Chapitre 3 : Révélation.


4ème jour.


Harry regarda l'immensité de l'endroit. Assis sur les briques de la tour la plus haute, celle qui avait fasciné Ron et lui dès leur arrivée, il pouvait tout voir de là. Camelot se dressait devant lui, telle la huitième merveille du monde. Les gens affluaient et vivaient le vie comme s'il n'y avait pas de lendemain. Ou comme s'il serait trop dangereux de penser à demain. Harry apprenait leur rire, leur visage... les chansons que certains fredonnaient et emplissait la cour. Les cris des forgerons, des poissonniers, des meuniers ou de leurs femmes s'entrechoquaient comme une douce musique. Camelot était vraiment magnifique, toute haute en couleur, bien loin de la froideur de Poudlard.

Il prit ses jambes entre ses bras. Il enviait toutes ses personnes. Ce bonheur insouciant... alors que lui n'avait eu le droit à cela qu'une seule et unique année. Et maintenant, tout recommençait. Était-ce réellement de sa faute ? Avait-il vraiment embarqué toutes ses personnes avec lui ? Les pensées se bousculaient dans sa tête. Pourquoi cela lui arrivait-il toujours à lui ? Et Malfoy était là en plus, la vague allait revenir.

Ils avaient promis de faire attention mais ils ne le contrôlaient pas du tout. Et Malfoy était si... frustrant. Ne plus pouvoir se disputer avec lui... c'était dur. C'était devenu comme une drogue. Après huit années à ses côtés, des fois, il aurait tellement voulu savoir ce qu'il se passait dans sa tête. Était-il aussi troublé que lui ? Surtout comment et par quoi ? Mais jamais rien ne laissait se transparaître de son visage. Il ne pouvait voir à travers ses yeux seulement quand ses sentiments étaient bien trop forts. Et cela n'arrivait que lorsqu'il s'agissait de la peur ou de la colère. Les deux seuls sentiments qu'il ne voulait pas voir.

Et lui alors... par quoi était-il tant troublé ? Était-ce seulement cette attraction, ce lien qui les unissait ou plus. En lui, une des nombreuses portes qu'il avait inconsciemment fermées s'ouvrit lentement. Et les images qu'elle lui montra ne lui plurent pas du tout. Il n'avait pas envie d'ouvrir les yeux. En vrai, il ne voulait pas savoir. Peu importe combien il se poserait la question, il ne voulait pas réellement prendre la vérité telle qu'elle était et se l'approprier. C'était impossible. La porte se referma sans un bruit. Ce n'était pas le moment. Il ne sut qu'il se faisait plus de mal que de bien ainsi.

- Eh ! Euh... Toi ! C'est quoi son nom déjà, bon dieu. Ha... Harry, c'est ça ?

Harry regarda en bas. Léon montait prudemment le bâtiment d'à côté. Il haussa un sourcil. Comment avait-il fait pour venir jusque là ? Il était certain d'être assez haut pour qu'on le laisse tranquille. Non, ce n'était sûrement pas au goût des chevaliers. Il se rappela à temps qu'il ne devait surtout pas attiré l'attention sur lui.

- Comment es-tu monté ? Lui demanda l'homme châtain aux boucles indisciplinées.

- En grimpant, répondit tout bêtement le brun sans comprendre où il voulait en venir.

- Oh... euh... Génial ! C'est très... impressionnant tout ça mais disons... pourrais-tu redescendre, s'il te plaît ? Tu mets mal à l'aise tout le monde.

- Pourquoi ? S'étonna Harry en se levant.

C'est alors qu'il les vit, en bas. Un rassemblement de chevaliers, d'hommes et de femmes qui tenaient leurs enfants serrés dans leur bras afin qu'ils ne voient pas ce qu'il pourrait bien se passer. Harry les observa tour à tour, en murmurant un « oh » très surpris. Trop habitué à la hauteur de Poudlard qui ne laissait guère les autres les voir, assis sur les tours, il n'avait pas pensé à cela. En bas, on lui hurlait de faire attention. Certains retenaient leur respiration. Harry se frappa le front, pour la discrétion, il pouvait repasser.

- Ils pensent que tu vas sauter pour mettre fin à tes jours. S'égosilla Léon en atteignant enfin le mur de sa tour.

Il s'accrocha dessus comme si sa vie en dépendait. Ce qui n'était pas totalement faux vu l'équilibre zéro du chevalier.

- Oh, non ! Non, non... je... J'ai juste pris l'habitude à Pou... de là... d'où je viens, d'être en hauteur quand je veux être seul pour réfléchir.

- Oui, c'est excellent mais ne voudrais-tu pas descendre, maintenant ? Je connais pleins d'endroits en hauteur où personne ne pourra te voir.

Harry fronça les sourcils et le fixa intensément. Il remarqua que l'homme transpirait abondamment. Il regardait toutes les cinq secondes le sol avec cet air étouffé. Le brun comprit alors et rit.

- Je vois que vous, vous n'êtes pas très à l'aise.

- Je sais qu'on ne se connaît que d'une course à cheval mais... fais-le pour moi, veux tu ?

- Oh, oui, bien sûr ! Je descends.

Harry s'agrippa au rebord et se laissa glisser dans le vide. En bas un cri résonna, et Harry se promit de ne plus monter sur les faces visibles. Merlin et les autres allaient le tuer. De pierre en pierre, il descendit. C'était bien plus facile que sur les murs lisses de Poudlard. Les pierres étant toutes faites différemment, il avait des accroches de partout. Il atteint le toit de briques avec rapidité où Léon se poussa pour lui faire de la place. Malheureusement, il glissa légèrement et essaya de maintenant l'équilibre en battant des ailes comme un oiseau mais Harry le retint en attrapant sa main.

- Penchez-vous et pliez les genoux. Vous gagnerez en stabilité, lui expliqua le jeune homme.

- Les chevaliers n'ont jamais appris à voler, tu sais, essaya-t-il de plaisanter pour se redonner contenance.

- Moi non plus, rit Harry avec lui. Faîtes comme moi, tout ira bien.

Ils descendirent la paroi opposée à celles où les gens s'étaient amassés afin d'être plus tranquille. Mais de là où ils avaient atterri, ils purent entendre les acclamations de la foule.

- Bravo, tu viens de me faire passer pour un héros ! Alors que de nous deux, tu t'en approche le plus.

- Mais vous l'êtes, sourit Harry.

Léon rougit un peu et sourit à son tour.

- Quand à moi, je ne suis qu'un imbécile pour avoir oublié l'espace d'un instant où nous étions. Mais Camelot était si belle vu d'en haut.

- Je te promet que Camelot l'est tout autant vu de... tiens, la corniche juste là ! Et cette fenêtre aussi. Tu sais, des endroits qui ne risquent pas de te tordre le cou en montant.

- A moins bien sûr que je ne tombe pas dans les escaliers en regardant en bas le vide incertain !

- Là, tu me charries.

- Je n'oserais jamais ! S'exclama Harry en prenant un air faussement outré ce qui les fit rire tous les deux.

- Potter ! Hurla Malfoy en arrivant en courant.

Harry haussa les yeux aux ciels. Mais pourquoi fallait-il qu'il soit toujours dans les parages celui-là. Il ne pouvait pas juste l'oublier !?

- Tu es complètement fou ! Qu'est-ce qu'il t'a pris. Ce n'est pas comme ça qu'on règle des problèmes, espèce de cerveau d'insecte. Je ne te savais pas si peu combatif.

- Ça va, je n'ai rien, se surprit Harry à répondre en levant les yeux aux ciels. Je n'ai pas essayé de me suicider ! De plus, j'avais un ange gardien.

Il sourit en regardant le chevalier ce qui le fit deux fois plus rougir. Malfoy les toisa un instant alors que son visage se ferma à nouveau. Et oui, car tous les sentiments autre que la peur et la colère étaient interdits pour Harry.

- Bien, quand je disais que tu étais maso. J'avais raison finalement.

- Malfoy, c'était sans danger ! Je fais ça presque tous les jours. Et puis, depuis quand tu t'inquiètes autant pour moi ?

- C'était une erreur.

Il fit demi-tour et Harry ressentit encore de la culpabilité. Chaque fois qu'ils voulaient faire un pas vers l'autre, c'était fini dès l'instant où ils n'y avaient ne serait-ce que pensé.

- Attend, Malfoy ! Attend !

Mais le blond ne se retourna pas et Harry soupira. Non, c'était impossible. Impossible pour Draco Malfoy et Harry Potter de devenir ami.


4ème jour.


Arthur était arrivé sur une des nombreuses corniches du château. Celle qui donnait sur la cour et le portail. Celle qu'il utilisait beaucoup avec Merlin, quand tous les deux voulaient êtres seuls. Il avait assisté à toute la scène entre Harry et Léon. Il aurait trouvé ses acrobaties impressionnantes, s'il ne savait pas que la magie coulait dans les veines du jeune homme. Et comme il ne pouvait savoir que c'était sans aucune magie qu'il grimpait, il resta juste là, à les regarder, se disant que l'imbécile risquait de se faire remarquer.

Avant que le brun n'arrive en bas, Merlin apparut à la porte, tout essoufflé. Il soupira. Il ne voulait pas le voir. Pas encore. Il ne savait pas ce qu'il lui avait pris de se montrer. Il savait pourtant déjà que Merlin était un sorcier. Ils les avaient entendus, il y a trois jours. Il en avait eu tout autant pour réfléchir à ce qu'il allait faire. Mais en réalité, quand il était venu voir Merlin, c'était pour avoir des réponses qui le guideraient vers ce qu'il devait faire. Et ces mots qu'il avait entendu, creusaient dans sa tête un tourbillon de sentiments contradictoires qu'il n'avait jamais ressenti. Envers lui. Le laissant avec encore plus de questions qu'il ne l'aurait voulu.

Mais Merlin ne lui laissa pas le choix. Il arriva près de lui, d'un pas de moins en moins sûr.

- Je...

- Merlin, l'arrêta-t-il dans l'espoir de donner un sens à ce que son cœur et sa raison lui disaient.

- Sir..., s'il vous plaît, écoutez-moi.

- Non, je crois en avoir assez entendu !

- Mais...

- Merlin !

Arthur se retourna et le voir fut pire que tout. Il semblait retenir ses larmes et ses yeux et joues étaient rouges. Le regard du prince se radoucit brusquement, surpris et contrit. Comment pouvait-il ne serait-ce qu'un instant penser que son serviteur, aussi sorcier soit-il, lui voudrait du mal quand la possibilité même qu'il ne lui pardonne pas le rendait aussi... faible. Ou serait-ce la peur de finir sur un bûcher. Quelque chose lui chuchota que non. Le silence se fit où il jugea que fuir la discussion n'était pas la bonne solution alors il soupira et s'adossa au muret, les bras croisés sur son torse puissant.

- Je t'ai entendu lors de notre première halte. Je savais que tu étais un sorcier. Et crois-moi que si j'avais voulu te dénoncer auprès de mon père, je l'aurais déjà fais. Non... Je voulais savoir pourquoi tu m'as menti et caché cela pendant toutes ses années... Mais ce que j'ai entendu m'a blessé, Merlin. Je ne te pensais pas aussi vil, pouvant croire une seule seconde que j'étais comme mon père.

Merlin détourna ses yeux parterre alors que les larmes coulèrent d'elles-mêmes. Était-ce de la culpabilité ? Arthur ne voyait que cela.

- Cependant, je me rends compte que s'il n'y avait eu personne et si c'était à moi que s'étaient adressés ses mots... Je t'aurais répondu que tu n'es qu'un idiot. Un triple idiot de serviteur. Car moi aussi je mourrais de douleur si quoi que se soit devait t'arriver. Merlin, je suis flatté par tes mots même s'il tombe au mauvais moment et que tu me connais si bien, j'ai la rancune tenace.

Son serviteur releva brusquement la tête, la bouche grande ouverte. Un sourire éclatant s'étendit et tous ceux qui l'auraient vu, l'auraient trouvé magnifique. Arthur se rapprocha, sentant dans son cœur une pointe d'adrénaline le saisir. Il avait soudain envie de prendre le jeune homme et de ne plus jamais le relâcher.

- Viens-là, fit-il en l'enserrant dans ses bras.

Merlin en profita tant qu'il put. Et ces larmes doublèrent. Arthur sentit ses bras se refermer autour de sa taille et il eut soudain cette sensation... comme un manque... Il se demanda pourquoi il avait tant attendu avant de faire cela. Parce que là... il se sentait bien. Tellement bien. Trop bien peut-être.

- Je t'interdis, à l'avenir, murmura le blond à son oreille, de penser à la place de ton prince.

- Sir... vous n'arriverez jamais à penser seul, rit le brun sous ses sanglots. C'est bien trop dur pour vous.

Arthur le repoussa pour prendre son cou entre ses mains.

- Merlin, n'abuse pas ! Je te signale que je peux te faire jeter au bûcher à tout moment, maintenant !

Il passa un pouce sur ses gouttes qui perlaient son visage. Ce geste le troubla plus qu'il ne l'aurait voulu et son regard dévia inévitablement sur ses lèvres. Ce ne fut que quelques millisecondes mais cela lui fit peur. Il se rendit compte alors, combien il était vraiment trop bien... Il baffa doucement son serviteur et s'exclama :

- Et sèches tes larmes, tu n'es pas un bébé ! Sorcier ou pas, tu restes mien. Quand je serais roi, cela ne sera plus un problème.

- Je le sais, murmura Merlin alors qu'Arthur le contournait par la droite pour reprendre la porte d'où ils arrivaient.

- Viens, tu as beaucoup de choses à m'expliquer, à moi et aussi à ses... visiteurs du futur.


4ème jour.


Ils étaient à nouveau réunis dans l'atelier et les explications étaient finies. La nuit était tombée sans même qu'ils ne le remarquent. Les « visiteurs » étaient estomaqués par la vie de Merlin et ce dernier et Gaius par la leur. Arthur, lui, pour les deux. Comment avait-il pu passer à côté de tant de choses de l'homme qu'il considérait comme son meilleur ami et surtout qui vivait à ses côté depuis si longtemps. Dans la petite pièce éclairée par quelques bougies et le feu de la cheminée, Arthur et Merlin étaient assis sur le lit de Gaius alors que Neville, Severus, Ron et Blaise avaient repris place sur les chaises de la table. Harry était resté près de la porte sans piper mot, les bras croisés, les laissant conter son histoire alors que Draco se tenait de l'autre côté, contre la porte de la chambre de Merlin. Gaius était le seul affairé près de la bibliothèque.

- Voilà ! S'écria-t-il enfin. Quand vous avez prononcé ce nom... comment c'est déjà ? Ah oui, Poudlard. C'est juste là, regardez !

La curiosité les prit tous.

- Il est raconté qu'un jour, un homme venant de Poudlard viendrait à Camelot pour accomplir un miracle et ainsi sauver Albion.

- Un homme ? Pourquoi sommes-nous six alors ?

Gaius les regarda légèrement avant d'émettre la conclusion la plus plausible pour lui :

- Dommage collatéraux ?

Severus soupira.

- Tout ça ne me plaît pas du tout.

- Alors, fit Neville, l'un d'entre nous doit faire quelque chose afin que nous puissions rentrer ? Sans cela la porte restera fermée.

- Oui... mais quoi ? S'exclama Ron.

- Et qui ? Fit Blaise.

- Nous savons déjà que ce n'est pas moi, sinon la porte ne se serait pas rouverte quand je suis arrivé la première fois !

D'un même geste, ils se retournèrent vers Harry. Il écarquilla les yeux et mit ses mains devant lui comme pris en faute.

- Ne me regardez pas ainsi ! Je ne peux être l'acteur de deux prophéties différentes !

- Par quel miracle ? Demanda Arthur, le seul n'y connaissant rien à la magie.

- Ce...

Malfoy émit un rictus qui arrêta Harry et lui fit froncer les sourcils.

- Ce serait totalement injuste.

- Mais pas impossible. Fit Zabini.

- Je refuse d'y croire !

Malfoy pouffa encore et il plissa les yeux.

- Tu as quelque chose à dire, serpent ?

Il le toisa de haut en bas avec un certain dégoût qui fit frissonner Harry. Il eut envie de le frapper sans autre mesure. Il dut se faire violence pour ne pas bouger de là où il était ni même sortir sa baguette.

- Fais ce que tu dois faire Potter, que l'on puisse quitter cet endroit avant de se quitter définitivement.

- Pourquoi ? Tu as enfin décidé à crever ? Non, ce serait trop beau pour être vrai, voyons.

- Non, Potter, mais je rappellerais à ta grande intelligence de moineau et ton esprit lent qu'il ne nous reste qu'une semaine puis je ne te reverrai plus ta sale face.

Harry serra la mâchoire. Il ne sut pourquoi mais son cœur se serra. C'était vrai. Une semaine et il disparaîtrait de sa vie. Plus de Malfoy, plus de lien de haine. Oui... c'était une bien triste et morne vie qui l'attendait par la suite.

- Bien ! S'exclama le prince. Il se fait tard. Je vous ai fait préparer des chambres où vous dormirez à deux. Désolé, mais vous vous contenterez de ce confort, je ne peux faire plus. Allons-nous coucher avant que ses deux là ne se provoquent en duel ou pire... décident d'en venir à la magie aux yeux de tous.

Ils acquiescèrent tous. Arthur et Merlin les conduisirent à leur chambre. Harry et Ron, Blaise et Draco et Neville et Severus ensembles. Les chambres étaient grandes. Aussi grandes que les dortoirs de Poudlard sauf qu'elles n'étaient faîtes que pour deux. C'était plus qui ne fallait pour les visiteurs. Après avoir dormi deux nuits durant à même le sol, un bon lit ne leur ferait pas de mal. Puis Merlin ramena Arthur dans sa chambre où ce dernier s'affala rapidement, exténué par tant de révélations.

- Tu as vu ça ? Harry et Draco semblent se haïr à un tel point que je me demande si cela ne cache pas quelque chose. Je ne comprends pas comment ils ne se soient pas entre-tués depuis le temps.

- Oui, rit Merlin en se baissant pour ôter les bottes de son prince. Ses amis disent qu'ils auraient un lien qui leur ferait tout exploser s'ils venaient à se haïr trop fort. C'est étrange... Un lien de haine... Je n'ai jamais entendu cela auparavant.

- Eh bien, soupira-t-il en s'étirant. Il faudra faire attention avec eux. Et éviter qu'ils se croisent le plus souvent si possible.

- En effet, Sir. Vous voyez quand vous voulez, votre cerveau travaille.

Arthur prit son coussin et lui assena un grand coup.

- Aïe ! Vous avez réellement un problème avec les coussins ! Rit Merlin.

Il se releva et commença à déboutonner sa chemise. Mais soudain, Arthur attrapa ses mains dans les siennes et murmura :

- Merlin. Je crois … Je pense me changer seul... Cette nuit. Tu es aussi épuisé que nous. Rentre vite te coucher.

Merlin fronça les sourcils.

- Vous... n'avez plus confiance en moi ?

- Ne dit pas de bêtise, Merlin... Non, c'est plutôt en moi que je n'ai plus confiance.

- Comment ça ?

- Pas ce soir Merlin, rentre et dépêche-toi de te mettre au lit. Nous avons une dure journée demain. Il faudra que l'on aille à la chasse, tout en donnant à ses visiteurs des tâches pour qu'ils ne retiennent l'attention de personne. En aucun cas mon père... s'il venait à savoir... Nous sommes tous morts !

Le serviteur ne fit en amont aucun geste, triste et déçu. Malgré le fait qu'Arthur avait voulu détourné la conversation, il n'en restait pas moins inquiet. Le prince ne lui faisait plus confiance. Il ne voulait plus qu'il le touche... Puis il se releva et se courba.

- Bien, bonne nuit Arthur.

- Bonne nuit, Merlin !

Alors que la porte se referma, Arthur se laissa aller expirant bruyamment. Il passa un main sur son cœur qui battait anormalement. Pourquoi ? Il remercia le ciel que Merlin n'ait rien vu. Il se déshabilla et s'allongea mais le sommeil ne vint pas. Non, il pensait et repensait à tout ce qu'il avait vécu à ce jour et depuis l'arrivée des visiteurs du futur. A côté de ça, l'étrange créature qu'il avait vaincue il y a quatre jours n'était rien. Comment en était-il arrivé... à apprécié autant le fait que Merlin et lui soit devenu encore plus proche depuis que la vérité avait éclaté ? Comment pouvait-il traduire cette étrange douleur quand il devait se retenir de ne pas le prendre dans ses bras ? Il écarquilla les yeux... Non ? Cela ne pouvait être ça ?

Merlin grogna dans son lit, les bras croisés sous sa tête et le regard fixe sur le plafond. C'était en lui qu'il n'avait pas confiance ? Était-ce la vérité ou seulement un moyen de l'envoyer plus rapidement hors de sa chambre ? Pourquoi ne pas l'avoir laissé faire comme à son habitude. Comme il le faisait chaque soir depuis toutes ses années de bons et loyaux service. Bon, peut-être pas bons. Il était vrai qu'il avait longuement abusé de la confiance de son prince... Et joué au pire serviteur du monde afin qu'aucun soupçon ne s'égare dans ses yeux. Mais là, il n'y avait pas de doute. Il n'avait plus confiance en lui. Ou alors... s'est-il juste blessé ? Une vilaine marque qu'il ne souhaitait pas lui montrer. Mais Merlin désespéra. Cela ne pouvait être ça. Il connaissait chaque détail de sa peau. Il rougit, se tourna et se retourna dans son lit. Comment connaissait-il aussi bien son corps ? C'était étrange.

Ron regardait son ami dans le noir en se demandant si Blaise et lui ne se trompaient pas. Cela faisait des mois que la trêve avait été scellée. Des mois qu'ils avaient tout fait pour qu'ils soient amis mais il n'y avait aucune trace d'un quelconque progrès. Au contraire, les deux semblaient chuter de plus en plus vers la violence et la haine. Ce lien devenait de plus en plus fort. Devaient-ils changer de stratégie ? Et commencer à prévoir la possibilité de le détruire ? Y arriveraient-ils seulement ? Parce que si c'était ça... S'ils ne se trompaient pas... Ce serait impossible pour eux de le détruire.

Harry voyait des Malfoy à travers sa fenêtre, la colère bouillonnant dans ses veines. Il l'accusait encore et toujours de tous les maux sur Terre. A croire qu'Harry Potter était le maître dans l'art de se foutre dans la merde. Le brun se calma en pensant à ses propres mots. Et si c'était vraiment lui qui les avait tous entraîné ici ? Comment les ramener maintenant ?

Le blond souffrait de ses pensées sur Potter, sachant qu'il avait encore laissé la colère prendre le dessus. Son père devait se retourner dans sa tombe. Cache tes sentiments, Draco. Ne les laisse jamais faire de toi ce que tu ne veux pas être. Il fallait qu'il se concentre assez pour faire abstraction de ce maudit Potter. Mais c'était impossible. Pire depuis qu'il y avait ce lien. Encore de la faute de ce Griffondor au bulbe rachidien écourté. Comment s'empêcher de penser à lui maintenant qu'ils étaient tous les deux obligés de se côtoyer. Et il devait rester prêt de lui pour être sûr de faire partie du voyage de retour. Hors de question qu'il reste dans ce monde anti-magie.

Blaise sur le lit d'à côté souriait en se voyant coincé ici avec Ron et commença à échafauder un tout nouveau plan pour le mettre dans son lit. Pas qu'il avait des sentiments à son égard, mais il n'avait jamais dit non à un corps aussi bien fait que le sien. Et sa toute nouvelle lubie le faisait s'exciter tout seul. Ce serait un triple trophée ! Ex-ennemi, Griffondor et surtout hétéro ! Ensuite il s'occuperait de tous les hommes qu'il voudrait ici. Allons, ce n'est pas parce qu'il n'était plus à Poudlard qu'il devait se laisser aller.

Severus regardait le dos de Neville en se demandant à quel moment les choses avaient changé. À quel moment lui avait changé. Quand est-ce qu'il était devenu si... puissant à la barbe et au nez de tout ce qui le traitait de Cracmol. Il avait l'impression de voir en lui, toute la sagesse de Dumbledore, la témérité et le courage d'Harry Potter et la puissance de Merlin. Ou n'était-ce que le fruit de son imagination ?

Enfin, Neville avait les yeux grands ouverts mais n'osait bouger de peur de se faire remarquer par l'impressionnant Severus Rogue. Son sourire ne voulait disparaître. Il était au temps de Merlin. Il était sûr d'avoir tant de choses à apprendre ici. Il ne comprenait pas comment tous pouvait passer à côté de ça. Pourquoi voulaient-ils rentrer aussi vite ? A part le fait qu'ils finiraient tous sur le bûcher s'ils ne faisaient pas attention à leur pouvoir magique, il n'y avait pas à s'inquiéter, non ? Il remercia l'armoire de ne pas leur avoir ouvert la porte. Car il se sentait plus qu'à sa place ici...

De tous, le seul qui dormait comme un loir ce soir-là fut Gaius déjà dans les pays des limbes. Pour les autres, ce fut tourments, grandes décisions ou revirements mais surtout de douteuses et inévitables pensées. Et quand chacun d'eux ferma les yeux, l'aube se levait.


5ème jour.


Merlin pénétra la chambre d'Arthur, un plateau à la main. Il le déposa délicatement sur la table et s'enquit de ramasser les vêtements à terre du prince. Il fit un brin de ménage puis ouvrit les lourds rideaux de la fenêtre, provoquant un grognement chez son prince. Ce dernier prit son coussin et l'apposa sur sa tête avec force dans l'espoir de retrouver le noir de sa courte nuit.

- Merlin ! Non, encore dix minutes, s'il te plaît.

- Mais, Arthur, il va être midi !

Le blond ouvrit brusquement les yeux et se redressa comme un piquet, jetant par cela son coussin bien loin du lit.

- Tu plaisantes, j'espère ? Pourquoi ne m'as-tu pas réveillé ?

- Je viens de le faire ! Mais bon dieu, qu'avez-vous contre les oreillers !? Rit Merlin en le ramassant.

Arthur plissa les yeux face aux traces du réveil sûrement tout juste de son serviteur.

- Non ! Tu viens de te réveiller ! Mais quelle incroyable stupidité, tu fais.

- Hé ! Je vous signale que vous êtes toujours au lit !

- Cela ne serait pas arrivé si tu l'avais fait plus tôt ! Idiot ! Que va penser mon père dorénavant ? Que je ne suis qu'un stupide tire-au-flanc. Je devrais te punir pour cela !

Merlin soupira mais sourit doucement. Finalement peut-être que les choses n'avaient pas changé. Il s'était inquiété pour rien.

- J'ai préparé votre bain et reprisé vos vêtements. Votre repas est juste sur la table. Commencez par cela pour éviter qu'il ne refroidisse.

- Ne pourrais-tu pas lui demander de rester chaud pendant que je me lave ?

Merlin se mordit la lèvre.

- Euh, ce n'est pas conseillé, Sir... Gaius ne veut pas que j'utilise mes pouvoirs à tord et à travers. De plus... si quelqu'un entrait...

- Merlin, ce n'est qu'un repas chaud, qui aurait des doutes ?

Mais le serviteur ne voulait pas abuser de ses pouvoirs. Devant l'air quémandeur d'Arthur, il ne put que se résigner. Depuis quand ce dernier avait-il des yeux qui brillaient autant ?

- Soit, je le laisserais chaud. Allez vite vous laver.

Arthur sourit satisfait et se leva, sortant de ses couvertures. Merlin commença son rangement en gardant un œil sur Arthur. Celui-ci partit derrière la cache et se déshabilla afin de rentrer dans l'eau. Dès qu'il fut confortablement installé, surmonté d'un soupir de bien être, il rit légèrement.

- Des fois, dit-il plus fort, j'aurais maintenant juré que tu eus fait exprès de laisser l'eau froide uniquement pour te venger.

- C'est vrai ! Je l'eus fait, c'était jouissif que de vous entendre vous plaindre et grelotter.

- Merlin ! S'exclama Arthur en riant un peu plus. Je devrais te jeter au pilori juste pour avoir dit ça !

- Mais vous ne le ferez pas !

- Et pourquoi cela ?

- Et bien ! Vous m'aimez bien trop ! Rit Merlin en pliant le linge d'Arthur.

Il s'arrêta devant le silence du prince. Il posa le vêtement dans l'armoire en la refermant.

- Sir ?

Mais le silence lui répondit encore. Inquiet, Merlin s'approcha lentement du pan de tissus.

- Sir ? Répéta-t-il alors qu'il posait une main dessus.

- Quoi ? Ah oui... Euh... Tu peux me passer mes vêtements, s'il te plaît... J'en ai fini.

- Très bien, fit Merlin en retournant sur le lit.

Il prit ses vêtements et les plaça sur le haut de la barrière. Si Arthur ne voulait pas qu'il le voit, alors il ne devait pas le voir, il devait avoir une bonne raison. Autant ne pas chercher plus. Puis il se tourna vers la sortie.

- Je m'en vais m'occuper des autres.

- Merlin ! S'exclama Arthur en passant sa tête et son buste dans son champ de vision.

Tout à coup, le brun eut un brusque coup de chaud. Pourtant il l'avait souvent vu ainsi. Mais aujourd'hui quelque chose avait changé. Après toutes ses réflexions, il n'avait toujours pas mis le mot juste à ses sentiments qui l'oppressaient. Surtout quand ses yeux se faisaient violence pour ne pas se poser sur sa musculature, ses gouttes glissantes, ses lèvres charnues...

- Ne les laisse pas se servir de toi. Tant que nous ne saurons rien de leur « tâche », il faut qu'il travaille ici pour ne pas éveiller les soupçons de mon père. Demande à Gaius de leur donner des choses à faire. Et préviens Severus et Harry que je les amène à la chasse. L'hiver s'en vient. Nous en feront de plus en plus.

- Pourquoi eux ? Émit Merlin dans un souffle.

- Parce que Severus est assez robuste, il me semble grand et fort, et je ne peux laisser Harry près de Draco. C'est trop de dangereux. Harry est décidé, cela se voit qu'il fera sans se poser de question tout ce que je lui demande. Draco semble bien loin d'être aussi... manuel.

- Bien, Sir. Autre chose ?

- Assure-toi que mon père ait des réponses à ses questions si toute fois il venait à les poser.

- Ce sera fait... Murmura-t-il.

Arthur fronça les sourcils.

- Qui a-t-il ?

- Oh, non ! Ri-rien, tout va bien.

Il s'éclipsa rapidement et à peine ferma-t-il la porte qu'il détala le plus loin possible de cet enfer. Mais que lui prenait-il ? Vraiment ? Avait-il... peur de son prince maintenant qu'il savait tout ? Non, ce n'était pas ça... Il valait mieux pour tous qu'il n'y pense pas. Il arriva dans la chambre d'Harry et Ron mais ceux-ci n'étaient pas là. Ce n'était pas bon. Il aurait dû précisé aux visiteurs de rester en chambre. En même temps, il pensait être le premier levé comme d'habitude. Il frappa dans la chambre d'en face et on lui permit d'entrer. Merlin pénétra la pièce. Draco et Blaise étaient assis sur le lit de ce dernier et se tournèrent vers le nouvel arrivant.

- Bonjour.

- Salut, bien dormi ?

- On ne peut mieux. Fit Draco. Surtout dans un lit et pas dans une forêt froide et bien contraignante.

- Oui, rit Merlin, question d'habitude.

- Parce que toi, tu l'es ?

- Assez oui. Vous avez mangé ?

- Non, Mr Potter et Mr Weasley sont allés nous chercher de quoi manger, paraîtrait-il, fit Severus en entrant dans la pièce.

Neville juste derrière ses pas semblait perturbé mais son visage s'illumina quand il fit un coucou de la main à Merlin. L'enchanteur se retourna vers eux et dit bonjour à Neville avant de froncer les sourcils envers le professeur.

- Que vous ai-je dit sur les prénoms ? Forcez-vous à utiliser les prénoms.

Puis il se radoucit en ajoutant :

- Ce n'est pas prudent du tout mais je comprends. Je suis désolé de n'avoir été là à votre réveil. Vous souhaitez sûrement prendre un bain et vous changer. Vous devez vous changer ! Et mettre des habits plus de notre époque. Je vous apporte cela. Severus, Arthur voulez que vous l'accompagnez à la chasse avec Harry.

- Pourquoi lui ? S'exclama Draco en plissant les yeux.

- Draco, ça suffit ! S'en mêla son ami. Arthur a raison. Plus vous vous tenez éloignés tous les deux, mieux se saura pour nous tous ! Et je ne crois pas que la chasse soit un véritable plaisir pour toi. Non ?

Le blond grogna pour la forme mais ne dit rien. Il n'aimait pas ça du tout quand même. Que son parrain aille à la chasse bien sûr. Pas Potter voyons !

- Bien Merlin, nous irons. Fit Severus.

- Pour les autres, Gaius vous donnera une ou deux tâches à faire selon vos qualités et capacités, après manger. Préparez-vous, il n'est pas tendre, rit Merlin.

- Bon, les gars, désolé mais pour nous, c'est chou blanc. S'exclama Harry à la porte. Tiens Merlin. Salut. Tu ne pourrais pas nous indiquer les cuisines s'il te plaît ?

- Oui, venez.

Après qu'ils aient mangé et changé de vêtements, ils se séparèrent. Merlin emporta Harry et Severus et le reste se dirigea vers les appartements de Gaius. Merlin les emmena dans les écuries où les attendaient Arthur, Lancelot et Gauvain.

- Ah ! Vous voilà, nous étions sur le point de partir.

- Désolé, Arthur. Cependant, j'ai pu remarquer que vous avez enfilé votre armure seul, je suis fier de vous.

- Idiot, soupira Arthur. Venez, nous y allons.

Lancelot apporta deux chevaux qu'il tendit à Severus et Harry. Ce dernier grimpa aisément alors que Severus était un peu moins sûr de lui.

- Merlin, ton cheval est rentré. Essaye par pitié de le garder cette fois-ci. Ou je te laisse rentrer en courant derrière nous.

Merlin sourit. Il voudrait mieux. Il ne savait pas que feraient ses étranges sentiments s'il se retrouvait une nouvelle fois derrière lui. La petite bande s'éclipsa rapidement au rythme du galop.


5ème jour.


- Bon, s'exclama Gaius. Apparemment, Neville tu es plutôt fort avec les plantes. Alors j'ai une petite liste pour toi. Tu crois que tu pourrais...

- C'est comme si c'était fait ! J'y vais de ce pas.

- Draco ?

Le blond qui avait le bras croisés sur son torse le toisa, l'obligeant à comprendre qu'il ne comptait pas faire quelque chose de physique.

- J'ai ici quelques bouquins dont je n'ai pas poussé la lecture, peut-être pourrais-tu les feuilleter pour apprendre plus sur cette fameuse mission qui vous a conduit jusqu'ici ?

- Bien, dit Draco en s'asseyant sur une chaise.

Il prit les bouquins commença sa lecture sans plus ni moins. Il ne souhaitait pas que Gaius pense qu'il pourrait faire autre chose. Il n'était pas un domestique après tout, et ne le serait pas ici non plus.

- Blaise et Ron, vous allez m'aider à mettre toutes ses mixtures dans les fioles puis nous irons les distribuer.

- Ça marche ! Fit Blaise avec entrain et Ron hocha la tête.

Ils s'affairèrent pendant plusieurs minutes. Draco finissait déjà de lire le premier tome et bien qu'il ne l'avouerait jamais à personne, il était aux anges. Jamais il n'avait lu pareille chose. Un livre de magie aux sorts bien complexes et qui pourtant étaient si facile à comprendre. De la magie sans baguette. Il adorait ça. Il releva la tête et regarda sa paume ouverte dans sa main. Une boule de lumière apparut et il sourit hébété. C'était fantastique. Peut-être que cet endroit risquait fort de lui plaire finalement. S'il pouvait rentrer avec toutes ses connaissances, il deviendrait sûrement un sorcier extrêmement puissant. Il pourrait même devenir inventeur au Ministère de la Magie. Si tant est que le ministère veuille bien de lui.

Il l'éteint vite se rappelant qu'il ne devait en aucun cas pratiquer de magie, tant qu'il était dans ce monde. En tout cas, pas aux yeux de tous. Il parcourut la fin du livre, se jurant de tester tous les sorts qu'il venait de lire, et de les connaître sur le bout des doigts. Cependant, il ne lui dit pas grand-chose à propos de visiteurs venus du futur. Alors le blond passa à un autre.

Soudain, il arrêta tout mouvement et regarda par la seule semi fenêtre de la pièce. Il se leva et fronça les sourcils, dehors, il n'y avait rien. Pas même un oiseau qui vole. Il avait comme... Un mauvais pressentiment. Et puis cette douleur qui commençait à le prendre. Il posa une main sur son épaule sans comprendre. Une crampe, peut-être ? Non... Il avait cette impression que ce n'était pas lui qui avait mal... A force d'être resté bloquer dessus, il attira l'attention des autres. Blaise se rapprocha et pose une main sur l'épaule de son ami qui sursauta.

- Draco ? Que se passe-t-il ?

- Je ne sais pas... J'ai soudainement mal...

- Mal ? Où ça ? S'inquiéta son meilleur ami.

- A l'épaule... Et j'ai comme un bourdonnement dans l'oreille.

Les trois autres se regardèrent sans comprendre. Mais Draco ne quittait plus la fenêtre des yeux, les sourcils froncés. Si ce n'était pas lui qui avait mal, ce serait-ce possible que ce soit... ?