sans même le regarder.
Mais ce qu'il affichait semblait bien loin de ce qu'il disait. Oui le professeur de potion, Severus Rogue était devenu bien différent de ce qu'il était autrefois. Et les élèves présents ici se demandaient encore pourquoi.
Soudain Merlin les rejoint. Il s'assit dans le cercle créait par les jeunes. Il avait entendu Draco crier après Harry et s'était précipité. Il devait tout faire pour éviter qu'ils ne se trahissent. Et il n'était pas question qu'ils fassent de magie. Mais quand ils les avaient rejoint, la tension semblait s'être éteinte. Même Severus se concerna par la discussion qui allait suivre, curieux.
- Alors, dit-il doucement. De quel monde venez-vous ?
- On croit... Nous pensons venir du futur.
- Ça pour une surprise... Cela expliquerait vos tenues... étranges. Faîtes attention, Arthur et les chevaliers se posent des questions.
- Excusez-moi d'être direct... commença le professeur Rogue.
- Tutoies-moi, voyons ! Cela ferait trop suspect. Ici, nous nous tutoyons sauf le roi et le prince ainsi que les nobles et nous nous appelons par nos prénoms. Alors vous devriez faire la même chose si vous voulez passer inaperçu.
- Euh... d'accord. Donc, j'ai une question... Vous êtes Merlin ? Le Merlin ? Le plus grand et puissant sorcier du monde ?
- Shhht... S'exclama Merlin en jetant des regards derrière lui pour s'assurer que personne n'avait rien entendu.
Il les regarda tour à tour et sourit, rougissant. Il ne savait pourquoi mais quelque chose au fond de lui le poussait à leur faire confiance. Tout comme cela l'avait poussé à convaincre Arthur de les emmener avec eux. De plus, ils étaient sorciers. Ils n'allaient donc pas le dénoncer.
- Je ne sais pas si je suis votre Merlin. Mais je suis un sorcier en effet. Et je fais tant d'effort pour le cacher alors ne gâcher pas tout !
- Cela ne peut-être que toi, murmura Severus Rogue. Il n'existe qu'un seul et unique Merlin.
- Attendez ! S'exclama la seule personne du groupe qui avait vécu dans le monde des moldus. Arthur... Les chevaliers. Nous nous dirigeons vers Camelot ? N'est-ce pas ?
- Bien sûr ! Où d'autre ?
- Comment sais-tu ça, Harry ? Demanda Ron.
- Allons, vous ne connaissez pas l'histoire d'Arthur ? Excalibur, l'épée magique ? Les chevaliers de la table ronde ?
Ils hochèrent négativement la tête et devant leur air perdu, Harry soupira.
- Non ? Vraiment ? Je vous expliquerais mais il semble que nous sommes bien avant le moyen âge. Je croyais que cette histoire moldue était complètement fausse mais non apparemment.
- Alors, Merlin, demanda Malfoy en regardant son parrain du coin de l'œil. Que fais-tu au service du Roi ?
- J'ai été envoyé ici près d'Arthur pour...
- Merlin ! Viens ici, s'il te plaît. Je crois que je me suis blessé.
- J'arrive Léon !
Il se leva et murmura :
- Je vous raconterais tout à Camelot, ce sera plus sûr. En attendant, sachez que vous n'êtes pas en sécurité ici. Alors ne parlez ni ne faîtes de magie. Je vous dirais tout là-bas. Dormez, la route sera longue.
Les autres hochèrent la tête et Merlin s'en fut. Il eut raison de douter car dans l'ombre d'un arbre, un homme se tenait là et avait tout entendu. Ses mots, plus que de le choquer, l'attrista grandement.
4ème jour.
Trois jours s'écoulèrent et Camelot fut en vue au beau milieu de l'après-midi. Arrivé près du château, les visiteurs du futur ne purent que s'extasier devant tant de beauté ancienne. La grande ville ne lassait de faire rêver chacun d'entre eux. Cela ressemblait à Pré au Lard mais en encore plus vétuste. Neville était à chaque fois impressionné et ne pouvait s'empêcher de sourire et de montrer toutes ses choses à Harry. Celui-ci secoua la tête négativement. Question discrétion, le jeune botaniste faisait encore preuve de record de nullité.
Cependant les autres ne virent rien du tout, les chevaliers souriaient et riaient juste, en se disant que l'homme devait arriver d'une contrée lointaine, d'un petit village.
- Ton petit ami est fortement influençable, rit Yvain en regardant Severus.
- Mon quoi ? S'étrangla le professeur en ayant peur d'avoir compris ce qu'il avait dit.
Neville rougit jusqu'aux oreilles et se calma brusquement. Il essaya tant bien que mal de se cacher derrière l'armure imposante du chevalier.
- Oh... Excusez-moi, je vous ai vu main dans la main. J'en ai tiré des conclusions peut-être trop hâtives.
- Vraiment trop hâtives, Scanda Rogue en colère, ce n'est que mon élève ! N'avez-vous pas honte de dire une chose pareille. Il pourrait être mon fils.
- Oui, oui, rit Lancelot ne le croyant pas pour deux sous, c'est toujours ce qu'on dit. Vous savez, je ne sais pas de quel pays vous venez mais ici, l'homosexualité est tolérée. Et quand bien même vous vous trouvez un peu vieux, moi je trouve qu'il n'en ait rien. Il eut bien pire ici-bas. Au contraire, je trouve que vous êtes en âge parfait pour lui demander sa main...
- Je croyais avoir été clair ! S'énerva rapidement le professeur n'aimant pas le ton que prenait le chevalier ni son rire clair accompagné des autres.
- Professeur ! S'exclama Harry en s'y mêlant. Nous devrions être plus reconnaissant envers nos sauveurs, ne croyez-vous pas !?
Le professeur de potion renifla alors que Ron pouffa. Les chevaliers se calmèrent légèrement quand ils arrivèrent devant les lourdes portes du château et qu'apparut Uther dans une des tours immenses. Arthur leva soudainement la tête et put apercevoir son père qui lui fit un vague signe de la tête pour lui dire bonjour. Le prince s'arrêta brusquement.
- Sir ? Demanda Merlin.
- Descendez, fit froidement Arthur. Merlin, occupe-toi d'eux afin qu'il repartent dans les meilleurs délais.
Quand ils furent tous en bas et que les chevaux furent reparti, Merlin regarda l'arrière du crâne d'Arthur pendant un moment avant qu'Harry ne posa sa main sur son épaule.
- Tu vas bien ?
Le brun sursauta.
- Oui... Je l'ai trouvé... Juste un peu froid ses jours derniers. Mais... il est toujours un peu comme ça alors... ça ne doit pas être très grave.
Merlin se força à sourire et s'exclama :
- Allez, venez ! Nous allons voir Gaius. Il saura quoi faire pour vous aider à retourner d'où vous venez.
Ils les entraînèrent à sa suite. Les six compagnons de fortune furent ébloui par l'immensité du château somme toute un poil plus petit que Poudlard. Ron donna un coup de coudes dans les côtes de son meilleur ami en lui montrant une tour et ils se sourirent avec un clin d'œil. Ils étaient sûrs et certains que s'ils devaient rester ici pour une durée indéterminée, ils finiraient en haut de cette tour.
Merlin les conduisit dans une petite pièce emplis de choses en tout genre. Il n'y avait en tout et pour tout qu'une seule fenêtre qui illuminait vaguement l'endroit. Cela ressemblait à un atelier de potion, une bibliothèque et une maison à elle toute seule. Neville put même voir deux ou trois plantes qu'il se jura d'aller voir quand ils en sauraient plus sur leur voyage dans le temps.
- Attendez ici ! Je vais chercher Gaius. Vous attirez bien trop l'attention. Je vous conseillerais aussi de vous changer avant de ressortir. Je vous apporterais ce qu'il faut. Je reviens vite !
Alors qu'il partait, les six se regardèrent sans savoir quoi faire. Ils se contentèrent donc d'étancher leur curiosité en faisant le tour de l'endroit. Les minutes s'écoulèrent. Draco regarda d'un air dégoûté par la fenêtre. Où se trouvaient-ils ? Un endroit où la magie était interdite. Non, il ne pouvait l'accepter. Il regarda par-dessus son épaule, Potter lisait de travers les lourds bouquins. Et puis ce fut plus fort que lui, il s'écria :
- Tout est de ta faute, Potter !
- Allons bon ! Soupira le brun, en ayant un peu marre que tout le monde pense cela. Et pourquoi ? Qu'ai-je encore fait, si ce n'est d'essayer de te sortir de là !?
Il aurait voulu calmer le jeu, il aurait voulu ne pas avoir à faire cela. A lui répondre et s'énerver. Mais la tentation était bien trop grande. D'autant plus que cela faisait trois jours qu'ils ne s'étaient pas adressé la parole. Trois jours qu'ils ne s'étaient lancé que de lourds regards de reproche. Dut au changement d'univers ? Ou seulement parce qu'aucun des deux n'avaient quelque chose à dire à l'autre. Alors, cette fois-ci, ils parleraient.
- Parce que c'est toujours de ta faute. Tout ce qu'il arrive de mal, de bizarre, débile ou dangereux est de ta faute !
- Et tu crois que ça me plaît de toujours me retrouver en danger ? De chaque fois devoir surveiller mes amis pour être sûr qu'ils ne leur arrivent rien ?
Ron s'avança en voyant que les choses commençaient à se corser mais Zabini le retint par l'épaule et le fit reculer avec lui. Il savait, c'était trop tard. Ils étaient lancés et les arrêter ne ferait qu'attiser plus de haine. Parce que c'était comme ça avec eux. Il fallait que ça sorte, où ils finiraient par exploser. Il espéra juste qu'il n'irait pas trop loin et pria pour une petite dispute de rien du tout.
- Oh oui, bien sûr ! Je suis certain que c'est ce genre de chose qui te fait bander. C'est peut-être pour ça d'ailleurs que tu aimes tant les hommes.
- Ça suffit tous les deux ! Scanda Rogue bêtement habitué à leurs disputes.
Mais ce qu'il se passa ensuite le resta coin pendant plus d'une minute.
- C'est moi où ça ressemble comme un reproche. Tu ne te sentirais pas un peu délaissé depuis que je suis avec des hommes ? Ça doit te faire bizarre de ne plus être le nombril du monde.
- Oui, Potter, c'était un reproche mais comme d'habitude, ton cerveau de fiente d'hibou n'a rien compris du tout. A croire que la débilité est génétique.
- Elle l'est puisque tu sembles l'avoir hérité. Peut-être finiras-tu comme ton père !?
La tension était palpable. Les deux hommes avaient les poings serrés. Ron s'était plus ou moins mis devant Zabini et Rogue avait attrapé Neville pour le cacher derrière lui. Tout autour d'eux, les objets s'étaient mis à voler de quelques centimètres. La table, le lit, les chaises... Un grésillement strident fit bourdonner les oreilles de tous. Il n'était alors qu'infime, comme un crépitement d'éclair ou du bois qui craque dans la cheminée. C'est d'ailleurs ce que le professeur cru entendre aux abords.
- Ce n'est pas possible, soupira Neville et le plus vieux le regarda, incrédule.
- Mais... Nom de... Mais...
L'arrivée impromptue de Merlin et Gaius fit redescendre légèrement les deux hommes de leur monde. Aucun des deux ne voulait perdre ce combat même s'ils savaient ce qui leur en coûtait. Il ne fallait pas qu'ils perdent la trêve... où ils finiraient sur le bûcher.
- Arrêtez ça tout de suite ! Fit Gaius en jetant des regards derrière lui. Vous voulez notre mort ou quoi ?
Harry et Malfoy se tournèrent vers lui, d'un même mouvement, et les objets s'écrasèrent au sol dans un énorme fracas. Harry bouillonnait et le blond n'était pas dans un meilleur état.
- Je vais faire un tour, seul, ajouta-t-il quand Ron voulu le suivre.
Sans un mot, Malfoy partit aussi d'un pas colérique. Après un lourd silence le potionniste se tourna vers les deux meilleurs amis respectifs en murmurant :
- Messieurs Weasley et Zabini, puis-je savoir ce qu'il vient de se passer ?
Ron soupira.
- On a appelé ça la « vague ». Ça a commencé il y a quelques mois déjà.
- Commencer ?
- Chaque fois qu'Harry et Malfoy se retrouvaient dans cet état... hors de contrôle...
- Les objets autour d'eux se mettent à flotter. Continua Zabini. Au début ce n'était que quelques trucs par-ci par-là. Un caillou, un livre puis une table, les chaises et bientôt tous les objets se trouvant dans un périmètre de dix mètres autour d'eux. Et plus les altercations étaient virulentes...
- Plus c'était puissant. Finit Ron. La dernière fois, ils ont fait exploser tous les verres à proximité dont les fenêtres de la salle. C'était aussi incroyable qu'affreux. Il eut plusieurs blessés.
- Comment se fait-il qu'aucun professeur n'eut été au courant ?
- Parce que nous avons tout réparés et que les blessures se limitèrent à quelques coupures.
- Et depuis lors ? S'enquit le professeur.
- Zabini et moi avons décidé d'une trêve et les deux autres ont suivis, ils ont compris, quand on leur a dit qu'ils avaient faillis nous tuer, qu'il était temps qu'ils règlent leur petit problème avant de poursuivre toute envie de se haïr.
- Et... ça n'arrive que quand...
- Seulement quand ils se disputent... Acquiesça Ron.
- C'est étrange.
- Un peu oui.
Ron et Blaise, dans un commun accord, ne lui dirent pas l'hypothèse plutôt farfelue qu'ils avaient secrètement émis sur eux. Tant qu'ils n'étaient sûrs à cent pour cent, ils ne pouvaient qu'espérer que ce soit cela et attendre de voir. Même si leur plan ne marchait pas toujours, des fois, ils avaient l'impression que les rapprocher calmait la vague. En tout cas, ils n'avaient plus fait explosé quoique ce soit depuis la trêve alors, pour eux, c'était une petite victoire.
- Euh... Messieurs. S'interposa Merlin avec un sourire contrit. Voici Gaius. Gaius, je te présente Severus, Neville, Ron et Blaise. Le blond c'était Draco et Harry le brun.
- Bonjour... Aussi étranges hommes que vous êtes.
C'était un vieil homme aux cheveux blancs avec des traits durcis par les années, comme s'il semblait avoir vécu bien trop de bataille. Il était petit, courbé avec un poil de ventre et les jeunes se rappelèrent qu'ils n'étaient pas à l'époque où les gens vivaient beaucoup plus vieux. Il portait une longue robe violet sombre. Des petites bottes et des mitaines noires.
- Tu me croies maintenant? Sauta Merlin, excité.
- Il faut dire qu'ils m'ont convaincu. Alors comme cela, vous venez d'un autre temps ?
- Oui... Et nous cherchons un moyen d'y retourner. La porte que j'avais autrefois pris pour rentrer, n'a pas voulu s'ouvrir cette fois.
- Quoique ait pu vous dire Merlin, je ne peux malheureusement pas vous aider. Je n'ai jamais rien vu de tel. Comment vous renvoyer dans votre monde ? Installez-vous. En premier lieu... voyons voir...
Il farfouilla dans ses bouquins pendant que tous prenaient place autour de la table en relevant les chaises à terre. Merlin ramassa magiquement les objets, se prenant quelques remontrances de son protecteur mais ne releva pas.
- Comment fais-tu de la magie sans baguette ? S'exclama Neville.
- Une baguette ? Oui, il en existe mais je ne pensais pas que c'était si utile. Était-elle indispensable pour vous ?
- Oui, normalement.
Les deux mondes avaient énormément envie d'apprendre sur l'autre. Gaius posa tous les livres sur la table puis il s'assit avec eux et Merlin appela des verres d'eau qu'il servit à tout le monde. Ils ne rechignèrent pas en la buvant. Gaius regarda une nouvelle fois son disciple, pensant qu'il exagérait. Il lui avait déjà dit des tonnes de fois de ne pas utiliser sa magie ainsi. Il ne pouvait prévoir l'arrivée de n'importe qui.
- Bien et si vous nous racontiez votre histoire ?
- Et si Merlin commençait par nous raconter la sienne ? Dit Zabini en souriant.
- Il n'y a vraiment rien à raconter, rougit Merlin.
- Justement, ce sera plus court dans ce cas. Tu comprendras que pour nous, tu es une légende vivante. Mais après tout, nous avons entendu parler de toi quand tu étais vieux et gris ! Nous ne savons rien de ta vie de maintenant. Nous sommes avides de savoir. Dis-nous, s'il te plaît.
- Eh bien... Commença Merlin. Comme je vous ai dit, si je suis là, c'est uniquement parce qu'une destinée à prédit que je devrais protéger Arthur.
- Mais pourquoi ?
- Afin qu'il devienne le plus grand roi que la terre est créé. Il serait d'après la prophétie, le roi qui réunifierait entièrement Albion.
- Et tu acceptes cela uniquement car une destinée te l'a prédit, fit Ron en pensant à Harry, sachant combien cela pouvait être pesant.
Merlin réfléchit un instant, comme s'il cherchait ses mots puis il dit dans un sourire :
- Au début oui... Mais les années se sont écoulées. Et maintenant, je crois que s'il venait à mourir, ce serait extrêmement dur pour moi. C'est le meilleur ami que je n'ai jamais eu. Et je doute qu'il pense la même chose mais... il m'est précieux. Je redoute le jour où il faudra que je lui dise... qui je suis réellement. Je ne peux me permettre de le perdre. J'affronterais mille morts pour lui... même si elle venait de sa main. Donc je resterais à son service jusqu'il soit le roi qu'il doit devenir, et bien après je pense... Jusqu'à ce qu'il décide de ne plus avoir besoin de moi.
Tous même Gaius restèrent soufflés par tant de franchise. Soudain, entrant dans la lumière de la porte qui était restée ouverte, Arthur les fixa tour à tour, les sourcils froncés. Puis son regard s'arrêta sur la nuque de Merlin puisqu'il était de dos. Gaius sursauta et écarquilla les yeux. Neville retint sa respiration et Merlin finit par se retourner. Son visage se décomposa sur place et ses yeux ne quittèrent plus son dur regard.
- Comment as-tu pu me mentir toutes ses années !?
- Arthur...
Mais le blond fit demi-tour et partit d'un pas rageur.
- Arthur, s'écria Merlin en se levant.
Il hésita une minute, ne sachant pas quoi faire. Le rejoindre ou quitter le plus vite Camelot. Malheureusement, cette option ne pouvait se faire, car de ce fait, il devait quitter Arthur, et cela lui parut impossible. Il ne pouvait le quitter. Son cœur se mit à battre plus vite qu'il ne l'aurait voulu quand il comprit que si Arthur le détestait dorénavant, il n'en survivrait pas.
- Crois-en mon expérience de meilleur ami, se mêla Ron. Celui que j'ai, je ne l'ai gardé que parce qu'après nos disputes, nous nous courrions après. Alors cours !
Zabini hocha la tête en approuvant. Il faisait toujours de même avec le sien. Merlin sourit et après un remerciement furtif, il sortit précipitamment de la pièce.
- Arthur ! Attend ! Cria-t-il.
- Bien, murmura Severus quand le calme fut revenu. Je crois qu'on ferait mieux de retrouver Mr Potter et Draco le temps que tout cela se règle.
- J'espère que tout ira bien, murmura Gaius.
