Chapitre 4 : Les choses changent.


5ème jour.


Neville regarda longuement sa liste d'un air sûr. Il était certain de connaître la plupart des plantes inscrites sur le bout de papier. Il se releva et regarda tout autour de lui. Il s'avança de plusieurs mètres et espéra ne pas se perdre. Il se pencha à nouveau et déterra la plante pour la mettre dans le petit sac que lui avait prêté Gaius avant de partir. Il fit le tour d'un gros arbre avant d'apercevoir une autre plante un peu plus loin, près d'un bosquet. Il prit son temps, il n'avait pas envie de rentrer tout de suite. Il aimait cet endroit. Il aimait Camelot. Il aimait ce temps. Il avait peur que tout s'arrête brusquement. Qu'ils trouvent un moyen de rentrer et que d'un coup, lui ne puisse plus revenir.

Quand il ne fut plus qu'à quelques mètres de la touffe de plante et d'arbuste, une bête surgit brusquement entre lui et la plante dont il avait besoin. Neville se stoppa immédiatement avec un sursaut. C'était un loup noir et gris qui lui montra immédiatement les crocs. Il avait la taille d'un chien, Neville comprit qu'il n'avait pas plus de six à sept mois. Ces yeux étaient magnifiques, d'un bleu intense qui lui fit penser au ciel sans nuage et qui l'hypnotisa pendant plusieurs minutes. Puis, le jeune Griffondor avança lentement la main devant lui, lui montra sa paume et commença à se pencher. Il posa un genou à terre et murmura :

- Salut, petit gars. Eh... Tu vas pas me manger, n'est-ce pas ? Regarde, je n'ai que la peau sur les os, tu ne tireras rien de moi.

Le loup le regarda un instant avant de japper dangereusement. Il grogna encore mais Neville n'en démordit pas. Il resta là, la main tendue vers lui sans bouger d'un poil.

- Alors... Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

Le loup le scruta un moment, il fléchit les pattes lentement, la gueule toujours menaçante puis avança vers lui. De son côté, Neville le laissa s'approcher même s'il avait de plus en plus l'impression de ne pas faire le bon choix face à ses crocs acérées. Il avait envie de repartir de là avec tous ses doigts... Ou juste repartir de là, tout court. Cependant, quand le loup ne fut plus qu'à quelques centimètres de lui, il renifla longuement la main du Griffondor avant de se glisser dessus. Neville sourit et commença à lui grattouiller la tête alors que le loup s'asseyait à ses côtés.

Le brun aurait tellement voulu que ses amis voient cela. Il était sûr et certain qu'ils auraient apprécié. Neville avait lui aussi commencé à s'essouffler avec le temps. Le manque de situation inextricable l'avait conduit à flâner longtemps dans les couloirs de Poudlard quand la nuit venait. Et c'est un jour complètement par hasard qu'il fit la connaissance de cette armoire. Il avait comme été attiré par elle. Perturbé, il avait alors inconsciemment ouvert les portes et c'est ce monde qu'il avait vu. Comment et pourquoi ? Il ne pourrait le dire. Ce bref interlude entre sa vie et la sienne ne le bouleverserait pas s'il durait dix, vingt ou cinquante ans. Déjà cinq jours qu'il était ici et il s'y sentait à sa place. Même plus qu'à sa place.

Le loup poussa de son museau la sacoche.

- Oh, je suis désolé pour toi, petit loup, mais il n'y a rien dedans qui t'intéresse vraiment.

Mais le loup renifla longuement l'odeur avant de partir en courant. Neville ramassa la plante rapidement et le suivit. Le loup reniflait à terre avant de s'arrêter devant une des plantes qu'il avait ramassées.

- Oh, s'exclama Neville. Eh bien ! Je pense que nous irons beaucoup plus vite, ainsi. Merci, mon brave.

Pendant une heure durant, le jeune homme ramassait des nouvelles plantes et le loup trouvait rapidement les autres. Ainsi, il revint avec beaucoup plus qu'il ne l'aurait souhaité. Il espéra que Gaius serait heureux.

- Merci, étrange petit bonhomme. Il faut que je rentre maintenant. Ce fut un plaisir, j'espère que nous nous reverrons.

Il caressa une dernière fois entre ses oreilles et prit le chemin du retour. Au bout d'une toute petite minute, il regarda sur sa gauche et put voir le loup qui le suivait à ses pieds, la langue pendante.

- Non, non, tu ne peux me suivre. Je... Je ne sais comment les gens d'ici le prendront si...

Le loup le regarda avec une telle force que Neville soupira, confus.

- Bon, très bien...

Il reprit sa route, son loup emboîtant son pas.

- Comment vais-je te nommer alors ? Il te faut un nom, non ? Je suppose que ce n'est pas toi qui me le diras...

Le loup jappa.

- Ok... Voyons voir.

Tout en marchant, Neville contempla le loup. Son pelage noir et gris ainsi que ses grand yeux bleus. Il était vraiment magnifique.

- Ciel... Je vais t'appeler Ciel pour tes grands yeux de la même couleur. Ça te va ?

Le loup jappa encore.

- Tu es complètement dingue de t'attacher à moi. Mais tu sais, ça me va. J'aime les animaux. Allez, rentrons-vite que je te présente aux autres.


5ème jour.


Harry et Severus avait chevauché aux côtés de Merlin et Arthur et le Sauveur du monde sorcier n'avait pu s'empêcher de remarquer une certaine gêne entre le prince et son serviteur. Il cabra son cheval et poussa légèrement celui de Merlin, les faisant ralentir.

- Harry ? Qui-a-t-il ?

- Dis-moi. Arthur ? Est-il de confiance ?

Merlin fronça les sourcils.

- Pourquoi poses-tu cette question ? Vous êtes encore en vie, non ?

- Mais... Es-tu certain qu'il ne dira rien à personne, encore moins à son père ?

- Bien sûr que j'en suis sûr, émit Merlin dans un couinement indigné.

- D'accord... Mais pourquoi ?

Merlin ouvrit la bouche mais la referma bien vite. Il regarda la nuque de son roi, au-devant, se fichant du quelconque danger.

- Parce que... Finit-il par dire mais il ne termina pas, ne sachant pas quoi dire.

- Et pourtant, fit Harry en plissant les yeux, tu n'avais pas assez confiance en lui pour lui dire quoi que ce soit.

- J'étais dans l'erreur. Arthur... est quelqu'un de droit et de bon. Je crois te l'avoir déjà dis, je me mettrais entre lui et une flèche, s'il le fallait. J'ai confiance en lui, il ne dira rien. J'ai même l'impression que depuis qu'il sait ce que je suis, quelque chose en moi me fait l'aimer un peu plus.

Harry sourit malignement.

- Ah ? Serais-tu tombé amoureux de ton prince ?

- Non ! Non... L'aimer comme un frère. Car c'est ce qu'il est pour moi. Un frère ! Mon meilleur ami.

- Est-ce moi que tu veux convaincre ?

Merlin ne répondit pas car Harry avait émis le mot qui lui manquait... L'amour.

- Non, c'est... impossible. Je veux dire. J'ai confiance en lui.

- Tu sais, je suis aussi attiré par les hommes et ne me sens en aucun cas coupable de cela. Ce n'est pas une tare, même si je peux comprendre que ce qui te dérange le plus soit le fait qu'il soit ton prince... Et toi, un simple serviteur.

- Je me demande... Murmura Merlin en espérant détourner la conversation. Si les choses n'avaient été ainsi. Si vous n'aviez été là... Aurais-je eu le courage de tout lui avouer ?

- Ça malheureusement, je ne pourrais y répondre. Et je crois bien que tu ne le sauras jamais, alors ne te tracasse pas trop.

Merlin hocha la tête. Devant, Arthur fit arrêter son cheval et descendit. Tout le monde fit de même et ils les attachèrent rapidement.

- Tenez, prenez cela, fit Arthur en tendant un arc à Severus. Savez-vous vous en servir ?

Severus hocha la tête et prit l'arc à la grande surprise d'Harry. Ce dernier se tourna vers le prince et lui demanda :

- Et moi ? Qu'est-ce que je fais ?

Le sourire qu'il lui rendit ne lui dit rien qui vaille.

- Merlin, tu sais ce qu'il te reste à faire ?

Merlin soupira et hocha la tête.

- Je suis sûr que nous allons tomber sur un ours. Dit-il tout bas à son nouvel ami. Ce serait sa façon de se venger. Allez viens, Harry.

- Se venger ? Prit peur le Griffondor. Comment ça, se venger ?

Il se laissa guider à travers les bois par Merlin et celui-ci rit en lui disant qu'il avait la fâcheuse manie de jouer au mauvais serviteur ce qui provoqua l'hilarité de l'élu. Puis sournoisement, il remua le couteau dans la plaie en s'exclamant :

- Tu vois, vous n'êtes pas encore ensembles mais vous vous amusez déjà à des jeux sexuels.

Merlin rougit jusqu'aux oreilles.

- Ne dit pas n'importe quoi, s'il te plaît. Bien, le seul but de ma venue habituellement, c'est soit pour faire l'appât soit le gardien.

- Un gardien ?

- Oui, quand la traque a commencé, les bêtes courent habituellement dans le sens opposé du demi-cercle qu'il forme et moi je suis là pour le rabattre vers les chasseurs.

- Oh, j'ai compris. N'est-ce pas un peu dangereux ? Nous allons faire une sorte de bouclier.

- Oui, et ce n'est point plaisant... J'ai du mal à ne pas en ressortir couvert de blessure ou de boue. Allons dépêchons-nous, je crois que ça a commencé.

Le brun se demanda comment il l'avait su mais il n'osa parler. Merlin et lui se cachèrent de chaque côté derrière un arbre. Et en effet, ils entendirent les lourds pas de la bête se rameuter vers eux. Il suivit le mouvement de Merlin quand celui-ci sortit de l'ombre de l'arbre pour faire faire demi-tour à l'animal et bien sûr, sans grande surprise pour Merlin, il tomba sur un ours. Des flèches étaient plantées sur ses flancs mais il ne semblait pas plus affecté qu'un aiguille pour les humains.

Celui-ci au lieu de faire demi-tour fonça sur eux. Merlin comme à son habitude sauta sur le côté pour l'éviter mais Harry qui n'avait pas prévu le coup se fit rentrer dedans violemment et tomba au sol.

- Harry ! Cria Merlin, s'en voulant de ne l'avoir prévenu.

Le brun gémit, se tenant l'épaule douloureuse. Il était certain de se l'être déboîté. Mais au lieu de s'apitoyer, il se releva et fonça dans un arbre pour la remettre en place dans un cri étouffé. Merlin le laissa faire, incrédule et impressionné. Puis le brun se retourna pour voir la bête s'éloigner. Il se mit alors à courir vers elle et sauta sur un arbre.

- Harry ? Mais que fais-tu ?

- Eh bien ! Ce pourquoi nous sommes-là. Je vais la ramener ne t'inquiète pas !

- Non, n'y vas pas !

Merlin voulut le suivre mais le visiteur avait déjà grimpé l'arbre. Il sauta habilement sur une branche et rejoint un autre arbre. Ainsi de suite, il enchaîna les arbres et remercia cette forêt qu'il soit assez rapproché. Enfin, il arriva au-dessus de la bête sortit sa dague. Il sauta sur une branche se balançant et atterrit sur le dos de l'ours. Enfin, il enfonça la dague pile poil entre les deux oreilles de la bête. Celle-ci hurla et s'effondra. Harry complètement essoufflé se laissa glisser sur le côté et sauta. Il regarda l'immense ours en écarquillant les yeux. Était-ce lui qui venait de faire ça ?

- Harry, cria Merlin.

Il courrait suivi de près d'Arthur et ses chevaliers ainsi que Severus qui l'avaient facilement rattrapé. Ainsi, ils avaient tous pu assister à l'exploit du brun alors que celui-ci avait le cœur encore battant, ne sachant pas du tout la force qui l'avait habité l'espace de quelques minutes. Ce qu'il venait de faire... C'était presque instinctif. Grimper aux arbres, il avait compris, ce n'était dû que grâce aux jeux avec Ron mais ensuite...

Il regarda longuement la dague encore dans l'ours et grimpa sur sa patte avant pour l'ôter d'un coup sec. Cela lui rappela sa blessure et il grimaça de douleur. Enfin, l'équipe le rejoint et Severus fut le seul à être vraiment surpris par sa prouesse. Les autres étaient tout sourire.

- Eh bien ! Je savais que c'était une bonne idée de t'amener, mais je ne voyais pas autant !

- Oh, mais Ron aurait pu faire de même, sourit Harry même s'il n'en était pas certain.

Il venait de tuer une bête de sang-froid. Sans même une once de culpabilité. Comment cela se faisait-il ?

- Mon peuple mangera copieusement ce soir ! Tout ça grâce à toi Harry ! Je ne sais comment te remercier.

Oui, c'était peut-être pour ça. Il savait qu'il ne l'avait pas tué pour rien. Harry s'en convainc et sourit en lui assurant que ce n'était rien. Il remarqua que son ancien professeur avait des questions qui lui brûlaient les lèvres et avant qu'il ne vienne vers lui, il commença à aider les chevaliers à accrocher la bête avec des cordes sur tous les chevaux. Puis la chasse reprit.


5ème jour.


- Et là, on voit Merlin qui détale en courant avec derrière lui, un cerf qui charge. Si vous aviez vu sa tête.

Tout le monde éclata de rire, même le concerné et Severus eut un petit sourire. Le soir était arrivé. Autour de la grande table, Arthur était en bout à sa droite et gauche Gaius et Merlin. A côté de ce dernier Neville, Severus et Draco. Et du côté de Gaius, Harry, Ron et Blaise. Ils étaient dans une grande salle à manger où Léon, Perceval, Lancelot et Gauvain gardaient les portes. Les deux derniers avaient un sourire aux lèvres en se remémorant la scène.

Neville profita de l'agitation, prit discrètement son assiette et la posa au sol. Son tout nouveau loup de compagnie avala avec joie le morceau d'ours mais couina sur les légumes présents. Neville fronça les sourcils et murmura :

- Ce n'est pas bien ! Tu ne deviendras pas un loup grand et fort si tu ne manges pas tout !

Quand il releva la tête, il remarqua que tous le regardaient avec de grands yeux étonnés avant de rire à nouveau. Neville rougit, pris sur le fait.

- Dis-moi, Neville, où l'as-tu trouvé ? Demanda Ron.

- Dans la forêt, répondit-il, et depuis, il ne souhaite plus me quitter.

- Oh ! C'est sympa ça et bien pratique. J'aurais bien voulu avoir un loup de compagnie aussi. Fit Arthur.

Le Griffondor haussa les épaules et récupéra son assiette.

- Que fait-on demain ? Demanda Harry, espérant une autre partie de chasse.

Il devait s'avouer que toute cette adrénaline, il y avait longtemps que cela lui avait manqué. Il referait ça tous les jours s'il le fallait.

- Nous avons entraînement. Veux-tu te joindre à nous ?

- Oh... Je ne sais pas... Je crois que ce n'est pas trop mon truc... Les épées, tout ça.

- Viens toujours, tu pourras juste regarder et si cela te plaît y participer. Vous pouvez tous venir d'ailleurs. Nous vous apprendrons sûrement quelques façons de venir à bout de n'importe quel d'entre nous.

Sur cette invitation, Arthur prit congé et Merlin le suivit, les gardes disparaissant à leur tour. Gaius se leva et s'inclina devant les autres en leur souhaitant bonne nuit. Un silence se fit...

- Alors, fit soudainement Ron. Que fait-on ?

- Comment ça ? demanda Neville.

- Ne devrions-nous pas retourner là-bas pour voir si la porte s'ouvre ?

Bizarrement aucun des six ne répondit. Ils ne se regardèrent pas non plus. Chacun avait pris goût à cet endroit. Et ce fut celui à qui on s'attendait le moins qui murmura :

- On pourrait... Peut-être attendre... et voir. Après tout, d'après Neville, peu importe le temps que nous passons ici, il n'y aura aucune conséquence sur notre vie de là-bas. Ce n'est pas si grave que ça...

Ils regardèrent, sauf Harry, le blond.

- Oui, tu as raison, appuya Blaise. De plus, nous avons quelque chose à accomplir ici avant de partir, non ? Alors attendons, si d'ici quelques jours rien n'est arrivé, nous retournerons près de la porte.

Ils acquiescèrent tous et chacun se leva pour débarrasser. Quand le brun voulut prendre son assiette, la douleur revient et il poussa un petit cri. Tous se tournèrent vers lui et il sourit difficilement.

- Ne vous inquiétez pas, je me suis juste fait un peu mal à l'épaule avec l'ours.

Ron plissa les yeux et se tourna vers Blaise. Les deux hochèrent d'un commun accord. Quand tout fut propre, Draco ayant un peu râlé de tout faire de façon moldu, ils se dirigèrent vers les chambres. Mais Ron s'éclipsa entraînant Blaise avec lui. Neville prévint qu'il allait chercher une potion pour la douleur chez Gaius et Severus le suivit. Harry se tendit immédiatement quand il remarqua qu'il ne restait plus que Malfoy et lui.

- Tu ne pouvais pas t'empêcher, n'est-ce pas ? Finit par dire Draco en ayant marre du silence pesant entre eux.

- De quoi ?

- De jouer au héros. Il fallait absolument que tu montres ici aussi que c'est toi... le grand héros de l'histoire.

-Tu délires complètement, mon pauvre. Tu sais très bien que c'est arrivé par accident. Parce que tout ce qui m'arrive n'est qu'une incroyable peau de banane posée au sol.

Malfoy le regarda sans comprendre et il évasa de la main.

- Expression moldue.

Ils arrivèrent devant leur porte mais Draco s'arrêta brusquement devant, la main sur la poignée et le brun qui s'apprêtait à entrer fut intrigué. Sans se retourner, le blond murmura si faiblement que l'élu avait cru le rêver :

- Ne meurs pas...

- Quoi ? Fit-il.

- Quand tu t'es fait mal à l'épaule. J'ai eu mal aussi. Je ne sais pas... jusqu'où va notre débile de lien et je n'ai pas envie de tester. Alors, ne meurs pas. Je ne veux pas mourir tout de suite.

Et il entra sans plus ni moins dans sa chambre. Harry resta estomaqué. Il pensait que ce qui leur arrivait été uniquement quand ils étaient tous les deux proches et en colère. Mais ça... C'était autre chose. Il avait ressenti sa douleur ? Ce qui voulait dire que c'était sûrement faisable dans l'autre sens. Mais comment ? Qu'était-ce fichu lien ? La main d'Harry se crispa sur la porte puis il la referma et entra dans la chambre de Draco. Le blond qui commençait à se déshabiller remit prestement son t-shirt.

- Que fais-tu ? De quel droit oses-tu ?

Mais Harry ne l'écouta pas et s'assit sur le lit de Zabini.

- Ça me tue de le dire, mais tu t'y connais bien mieux que moi au monde sorcier. Alors... Arrêtons de nous voiler la face. Nous devons trouver ce lien bizarre qui nous uni et le détruire. Est-ce que tu sais ce que ça peut être ?

- Si je le savais, Potter, ne croirais-tu pas que je l'aurais déjà éradiqué ? Cracha le blond.

- Oui, c'est vrai, fit Harry sans relever son ton désobligeant. Alors, combien de lien tel que le nôtre connais-tu ?

Malfoy comprit qu'il ne s'en irait pas tant qu'il n'aurait pas discuter comme deux hommes civilisés. Il s'assit en face de lui et croisa les bras.

- J'en connais quatre mais aucun d'eux n'est exact.

- Dis tout de même, histoire de pouvoir jouir d'avoir instruit le grand Harry Potter, comme tu aimes m'appeler.

- Je n'aime pas t'appeler ainsi Potter, tout ce qui fait toi me répugne.

- Bref, soupira Harry. Raconte.

Draco le regarda un instant, n'ayant pas aimé qu'il le détourne ainsi d'une énième dispute, comme si des deux, c'était lui le moins raisonnable. Il finit par dire, d'un ton calme :

- Il y a le lien des frères. On dit que deux frères d'armes peuvent se lier quand ils ont vécu un grand nombre de batailles ensembles.

- Comment ?

- Ils se coupent la paume et se serrent la main en récitant une phrase.

Harry hocha négativement la tête. Non, ils n'avaient jamais fait cela.

- Le lien du sang. Un parent peut offrir la vie de son fils à quelqu'un de sûr pour qu'il le protège, Mais les trois personnes doivent être présentes, et nous sommes tous deux sûrs et certains que cela n'est jamais arrivé. Et maintenant en tant qu'orphelins, nous sommes conscients que ça n'arrivera jamais. Le troisième lien que je connais est celui du mariage. Passons dessus, on conviendra que nous ne sommes pas mariés, et que même le plus puissant philtre d'amour n'arrivera à nous faire nous marier.

Le blond se tut et Harry repensa à toutes ses possibilités. Ce qui se rapprocherait le plus, était le deuxième. Était-ce possible que la mère du Serpentard ait fait cela dans leur dos ? En avait-elle seulement la possibilité ? Draco se leva et se dirigea vers la porte.

- Allez, va t'en maintenant.

- Attend, tu avais dit quatre.

- Je voulais dire trois.

- Tu mens. Pourquoi ne veux-tu pas le dire ?

- Parce que tu ne veux pas le savoir.

- Malfoy ! Fit Harry en se levant. Dis-moi.

- Non. Tu ne voudrais pas qu'on s'énerve, n'est pas, Potter ? Surtout pas ici, non ?

- Oh, non... Disons que je vais juste attendre patiemment jusqu'à ce que Blaise rentre et me le dise... Et pourquoi pas sur ton lit, tiens ?

Il se dirigea vers le lit du blond et s'installa tranquillement. Draco serra la mâchoire puis il fit :

- Le lien des âmes sœurs.

Harry le regarda et sa bouche s'ouvrit mais rien ne sortit.

- Je... ça existe réellement ça ? Je croyais que ce n'était qu'une légende.

- Oui, Potter, ça existe. Mais c'est impossible. Ne t'inquiète pas. Si nous l'étions réellement, nous aurions dû ressentir les effets à l'instant même où nous nous sommes croisés pour la première fois, soit il y a sept ans. Donc, tu vois. Toutes les possibilités que je connaisse ne sont pas du tout les bonnes.

Harry hocha et décida qu'il était temps de partir. Il rejoint Malfoy et celui-ci le scruta, indécis puis finalement, il prit un air désabusé et s'exclama :

- Surtout, ne rêve pas trop de moi Potter. Tu risquerais de bander sur ma plastique parfaite. Et si je le ressens, je risque de vomir toute la nuit.

- Tiens, c'est assez tentant, ça. Après tout. Te nuire est l'unique but de ma vie.

- Je savais bien que j'étais dans tes priorités, Potter.

- Seulement quand il s'agit de découvrir toutes les façons de prouver à quel point tu fais pitié.

- Va te faire enculer, Potter, puisque apparemment tu aimes te faire prendre comme une femme.

Harry se plaça juste devant le blond et sourit sadiquement.

- Tu ne sais pas ce que tu manques à ne pas essayer les femmes qui ont un pénis, Malfoy.

Le blond resta de marbre. Il toisa le sourire du brun avant de murmurer :

- Tu me dégoûtes.

Harry sourit un peu plus et haussa les épaules en sortant.

- C'est pour cela que l'on se déteste, non ? Bonne nuit Malfoy.

Et il disparut dans sa chambre. Le Serpentard resta stoïque devant la porte avant de la refermer tout doucement. Cette sensation... qu'il avait ressentie... Ce désir puissant qu'il avait eu, d'effacer ce sourire suffisant sur ses lèvres... avec les siennes... Il serra ses poings. Il fallait à tout prix qu'il brise ce lien. C'en devenait vital.


5ème jour.


- Ce fut une bonne soirée. Dit Merlin en finissant de ranger la pièce. Je crois bien que je ne vous ai pas vu autant rire... J'en suis heureux.

Arthur sourit et s'assit. Le brun se rapprocha de lui et ôta ses bottes comme toujours mais à nouveau, le blond l'invita à rentrer se coucher. Merlin s'attrista et hocha mais quand il allait ouvrir la porte, cette fois-ci, il se retint. Il se retourna vers Arthur, le regard sûr.

- Vous savez, aujourd'hui Harry et moi avons parlé de vous.

- Ah oui ? Fit Arthur, curieux. Et de quoi donc avez-vous parlé ?

- Il m'a demandé si nous pouvions vous faire confiance. Si vous n'alliez pas changé d'avis et nous vendre à Uther. Et... Et j'ai de suite répondu que c'était impossible, que vous aviez toute ma confiance.

- Merlin...

- Non, écoutez-moi. Je suis... vraiment désolé de ne vous avoir rien dit, à propos de mes pouvoirs. J'aurais dû... vous le dire. Parce que je me suis rendu compte que... quand vous l'avez su... je n'ai pas eu peur une seule seconde que vous me trahissez. Parce que je savais déjà que cela n'arriverait jamais.

Merlin s'avança doucement et Arthur se retrouva comme hypnotisé par ses gestes et ses paroles.

- J'ai eu peur que vous me repoussiez car c'est moi qui vous ai trahis. J'ai eu peur que vous le preniez mal... ou... ou que vous me demandiez de partir loin de vous. Je vous ai toujours fait confiance, Arthur, vous devez le savoir.

Merlin se pencha sur Arthur et déboutonna son vêtement.

- Alors faîtes-moi de nouveau confiance. Je vous en prie.

Le blond se laissa faire tout en le regardant intensément. Et soudainement, il posa ses lèvres sur les siennes. Merlin se recula brusquement, pris au dépourvu.

- Tu vois, Merlin... Je t'ai dit que c'était en moi que je ne pouvais plus avoir confiance...

Le brun se redressa, complètement effaré. Il fit demi-tour et s'enfuit, laissant Arthur seul. Ce dernier baissa la tête. Il n'aurait vraiment pas dû. Qu'est-ce qui lui avait pris... Il savait que c'était impossible. Sa main se posa sur sa bouche alors qu'un doux sourire se glissa dessus. Elles étaient comme il l'avait imaginé... Plus douces que toutes celles qu'il avait pu toucher.


5ème jour.


Ron et Blaise étaient sur une des nombreuses terrasses du château. Assis sur le muret de pierre, il regardait en bas les chevaliers qui discutaient en attendant la relève pour aller se coucher à leur tour.

- Alors... Tu crois que notre hypothèse est exacte ? Demanda Ron.

- On ne peut plus sûr !

- Tu avoueras tout de même que c'est plus qu'incroyable. Qui aurait cru... ?

- Qui aurait cru que toi et moi devenions si proches ? Qui aurait cru que nous nous retrouvions des milliers d'années en arrière et que nous rencontrions Merlin ?

- Qui aurait cru qu'Harry deviendrait gay ? Rit le roux.

- C'est la seule bonne nouvelle, je crois. Ça nous facilitera la tâche. N'est-ce pas ?

Ron le regarda longuement, un petit sourire aux lèvres. Il n'était pas certain que leur plan fonctionne mais bizarrement, il s'en fichait. Il fallait bien dire que les petites machinations du noir lui avaient plu. Il se serait presque dit que les Serpentard n'étaient pas si bêtes et lâches que ça. Mais il était hors de question de lui dire. Avant tout, il devait trouver un moyen pour qu'Harry et Malfoy arrêtent de tout faire exploser.

- Pourquoi me regardes-tu ainsi ? Demanda Blaise. Fais attention, je risquerais de croire que tu serais amoureux de moi ! Et je commencerais à te faire du rentre dedans !

Ron écarquilla les yeux et soudain se redressa.

- Mais oui, c'est ça !

- Quoi donc ? Que tu es amoureux de moi ? Mais je le savais déjà.

- Nous n'avons qu'à faire semblant d'être en couple. On attend quelques jours, puis on demande à Harry et Malfoy s'ils peuvent dormir ensembles pour nous laisser la chambre.

- Je croyais que tu voulais les réunir, pas provoquer un cataclysme ?

- Allons, dès qu'ils seront dans la même pièce tous les deux, ils finiront bien par se sauter dessus.

- Oui, en effet, et s'entre-tuer.

- Non, non... Attends, c'est la meilleure solution. On les convaincra.

- Il y a un léger hic dans ton histoire, Weasley !

- Ah... Oui... Lequel ?

- Nous ! Nous ne sommes pas en couple, nous ne nous aimons pas, et surtout tu n'es pas gay !

- Comme si c'était un problème pour toi !

Blaise écarquilla les yeux avant de sourire doucement.

- Très bien, faisons cela. Mais si tu veux jouer, tu vas devoir le faire à fond. Embrasse-moi.

- Oh ! S'exclama-t-il en levant les mains devant lui. Attends, on ne peut pas...

- Je connais Draco comme si je l'avais fait. Il sentira le piège à des kilomètres. Ou alors, on laisse tomber ce plan stupide ?

Ron soupira.

- Bon, ce n'est pas la mort après tout.

Et il se jeta sur sa bouche. Malheureusement ses dents entrechoquèrent leurs lèvres et Blaise tourna son visage, plié de douleur.

- Putain, t'es vraiment trop nul.

Ron avait tout aussi mal. Ils se regardèrent ensuite et éclatèrent de rire. Le fou rire dura plusieurs minutes. Le roux essuya une larme et s'exclama :

- Qui aurait su que je pourrais rire ainsi avec un Serpentard ?

- Franchement, personne, je crois. Attends... dit-il ensuite en redevant sérieux. Laisse-moi faire.

Ron eut un brusque coup de chaud quand il prit délicatement son menton d'une main. Il rapprocha son visage du sien et l'embrassa délicatement. Le baiser ne dura que quelques secondes et pourtant, le roux eut l'impression que ce fut des heures. Il finit par fermer les yeux et prit la tête du noir afin d'appuyer plus sur ses lèvres. Enfin, ils finirent par se lâcher et Blaise sourit.

- Woah... Si j'avais su que les Griffondor embrassaient si bien, je l'aurais fait il y a longtemps.

Ron sourit doucement tout aussi perturbé que Blaise, peut-être plus mais il ne dit rien. Quelque chose attira son regard et il le tourna la tête pour voir Harry, le regard surpris.

- Harry ! Oh, tu...

- Je venais voir si tu voulais grimper avec moi, Neville a « réparé » mon épaule, mais il semblerait que tu aies d'autre chose à faire apparemment.

Il lui sourit et lui fit un clin d'œil avant de se tourner, mains dans les poches et de s'en aller.

- Eh bien, pour Harry, déjà, c'est fait.

- Allez, rattrape-le beau rouquin. Fit Blaise en se penchant et l'embrassant encore.

C'est qu'il pourrait vite y prendre goût.

- Bonne nuit... Blaise.

- Bonne nuit, Ron.

Après un dernier regard, Ron rejoint en courant Harry qui avait déjà commencé à grimper. Blaise les regarda toujours flanqué de son petit sourire. Qu'était-ce donc cet amour pour l'escalade ? Il haussa les épaules, sûrement qu'il connaîtrait la réponse une autre fois. Finalement, les choses avançaient plutôt bien dans son sens. Il n'était vraiment, mais vraiment pas déçu d'être ici. La première phase de son plan « je vais mettre mon ancien ennemi hétéro Griffondor dans mon lit » était arrivée beaucoup plus vite qu'il ne l'aurait espéré. Et en plus, l'idée venait de lui. Plus qu'à croiser les doigts que Ron souhaite réellement jouer ce jeu à fond. Parce que si ce n'était que lui, il l'aurait déjà déshabillé ce soir. En plus de cela, si ça pouvait aider Draco à enfin accepter ce qu'il était, et bien temps mieux.


6ème jour.


Quand Neville et Severus rentra dans la petite salle à manger où ils avaient élus résidence due à son immense table pouvant recueillir tout le monde, le lendemain matin pour le petit déjeuner, ils assistèrent à un spectacle plus que suspect et hilarant en même temps. Ils se demandèrent, d'un regard, si une autre boucle temporelle avait eu lieu pendant leur sommeil. Blaise était venu embrasser Ron furtivement et celui-ci avait rougit jusqu'aux oreilles mais y avait répondu. Draco faisait semblant de ne voir personne, Harry avait un doux sourire aux lèvres, Merlin jetait des petits coups d'œil furtifs à Arthur pendant qu'il le servait, légèrement paniqué et ce dernier semblait d'une humeur massacrante.

Les deux s'assirent en disant bonjour à tout le monde et se servir du café chaud. Les bavardages reprirent. Arthur pria Harry de venir à l'entraînement mais celui-ci n'avait pas vraiment envie mais il promit tout de même. Blaise par contre jura d'être là, il voulait vraiment apprendre à se battre. Draco dit qu'il retournerait auprès de Gaius afin de continuer à bouquiner et Neville soutint qu'il ferait de même mais pour aider Gaius à confectionner de meilleures potions de soin à travers les plantes.

Severus lui proposa son aide, ce qui surprit tout le monde. Arthur bifurqua ensuite sur une conversation plus gaie où il demanda quelques visions du futur aux visiteurs, tout en gardant un œil sur Merlin encore assis à côté de lui. C'est dans toutes ses discussions et cette « presque » bonne ambiance que choisit le roi pour faire son entrée. Il toisa d'abord l'endroit avant de tous les regarder et de s'arrêter sur Arthur.

- Eh bien... Mon fils.

- Père, s'exclama le blond en se levant.

- C'est ici que tu manges maintenant ? Et depuis quand t'abaisses-tu à le faire avec tes serviteurs ?

- A part Merlin, ce ne sont pas des serviteurs. Juste des personnes égarés que j'ai invitées sous notre toit le temps qu'ils retrouvent leur chemin.

- Et... combien de temps cela prendra-t-il ? Fit le roi de son ton lent habituel.

- Je leur ai promis l'hospitalité, mais ils chassent leurs nourritures, aident aux besoins du château et se rendent très utiles. Ce sont aussi de véritables amis pour moi.

- Depuis une semaine ? Scanda d'un sourcil le Roi en arquant un sourcil.

- Oui, père. Depuis une semaine, ils furent meilleure compagnie que quiconque. Fit Arthur en le regardant un peu durement.

Celui-ci serra les dents et plissa les yeux.

- Bien... assure-toi qu'ils repartent dans les meilleures conditions alors... et vite.

Sur cette phrase loin d'être amicale et accueillante, il fit demi-tour et s'en alla. Le prince soupira et se rassit.

- Je crois les gars qu'il ne vous fait absolument pas confiance.

- C'est compréhensible, murmura Severus, nous débarquons de nulle part et accaparons l'attention de son fils. Alors que tout ce que nous voulons réellement, c'est partir au plus vite.

Aucun d'eux n'appuya. C'était faux, ils se sentaient si bien ici.

- Enfin, ne vous faîtes pas trop remarquer et tout se passera bien. Bon, on se rejoint dans les écuries les gars. Ne soyez pas en retard.

Il se leva et Merlin fit de même. Ce dernier aussi n'avait pas envie qu'ils partent, grâce à eux beaucoup de choses avaient changé. De plus, l'aide que Neville et Severus apportaient à Gaius lui faisait du travail en moins. Mais le mieux était qu'il pouvait être totalement lui avec eux... Ainsi qu'avec Arthur. Enfin... presque. Il le suivit discrètement sans pouvoir dire un seul mot. Il fallait qu'il lui parle. Il fallait qu'il lui dise. Il avait bien réfléchi.

Arrivé aux écuries, Merlin commença à lui enfiler son armure mais il n'arrivait toujours pas à parler. Cependant, Arthur n'était pas de cet avis.

- Merlin, pour ce qu'il s'est passé hier. Je voudrais que tu m'excuses et que tu oublies. Je ne voulais pas te troubler... Je peux comprendre que cela ne t'a pas plu, mais tu n'es pas obligé de m'igno...

- Cela m'a plu Sir, murmura Merlin tout doucement.

Arthur écarquilla les yeux et se pencha vers lui.

- Pardon ? Je n'ai pas compris.

- J'ai paniqué parce que cela m'a plu, Sir. Mais... Vous êtes ce que vous êtes et je suis ce que je suis alors... nous ne pouvons pas.

-Tu sais très bien que je n'en fais qu'à ma tête.

- Pas cette fois...

- Tu m'as dit que cela t'avais plu, tu ne peux maintenant me repousser.

Merlin rougit jusqu'aux oreilles et finit sa besogne rapidement mais quand il voulut partir, il fut retenu par Arthur qui l'attrapa par le poignet et le colla à lui. Sa respiration se coupa et il plongea dans son regard si bleu, si prenant. Il ne put que dévier sur ses lèvres... Celles dont il avait rêvé toute la nuit. Il avait tellement envie... Mais il ne pouvait pas. Non, il était un prince, et lui un simple serviteur.

Arthur posa son autre main dans son dos et le serra un peu plus contre lui.

- Que veux-tu, Merlin ? Dis le maintenant et j'obéirais, se sera ta seule chance alors de me donner un ordre.

- Ce que je veux m'est inaccessible, Arthur. Alors... S'il vous plaît, comprenez et ne me laissez pas espérer plus.

Arthur sourit et se pencha sur lui mais Merlin tourna la tête.

- Je vous en prie.

- Merlin, je ne te laisserais pas espérer pour rien. Mais si tu le souhaites réellement...

Il le relâcha non sans avoir posé ses lèvres sur sa joue. Puis il se tourna, attrapa son épée et en s'en allant, il s'exclama :

- Je te courtiserais jusqu'à ce que tu finisses par craquer. Et crois-moi, tu finiras par le faire.

Fier que ses douces paroles aient laissé sur le visage de Merlin un petit sourire plein de promesse, il continua sa route vers le terrain d'entraînement.