Salut tout le monde. Bon je vous préviens tout de suite, ce chapitre est entièrement consacré à l'histoire de Merlin alors pour ceux qui n'ont pas suivi la série correctement, ils risquent d'être un peu largués. Vous avez le choix : Google est mon ami ou bien vous pouvez toujours m'envoyer un petit message (mp ou reviews) et je me ferais un plaisir de vous répondre et de vous donner toutes les explications nécessaires.
Merci encore et toujours de me lire.
Bonne lecture.
Chapitre 11 : L'assemblée.
87ème jour - Deux mois et 26 jour.
Merlin courrait de partout. A droite à gauche, des druides le saluaient, serrant sa main avec vigueur pour le remercier et le féliciter, des fées essayaient de le charmer, des pixies lui demandaient quand est-ce qu'ils mangeraient et des vilias passaient d'eau en eau en emplissant le château de magnifiques et douces chansons. Parmi cela, les humains plus qu'hébétés de Camelot, du royaume de Cenred et ceux du royaume de Nemeth ou encore Mercie, essayaient de se mêler à la foule et discutaient avec eux. C'était un véritable capharnaüm. L'enchanteur et tous les domestiques s'activaient afin de ne faire patienter personnes.
Il remarqua bien vite que seulement quatre des cinq royaumes avaient répondu à l'appel. Et dans un triste froncement de sourcils, conçut que Morgana et le royaume de Fyrien ne viendrait pas. La jeune femme, malgré l'absolution d'Arthur ne comptait peut-être pas accepter de revenir. Il continua cependant d'espérer.
Il eut la grande surprise de voir Anhora se présenter à lui avec son éternelle grande tenue blanche encapuchonné et son long bâton. Merlin l'accueillit avec un grand sourire.
- Vous êtes venu…
- Je n'allais pas manquer cela. Nous savons, toi comme moi que ce jour devait arriver. C'était son destin. Pourrais-je assisté à la réunion ?
- Oui, bien sûr. Nous allons d'abord vous trouver un endroit pour dormir, si vous le souhaitez.
- Non, cela ira. Je reviendrais demain pour l'heure. J'ai bien hâte de savoir ce qu'il va être dit.
Merlin le salua d'un coup de tête, heureux, avant qu'il s'en aille.
La matinée passa relativement vite, et quand arriva midi, il se rappela à temps la promesse qu'il avait faîte à Arthur. Enfin, à temps fut un bien grand mot puisqu'il serait sûrement en retard. Il s'échappa, laissant les voyageurs entre les mains des serviteurs et des chevaliers et courut vers sa chambre. Il eut alors l'impression que cela faisait des siècles qu'il n'avait pas fait ce chemin. Quand il arriva, tout essoufflé, il prit un instant pour se remettre bien avant de suspendre ses gestes. Il ne devait surtout pas faire croire à Arthur qu'il était ici dans le but de lui plaire.
Et pourtant il ne pouvait s'empêcher d'y penser, à lui plaire…
Il toqua à la porte et le roi lui permit d'entrer. Il sentit immédiatement la bonne odeur du repas en ouvrant et ses yeux affamés se posèrent dessus avec gourmandise, avant qu'il ne voie Arthur, assis d'un air ennuyé sur sa chaise.
- Tu es en retard, se plaint-il, ce qui fit sourire son conseiller.
- Désolé, mais avez-vous vu le peuple qui s'est déplacé ? C'est magnifique.
- Assis-toi, Merlin.
Pour la première fois depuis qu'il travaillait pour lui, le brun s'assit à sa table. Il eut quelques tremblements en ayant comme l'impression qu'il s'agissait d'un rendez-vous galant. Et pourtant aucun des deux n'avait fait l'effort de bien s'habiller. Il portait leur tenue quotidienne, mais rien de tout ça n'était dérangeant. Le roi lui sourit enfin et lui souhaita bon appétit. Ils commencèrent dans un silence avant que Merlin ne recommence à s'extasier.
- Non, mais vraiment ! Je n'ai pu voir de toute ma vie autant de créatures magiques. Bon, j'avoue que j'ai du mal à croire qu'ils sont venus pour moi à la base mais… beaucoup sont aussi venu pour vous. Ils souhaitent vous remercier et vous parler. Vous avez gagné le cœur de tout le peuple, Arthur.
- Bien, bien, murmura le blond sans s'en soucier réellement.
- Combien même, toutes celles s'étant laissés gagné pas les ténèbres ne sont pas là, nous avons la chance de voir que vos actes et vos paroles ont su les atteindre. Vous touchez du doigt la réunification d'Albion, j'en suis certain.
- Et… murmura Arthur, soudain lointain. Morgana ?
Merlin se calma immédiatement. Il hocha négativement la tête.
- Elle ne viendra pas, Sir… Et je ne sais si c'est une bonne ou mauvaise nouvelle. Son cœur s'est trop empli de haine.
Arthur comprit et ne dit rien. Il sourit à Merlin et posa sa main sur la sienne.
- Merlin, si je t'ai demandé de venir aujourd'hui, ce n'est pas pour parler de ça.
Le cœur du brun s'accéléra. Il n'avait pas envie d'en parler. Il ne savait ce que c'était mais il sentait qu'il n'avait pas envie d'en parler. Il croisa ses magnifiques yeux bleus et sa carapace fondit en l'espace de quelques secondes. Si seulement il pouvait l'aimer sans attaches, sans que rien ne puisse venir entre eux.
- Merlin… Nous avançons ensembles comme les vagues de la mer sur une plage. Et je connais les doutes et les raisons qui te poussent à ne pas vouloir accepter mes sentiments.
- Non… Arthur…
- Laisse-moi finir s'il te plaît. J'avoue n'avoir rien fait pour calmer tes incertitudes. Tu disais que mon père serait contre, il était pourtant d'accord. Avant sa mort, je lui avais dit pour toi et moi et il avait su que rien ne me ferait changer d'avis. Il était d'accord.
Merlin écarquilla les yeux. Il ne pensait pas qu'Arthur aurait pu un jour lui dire.
- Avec tout ce qui s'est passé par la suite, je n'ai pas eu le temps de te le dire. Et quand tu as commencé à me fuir, j'attendais juste le bon moment. Puis mon père ne fut plus et je devins roi. Et je crois franchement que tu as eu peur que je confonde amour et réconfort, c'est pourquoi tu m'as fui à nouveau.
Le brun baissa la tête, ému et rougissant. Alors Arthur avait tout compris.
- Je t'en remercie… Parce que sinon, je n'aurais jamais dû faire face à mon troisième échec, quand je t'ai repoussé car des gens auraient pu nous voir… C'est là, que j'ai compris que je me voilais la face. Je te voulais pour moi tout seul, et pourtant j'étais encore plus lâche qu'avant.
- Non, Arthur, vous n'êtes pas lâche du tout. Où serait la lâcheté quand on voit tout ce que vous avez fait pour aider le peuple magique. Mon peuple.
- Penses-tu que je l'aurais fait, si tu n'avais été là ?
- Oui, assura Merlin sans hésiter. Vous l'auriez fait !
Arthur sourit en trouvant le brun mignon.
- Merlin, je crois maintenant être tombé amoureux de toutes les différentes personnalités qui te font de toi celui que tu es. Et j'aimerais que tu cesses de me fuir parce que, non seulement c'est très agaçant, mais en plus de cela, je compte révéler au monde que tu es mien, jusqu'à ce que la mort nous sépare.
Il comprit rapidement où il voulait en venir et le magicien eut un brusque coup de chaud. Arthur allait le demander en mariage ? Il ne pouvait pas… Le blond se leva de sa chaise et vint tout contre lui poser un baiser sur ses lèvres. Trop surpris, Merlin ne le repoussa pas. Il n'en avait d'ailleurs aucune envie. Arthur s'accroupit devant lui et le brun baissa la tête pour le regarder.
- Alors, petit magicien. Soit tu arrêtes de me fuir et tu m'aimes réellement. Soit demain je dis à tous que je me marries à mon conseiller. Et tu n'es pas en droit de refuser quoi que ce soit de ton roi. Sorcier ou pas, Merlin.
Il lui fit un sourire et murmura :
- C'est du chantage, Arthur. Le savez-vous ?
- A l'amour comme à la guerre. Répondit-il sur le même ton.
- Bien. Je vous aime… Mais si un jour, vous deviez choisir entre Camelot et moi et que vous me choisissiez, sachez que je mettrais fin à cette relation.
- En seras-tu seulement capable ?
- Sans hésitation. Voilà deux mois que j'ai réussi à vous éviter. Je pourrais continuer ainsi bien longtemps.
- Et maintenant ?
Merlin se mordit la lèvre puis se pencha. Il embrassa sa bouche, d'un geste timide et tendre. Arthur se releva et l'enserra dans ses bras. Il rit contre ses lèvres, heureux de pouvoir être avec lui et ce pour toujours. Parce que lui, ne serait pas du tout capable de le laisser partir. Il le souleva de la chaise et s'assit dessus, le posant entre ses cuisses. Le repas fut complètement oublié en un instant. Ils s'embrassaient comme si plus rien n'avait lieu d'être. Comme s'ils devaient rattraper toutes ses années où ils n'avaient été que serviteur et maître, amis, meilleurs amis…
Arthur n'arrivait plus à le lâcher et Merlin n'aurait rien fait pour l'en empêcher. Enfin rien… Jusqu'au moment où on frappa à la porte. Il tenta de se dégager mais le roi n'était pas de cet avis. Il resserra ses bras autour de lui.
- Non, Arthur, chuchota-t-il. Tu as dit que tu ne dirais rien.
- Non, fit le roi avec un sourire mesquin. J'ai promis ne pas te demander publiquement en mariage. Entrez.
Draco pénétra la pièce. Il s'arrêta devant le spectacle qu'était Merlin, toujours en train de se débattre pour descendre, et Arthur qui riait de bon cœur. Finalement il le lâcha et le brun s'enfuit, le rouge aux joues.
- Je… repasserais, s'il le faut.
- Non, sourit Arthur. Tout va bien, Merlin avait juste peur que tu puisses nous trouver dans une position inconfortable.
- Euh… Je vous ai trouvé dans une position inconfortable, acquiesça Draco.
- Oui, je sais. Merlin, arrête de te cacher et viens ici. C'est trop tard, Draco nous a vus.
- Vous l'avez fait exprès, Arthur !
- Non, c'est faux… D'ailleurs, que voulais-tu Draco ?
- Votre potion, montra-t-il en lui tendant une fiole. A boire la moitié ce soir, la moitié demain soir. Aucune magie ne pourra alors vous toucher pendant deux jours. Veillez tout de même sur vous. Il n'est pas prudent que vous vous baladiez seul. Mais je crois que de ce côté-là, ce n'est plus un problème.
Il lui fit un clin d'œil et sortit. Merlin passa sa tête, toujours aussi rouge de honte avant de froncer les sourcils.
- Je ne souhaite pas cacher notre relation, Sir. Mais je voulais leur annoncer d'une façon plus digne quand les laissant nous surprendre comme deux adolescents sans pudeur !
Arthur posa un doigt sur sa bouche en réfléchissant.
- Ce n'est pas faux ce que tu dis là.
- Bien sûr, soupira Merlin, puisqu'il n'y a que moi qui réfléchis dans notre couple.
Arthur sourit et posa ses mains sur sa taille. Il se pencha pour lui voler un baiser.
- J'aime quand tu parles de nous comme étant un couple...
- Vous êtes vraiment un idiot quand vous tombez amoureux. A croire que quelqu'un ne vous a pas versé un quelconque filtre d'amour dans votre verre, comme il le fut avec Lady Viviane.
- Je te promets que mon amour pour toi est plus que réel. Et je crois que même un autre factice ne saurait le défaire.
- Idiot, répéta Merlin alors qu'il se laissait encore une fois attendrir.
- Sorcier. Sourit Arthur.
- Vous avez de la chance que je vous aime, où je vous aurais déjà ensorcelé justement.
- Et que m'aurais-tu fait faire, glissa Arthur contre son oreille alors qu'il caressait son cou du bout de son nez.
- Bien des choses, souffla Merlin comme une promesse.
87ème jour - Deux mois et 26 jour.
- Ciel ? S'exclama Neville en ouvrant une énième porte du château.
Il bouda légèrement, il n'était pas ici non plus. Il fit le tour de la pièce rapidement avant de sortir. Severus fit de même de la pièce d'en face et haussa les épaules.
- Neville, dit-il doucement. S'il était parti, ce serait plutôt dehors qu'il faudrait chercher…
- Oui, mais… Nous ne pouvons partir tout de suite. Si jamais Arthur avait besoin de nous.
- Il aurait les autres. Ne t'inquiète pas. Allons dehors, nous ne partirons que quelques heures. Avec tout ce raffut, personne ne verra notre départ.
- Tu es sûr ? Demanda le brun, son cœur déchiré entre l'envie de partir et celle de rester.
- Oui, allons, dépêchons-nous.
Neville hocha la tête. Severus savait combien il s'était attaché à son animal et il comprenait que cela lui faisait tant de mal de le perdre. Il lui sourit et ils partirent ensembles. Dans la cour, ils croisèrent Ron et Harry qui leur dirent rapidement bonjour. Le brun haussa un sourcil en les regardant s'éclipser. Que faisaient-ils ? Ça, il ne pouvait pas le savoir. Mais ils ne purent réfléchir bien longtemps car ils gardaient un œil sur les soldats de Cenred. Le roi avait décidé de ne pas venir et avait envoyé son conseiller à la place mais les deux hommes avait l'impression qu'il y avait anguille sous roche. Merlin leur avait prévenu de rester sur leur garde.
- Tu penses qu'il va arriver quelques choses ?
- Avec la vision qu'on a eu avec Draco, je ne suis pas réellement serein. Je ne pense pas vraiment que cela viendra des royaumes qui se sont déplacés mais j'ai bien peur que nous allons devoir nous attendre à une attaque, sournoise ou non.
- Aggravain ne serait pas stupide au point de venir chercher Merlin maintenant, surtout pas quand nous avons renforcé la garde.
Harry haussa les épaules. Ils se dirigèrent lentement vers le château.
- Comment ça se passe avec Blaise ?
- Ça se passe, grinça Ron. Et toi avec Draco ?
- Je ne sais pas trop. Nous sommes amis et pourtant c'est parfois dur de ne pas s'énerver. En plus maintenant que la vague nous montre des choses quand on se touche, on est un peu obligé de se côtoyer plus que nécessaire.
- Ça devrait être une bonne chose. Peut-être vous aide-t-elle à vivre ensemble sans haine.
- Non… Je n'ai pas vraiment l'impression que c'est ça. C'est comme si… Elle voulait qu'on empêche des choses de se produire ici-bas. Mais pas d'autres. C'est pour ça que nous n'avons pas tout le temps des visions. C'est dur à expliquer, mais parfois j'ai comme ce sentiment… qu'elle nous parle.
- Ça ne doit pas être facile de gérer tout ça, c'est vrai.
- Mais je ne peux te dire si Draco arrive à ressentir la même chose. On ne parle pas souvent.
Ils arrivèrent dans la salle de banquet où beaucoup de serviteurs se démenaient pour servir une table assez grande pour accueillir tous les grands chefs des royaumes et le représentant des sorciers.
- Quand on parle du loup, murmura Ron.
Harry regarda dans la même direction que lui et il trouva Draco qui inspectait chaque verre un par un. Ils s'avancèrent et c'est Ron qui lui parla, Harry ayant encore un peu de mal.
- Que fais-tu, Draco ?
Ce dernier se retourna et les vit. Il sourit, vraiment, vraiment faiblement. Il leur montra une coupe et passa une main dessus. La coupe se rougit brusquement, comme si on la faisait chauffer avant de retrouver sa forme originelle. Ils écarquillèrent les yeux, surpris puis Draco leur expliqua.
- Je protège les coupes. Franchement, c'est beaucoup plus facile maintenant que nous pouvons faire de la magie librement. Si n'importe quels poisons ou sorts se retrouvent dans la coupe, elle changera de couleur. Je vous montre.
- Il posa la coupe sur la table et sortit une fiole de sa poche.
- Venin de serpent, leur agita-t-il sous le nez avant de déboucher la fiole et de la renverser dans le verre.
Celui-ci changea immédiatement et prit une belle teinte verte fluo.
- Impressionnant, siffla Ron. Vraiment, tu te donnes à fond.
Draco eut un sourire en coin.
- Je ne fais pas que me vanter, Ron. En tant que dernier représentant des Malfoy, mon travail se doit d'être plus qu'impeccable. Avec mes connaissances et celles de Merlin, je pense dépasser un jour le plus grand sorcier du monde entier.
- Dumbledore ou Merlin ? Demanda Harry.
- Allons, Harry. Je croyais que tu avais plus d'estime pour toi-même.
Harry ouvrit la bouche mais la referma bien vite. Il détourna les yeux alors que ses joues se rosirent. Venait-il de le considérer comme le « plus grand sorcier du monde entier » ? Il ne l'était pas. La mort de Voldemort n'était qu'un geste purement stratégique (1). Il n'était pas si fort que cela. De plus, Draco l'avait rapidement dépassé s'il le pensait réellement, après tout, la moitié des sorts qu'il utilisait lui était complètement inconnu.
Quand Harry releva la tête, Ron s'était éclipsé, essayant de voler quelques pains dans les panières et Draco continuait tranquillement sa besogne. Il avait vraiment l'air de se plaire dans ce qu'il faisait, comme si chaque coupe était un entraînement en plus à faire grandir sa puissance. Harry l'avait déjà vu ainsi, mais maintenant, en y regardant de plus près et sans colère, il le trouva plus qu'intelligent. Deux mois seulement et il avait englouti des dizaines de livres et des millions de connaissances. Il trouva que sur le terrain, il serait bien plus utile qu'une dizaine de soldat bien entraîné.
- Tu…
Draco haussa un sourcil en se tournant vers lui. Harry essaya de sourire et s'assit sur la table.
- Tu es vraiment devenu fort.
- Comme toi dans ta pratique de petit couteau, assassin. Comme Ron avec un arc ou alors le chevalier Blaise. Je crois que je ne me suis jamais autant plu dans ce que je faisais. Avant, je croyais être complètement fan de potion et sûrement prendre la succession de mon père en gardant cette passion comme passe-temps. Mais depuis que je suis ici, je rêve d'obtenir un doctorat en magie.
- Et quand feras-tu ?
- Poser des brevets de sorts, peut-être inventer des nouveaux. Révolutionner la pratique… Et plus vieux, je crois que je postulerais pour devenir professeur de magie à Poudlard.
- Tout un programme, murmura Harry en posant sa tête dans sa main.
- Et toi ?
- Moi ? En fait, je ne vais pas continuer dans le monde sorcier.
Draco resta stupéfait, une coupe levée devant ses yeux. Il ne put même pas le regarder. Harry se mordit la lèvre et continua :
- Je vais vivre chez les moldus. Je vais trouver un job, et disparaître. Plus de grand Harry Potter, fini l'élu, le survivant. Je devais partir déjà l'année dernière, mais Ron m'a retenu. Je suis resté rien que pour lui.
- Si tu étais parti… Murmura le blond.
Mais il se tut brusquement et n'ajouta rien. Il s'occupa des dernières coupes avant de voir du coin de l'œil que sa Némésis le scrutait pour la suite.
- Si tu étais parti, peut-être n'aurait-on jamais eu ce lien bizarre. Pas de vague, pas de problème.
- C'est le destin, rit le brun. J'ai hâte de savoir ce que le dragon nous dira. Et surtout comment faire pour le détruire.
- Si nous pouvons le détruire, Harry, ou plutôt, si nous le devons réellement.
- Tu ne veux plus ?
- Eh bien… Ce n'est pas que je ne veux plus, mais tu imagines… Si avec la vague nous arrivons à protéger Arthur, devons-nous la faire disparaître ? Nous ne savons toujours pas qui de nous six doit l'aider. Et si c'était nous ? Avec la vague ?
- Ah oui… Tu as raison…
- Comme toujours voyons !
- Et les gars, coupa Ron, la bouche pleine, avant qu'Harry ne puisse répliquer. Venez voir, les fées sont vraiment magnifiques.
- Bon, murmura Harry. Je vais aller le chercher, il a tendance à se laisser trop facilement envoûté par tout ce qui chante un peu trop bien.
- Esprit faible, rit Draco. Je me rappelle des véélas en quatrième années.
Harry hocha d'un air dramatique et le quitta sur un « à plus tard » doucereux. Il attrapa son ami par le bras et le tira vers la sortie.
- Tu es vraiment incorrigible.
- Mais attend, je n'ai pas eu le temps de les embrasser.
- La seule personne que tu as envie d'embrasser n'est pas spécialement ailée, Ron.
Le roux refit surface alors qu'il quittait l'endroit, il regarda Harry hébété.
- Comment sais-tu que…
- Ron, soupira son ami. Je te connais par cœur. Et je sais que tu en pinces pour lui. Même si au début vous faisiez semblant, je suis persuadé que tu n'arrives pas à te l'ôter de la tête. Tu ne gruges personne.
Le roux se renfrogna et mit les mains dans les poches d'un geste rageur.
- Tu dis n'importe quoi. C'est juste une envie passagère, ça va me passer. Et puis c'est un homme.
- Oui, et alors ?
- Ah, voilà, on y est, vous les gays, vous pensez que tous les autres le sont aussi.
- N'importe quoi, s'exclama le brun. Seulement ceux qui regardent un peu trop près un autre homme avec l'envie de faire de lui autre chose qu'un ami.
- Je ne veux juste plus que nous nous disputions, c'est tout. Tu sais comment je suis, trop affectif. Renia le roux.
- Si tu le dis, passa-t-il.
Il n'avait pas envie non plus de trop le buter. Ron finirait bien par s'avouer vaincu. Il l'aimait, et c'était tout. Harry pouvait le voir aussi bien qu'un arbre planté au milieu d'un jardin. En parlant de lui, ils s'arrêtèrent devant la salle du trône où ils purent le voir, au côté de Lancelot et Léon. Leur visage était sérieux et ils fixaient l'assemblée bruyante. Ils les saluèrent brièvement avant de s'éclipser. Lancelot regarda le roux avec un sourire. Il ne lui faisait plus la tête et semblait beaucoup plus léger avec lui. Peut-être s'était-il rendu compte que Lancelot ne voulait absolument pas Blaise. Tant pis, le plan tombait à l'eau. Devait-il en parler avec Harry ?
A leur côté des soldats des différents royaumes les accompagnaient. Les trois de Camelot n'étaient pas vraiment heureux de cela. Ils avaient essayé de se montrer courtois mais un des royaumes leur opposait farouchement des problèmes. Ils avaient clamé, en toute discrétion et seulement à eux, que le royaume de Camelot faisait n'importe quoi. Qu'accepter les sorciers, c'était la fin du temps de paix.
- Je suis un sorcier, avaient répondu Blaise. Et je sais que le mal n'est fait que par des gens aux idéaux trop étroits tels que vous.
Une réponse peut-être trop directe qui n'avait fait qu'envenimer la situation. Les soldats appartenaient à Cenred et déjà que leur relation était tendue, il devait se montrer prudent. Blaise se mordit la lèvre. Il avait bien choisi son jour pour devenir chevalier. Qu'importe, il affronterait mille situations pires que celle-ci, tant qu'il pouvait défendre cette époque qu'il appréciait autant. De plus, les paroles de Ron revisitaient son esprit chaque fois qu'il se sentait douter. Il était fier de lui. Il n'y avait pas meilleur sentiment que quand il les avait prononcés.
Arthur arriva sur les chapeaux de roues. Il avait l'air plus qu'heureux et le silence se fit dans la salle bien que rien ne soit demandé. Il s'approcha de son trône et s'assit rapidement. Commença alors les présentations. Blaise plissa les yeux en voyant Merlin, le rouge aux joues arriver à son tour, l'air un peu décoiffé. Blaise se rappela la mine maussade que les deux affichaient auparavant et il ne put que sourire à l'idée qu'ils se soient enfin acceptés. Cela passa inaperçu chez les autres.
Draco arriva un peu après et se plaça à ses côtés. Il lui sourit et lui murmura :
- Nous n'aurons aucun problème avec les sorciers. Maintenant, c'est à vous de vous occuper des humains.
- Génial, fit le noir sur le même ton. Merci pour ton aide.
- Pas de quoi, c'était tellement facile que j'ai eu le temps de réviser un peu aussi.
Le blond eut ce petit air supérieur qui lui saillait si bien avant de faire demi-tour. Il passa devant de multiples petites fées qui s'arrêtèrent, commençant à le charmer.
- Désolé, mesdames. Vous ne pourrez pas m'envoûter.
Les fées poussèrent un soupir de désespoir et l'une d'elle se posa sur son épaule et lui demanda pourquoi.
- Je vais vous dire, sourit-il en posa une main sur sa bouche comme pour avouer un secret. J'ai du sang de Vééla. De magnifiques créatures qui charment tout comme vous. Je n'en ai pas assez pour avoir leur pouvoir, mais le peu empêche toute créature de m'abuser avec quelques féeries.
- C'est dommage, tu es si beau, dit un autre alors qu'elles poussaient un gémissement de joie et de tristesse.
- Mais ça je le sais, rit-il avant de se courber. Si vous voulez bien m'excuser.
Il partit dans une acclamation de protestation et de soupir. Il hocha négativement la tête. Au moins, il savait qu'il n'avait pas du tout perdu son charme. Il fronça les sourcils en se disant que cela faisait bien longtemps qu'il n'était avec personne. Bien avant d'être ici. Il était bien trop pris par ses études et par... Harry. Il devait se l'avouer, sa fixette l'avait fait déchanter bien de jeunes sorcières toutes prêtes à lui donner du plaisir ou bien jusqu'à l'épouser.
Et puis ici, il y avait toutes ses connaissances qui lui tendaient les bras. Et encore Harry ! D'accord, il fallait qu'il se trouve quelqu'un, même si cette amourette ne durerait que jusqu'à ce qu'il reparte. Sur cette bonne résolution, il arriva dans sa chambre. Il était épuisé, autant physiquement que magiquement. Trop de pouvoir d'un coup. Il s'installa dans son lit dans le but de somnoler, mais s'endormit à poing fermé.
87ème jour - Deux mois et 26 jour.
Aucun incident ne fut déclaré lors du dîner. Arthur ne put que se réjouir. Finalement, la paix ne sera pas si difficile à obtenir. Il le fut un peu moins quand Merlin ne voulut pas dormir avec lui ce soir-là. Expliquant que ce n'était pas parce qu'ils étaient deux hommes, qu'il n'avait pas le droit à sa vertu. Arthur avait souri, mais il ne pouvait s'empêcher d'être agacé. Il lui avait promis de ne faire que le prendre dans ses bras mais ce fut un non catégorique. Et même la menace de l'épouser dans la seconde n'avait pas fonctionné.
Au matin, il relisait encore et encore le discours qu'il tiendrait sous peu, faisant les cent pas dans sa chambre quand Harry décida de pointer son nez, accompagné de Ron.
- Bonjour Arthur, c'est le grand jour ? S'exclama Harry avec un grand sourire.
- Ne m'en parlez pas, soupira le blond en s'écrasa sur sa chaise. Je suis épuisé. Vous avez vu Neville ? J'aurais bien besoin de son remède miracle contre les migraines.
- Désolé, il est reparti avec Severus ce matin.
- Ils recherchent Ciel, expliqua le roux. Il aurait disparu. Mais après tout, c'est un loup. Je ne sais pas si c'est une bonne idée que d'essayer de le retrouver.
- C'est pas grave, secoua le blond. Je ferais sans. C'est juste, toutes ses personnes qui chahutent. Cela se voit qu'ils ont trop vécu dans les bois. La discipline n'est pas le mot d'ordre là-bas. J'espère qu'ils comprendront mes quelques phrases qui en parlent.
- Ne soyez pas si cynique, roi de Camelot. Cela ne vous va pas du tout. Rit Ron.
- Si Merlin m'entendez, rit-il avec lui, il me frapperait sûrement.
Harry jeta un coup d'œil à son discours avant d'écarquiller les yeux.
- Vous comptez vraiment parler de la réunification d'Albion ? Vous pensez que c'est le meilleur moment ?
- Oui, je le pense. Même si nous n'avons pas tous les royaumes, j'espère toucher les gens en leur parlant d'un avenir prometteur ou la guerre n'aura plus lieu d'être. Après tout, si j'ai fait un pas vers les sorciers, peut-être qu'il en sera de même pour les autres royaumes.
- Vous parlez clairement du royaume de Cenred ?
- C'est cela. Je sais que Cenred ne veut pas de cette loi. Et je sais que par le passé il a mainte et mainte fois exploité des moyens fourbes pour faire tomber mon père. Je doute qu'avec moi et ma nouvelle façon de régner je ne puisse le toucher du bon sens. Je redoute plus lui et sa campagne que les sorciers en eux-mêmes.
Harry et Ron hochèrent gravement.
- Si nous pouvons faire quoi que ce soit… Proposa Harry.
- Non, ne vous inquiétez pas. Au fond, je pense que malgré ses idéaux, si le roi Cenred à envoyer son conseiller, c'est qu'avec un peu de chance… beaucoup de chance, il a changé d'avis et souhaite la paix aussi.
- Mais vous n'y croyez pas, affirma Ron.
Arthur fit non de la tête avec un sourire contrit. Bien sûr que non, il n'y croyait pas. Il faudrait un miracle pour que le roi Cenred s'allie à eux. Peut-être seulement quand Morgana aura réduit en cendre Albion. Merlin toqua à la porte et il le laissa entrer.
- Arthur, vous êtes prêts ?
Le blond eut un sourire en coin et se leva. Il prit sa couronne et la posa sur sa tête puis s'avança. Il posa ses lèvres sur celles de son conseiller dans un baiser volé.
- Maintenant oui.
Merlin rougit en regardant Harry et Ron avec de grands yeux. Si le premier souriait de toutes ses dents, le deuxième resta estomaqué, ne s'y attendant pas du tout.
- A-a-allons-y alors, bégaya-t-il.
Ils se dirigèrent tous les quatre dans l'immense salle où une table ronde, faisant pas moins de dix mètres de diamètres trônait au milieu. Harry sourit, heureux du petit effet qu'il put lire sur le visage d'Arthur. Merlin et lui se regardèrent, complices, ils avaient préparé ça la veille. Les rois et reines, conseillers et représentants étaient déjà sur une chaise, l'attendant avec excitation pour certains, patience pour d'autres. Arthur vint prêt de sa chaise et s'assit, Merlin à sa droite. Harry et Ron restèrent près des chevaliers et sorciers.
- Bonjour et merci à tous les invités présents ici à Camelot. Pour ceux qui n'étaient jamais venu, je voulais aussi vous souhaiter la bienvenue.
Il marqua une pause, regardant tour à tour les différents personnages présents. Il eut une boule de stresse. Jamais il n'eut cru que c'était si dur. Parler à son peuple, oui, parler à Albion, c'était autre chose.
- Si je vous ai réunis en ce jour, c'est en premier lieu pour parler de Camelot et de ses nouvelles lois qui régit. Vous savez que maintenant, et leur présence le confirme, chaque créature magique trouvera refuge dans les terres de Camelot. C'est ainsi que je vois notre avenir. L'avenir de Camelot, mais aussi celui d'Albion.
Un murmure s'éleva autour de la table. Harry se mordit la lèvre.
- Qui vous dit que tous les royaumes seraient prêts à accepter ce changement ? Demanda le roi de Nemeth. Parlons juste de Camelot, il eut a fallu plus de vingt ans pour venir à bout de cette loi contre les sorciers. Combien de temps mettra le royaume de Cenred ?
- Pourquoi accusez-vous directement notre royaume ? S'excita le conseiller.
- N'allez pas dire que Cenred est la terre de paix et d'acceptation la plus proche qu'est celle d'Avalon ?
- Avalon n'est qu'une terre de désolation sorcière. Personne ne revient de là-bas, comment pouvez comparer ce cimetière à notre terre natale ?
- S'il vous plaît, fit Arthur en se penchant sur la table. Autour de cette table, personne n'accusera les actions passées. Nous devons nous tourner vers le futur !
- Vous allez donc fermer les yeux sur toutes les guerres qui eurent lieu ? Même celle qui autrefois fut la perte de Fyrien ?
- Oui, c'est ce que je voudrais. Malheureusement, ajouta-t-il avec un temps de pause, Fyrien est le seul royaume à ne pas avoir répondu à l'appel de paix que je vous ai envoyé.
- Votre père a tué le roi, et la reine Annis se meurt de lui chaque jour. Croyez-vous qu'elle aura de pitié pour vous quand elle vous verra ?
Arthur écarquilla les yeux puis les baissa vers la table, confus.
- Je ne peux pas changer ce qui a été fait. Aucun de nous ne le peut. Les erreurs du père sont et seront toujours les malheurs du fils. C'est ainsi que la vie est faîte. Quoique nous puissions dire nous ne ferons que retourner le couteau dans la plaie, sans jamais la soigner. Voulez-vous que cela se passe ainsi ? Ne voulez-vous pas que chacun d'entre nous, chaque royaume puisse un jour savoir que peu importe où ils errent dans Albion, il sera toujours le bienvenu ?
Il eut un long silence. Beaucoup souriait car beaucoup n'attendait réellement que ça. Une terre de paix. Albion, sans guerre et sans haine.
- Quand bien même voudrions-nous de votre traité de paix, combien de temps cela durera-t-il ? Combien de temps avant que Camelot ne veuille s'agrandir et nous prendre ?
- Vous pourrez toujours spéculer et vivre dans cette peur, mais sachez qu'aucun ordre de ma part ne viendrez à l'encontre de ce traité de paix.
- C'est ce qu'avez dit Uther envers le roi de Fyrien !
- Et c'est ce dernier qui l'a attaqué sournoisement en utilisant un passage non protégé de Camelot ! Eclata Arthur en se levant prestement et tapant du poing sur la table.
Merlin attrapa sa main et le roi le regarda. Son visage se calma et il se rassit lentement. Merlin se leva et se pencha pour saluer l'assemblée.
- Bonjour, je suis Merlin, conseiller du roi. La magie me connaît sous le nom d'Emrys.
- Tu n'es que l'abject serviteur d'Arthur ! De quel droit oses-tu…
- S'il vous plaît, écoutez-moi.
- Conseiller, laissez-le, autrefois, Merlin fut d'une grande aide pour moi. Sourit doucement la princesse Mithian de Nemeth.
- Et pour nous aussi, s'exclama un des représentants de la magie.
- Merci beaucoup. Je souhaitais juste faire part de ma totale confiance en Arthur. Je parle surtout pour vous, druide, et vous les fées. Pour les trolls et les gnomes, pour le peuple des vilias ou les dragons. Je gage, et payerai de ma propre vie s'il le fallait, la sécurité de chacun d'entre vous. Et s'il le fallait, j'étendrais mon aide à tous les autres royaumes.
- Vous seriez prêt à venir en Mercie ? S'exclama le roi Bayard.
- Je le serais, affirma Merlin.
- Merlin sera là, quoi qu'il arrive, se mêla Arthur. Et je le serais tout autant pour protéger vos royaumes. Si vous signez ce traité de paix, vous abdiquez aussi toutes lois contre la magie qui serait ou pourrait être voté en vos terres. Vous en avez sûrement mûrement réfléchi jusqu'à aujourd'hui. Je vous laisse donc choisir. Sachez juste, que ce n'est pas parce que vous ne signez pas, que nous entrerons forcément en guerre contre les royaumes hésitant. A tout moment, je serais ravi de pouvoir vous tendre à nouveau la main.
Arthur se leva et tout le monde en fit de même.
- Rois et reines, peuple d'Albion. Salua-t-il en se penchant.
Puis il sortit de table. En même temps, Yvain apportait un pylône et Ethan posa dessus ledit traité sous l'apparence d'un long parchemin. Arthur prit la longue plume d'or et d'argent et signa sans aucune hésitation. Il sourit à l'assemblée avant de se décaler, Merlin à ses côtés. Il vit le roi Rodor faire de même avant de venir lui serrer la main.
- Je place en vous, toute ma confiance. Vous êtes jeune et robuste. Vous m'avez déjà sauvé la vie une première fois, moi et aussi ma très chère fille. Je ne doute pas que vous puissiez sauver mon peuple quand moi je ne pourrais plus.
- Ayez confiance, souffla Arthur. Bientôt, nous ne formerons plus qu'un.
Il lui sourit et se décala pour laisser place à Bayard, qui prit la plume. Il regarda longuement le parchemin avant de soupirer et de signer.
- Si par le passé nous avons longtemps été en guerre, votre père et moi. Nous avons conclu avant sa mort un traité de paix. Je ne ternirais pas sa mémoire en vous le refusant à vous.
Arthur hocha la tête et le roi prit la main de Rodor.
- Bienvenu dans le nouvel Albion, dit ce dernier avec un grand sourire.
- Oui.
Le conseiller de Cenred avança et s'inclina face aux trois rois.
- Je ne peux signer à la place de mon roi, mais je vous assure lui rapporter chaque détail de cette réunion. Par la suite, il décidera lui-même si son royaume doit ou ne doit pas signer ce traité. Roi Arthur, Roi Rodor, Roi Bayard… Emrys, murmura-t-il en dernier en lui faisant seulement un signe de tête.
Il s'éclipsa sans attendre de réponse, emmenant avec lui ses soldats et ses serviteurs. Anhora s'avança, toujours penché sur son bâton de bois.
- Il y a longtemps, nous avons eu un différent. S'adressa-t-il à Arthur. J'espère de tout cœur que vous ne changerez pas d'avis. Comme vous êtes parti là, je vois un grand avenir qui vous attend. Emrys, m'accompagnerais-tu s'il te plaît ?
Ils se saluèrent d'un mouvement de tête alors que Merlin partit avec le Gardien de la Licorne.
- Que vas-tu faire, maintenant, Emrys ?
- Ce que je vais faire ? Eh bien, je crois que je vais continuer à vivre ici, et aider Arthur. Tant que Morgana sera toujours une menace pour lui, ma place est à ses côtés.
Anhora s'arrêta devant la porte et se pencha brusquement vers lui. Il murmura :
- Emrys, tu cours un grave danger si tu restes ici. Morgana deviendra non seulement l'ennemi le plus redoutable que tu n'es jamais affronté mais en plus il faudra faire attention à quelqu'un d'aussi dangereux qu'elle.
- Qui donc ? Murmura-t-il sur le même ton.
- Toi-même.
Merlin, surpris, ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Anhora le salua et quitta la pièce, le laissant avec ses questions. Pourquoi devait-il avoir peur de lui-même ?
91ème jour - Trois mois.
D'une envolée de cape noire, le conseiller de Cenred pénétra la salle de trône, un sourire mauvais aux lèvres. Son roi l'attendait bien sagement sur son trône avec à ses côtés, nul autre que Morgana. Son sourire habituellement sadique sur le visage, elle voulait tout connaître de ce soi-disant acte de paix. Le conseiller ne se priva pas d'en relater chaque détail, chaque homme et femme qu'il avait vus, chaque sorcier et créatures magiques qui s'étaient présentés. Morgana n'y tenant plus s'exclama prestement :
- Et Emrys ! L'avez-vous croisé ou non ? S'est-il enfin dévoilé ? Qui est-il ?
- Je l'ai croisé en effet. Et il s'avère que vous l'avez côtoyé plus d'une fois.
- Qui est-il !? Hurla-t-elle.
- Merlin.
Le silence emplit la pièce. Morgana resta de marbre quelques instant. Son visage n'affichait plus rien. Ni la surprise du secret révélé, ni la colère de cette trahison. Le pouvoir des ténèbres grandit en elle un peu plus. La haine qu'elle émanait fit presque peur aux hommes présents. Une larme coula sur sa joue. Et silencieusement, elle se promit que Merlin payerait. Elle le croyait son ami, il ne l'avait pas aidé alors qu'il était lui-même sorcier. Oui, il payerait de sa vie.
A suivre...
(1) Désolée, je suis une hyper grande fan d'Harry Potter et je parle bien sûr du livre. Car oui, en effet dans le film il y a un combat magnifique où il le tue en deux deux mais dans le livre, il le désarme d'abord en reprenant la baguette de Sureau, et c'est plus stratégiquement que physiquement qu'il en vient à bout. Vwala.
J'espère que cela vous a plu. La magie est maintenant rétabli dans Albion, des alliances se forment. Morgana sait maintenant pour Merlin. Mais que va-t-il donc se passer !?
Personne ne l'a jamais connue.
