Bonsoir tout le monde, j'espère que vous avez passé ou que vous passez de bonnes vacances. Moi j'en reviens, c'était génial. Et voilà, déjà la reprise du boulot pour moi malheureusement. Ce fut court. Bouhou. Et qui dit reprise de boulot, reprise de l'écriture (oui, je n'ai que ça à faire au travail. Lol.)
J'ai changé quelques trucs à la fiction dont surtout les jours que les visiteurs passent dans le monde de Merlin. J'espère que cela vous aidera à mieux comprendre la fiction. J'en ai profité aussi pour relire et corriger, j'espère que cela vous plaira tout autant.
A ce jour, 19 sur environ 30 sont écrits. Oui elle en fait 30, j'en suis surprise moi-même.
Encore bonnes vacances et bonne lecture.
Chapitre 10 : Les visions.
70ème jour - Deux mois et 9 jour.
Draco avait cette main tendue vers lui et Harry ne pouvait pas faire un seul geste. Il était complètement hypnotisé, quelque chose à l'intérieur de lui hurlait de la saisir, alors qu'une autre l'obligeait à rester de marbre. S'il la prenait… Une de ses portes dans sa tête voulait s'ouvrir. S'il la prenait… il ne serait que… ami… ?
Ils sursautèrent tous les deux quand soudainement la porte du cachot s'ouvrit pour laisser entrer Merlin et Arthur, suivit de leurs quatre compagnons de voyage dans le temps. Harry se leva brusquement, Draco faisant de même.
- Harry ! S'exclama Ron en venant l'enserrer dans ses bras dans une étreinte amicale. Bon dieu, Harry, tu m'as fait tellement peur ! Plus jamais ça ! Où étiez-vous ? Pourquoi es-tu dans cet état ?
- C'est une longue histoire, fit Harry avec un sourire. Mais, il y a plus urgent… Arthur… Nous sommes désolés, on n'a encore pas su se contrôler.
- Fais ce que tu as à faire, Arthur, hocha Draco en culpabilisant un peu. On acceptera si cela peut t'aider.
Le roi écarquilla les yeux.
- M'aider à quoi ? Vous faire quoi ?
- Eh bien, fit Harry sans faillir. Nous faire brûler ! Pour que tu puisses montrer au peuple que tu es un roi.
Ils les regardèrent tous avant de soudainement éclater de rire. Severus sourit doucement en se frappant la tête de sa main. Harry regarda Draco sans comprendre. Si Arthur n'était pas là pour les faire brûler, était-il là pour les aider à s'échapper ?
- Harry, Draco… Dit le roi en s'approchant d'eux pour prendre leurs épaules dans chaque main. Je ne suis pas mon père. Je ne brûlerais jamais de sorciers. J'aurais dû faire ça dès le début, c'est la première loi que j'aurais dû signer d'ailleurs.
- Laquelle ? Demanda Draco.
- Je vais abolir la loi anti-magie dans Camelot.
Harry se mit à sourire bêtement.
- Alors vous pouvez sortir tranquillement d'ici, et surtout… Allez prendre une douche ! Vous puez le crottin de cheval à des kilomètres.
- C'était du cochon, bouda Harry alors que Ron l'emmenait déjà hors de la cellule.
Neville et Ciel les suivirent et les deux amis demandèrent à Harry de leur raconter ses périples. Les trois Serpentard lui suivirent de loin, Draco au centre. Il regardait le brun rire avec ses amis et eut son cœur qui se serra. Il ouvrit sa main devant son visage. Il n'avait pas voulu… Encore… Que devait-il faire pour qu'ils deviennent amis ? Parce que Draco comprit à l'instant même où il avait prononcé ses mots que c'est ce qu'il souhaitait maintenant… Du fond de son cœur.
Quand ils arrivèrent dans le couloir où ils vivaient, un spectacle plus qu'amusant lui redonna le sourire. Tous les chevaliers qui s'étaient lié d'amitié avec eux étaient présents. Ainsi, Yvain pestait sur Ron, Perceval grondait Harry, et Neville était pris à partie entre Léon et Gauvain. Severus fronça les sourcils, ce qui n'échappa pas à Draco. Lancelot vit Blaise et commença à faire autant de bruit que les autres.
- Ah le voilà, lui ! Viens ici, que je te tire les oreilles. Tu es un sorcier alors !? Tu t'es donc bien moqué de moi pendant que je t'apprenais à te battre. Alors que tu pouvais me mettre à terre à n'importe quel moment !
- Non… Non ! Cela n'a rien avoir.
- Ah oui ? Prouve-le-moi !
Blaise le regarda avec des yeux ronds.
- Mais comment ?
Lancelot réfléchit pendant cinq secondes avant de s'exclamer :
- J'en sais rien ! Mais si un jour je trouve, je t'attendrais sur le terrain d'entraînement ! Et crois-moi que tu passeras un sale quart d'heure.
Blaise éclata de rire et Lancelot posa une main sur son épaule pour rire avec lui. Draco sourit, que ses chevaliers pouvaient être bêtes parfois. Il intercepta un regard qui lui fit plisser les yeux. Tiens donc… Y aurait-il de la jalousie dans l'air ?
- Alors comme ça, demanda Ethan, étonné, vous êtes tous les six des sorciers… Et Merlin aussi ?
- Les nouvelles vont vite apparemment, murmura Draco. Ce n'est pas que je ne vous aime pas les gars mais moi, je vais prendre une douche.
- Pareillement, s'exclama Harry en se défaisant de l'énorme poigne de Perceval.
- Tu ne paies rien pour attendre, cria-t-il alors que son élève lui claquait la porte au nez.
- Venez, allons dans la salle à manger. Nous allons tout vous expliquer.
La voix calme de Severus les apaisa immédiatement et ils hochèrent, avides de savoir.
72ème jour - Deux mois et 11 jour.
Lancelot monta sur la petite estrade devant les habitants de la ville de Camelot. Il soupirait dans sa tête. Arthur exagérait parfois. Pourquoi était-ce à lui de faire ça ? Il eut une petite pensée pour les chevaliers qui étaient partis dans tous les petits villages du royaume. Bon, la bonne chose était que lui n'avait eu à se déplacer bien loin. Mais tout de même, il était un chevalier ! Pas un troubadour. Il n'aimait pas se trouver sur le devant d'une scène, autre que celle d'une bataille épique, d'un combat à mort ou d'un entraînement bien fatiguant.
Qu'importe, il regarda tour à tour les hommes et femmes présents, trouvant la ville juste derrière eux bien silencieuse. Tout le monde s'était rassemblé sans faire d'histoire. Gwen était là aussi, un grand sourire aux lèvres. Elle était tout ce qu'il avait de plus cher. Après avoir arrêté d'être domestique à sa demande, il lui avait promis un grand avenir, un mariage, puis un enfant. Peut-être plusieurs. Elle lui redonna du courage et il fit signe au serviteur d'approcher. Celui-ci déplia un long parchemin et il débuta sa lecture.
- « Ordre du jour numéro quatorze :
» Loi numéro cent deux, deux, annulant et remplaçant la loi numéro cent deux :
» Moi, Arthur Pendragon, roi de Camelot, fils d'Uther Pendragon, décrète que la loi anti-magie qui vise les sorciers, les druides ainsi que toutes créatures magiques vivant à Camelot est à partir de ce jour abolie. A cet effet, les habitants possédant des pouvoirs magiques seront considérés et jugés égal à tout autre être humain, dans le bon comme dans le mauvais. Il est dorénavant interdit de mépriser, de brutaliser ou de tuer quelqu'un dont sa seule faute aurait été de faire de la magie. Par cela, il convient que brûler un sorcier devient un crime contre la royauté et est passible de prison, voire de mort selon l'acte commis. Je mets en garde que cette loi n'empêchera pas le jugement d'un sorcier, si ces pouvoirs n'ont de but que d'aller à l'encontre de la paix de Camelot ou d'Albion lui-même. »
Lancelot reprit sa respiration alors qu'un murmure s'était élevé dans l'assemblée. Il y avait des airs choqués, d'autres juste surpris, certains pleuraient, de joie comme de tristesse. Et puis des sourires mais ils ne savaient s'ils pouvaient applaudir ou pas. Gwen eut un immense sourire. Camelot était maintenant complètement délivrée de la main tyrannique et sans émotion d'Uther Pendragon. C'était magnifique.
Le domestique replia le parchemin puis en ouvrit un autre qu'il présenta à Lancelot. Celui-ci maudit en son sein Arthur de pondre bien trop d'idées en deux jours seulement puis reprit sa lecture, d'une voix un peu moins robotique.
- « Ordre de jour numéro quinze :
» Lettre du roi de Camelot :
» Chers habitants de Camelot,
» Par cette présente lettre, moi, Arthur Pendragon, roi de Camelot, fils d'Uther Pendragon vous présente Merlin, maintenant devenu mon conseiller et enchanteur de Camelot. Cette nouvelle fonction lui octroie le pouvoir ainsi que le devoir de venir en aide à chaque homme, femme ou enfant de Camelot dont le besoin ne pourrait se résoudre qu'avec la magie. Protecteur du royaume, il a juré en ma présence de nous servir, d'apporter la paix et défendre Camelot jusqu'à sa mort. Il invite les druides et les créatures magiques se cachant dans la forêt à sortir de l'ombre et ne plus vivre dans la peur. Par mon biais, il leur transmet un appel. Dans seize jours, une réunion au sein du château se tiendra pour décider de l'avenir d'Albion. Et c'est pacifiquement que Merlin, enchanteur, et moi-même, simple humain, travaillons main dans la main afin d'assurer la sécurité de toute personne qui sera présente, avec ou sans pouvoirs magiques.
» Vous seul êtes maître de votre destin.
Lancelot soupira quand il finit de lire. Arthur était vraiment trop bon. Il n'avait pas de doute que cette lettre toucherait nombre d'entre sorcier, mais combien de mauvais se présenterait devant lui pour atteindre à sa vie ? Et qui est-ce qui devrait être plus vigilant que les autres ? Les chevaliers d'Arthur, pardi. Encore une idée de Merlin sûrement. Il lui tirerait bien ses oreilles décollées. Lancelot descendit de son estrade alors que la foule s'éparpillait. Il regarda un instant les domestiques placarder les parchemins sur le mur des ordres du roi avant de sentir une douce main se poser sur son épaule. Il se tourna pour voir Guenièvre et sourit de toutes ses dents. Il la prit dans ses bras et l'embrassa délicatement.
- Tu contes bien, lui dit-elle. Conteras-tu aussi bien à notre enfant quand il naîtra ?
- Oui, je conterais même mieux. Et surtout pas ce genre de choses. Plutôt des moments romanesques de ma vie. Vois-tu ? Comment je suis devenu chevalier, comment j'ai sauvé la vie du roi, à plusieurs reprises ! Comment j'ai charmé sa mère.
Elle rit. Puis elle murmura dans son oreille :
- J'ai hâte que le mariage est lieu alors, pour que nous puissions le faire.
Lancelot eut un frisson de plaisir, l'embrassa à nouveau, puis sa main. Il n'avait vraiment pas envie de la lâcher mais il devait retourner auprès d'Arthur.
- Nous, nous marierons vite, alors. A ce soir, ma douce.
- A ce soir, fit-elle en s'éloignant de son côté.
80ème jour - Deux mois et 19 jour.
Harry et Neville pénétrèrent dans le nouvel atelier de Merlin et Gaius, la bouche grande ouverte. Il était vraiment grand. Beaucoup plus grand que l'ancien. Tous les bouquins pouvaient maintenant entrer dans la bibliothèque qui faisait presque un pan de mur. Au beau milieu, une volière faisait place, avec un petit escalier serpentin pour monter jusqu'à elle. Il y avait plusieurs bureaux et deux portes au fond qui donnait accès à leur chambre. Un coin était réservé à la cuisine, un autre à la botanique.
Ciel jappa, retenant l'attention de Merlin, en haut dans la volière et Gaius qui tournait une potion dans sa marmite.
- Eh, les amis. Que faîtes-vous donc là ?
- L'installation s'est bien passée apparemment.
- Oh, oui ! S'exclama Merlin, tout heureux. Et regardez, même pas huit jours et je reçois déjà des messages de druides.
Il déplia le bout de papier qu'il avait reçu avec un grand sourire qui ne s'effaça pas dans sa lecture.
- Un de plus. Les druides sont charmés par la nouvelle loi d'Arthur, les sorciers retirent leur capuche. C'est un grand pas en avant pour la réunification d'Albion. Je suis si fier de lui.
- Le lui as-tu seulement dit ? Demanda Gaius innocemment.
Merlin rougit ses pauvres grandes oreilles. Non, c'était vrai, il ne lui avait rien dit. Il aurait dû d'ailleurs. Mais avec tous ces nombreux changements, il avait trouvé là le meilleur moyen d'éviter son roi, même si cela lui faisait aussi de la peine. Il prit le parti de ne rien répondre et continua de travailler. Dans huit jours encore, une nuée de créatures magiques allaient se présenter aux portes de Camelot. Il fallait qu'il puisse s'assurer que personne ne pourrait attenter à sa vie. Et pour cela, il avait repéré avec Draco un sort qu'Arthur porterait qui empêcherait quiconque de pouvoir s'en prendre à lui avec ses pouvoirs.
Mais le blond avait soudainement disparu. Avec sa nouvelle fonction, il n'avait pas le temps de tout faire en même temps. Ce qui lui enlevait un poids, c'est qu'il n'était plus le serviteur d'Arthur. Il baissa subitement les yeux en pensant à ça. En effet, il ne l'était plus. Il n'avait plus aucune raison de se retrouver le matin et le soir dans sa chambre. De lui servir à manger ou seulement d'être constamment à ses côtés. Maintenant, il n'y serait que très peu de temps dans la journée…
- Merlin ?
- O-oui ? Oh, euh… Je peux vous demander quelque chose ? Draco n'est pas là, et j'aurais besoin de lui. Vous pourriez me le chercher s'il vous plaît ? J'ai encore pas mal de chose à faire et je ne peux le faire moi-même.
- Oui, fit Neville, nous y allons.
- Attend, Neville. S'écria Gaius, les sourcils froncés sur sa marmite. C'est bien que tu sois là, j'ai l'impression que je me suis trompé. Je voulais inventer une nouvelle potion de guérison rapide, mais j'ai dû choisir la mauvaise herbe.
- Harry, tu peux t'en occuper, demanda le brun à son ami.
Harry se mordit la lèvre. Voilà plus d'une semaine qu'il l'avait sciemment évité et qu'il ne lui avait pas parlé. Son cœur s'accéléra quand il hocha la tête et fit demi-tour pour partir à sa recherche. Qu'allait-il dire en sa présence. Il avait tant de fois pensé à la manière dont il aborderait le blond sans jamais avoir le cran de le faire. Il se souvint encore de cette main tendue vers lui et de lui hésitant à la prendre pour finalement ne pas le faire. Encore une fois…
Il regrettait son geste, il aurait dû la prendre et pas fuir comme il l'avait fait. Pourquoi était-ce si dur ?
Harry fit le tour du château avant de sortir. Il se laissa guider par leur lien qu'il avait l'impression avoir changé. C'était comme si il pouvait le voir de ses propres yeux, un long filet d'or qui le guidait jusqu'à lui. Harry marcha, sortit de la ville et rejoint l'endroit où il l'eut emmené un jour. Il le vit, assis près de l'arbre qu'ils eurent touché ensembles. Il était là, plongé dans un livre si profondément qu'Harry n'avait plus du tout envie de l'embêter. Mais il se reprit. Non, il n'allait pas fuir encore.
Il avança jusqu'à lui et c'est en voyant ses jambes que le blond leva la tête.
- Potter. Que me veux-tu ?
Sa voix était douce et froide en même temps, elle donnait l'impression de ne pas aimer qu'il soit là, sans toutefois le rejeter.
- Je… je voulais…
Draco attendit patiemment qu'il formule sa phrase. Il ne souriait pas, ne se moquait pas de lui. Il ne cherchait pas non plus à le presser. Alors Harry comprit que, lui, avait cédé. Ce qui le détendit complètement. Il lui sourit timidement et lui tendit sa main.
- Amis ?
Le blond le fixa pendant un long moment. Puis il lâcha d'une main son livre et prit enfin la sienne.
- A…
Soudain, ils ne virent plus rien. Les deux hommes avaient les yeux écarquillés et leurs pupilles se resserrèrent pour ne devenir qu'un point minuscule au fond de l'œil. Harry perdit tout sourire, Draco ouvrit légèrement la bouche et son livre glissa parterre. Dans leur tête un flot d'images défila, grésillant comme une vieille bande de film. Ce qu'ils virent, leur fit peur et en même temps les intrigua.
Aggravain était devant, suivit de près par deux ou trois hommes. Ils avaient l'air de s'infiltrer, mais les deux ne purent reconnaître l'endroit. Était-ce à Camelot ? Ils ne savaient pas. Le vieil oncle d'Arthur fit soudainement une halte et regarda devant lui. Pourquoi leur « vision » ne montrait que lui ? Ils le virent passer la tête au détour d'un couloir avant de faire signe de deux doigts à ses hommes qui le dépassèrent. Un temps passa où Aggravain scrutait les environs avec quelques gouttes de sueur sur le front. Puis les hommes repassèrent dans leur champ de vue et ils remarquèrent qu'il portait un homme avec un sac de tissus sur la tête.
- C'est bon, l'entendirent-ils chuchoter. On l'a, maintenant rentrons et vite.
Harry et Draco les regardèrent s'éloigner et tout s'arrêta. Ils clignèrent plusieurs fois des yeux, n'ayant pas bougé d'une semelle puis Harry paniqua. Il serra la main du blond et s'exclama :
- Est-ce que tu as vu ?
Draco hocha rapidement la tête sans comprendre, aussi atterré que le brun.
- C'était… ?
- Aggravain. C'était lui, j'en suis sûr. Je l'ai vu pendant la bataille. Mais qui est l'homme qu'ils ont emporté ?
- Tu crois que… c'est réel ?
Harry haussa les épaules. Il se mit à réfléchir rapidement. Quand il remarqua qu'il le tenait toujours par la main, il la lâcha avec un air gêné. Draco se leva et ramassa son livre.
- On devrait en parler aux autres, tu ne crois pas ?
- Oui… Murmura Harry. C'était… étrange… Comment se fait-il que cela ne nous est jamais arrivé avant ? Ça t'est déjà arrivé ?
- Non. C'est la première fois.
Ils se regardèrent et n'eurent pas besoin de se le dire. Ce n'était pas une coïncidence si cela arrivait à l'instant même où ils décidaient de devenir ami. Au moment où ils se serraient la main de façon amical. Harry baissa la tête au sol, pensif et fit demi-tour avec Draco. Il en avait oublié sa mission première en venant ici. Il ne pensait qu'à cette vision qu'ils venaient d'avoir. Est-ce le futur, le présent ? Draco faisait de même.
- Il n'y a pas eu de grabuge et je doute qu'Aggravain soit venu chercher un domestique alors soit c'est nous deux qu'il veut ou alors…
- Arthur. Il faudrait prévenir Merlin. Le roi ne doit plus rester seul une seconde de plus.
- Si on admet que cette vision risque d'arriver et est donc celle du futur ?
- Tu vois autre chose ? Si ce n'est pas le futur qu'est-ce ? Nous n'avons que trois possibilités. Le passé, le présent ou le futur.
Draco sembla réfléchir.
- Quatre, rien du tout. Si on effrayait tout le monde pour rien ?
- Nous n'avons pas le choix. Il vaut mieux prévenir que guérir. Je n'ai pas forcément envie de me sentir coupable après coup. Prévenons au moins Merlin, d'accord ? On lui demandera de garder le secret jusqu'à ce que nous en soyons sûrs.
- Attend, dit-il en l'arrêtant.
Il lui tendit la main et Harry comprit, la plaça dans la sienne. Mais rien ne leur vint. Draco haussa les épaules et ils reprirent leur route jusqu'au nouvel atelier de Merlin et Gaius. Le seul point négatif, c'était qu'il était tout en haut d'une tour et plus en bas comme l'ancien. Merlin se tourna vers le blond quand ils entrèrent par la porte.
- Ah, Draco, te voilà. Il faut que nous terminions la potion pour Arthur.
- Oui… Hmm… Avant, Merlin, on aimerait te parler, s'il te plaît.
L'enchanteur fronça les sourcils mais les suivit tout de même. Quand ils furent dans un endroit plus tranquille, les deux jeunes hommes se mirent à table.
- On a eu une sorte de… hmm comment dire.
- Une vision, murmura Harry.
- Quoi ? S'étonna Merlin. Comment ça ? Qu'étiez-vous en train de faire ?
- Eh bien, fit Draco quelque peu gêné. On devenait ami… je crois… en se serrant la main.
- On devenait ami tout court, Draco. Dit Harry en fronçant des sourcils.
- Oui, oui. On est ami ! Har-ry !
- Donc, vous vous serriez la main et vous avez eu une vision ? Est-ce la vague ?
- La vague ? S'exclamèrent-ils en même temps.
- Bah, peut-être. Si vous êtes amis, peut-être l'a-t-elle senti et sut que vous ne vous disputeriez plus. Alors au lieu d'extérioriser votre colère, elle intériorise votre amitié par le biais de visions.
- C'est un peu tiré par les cheveux, fit Draco en haussant un sourcil.
Merlin haussa les épaules.
- Qu'avez-vous vu au fait ? Une vision du passé ou du futur ?
- Nous n'en savons rien. Commença Harry. C'était Aggravain, il semblait enlever quelqu'un.
- Et nous pensons que ce serait peut-être nous puisqu'il nous a pris pour Emrys au lieu de toi. Ou Arthur.
- C'est peut-être une vision du futur, réfléchit l'enchanteur. Vous avez essayé de recommencer ?
Les deux hochèrent avant qu'Harry ne lui dise qu'il n'avait pas réussi. Merlin leur conseilla de recommencer de temps en temps, juste au cas où leur vision ne revienne. Il leur promit aussi de garder un œil constant sur Arthur, et qu'eux ne devraient jamais se retrouver seuls. Puis invita Draco à finir la potion avec lui ce qu'il fit, après un dernier regard pour Harry. Ce dernier lui émit un sourire timide. Ce ne serait sûrement pas facile, mais il avait l'impression qu'ils étaient en bonne voie pour cette amitié.
81ème jour - Deux mois et 20 jour.
Blaise était encore et toujours en train de s'entraîner. Ron le voyait se démener avec Lancelot. Ces coups, bien au contraire de ceux de ses débuts, étaient sûrs et rapides. Lancelot ne riait plus. Il n'allait plus à terre. Des fois même était-ce lui qui demandait une pause. Mais Blaise avait un but précis. Il voulait devenir chevalier de Camelot. Lancelot, qui n'avait aucun titre y était parvenu. Alors pourquoi pas lui ? Le roux souriait en se disant qu'il serait sûrement très fier de lui. Tout se passait à merveille ici-bas. Il n'avait plus à se cacher et Blaise et lui avait enfin fait la paix. Il faut dire que perdre quelqu'un de proche pouvait rapprocher.
Ron, assis sur le banc du terrain d'entraînement, avait posé son arc à côté de lui et scrutait un à un les gestes du noir. Il y avait toujours cette certaine gêne qui le prenait quand il remarquait que Lancelot était bien trop proche de Blaise. Mais il se voilait la face. Cela n'avait rien à voir avec de la jalousie, il se jurait.
Jusqu'à cet instant.
Lancelot prit une gourde d'eau et alla se rafraîchir. Blaise profita de cette pause pour le rejoindre. Le corps transpirant mais le sourire aux lèvres, il s'exclama :
- Ron. Un petit combat ? Juste un entraînement.
- Ça me ferait mal que de te mettre à terre devant tout le monde, Blaise.
Le noir rit et lui tendit une épée.
- Essaie donc ?
Ron fit la moue. Il n'était pas du tout à l'aise avec ça. Il préférait de loin la légèreté d'une flèche. Il se leva tout de même, peu adepte de fuir devant l'adversaire, encore moins quand c'était un Serpentard… Ou Blaise. Il prit l'épée dont la pointe retomba au sol.
- Oh ! Je ne pensais pas que c'était aussi lourd.
Blaise rit en hochant négativement la tête.
- N'essaye pas de m'avoir, Ron. Je te connais par cœur. Tes petits effets de surprise ne prennent pas avec moi.
Le roux rit avec lui et releva son épée d'une seule main.
- Si on ne peut même plus s'amuser, c'est vraiment décevant.
Ils combattirent, parèrent, attaquèrent pendant un moment avec peu de force. Ron, tout comme Blaise, n'avait pas envie de le blesser. D'un mouvement habile, Ron fut désarmé avant qu'il ne le mette en échec, il le contourna et l'attrapa par le bras qui tenait son épée et plaça une dague sous sa gorge. Ainsi étroitement serrés, Blaise ne put que déglutir. Il pouvait sentir son torse jusque ses jambes. Cela lui avait tellement manqué. Comment pouvait-il lui dire… Lui dire qu'il avait envie de retourner dans ses bras. Sans fantaisie, sans tromperie cette fois-ci. Juste, Ron et lui dans une entente parfaite.
- Je ne savais pas que tu étais assassin, rit-il difficilement.
- Je suis archer, le détrompa-t-il. Mais à bout portant, nous savons comment retomber sur nos pattes.
- Pas mal, murmura Blaise.
Ron voulut le relâcher mais quelque chose l'en empêcha. Cette promiscuité entre le noir et lui… Il se rendit compte que cela faisait longtemps qu'il souhaitait qu'elle revienne. Cela faisait longtemps qu'il cherchait à se confondre à Lancelot. A le faire disparaître pour qu'il ne reste qu'eux. Il posa doucement ses lèvres sur sa joue et lui murmura :
- Tu seras un grand chevalier, j'en suis sûr.
Puis il le lâcha et s'éloigna. Reprenant son arc, il ne fit pas demi-tour. Il n'avait pas envie de voir la réaction du noir face à son geste. Il devait sûrement le détester d'avoir fait ça. Et si il ne voyait ne serait-ce qu'un grain de moquerie dans son regard, Ron n'était pas sûr de pouvoir le supporter. Après tout, Blaise et lui ne faisaient que semblant. Et un jeu reste un jeu… Enfin sûrement pour lui. Parce que là, Ron ne savait plus vraiment quoi penser. Il venait d'ouvrir les yeux quant à ce sentiment qu'il éructait à chaque fois qu'il le voyait avec Lancelot.
85ème jour - Deux mois et 24 jour.
Quelques jours plus tard, Blaise se faisait sacrer chevalier. Les autres l'avaient accueilli avec joie et s'était empressé de faire une fête en son honneur. Ils se retrouvaient donc tous dans une taverne qu'ils avaient privatisé seulement pour eux. Blaise avait bien sûr invité tous ses amis, ainsi que leur roi qui n'avait malheureusement pas accepté. Ces nouvelles fonctions ne lui permettant pas. Les conversations allaient de bon train, aux rythmes des échoppes de bonnes bières et ils surent que le lendemain serait dur au réveil.
Alors que le tout juste chevalier était aux prises des anciens, Harry s'approcha de Ron pour lui sourire.
- Combien penses-tu que Blaise va encore supporter avant de tomber ?
- Peu, manifestement. Mais il peut se laisser aller ce soir. Demain commencera son vrai travail et là il comprendra sa douleur.
- J'en doute, murmura Harry. Le nombre de fois où je l'ai vu accompagné Lancelot à ses gardes, restant des heures debout avec lui. Je pense que l'entraînement aura fait de lui ce qu'il est et que tout se passera bien.
Ron grogna dans sa bière, espérant s'empêcher de parler. Lancelot, encore et toujours lui.
- Au fait, fit Harry en se disant qu'il devrait tout de même sortir Ron de l'ignorance. On n'oubliera pas d'aller à son mariage, d'accord ? Lancelot est de plus en plus intenable. Guenièvre se plaint à moi tous les jours.
Le roux écarquilla les yeux alors que la lumière refaisait surface. Mais bien sûr, comment était-il passé à côté de cela ? Il se frappa la tête de la main alors qu'Harry riait.
- Quoi ? Attend, tu n'as pas cru tout de même qu'il était intéressé par Blaise ?
- Non, non, non ! Je me… J'avais juste oublié, c'est tout. Bien sûr qu'on ira à son mariage !
Les oreilles de Ron devinrent aussi rouges que ses cheveux. Mais hors de question de dire à Harry quoi que ce soit. Il se tourna et regarda Neville et Severus.
- Tu n'as pas l'impression qu'il se passe quelque chose entre eux ?
Harry zyeuta discrètement dans leur direction alors qu'il hochait gravement la tête.
- C'est sûr et certain. C'est un peu étrange, très surprenant mais bon. Ils ont l'air connecté par quelque chose qui ne se voit pas. Et je crois bien qu'eux-mêmes ne le voient pas non plus. Tiens, Ciel n'est pas avec Neville aujourd'hui. Je croyais qu'ils étaient inséparables.
Ron haussa les épaules sans s'en soucier. Il devait sûrement être en train de dormir dans sa chambre, ou à vadrouiller dehors. Draco les rejoint en s'adossant à son tour au bar. Ron vit Harry se tendre légèrement et le roux secoua négativement la tête.
- Alors, Draco. Tu t'amuses ?
- Absolument pas, soupira-t-il. Toute cette débauche de testostérones est un calvaire. A croire que les hommes ne vivent que pour montrer à quel point ils sont forts et qu'ils pourraient briser à main nues une pierre. Franchement… C'est dérisoire.
Il regarda de biais Harry avec un sourire.
- Tu dois être en extase, là, Harry.
- Bien que la vue est fort plaisante, non, pas vraiment. Je suis plutôt du genre sentimental.
Ron explosa dans sa bière alors qu'il s'étouffait. Il eut une quinte de toux pendant quelques minutes avant de se calmer sous le regard noir d'Harry. Il ne put s'empêcher de rire.
- Quoi ? Non, c'est vrai Harry, avoue que tu n'as pas était très sentimental avec… C'était qui déjà ? John. Oh, et Eric aussi. Et tu te rappelles de Mike ? Pas vraiment de sentiment là-dedans.
Il éclata de rire alors que le brun souriait en coin avec lui. Draco, par contre, était plus que surpris.
- Mon dieu, Harry, ne me dit pas que tu as couché avec la moitié de Poudlard ?
- Non, non, ricana Ron en s'essuyant une larme, juste la moitié gay de Poudlard.
- Ron, soupira Harry. Tu n'es pas censé être mon meilleur ami ?
- Eh bien, si j'avais su ça autrefois, je ne t'aurais jamais insulté de « Saint Potter ». S'exclama Draco. Plutôt de « Potter débauché ». Oui, ça aurait bien sonné, ça. Le « débauché Potter ».
- C'est vrai que c'est mieux que « Potter l'enculé. » Fit Ron.
- Ou encore « l'enculé Potter ». Rajouta Harry.
- D'accord, d'accord, dit Draco en levant les mains.
Il fit une courbette comique devant le brun et s'exclama :
- Harry, me feras-tu l'immense honneur que d'accepter mes plus plates excuses pour avoir dit que tu écartais les cuisses comme une vierge effarouchée afin de te faire prendre par derrière et d'en plus aimé ça. De façon plus cru.
Ron rit de bon cœur alors qu'Harry ne fit que sourire.
- Je les accepte, fit-il en lui tendant la main.
Le blond la lui prit avec un sourire et ils furent à nouveau aspirés.
Merlin et Arthur étaient là. Le gros plan sur eux les empêchèrent de voir où exactement. Ils savaient pourtant qu'ils étaient dehors. Un vent soufflé comme une semi tornade, faisant battre les cheveux des deux jeunes hommes sur leurs visages. Ils criaient tous les deux très fort pour couvrir le bruit.
- Je dois y aller, Merlin.
- Non ! Arthur, je t'en pries, ne fait pas ça.
- Il le faut. Ne m'en empêche pas. Je suis l'unique clef qui peut refermer le portail. Je t'aime, Merlin.
Il lui posa un baiser sur le front et il se mit à courir. Où ? Ils ne le savaient pas. Mais quand ils virent Merlin s'effondrer au sol, hurlant de douleur, ils comprirent qu'Arthur était parti pour toujours.
- Eh oh, les gars !
Ron passait et repassait une main devant les yeux d'Harry. Ils commencèrent à reprendre vie et se lâchèrent. Ils ne se quittaient plus des yeux.
- Ok, c'est… vraiment flippant, murmura Harry et l'autre hocha la tête.
86ème jour - Deux mois et 25 jour.
Arthur réfléchissait longuement. Ils le regardaient tous en attendant qu'ils disent quoi que ce soit. Harry et Draco se mordaient la lèvre. Ils espéraient ne pas avoir fait une erreur en leur disant leur étrange nouveau pouvoir. Ils avaient aussi un peu peur qu'ils les prennent pour des fous. Mais ce n'était pas ainsi que les autres les voyaient. Non, rien que le fait d'être ici pouvait dire qu'ils étaient tous fous. Alors, ils prirent très sérieusement la mise en garde que Draco et Harry venaient de leur énoncer. Et dans la salle à manger où ils se retrouvaient quotidiennement, un silence régnait bien vite coupé par leur roi.
- Et vous avez ses visions depuis combien de temps ?
- Quelques jours à peine, bredouilla Harry en fixant le blond.
Ils s'étaient mis d'accord pour ne dire qu'ils avaient vu Arthur partir pour la mort, mais pas qu'ils l'avaient entendu dire « je t'aime » à Merlin. Ils ne voulaient pas leur causer de gêne. Et savait que s'il y avait vraiment quelque chose entre eux, ils leur diraient un jour où l'autre.
- Depuis que nous n'avons plus de vague, précisément, ajouta Draco.
- Nous pensons que ce serait peut-être son nouveau pouvoir, fit remarquer Merlin.
- Elle serait donc passé de destruction massive à vision du futur ?
Ils ne purent répondre. Rien n'était à exclure.
- Je vais donc mourir en me jetant dans un « portail » pour le fermer. Murmura Arthur. Mais pourquoi ?
Encore une fois, il n'eut pas d'écho. Ils n'en savaient rien. Ils avaient bien essayé de recommencer sans succès. Ils ne savaient pas comment la vague fonctionnait. Avant c'était facile, il s'énervait un peu et pouf, elle apparaissait. Mais là… Ils s'étaient serrés la main de différente manière, avec ou sans mots qu'ils avaient prononcés et bien d'autres. Mais le résultat n'avait fait que les agacer et les embrouiller un peu. Sans briser leur toute nouvelle amitié bien sûr. Merlin ouvrit soudainement de grands yeux avant de dire :
- Je sais, nous n'allons qu'à voir Kilgharrah. Nous lui demanderons conseils, lui qui sait beaucoup de choses. Il pourra nous dire ce que nous ne savons pas, j'en suis sûr !
- D'accord, fit Arthur, mais attend avant d'aller le voir. Le conseil se formera dans deux jours et beaucoup ont fait de longs voyages pour venir. Je ne veux pas qu'il recule en voyant un grand dragon à nos portes. Nous irons le voir après.
Merlin hocha la tête et les deux concernés soupirèrent de bonheur en apprenant que quelqu'un pourrait les aider. Même si ce quelqu'un était un dragon de vingt mètres de haut. Après avoir mangé, ils se séparèrent pour aller se mettre au lit. Arthur rattrapa Merlin avant qu'il ne commence à monter les marches de sa tour. Ce dernier le regarda, étonné avant de rougir un peu. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu de vraies conversations et cela lui manquait énormément.
- Merlin, je... Il faut que je te parle et c'est très important. Je sais que la journée de demain te sera longue, puisqu'ils vont commencer à arriver et qu'il te faudra trouver de la place pour tous les sorciers et créatures magiques. Mais je tiens quand même à te voir. Alors, que dirais-tu de déjeuner avec moi, dans ma chambre.
- Seul à seul, Sir ? Paniqua Merlin.
- Oui... Juste tous les deux. Ce que j'ai à te dire est vraiment important.
Merlin finit par hocher la tête, bien qu'hésitant mais le sourire qu'Arthur lui offrit laissa tomber ses dernières barrières. Il se pencha, et embrassant sa joue avec douceur. Le brun regarda autour d'eux pour savoir si personne ne les avait vus mais le prince ne sembla pas s'en soucier.
- Ne soit pas en retard alors, bonne nuit Merlin.
- Bonne nuit, Arthur.
86ème jour - Deux mois et 25 jour.
Blaise, éreinté de sa première journée en tant que chevalier de Camelot, arriva dans sa chambre avec la surprise d'y voir les cinq autres, trois autour de Harry et Draco qui se tenaient par la main. Il sourit et se racla la gorge pour signaler sa présence.
- Qu'est-ce que c'est ? Un nouveau jeu ? J'imagine qu'on doit deviner ? Alors, moi je pense à deux paons mâles qui se tournent autour en levant la queue.
- Blaise, fit Draco d'un ton lancinant. Je crois que tu ne t'es pas encore tout à fait remis de ta cuite d'hier soir ! Essaye la pierre pour te frapper la tête avec, il paraît que c'est le meilleur des remèdes.
Blaise rit avec les autres alors qu'il s'assit à côté de Ron sur le lit de son ami. Le roux lui expliqua rapidement qu'ils essayaient de faire venir la vague mais que les deux autres n'étaient pas très coopératifs.
- Eh ! S'exclama Harry. Moi je le suis, c'est lui qui ne se concentre pas.
- Je fais ce que je peux mais t'avoir aussi proche de moi m'horripile.
- Ah non ! S'exclama sévèrement Neville en fronçant les sourcils. Vous n'allez pas recommencer ! N'oubliez pas que la vague peut tous nous tuer si elle revient, et faîtes un effort. Prenez-vous les deux mains !
Ils soupirèrent mais s'exécutèrent. Ils fermèrent les yeux et respirèrent profondément. Mais rien ne voulait venir. Finalement, Harry lâcha le blond et secoua la tête.
- Moi, j'arrête. C'est ridicule, la vague ne vient que quand ça lui chante vous vous rappelez ? Ce sera de même pour son nouveau « pouvoir ». Je préfère aller me coucher. Je suis fatigué.
Il sortit, très vite suivit de Ron et des deux autres. Neville et Severus, après un bref au revoir, se rendirent à leur propre chambre. Le petit Griffondor fut le premier à ouvrir la porte et il s'attendit à ce que Ciel lui saute dessus mais il ne trouva aucun loup. Il s'attrista. Après deux mois à ses côtés, il avait du mal à croire que son loup était parti. Severus posa une main affective sur son épaule.
- Il n'est plus là que depuis hier, tu sais. Laisse-lui le temps. Je suis sûr qu'il n'est pas loin.
- Mais pourquoi a-t-il disparu comme ça ?
- C'est peut-être le moment. Rit Severus en commençant à se déshabiller.
- Le moment ?
- Eh bien, tu sais... Le rut. Il est peut-être allé retrouver une femelle. Ce n'est pas parce que tu as trouvé un seul loup dans la forêt qu'il n'y en a pas d'autre.
- Non, rougit le brun. Ce n'est pas ça, Ciel est trop jeune.
- Parce que tu t'y connais en loup toi ?
Neville hocha négativement la tête. Non, Pas vraiment. Il ne savait que juste quand Ciel jappait. Il pouvait savoir s'il avait faim, s'il était fatigué, s'il avait soif ou quand il était heureux. Il connaissait Ciel par cœur mais il n'avait jamais pris la peine de s'intéresser à sa condition de loup en lui-même. Il se jura de regarder dans les livres et de demander à Gaius lui-même ce qu'il savait. Neville s'installa dans son lit en fronçant tout de même les sourcils, peu rassuré. Son loup était parti, et il en avait mal au cœur.
- Il me manque, murmura-t-il.
Il toucha du bout des doigts le vide qu'il y avait à ses côtés. Il avait froid sans lui. Severus le regarda avant de sourire.
- Tu veux que je vienne prendre sa place ? Murmura-t-il lentement. Si ça peut te réconforter...
Neville tourna la tête vers lui et puis hocha. Alors Severus se leva pour se glisser dans les draps du brun. Ce dernier s'écarta et machinalement vint poser sa tête sur son torse nu. Son ancien professeur posa une main sur son dos et, tout en regardant le plafond, commença à le caresser avec le pouce. Sa chaleur n'était pas celle de Ciel. Mais sa douceur suffit à Neville qui ferma les yeux, le cœur battant. Il se serait endormi ainsi tous les soirs durant, s'il le pouvait.
- Ne t'inquiètes pas, il va vite revenir, chuchota le potionniste.
Et sur ces mots, ils s'endormirent.
A suivre...
J'espère que cela vous plaît toujours.
Alors, où est donc parti Ciel ? Je vous laisse le choix d'imaginer.
A bientôt.
Personne ne l'a jamais connue.
