Chapitre 13 : La dame du lac.


94ème jour - Trois mois et 3 jour.


Ron sauta de cheval brusquement et se pencha. Il écarta quelques herbes au sol pour voir clairement la flèche de Merlin. Il sourit en le remercia secrètement. Voilà plus d'une heure qu'il n'était plus sur de la route à suivre. Les traces s'amenuisaient comme si les soldats faisaient de plus en plus attention à ce qu'ils ne soient pas retrouvés tout de suite. Cela voulait sûrement dire qu'il n'était plus très loin d'eux. Yvain l'interpella et lui montra un branchage cassé.

- Ils sont allés par là.

- Pourquoi sortir de la route ? Lui demanda le roux.

- Parce qu'ils sont arrivés à destination, dit-il doucement.

Ron hocha la tête. Il ne savait pas du tout ce qu'il y avait là-bas mais il ne pouvait attendre plus longtemps. En espérant qu'ils aient fait des pauses, il devait avoir gagné du terrain. Arthur descendit de son cheval à son tour, et il lui expliqua qu'il y était presque. Le roi demanda d'attacher les chevaux, ils continueraient à pied.

- Ron, Harry. Montez. Vous nous guiderez d'en haut.

- D'accord, acquiesça le brun en partant vers un arbre.

Il fut vite suivit par Ron. Les deux avancèrent rapidement en haut alors qu'au sol, Arthur et ses chevaliers courraient, Léon et Lancelot en tête. Quelques centaines de mètres plus loin, Ron parvint à voir les soldats postés un peu partout autour d'une entrée de grotte. Il redescendit en plusieurs sauts et fit arrêter la troupe.

- Ils sont sept et ils gardent quelque chose. Même si ce n'est pas Merlin, ça ne coûte rien d'aller voir.

- C'est eux, chuchota Harry d'en haut de l'arbre. Ce sont les mêmes habits qu'ils portaient quand nous nous sommes fait faire prisonnier.

- D'accord. Accéda le roi. Une attaque frontale alerterait Morgana, nous allons essayer de les prendre par surprise. Léon, Perceval, Lancelot, à gauche. Yvain, Ethan et Gauvain, à droite. Ron tu retournes là-haut et tu nous guides avec Harry. Dès qu'ils sont hors d'état de nuire, nous entrerons.

Tous hochèrent silencieusement et se mirent en route. Ils n'eurent aucun mal à se débarrasser des soldats sans faire de bruit. Ron, d'une flèche bien placée, abattu le septième, perché en haut de la grotte. Harry sauta à terre et rejoint Arthur qui n'avait pas eu la patience de les attendre. Ils entrèrent dans la grotte. Malheureusement, ils se retrouvèrent face à un vrai labyrinthe et Arthur regretta d'avoir renvoyé Draco. En un sort, ils les auraient guidés plus rapidement. Il se retourna vers ses chevaliers et envoya des équipes de trois à nouveau dans chaque couloir.

Lui, Ron et Harry prirent celui du milieu. Au bout de plusieurs coins, ils furent rejoints par celui de Gauvain.

- Rien par-là, murmura ce dernier.

- Merlin, se dit-il à lui-même en reprenant son chemin. Une autre aide n'aurait pas été de trop.

Après plusieurs minutes de recherche désespérée, ils finirent par entendre des voix ce qui les conduit immédiatement dans la caverne où Merlin et Blaise étaient retenus. Arthur se faufila derrière la roche et passa un coup d'œil. Il n'y avait que Morgana et Mordred. Il repéra un peu plus loin Merlin allongé sur Blaise qui semblait prendre soin de lui. La rage monta en lui. Qu'avaient-ils osé faire à l'homme qu'il aimait plus que tout. Il allait sortir de l'ombre quand Harry le retint d'une main et le ramena derrière le mur.

- Qui a-t-il ? S'énerva-t-il dans un souffle.

- Morgana est vraiment puissante. Que comptes-tu faire contre elle avec une simple épée ?

- Je… n'en sais rien. Mais je ne vais pas rester là les bras croisés. Êtes-vous avec moi, oui ou non ?

Harry se mordit la lèvre et sortit sa baguette magique. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas pratiqué, mais il la gardait toujours sur lui au cas où des missions comme celle-ci se présentaient à lui. Il hocha ensuite la tête à Arthur pour lui confirmer qu'il serait toujours avec lui, quoiqu'il arrive.

- Je vais nous mettre sous Protecto. Nous prenons Merlin et Blaise et nous partons.

- Quoi ? Scanda très doucement Arthur. Non je…

- Je te répète que tu ne peux pas la battre !

- Harry a raison, Arthur, je ne suis pas sûr que même nous avec notre magie nous puissions.

Arthur serra les dents. Il n'aimait pas faire profil bas devant l'ennemi… Et encore plus laisser passer une chance d'en finir avec Morgana. Il s'était promis de la tuer. Pour son père… Et pour le mal qu'elle apportait à Albion. Même si dans son cœur, il aurait mille fois voulu la reprendre dans ses bras si elle lui demandait pardon. Il consentit cependant à suivre le plan d'Harry. Il avait raison, en effet. Même si il arrivait à la battre, combien de perte devait-il subir. Il regarda ses chevaliers. Ses chevaliers… Surtout ses amis. Il n'avait pas envie qu'elle s'en prenne à eux.

Gauvain intercepta son regard et sourit.

- Nous sommes avec toi, Arthur. Peu importe ce que tu feras, nous te suivrons.

Les autres hochèrent d'autant plus.

- Non, vous allez rester ici. Je reviendrais avec Merlin et Blaise et vous les emmènerez immédiatement en dehors, à l'abri.

Arthur releva la tête et remarqua qu'ils avaient arrêté de parler. Il souffla un bon coup avant de sortir de l'ombre, Harry et Ron juste derrière ses talons. Les trois chevaliers n'obéirent pas du tout et dégainèrent leurs épées pour se placer derrière eux. Ron encocha une flèche et visa Mordred, un peu trop prêt de Blaise à son goût.

- C'est moi que tu voulais, Morgana. Me voilà !

Les deux se relevèrent précipitamment et se retournèrent vers Arthur. La sorcière eut un grand sourire.

- Arthur. Nous t'attendions justement. Je savais que tu ne serais pas très loin derrière ton serviteur.

- Merlin n'est plus mon serviteur Morgana mais je vais le reprendre quand même. Et j'utiliserais la force s'il le faut. Ajouta-t-il en dégainant son épée.

Harry serra sa baguette dans sa main, prêt à tout moment à invoquer un puissant bouclier. Il ne savait si cela pourrait parer ses sortilèges, après tout il n'avait jamais encore fait cela mais il fallait tout de même protéger le roi. Ils marchaient lentement sur le côté pour rejoindre Blaise et Merlin. Mordred, quant à lui, reculait vers Morgana.

- Tu es venu en nombre à ce que je vois. Aurais-tu peur de moi ?

- Je n'ai peur de personne. Morgana… il est encore temps de tout arrêter. Cesse cette folie. J'ai ramené la paix et l'absolution à Camelot. La magie y circule de nouveau, libre comme l'air. Que dois-je faire de plus pour que tu ne te noies plus dans la haine et la colère.

- Mourir, Arthur. Je veux que tu meures comme Morgause est morte, comme tu as fait tuer Kara.

Elle montra Mordred qui regardait Arthur avec haine. Il semblait prêt à tout moment à le tuer.

- Je veux la fin des Pendragon et le règne complet de la magie sur Albion. Et là, ma soif sera étanchée.

- Je ne peux malheureusement pas te laisser faire. Fit Arthur.

- Ah oui, et que vas-tu faire contre moi. Je te signale que ton protecteur repose dans les tréfonds des limbes. Que comptez-vous faire contre ma magie ?

En disant cela, une nouvelle onde de volute noire l'entoura. Harry leva sa baguette au même moment qu'elle, son bras. Le sort qu'elle lança rebondit sur le bouclier du brun, heureux que cela ait marché. Morgana ne resta pas surprise bien longtemps et en jeta d'autre, bien vite accompagné de Mordred. Heureusement pour eux, rien ne passa. Cependant, ils s'écrasaient contre la roche, la faisant exploser. Et bientôt, c'est toute la caverne qui se mit à trembler. Des morceaux de roches tombèrent du plafond.

Mordred fut le premier à le voir et se jeta sur Morgana, pile poil en dessous d'un. Arthur profita de cet instant pour prendre Merlin dans ses bras. Ron souleva Blaise, ne lui laissant pas le temps de lui dire qu'il pouvait marcher.

- On doit sortir d'ici, et vite, hurla-t-il pour couvrir le grondement de la grotte en colère.

Il jeta un dernier coup d'œil vers Mordred et Morgana qui se relevaient lentement avant de partir derrière tous les autres.

- Arthur ! Hurla la sorcière alors que ses pouvoirs ressortaient encore plus d'elle. Je jure que je te tuerais !

Ce fut la dernière chose qu'ils entendirent avant qu'un gros amas de pierre vienne refermer l'ouverture de la caverne, laissant les deux sorciers dedans. Ils coururent en sens inverse du chemin qu'ils avaient pris, Gauvain juste devant, suivi de près par Ron portant Blaise, Yvain, Harry, Ethan et enfin Merlin dans les bras d'Arthur. Gauvain qui courrait comme un dératé rentra brusquement dans Lancelot qui le rattrapa avant qu'il ne touche parterre.

- Bon dieu ! Où étiez-vous ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Pas le temps ! S'exclama-t-il en le retournant. Courrez !

Arthur regarda brièvement derrière lui, les pierres glissaient sur le sol dans un grand fracas. C'était toute la grotte qui était en train de se refermer. Ils finirent par trouver la sortie et chacun d'eux se glissa hors d'un seul mouvement, essoufflés et toussant des tonnes de poussière et terre. Certains s'effondrèrent au sol. Arthur fit de même, le corps toujours endormi de Merlin contre le sien.

Blaise descendit enfin de sur Ron mais peu pour longtemps puisqu'il lui sauta au cou et le serra fort contre lui.

- Merci ! Vous nous avez sauvés !?

- Eh, se plaint en toussant Lancelot. Moi aussi, je veux un câlin !

Blaise rit en se tournant vers lui et le prit aussi dans ses bras. Harry s'approcha et posa une main amicale sur son épaule, tout sourire, heureux de l'avoir retrouvé sain et sauf. Quand le calme revint dans la forêt, tous regardaient la grotte avec sérieux.

- Vous croyez qu'ils sont morts ? Murmura enfin Harry.

- C'est le mieux que nous puissions espérer, répondit Arthur d'un air grave.

Qui pourrait résister à cela de toute façon ? Dans ses bras, Merlin gémit et se réveilla. Il écarquilla les yeux en voyant Arthur et se redressa douloureusement.

- Eh bien… Tu te réveilles enfin toi !

- Que s'est-il passé, s'exclama-t-il en voyant l'état poussiéreux et plein de sueur de chacun.

Arthur rit en passant une main dans ses cheveux devenus marrons sous la sciure de pierre.

- C'est moi qui t'es sauvé pour une fois, lui dit-il avec douceur. Et tu ne pourras dire que tu m'as aidé, tu étais pire qu'un âne mort.

- Eh, s'exclama Léon, nous étions là aussi !

- Vous ? Fit Harry. Vous étiez perdu dans le labyrinthe.

- Tout à fait, hocha Gauvain. Complètement inutiles.

Les chevaliers rirent alors que Merlin regardait l'entrée maintenant bouché par les gravats.

- Et Morgana et Mordred ? Demanda-t-il alors qu'une boule de tristesse se formait dans sa gorge.

Arthur hocha négativement la tête.

- Ils ne sont pas ressortis. Je suis désolé, j'ai tenté de lui parler mais… Je n'ai rien pu faire.

- C'est trop tard, fit le sorcier faiblement. Elle était déjà perdue. Nous le savions… Mais je pensais… J'ai cru que…

- Ne penses plus à ça Merlin. C'est fini. Rentrons maintenant. Nous avons un mariage à célébrer. N'est-ce pas Lancelot ?

- Bientôt, bientôt, dit-il rêveusement.


95ème jour - Trois mois et 4 jour.


Voilà deux jours que Neville et Severus marchaient derrière les pas de Ciel. Ils ne savaient pas du tout où ils l'emmenaient mais ils continuaient à lui faire confiance. Ils avaient atteint un immense lac puis l'avaient longé. Enfin, Ciel s'arrêta devant une étrange entrée de pierre. Il pouvait voir derrière, une immense clairière avec à son bord droit, encore le lac. C'était juste magnifique. Une plage de verdure, quelques arbres fruitiers, le reflet du soleil sur l'eau éclatait en quelques milliers de scintillement dans l'air. C'est admiratif que Neville s'avança en entrant dans ce petit paradis. Ciel s'assit au pied d'un arbre.

- Attends, Neville, l'arrêta Severus, les sourcils froncés.

- Qui a-t-il ?

Il lui sourit légèrement, ne comprenant pas son inquiétude.

- Je ne sais pas… J'ai comme un mauvais pressentiment. On devrait repartir.

- Mais Ciel…

Comme si le loup l'avait entendu, il sortit de l'ombre pour les rejoindre et caressa du museau sa jambe.

- Tu vois, il vient avec nous… Allons-nous en maintenant, d'accord ?

Neville hocha sans vraiment le vouloir. Severus resserra sa prise sur son poignet et fit demi-tour. Mais il s'arrêta net en voyant que derrière eux, une jeune femme leur barrait l'entrée de pierre. Severus mit Neville légèrement derrière lui, prêt à tout pour le protéger. Il détailla la femme. Elle avait de long cheveux mi châtain, mi argenté et des yeux d'un gris profond. Elle portait en guise de vêtement, une pâle robe faîte de tissus si fin qu'il pouvait voir son corps au travers, sauf ses parties intimes. Et rien d'autre, pas de chaussures, ni de bijou… Et elle était recouverte de gouttes ruisselantes comme si elle venait de sortir de l'eau.

- Bonjour. Minauda-t-elle avec un sourire.

- Qui êtes-vous ? Demanda directement le potionniste.

Etant légiliment, il n'arrivait pas à entrer dans sa tête et cela l'agaçait.

- Juste une amie. Je suis désolée d'avoir emprunté votre loup. Il me fallait vous conduire jusqu'ici, je vous le rends maintenant.

- Que voulez-vous ? La pressa-t-il.

- Seulement vous aider. Voyez derrière vous, l'arbre sous lequel s'est assis le loup. Si vous le touchez, il vous ramènera directement dans votre monde. Mais c'est éphémère. Si vous ne prenez pas le portail aujourd'hui, tout espoir sera perdu. Vous ne rentrerez plus. Chacun d'entre vous aura la chance de repartir. Une seule et unique fois. Vos amis vous rejoindront bientôt. Au revoir, jeunes hommes.

Elle se tourna vers l'eau et avança dedans. Puis elle disparut, sans même relever la tête pour respirer. Une fois seuls, Severus se tourna vers le brun qui regardait par terre.

- C'est trop tôt, murmura-t-il alors qu'il sentait qu'il le fixait.

- Nous pourrons peut-être revenir, Neville, tu n'en sais rien.

- C'est toi qui ne sais pas, je ne veux pas partir.

Il s'agenouilla pour caresser son loup qui avait perdu tout automatisme pour redevenir le Ciel qu'il connaissait. Severus soupira et regarda l'arbre. Il n'avait pas du tout envie de retourner là-bas. Mais la part de raison qu'il avait en lui savait qu'il devait forcer Neville à le faire. Ce n'était pas leur monde, quand bien même il voudrait que ça le soit. Il avait des amis à Poudlard, de la famille, il ne pouvait pas disparaître ainsi sans laisser de traces. En tout cas, pas pour toujours. Sentant qu'il doutait encore, Neville releva la tête vers lui avec un sourire crispé, qui se voyait tellement il était faux.

- Rentre, si tu le souhaites, moi je reste. Nous n'avons pas encore sauvé Arthur. Nous ne savons pas qui doit le faire et si c'était moi mais que j'ai préféré rentrer plutôt que de l'aider, je m'en voudrais toute ma vie. Et c'est hors de question. Je ne vivrais plus jamais avec des regrets.

Severus écarquilla les yeux. Il avait prononcé les mots qu'il n'osait se dire. Lui non plus… Il voulait tirer un trait de sa vie antérieure. Ne plus jamais avoir de regret. Faire ce qui est juste. Ne plus faire de mal. Oui, c'était ce qu'il voulait plus que tout au monde. Ça… et rester pour toujours avec Neville. Il s'agenouilla devant lui et le prit dans ses bras, pressant son corps contre le sien. Le brun fit de même, légèrement tremblant, les larmes aux yeux. Mais son inquiétude partit comme une brise de vent quand son ami murmura :

- Je reste… Je ne partirais pas sans toi.

Le petit brun aurait voulu hurler d'allégresse, mais il se contenta de rire de bonheur sous les jappements de Ciel. Il se décala enfin et lui demanda d'un sourire :

- Alors on rentre ?

Severus hocha la tête. Ils se levèrent et le potionniste lui tendit la main, qu'il prit sans gêne. Enfin, Ciel sur les talons et sans regarder une seule fois en arrière, ils rentrèrent tout doucement vers Camelot.


95ème jour - Trois mois et 4 jour.


Merlin s'était rendormi, le dos contre le torse d'Arthur, il montait pour une fois devant lui et pas derrière. Le blond n'arrivait plus à s'enlever son petit sourire satisfait de son visage. Il avait retrouvé le brun qui était en presque parfaite santé et peut-être que la paix reviendrait avec la mort de Morgana et Mordred. Tenant les rênes d'une main, il caressa ses cheveux d'une autre. Il vit la fatigue sous les yeux de ses chevaliers aussi et sut qu'il mériterait bien une bonne nuit de sommeil. Quand ils furent à Camelot, Draco les accueillit avec un grand sourire.

- Je suis heureux de tous vous revoir.

- Aucune perte pour nous, se réjouit Gauvain en sautant de cheval. Pour l'ennemi, c'est moins sûr !

Le blond rit. Il regarda brièvement Harry. Arthur réveilla avec douceur Merlin qui se frotta les yeux.

- Nous sommes arrivés ?

- Oui, marmotte ! On va profiter de la tombée de la nuit pour aller dormir mais demain, nous aurons du travail en retard. N'est-ce pas ?

Draco hocha la tête.

- Malheureusement, en votre absence, j'ai pu résoudre certains problèmes magiques de Merlin, mais rien en ce qui te concerne toi, Arthur. Après tout, je ne suis pas roi.

Celui-ci soupira. Il devrait prendre un adjoint. Cela se faisait-il ? Il verrait bien Léon ou encore Draco qui s'en était très bien sorti. Il regarda Merlin en souriant légèrement. S'il devenait roi, ses problèmes seraient réglés !

- Allons-nous doucher puis nous coucher.

- Avec plaisir, bailla Merlin en se dirigeant vers le château.

Draco les laissa tous passer mais quand Harry arriva à son niveau il le retint.

- Harry… Je… je peux te parler ?

- Oui, mais vite. Un bain ne me ferait pas de mal non plus.

- Vous êtes partis loin ? Demanda immédiatement sa Némésis.

- A peu près deux jours de marche d'ici pourquoi ?

- Je t'ai senti.

Harry écarquilla les yeux. Etait-ce possible ? D'aussi loin ? N'y avait-il pas un stop dans ce lien ?

- Tu crois que ça empire ? Dit-il fébrilement.

- Quand Merlin sera sur pied, allons voir ce dragon pour avoir nos réponses. Ton angoisse s'est reflétée à travers moi. La vague a failli tout détruire dans ma chambre. Plus des sentiments sont forts, plus j'en subis les conséquences.

- Excuse-moi de n'avoir pu contrôler ma peur alors que nous avons failli mourir dans l'éboulement, répliqua sèchement le brun en passant à côté de lui.

Mais il le rattrapa par le poignet avant qu'il ne s'échappe.

- Ce n'était pas un reproche, Harry. J'ai eu peur moi aussi… Pour toi.

Le brun se mit à rougir et baissa les yeux. Il ne pouvait soutenir son regard plus que sûr de lui, comme si toute gêne d'un tel rapprochement entre eux n'avait jamais existé.

- Merci, chuchota-t-il finalement. Je suis désolé… Nous serons bientôt débarrasser de ce lien, tiens le coup.

Draco acquiesça d'un geste mais alors qu'il allait le lâcher, une nouvelle vision apparut dans leurs têtes. Ils virent d'abord un grand nombre de gens. Des personnes qu'ils croisaient des fois dans les ruelles de la ville de Camelot. Cette fois-ci, la vision se déplaçait à grande vitesse, elle arriva jusqu'aux grandes portes du château. Fit le tour, pour ralentir derrière, dans le grand jardin. Là, Arthur, Harry, Ron et quelques chevaliers entouraient Merlin, accroupit sur le sol. Il avait posé la main sur de la terre fraîchement retournée. Il recula et ses yeux virèrent au jaune. Soudain, un grand arbre poussa d'un coup, emportant la vision avec lui. Elle s'arrêta enfin sur un des fruits de l'arbre qui pendouillait dangereusement, une pomme. La queue craqua et elle tomba, leur point de vue suivant sa chute d'en haut. Ils virent Merlin la ramasser. Et puis plus rien. Draco lâcha son poignet.

- Qu'est-ce que ça veut dire ? Murmura-t-il.

- Je ne sais pas, mais pour une fois que l'on ne voit personne se faire kidnapper ou mourir, moi ça me va. Je te laisse, j'ai vraiment sommeil.

- D'accord, bonne nuit.

- De même.

Harry se dirigea tranquillement vers sa chambre. Il vit en passant devant les escaliers Arthur empêcher Merlin de monter vers son atelier et l'emmener, comme un sac à patate sur son épaule avec lui. Cela lui arracha un rire. De bonne humeur, le roi lui souhaita de bien se reposer et il le remercia avec un clin d'œil. Enfin, il arriva en chambre où il retrouva Ron dans son bain.

- Où est Blaise ? Demanda-t-il en commençant à retirer ses vêtements.

- Dans sa chambre. Il m'a dit qu'il allait bien. Nous sommes arrivés avant qu'il n'est pu lui faire le moindre mal. Je te jure, si je me retrouve en face de cet Aggravain, il ne paye rien pour attendre ! Je lui ferais avaler ses cheveux crasseux et son air de suzerain péteux.

Le brun rit.

- Neville et Severus ne sont toujours pas rentré… C'est inquiétant. Je ne pensais pas Neville allait aussi loin pour un loup.

- Tu sais comment il est. Il pourrait tuer si nous avions le malheur de cueillir une fleur… Alors si en plus on touche à son animal domestique. Je change l'eau et je te laisse la place, j'ai fini.

D'un coup de baguette, Ron s'exécuta après avoir mis une serviette autour de la taille. Harry finit de se déshabiller et prit sa place. Le roux prit lentement sa cape entre ses doigts et compta le nombre d'armes, attachées ou cachées.

- Ferys n'aurait pas légèrement exagéré. Combien d'armes peux-tu porter sur toi ?

- Oh, rit le brun. Je ne les sens même plus. Je dois en avoir une trentaine de couteau, quelque chose comme ça.

- Plus tes dagues et les lames cachées dans tes poignets. Un assassin de premier ordre, dis donc.

- Dis-moi, combien de flèches as-tu sur toi ? Lui répondit-il du tac au tac.

- D'accord, d'accord ! J'abdique.

Le silence régna un instant alors que Ron s'installait confortablement dans son lit, n'ayant revêtu que son pantalon. Il sombrait déjà dans le sommeil quand Harry l'obligea à rester quelques secondes de plus éveillé.

- Alors… Quand est-ce que tu vas lui dire, à Blaise ?

- De quoi ? Souffla-t-il.

- Que tu l'aimes !

Ron grommela quelque chose qui ne fut pas compris et s'endormit quand même. Harry sourit. Il fallait qu'il lui dise. Parce que sinon, il recommencerait à se mêler de leur histoire. Il posa sa tête sur le bord et ferma les yeux. S'il n'avait pas encore un soupçon de raison, il s'endormirait lui aussi dedans. Il était tellement bien. Mais il finit par se savonner puis sortir pour aller se coucher.


95ème jour - Trois mois et 4 jour.


- Merlin, allez, sort de là. Bouda Arthur.

Il avait réussi à le ramener dans sa chambre mais le brun avait refusé de se doucher avec lui. Il l'avait laissé faire avant de prendre à son tour son bain. Le roi l'attendait tranquillement dans son lit, espérant ainsi dormir pour la première fois avec son petit ami. Mais très vite, il perdait patience.

- J'arrive, finit par dire le sorcier.

Il l'entendit enfin sortir puis s'habiller de l'unique chemise que le roi lui avait laissée. Elle ne lui arrivait que mi-cuisse et Arthur put satisfaire ses idées lubriques en détailla chaque parcelle de sa peau nue. Il arriva vers lui, le rouge aux joues et lui demanda plus que gêné.

- Tu n'aurais pas aussi un pantalon s'il te plaît ?

- Oui, bien sûr. Et comme tu le vois, il est sur moi. A moins que tu ne souhaites que je l'enlève pour te le donner.

- Non, non, non ! Se précipita-t-il en levant les mains devant lui. Garde le, Arthur.

- Allez, viens. Je ne te toucherais pas, ajouta-t-il en voyant ses gestes hésitant. Enfin, pas comme ça, si c'est ce que tu souhaites.

Merlin finit par obtempérer et se glisser dans ses bras. Arthur le referma contre ses épaules alors qu'il posait sa tête sur son torse. Ils soupirèrent de total bien être à l'unisson. Merlin se rendit compte à quel point fuir Arthur avait créé un manque, un gouffre béant qu'il venait de combler en l'espace d'une milliseconde. Plus encore quand le blond releva sa tête une dernière fois pour poser un doux et long baiser sur ses lèvres. Il tint parole, ne demanda pas plus et ils s'endormirent pour la première fois, et sûrement pas la dernière, ensembles.


96ème jour - Trois mois et 5 jour.


Neville et Severus rentrèrent le lendemain. Ils furent accueillis par de grands soulagements de tous leurs amis. Harry gronda Neville et Arthur demanda à Severus où ils étaient. Il leur expliqua qu'ils étaient partis beaucoup plus loin pour trouver Ciel et avaient fini par se perdre. Ils avaient convenu de ne rien dire pour le portail. Après tout, chacun de leurs amis auraient le choix de rentrer à Poudlard ou de rester ici, à moment où un autre. Et ils ne voulaient les influencer en leur disant que ce choix pour eux avaient déjà été fait. Par conséquent, qu'ils avaient préféré rester.

Autour de la table où tous semblaient affamés, les discussions allaient de bon train à nouveau. Tous sentiments négatifs avaient disparu. L'anxiété, le doute, la peur ou la gêne. Ils étaient justes là, souriant comme une famille nombreuse.

- Je n'ai pas vraiment compris. Je faisais pousser un arbre ?

- Oui… S'exclama Harry. Un grand pommier. Tu venais de poser une graine, tu as agité la main et là, bam ! Un pommier qui pousse. Comme ça.

Il claqua des doigts pour joindre geste à ses dires. Merlin n'y croyait pas. Il avait fait pousser un arbre. Mais pourquoi ?

- La vision, continua le blond, nous montrait le village avant. Je crois qu'il faisait froid, les habitants étaient habillés pour l'automne.

- C'est vrai que les temps sont durs quand il fait froid. Peut-être que cette fois-ci votre vision nous met en garde contre la famine ?

Ils haussèrent les épaules, ne pouvant pas en dire plus. Leurs visions n'étaient jamais très claires. Ils affirmèrent tout de même qu'ils étaient sûrs que le pommier devait être bénéfique pour Camelot. Merlin sourit, promettant d'y réfléchir quand l'automne viendrait, ce qui ne devrait plus tarder.

- Ce soir, nous irons voir Kilgarrah. Il trouvera peut-être la solution pour faire cesser ce lien. Jusqu'à maintenant, il a toujours trouvé des solutions à mes problèmes. J'ai confiance en lui.

- Un dragon qui parle, se réjouit Harry.

Il expliqua que dans leurs époques, les dragons ne parlaient pas quand il vit le regard inquisiteur de Merlin.

A côté d'eux Blaise regardait intensément le vide du mur d'en face. Le menton posé sur sa main, il était complètement perdu dans ses pensées. Qu'allait-il se passer maintenant que Morgana et Mordred n'était plus ? Avaient-ils réussi à évincer le mal qui menaçait Arthur ? De plus la magie avait regagné Albion. Alors, ils devraient rentrer. Et quand cela sera fait, tout redeviendrait-il comme avant ? Non, il ne pouvait pas. Ou du moins, pas encore. Il avait laissé tranquille Ron en passant que jamais il ne retournerait ses sentiments. Mais après la façon dont il s'était occupé de lui quand il le pensait perdu, il espérait qu'il avait sa chance.

Il devait lui parler. Même si ce n'était que pour se prendre une veste monumentale. Il devait lui dire ce qu'il ressentait pour lui.

Après le déjeuner, il prit donc son courage à deux mains et proposa au roux une balade dans le château. Quand il fut sûr que toutes oreilles indiscrètes étaient hors de portée, il se planta devant lui et le regarda bien droit dans les yeux.

- Ron. Il faut que tu saches. Quand tu as eu l'idée de faire semblant de sortir ensemble, je t'ai suivi, parce que je trouvais cela amusant. Mais au fur et à mesure du temps que nous avons passé ensemble… Je… Je crois que j'ai commencé à ressentir pour toi… un désir… Je veux dire…

Pourquoi était-ce si dur à dire ? Après tout, il était sûr et certain de ce qu'il ressentait. Mais là, devant lui, il était plus qu'intimidé. D'accoutumé, il ne se prenait pas la tête. Il prenait, se satisfaisait et repartait. Pas de chichi, pas de contrainte. Les hommes étaient prévenus. Mais cette fois-ci, il ne voulait pas une histoire sans lendemain. Il le savait du plus profond de lui. Il ne voulait que lui. Juste lui. Ses cheveux roux flamboyant, ses grands yeux bleus pleins de malice (comment n'avait-il pas vu autrefois ce petit détail), sa carrure d'Apollon… Il le voulait tout entier.

Ron fronça les sourcils puis se pinça les lèvres et ce seul geste fit perdre à Blaise tous ses moyens. Il sut à l'instant même qu'il l'avait perdu. Comme s'il connaissait toutes ses mimiques par cœur. A force de le regarder, c'était peut-être vrai. Puis le Griffondor soupira et s'avança. Il le prit dans ses bras sans crier gare. Le noir se tendit immédiatement avant de poser sa tête contre la sienne. Il inspira, humant son odeur si forte. Tiens, même son odeur lui plaisait. Tout lui plaisait chez lui.

- Désolé… Murmura le roux enfin. Je ne peux pas… faire ça.

Blaise hocha la tête de dépit. Il le savait, il l'avait tout de suite compris. Ron et ses grands instincts protecteurs. Il n'aurait peut-être droit qu'à ça, mais pour lui c'était presque suffisant. Enfin, il tenta de sans convaincre.

Ron relâcha le noir et recula pour le regarder dans les yeux. Il posa une main sur sa joue et se fit violence pour ne pas l'embrasser, là tout de suite. Puis fit demi-tour et partit sans un mot. Non, il ne pouvait pas accéder à sa demande. Blaise le désirait peut-être, mais lui il l'aimait. Tout en marchant vers le village, son sourire se fana comme une fleur, et bientôt ne resta qu'une silhouette de lui, une grimace plantée sur un visage dont les sourcils criaient sa tristesse. Il savait qu'à l'instant même où il donnerait à Blaise ce qu'il voulait, lui ne pourrait espérer rien d'autre que ça.

Il savait que Blaise était un coureur de pantalon, il s'empresserait de trouver une autre proie dès qu'il se serait lassé de lui. Il regrettait déjà d'avoir accéder à ses envies en le prenant dans ses bras. Qu'allait-il penser de lui maintenant… Qu'il était faible et bien trop sentimental. Oui… Peu importe.

Ron retrouva le sourire quand il leva la tête pour voir Harry, penché au-dessus d'un baraquement. Il ne pouvait voir son visage, caché en dessous de sa capuche, mais il était certain qu'il fixait quelque chose en particulier. Il ne bougeait pratiquement pas. Le roux fit le tour et grimpa la petite maisonnée de bois. Accroupi, il le rejoint en quelques enjambées. Harry le regarda à peine quand il fut à ses côtés.

- Que fais-tu ? Demanda son ami.

- Chut ! J'espionne.

- Tu espionnes qui ?

D'un coup de tête, il lui montra Neville et Severus devant un atelier de bric-à-brac. Le brun montrait avec un grand sourire une petite statuette de loup à Ciel et Severus semblait hocher la tête négativement comme s'il était concerné par tant d'insouciance.

- Pourquoi les espionnes-tu ?

- Ils nous ont menti. Je veux savoir pourquoi.

- Ne pense-tu pas qu'ils auraient juste… pu faire autre chose ? Du style… Tu vois comment ils sont proches tous les deux ? Cela ne m'étonnerait pas qu'ils soient ensembles. Ou alors c'est du fait exprès.

- Pourquoi ne pas le dire, si c'est le cas ?

- Harry, soupira le roux. Tu sais ce n'est pas quelque chose de facile que d'avouer ses sentiments. Ni aux autres, ni à la personne concernée. Tu comprendras… Quand tu te décideras à aimer quelqu'un.

- J'ai aimé quelqu'un autrefois. Regarde comment ça c'est fini.

- Non, Harry… Je veux dire… Réellement l'aimer. Comme si ta vie n'avait plus de sens sans cette personne, comme si tu avais besoin qu'elle reste à tes côtés pour toujours. Comme si… tu ne préfèrerais mourir plutôt que de gâcher son bonheur.

Harry arrêta de fixer le couple pour son ami. Il avait senti tant de tristesse émanait de ses mots qu'il ne fut pas surpris en voyant son visage. Il posa une main sur son épaule et sourit légèrement.

- C'est Blaise, n'est-ce pas ?

Ron hocha la tête sans rien dire. Il s'assit sur le rebord du toit et regarda le ciel.

- Ne vas pas croire que je suis gay ! S'exclama-t-il avec un sourire. Non, parce que je ne le suis pas du tout. Tu ne m'attires pas, comme tout autre homme sur Terre. Et je suis encore certain de trouver les gros seins à mon goût. Surtout quand ils sont bien ronds.

Harry éclata de rire et fit tomber sa capuche.

- J'aime aussi les cheveux longs. D'ailleurs c'est ce que j'aimais chez Hermione, parce que niveau poitrine, bah ce n'est pas trop ça.

Il passa ses mains derrière sa nuque et inspira un bon coup. Puis son regard se fit rêveur et pensif.

- Mais… avec lui, je me sens comme… Quelqu'un d'autre. Quelqu'un de nouveau, de bien.

- Pourquoi ne lui dis-tu pas tout simplement ?

- Non, je ne peux pas. Tu sais comment il est, tout ce qu'il veut, c'est me mettre dans son lit. Mais moi, je ne suis pas sûr de pouvoir le laisser partir si j'accède à ce qu'il me demande. Je ne préfère pas…

- Qu'est-ce qui te fait dire ça ?

- C'est ce qu'il m'a dit. « Je te désire ».

- Mince, murmura Harry. Que vas-tu faire maintenant ?

- Attendre… Et voir. Peut-être qu'au bout d'un moment, je me serais fait tellement « désirer » qu'il finira par m'aimer. Même un petit peu.

Le brun espéra avec lui silencieusement. Il ne pouvait malheureusement pas l'aider pour ça. A part faire un filtre d'amour, c'était impossible. Mais il pouvait peut-être l'aider pour autre chose.

- Et sinon, Ron. Tu sais que Blaise est un homme. Par conséquent, pas de gros seins et un pénis. A moins que tu es sauté les cours d'anatomie.

Ron se frappa le front, les yeux écarquillés.

- Mince j'avais oublié ! Comment je vais faire, moi ?

Il se mit à réfléchir pendant qu'Harry pouffait dans sa main. Puis au bout de quelques minutes il regarda son ami en fronçant les sourcils.

- Y a des cours d'anatomie à Poudlard ?


96ème jour - Trois mois et 5 jour.


Le soir venu, Merlin, Arthur, Harry et Draco partirent tranquillement pour l'éternelle clairière un peu éloignée où l'enchanteur et le dragon avaient pris l'habitude de se rejoindre. C'est avec beaucoup d'appréhension que les deux visiteurs du futur voyaient venir de loin le grand et énorme dragon après que Merlin l'eut appelé. Les sorciers et le roi purent déjà apercevoir ses écailles noires et ses grands yeux jaunes orangés.

Draco regarda Harry un instant et la même pensée les traversa quand Harry se tourna vers lui. Une fois que le lien serait supprimé, pourrait-il toujours être ami ? Ou la seule raison qui leur donnait droit à l'être, quand elle n'existerait plus, effacerait tout ce qu'ils avaient construit ses quelques jours derniers…


94ème jour - Trois mois et 3 jour.


Loin, très loin d'eux, à exactement deux jours de marche, dans une grotte récemment effondrée, les pierres qui bouchaient l'endroit se mirent à trembler. Elles s'effritèrent, tombèrent en quelques milliers d'éclats au sol. La poussière s'éleva, les oiseaux s'envolèrent. Et bientôt, dans un grand fracas de roches brisées, tout explosa, pour ne laisser qu'un trou béant d'un noir abyssal.


A suivre...