Excusez pour mon retard.


Guest : Je suppose (peut-être à tord) au vu de ta façon d'écrire et de parler que c'est toi stormtrooper2. Je te remercie pour ta review. Mais oui, il est vraiment dur de parler de ses sentiments, surtout entre un hétéro et un homo. Encore plus quand ce sont des anciens ennemis ! Mouhaha.


Bonne lecture.


Chapitre 14 : Le lien.


96ème jour - Trois mois et 5 jour.


Kilgharrah se posa près des quatre hommes. Merlin souriait et les trois autres le regardaient bouche bée. Même s'ils savaient qu'il était inoffensif, ils ne pouvaient que le craindre. Il semblait si puissant et si sage en même temps. Il les salua comme s'il les avait toujours connus et non surpris de les voir.

- Arthur, commença-t-il. Je suis très heureux de te rencontrer à nouveau, en de meilleurs termes cette fois-ci, semblerait-il.

- Oui… J'ai commis une grave erreur autrefois, j'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur.

- Au vu des résultats apportés jusque maintenant, je ne crois pas en avoir l'utilité. D'autant plus que tu as plus d'une fois montrer ta valeur depuis que tu es monté sur le trône. Je parle bien sûr de l'aide que tu as apporté à toutes les créatures magiques d'Albion. Et le soutien sans faille que tu procure à Merlin.

Puis il se tourna vers ce dernier et le questionna sans attendre plus longtemps :

- Alors, jeune sorcier, pourquoi m'as-tu appelé ?

- Harry et Draco sont unis par un lien qui leur permet de voir dans l'avenir. Mais malheureusement ce lien semble être destructeur auparavant et bien que nous ne puissions le prouver, nous ne savons si cela reviendra un jour. Saurais-tu pourquoi et comment cela fonctionne ?

Le dragon sembla réfléchir puis il demanda à ne parler qu'aux deux seuls concernés. Il demanda poliment au roi et son conseiller de rentrer. Bien qu'Arthur ne fût pas serein, ils obéirent tout de même. Les deux hommes virent le dragon s'assoir devant eux.

- Je sais ce qui vous arrive. Le lien qui vous entrave n'est pas le vôtre. Vous avez été choisi, comme chacun des quatre autres personnes qui vous ont accompagné dans ce voyage. Et chacun de vous avez une tâche à accomplir. Et pour finir, l'un d'entre vous trouvera le courage et la force d'aider Merlin et Arthur, dans la tâche périlleuse qu'est de ramener la paix dans ce monde.

- Vous voulez dire que nous devions venir ici ? Scanda Harry. Et la vague le savait déjà ?

- Ce que vous appelez la vague est entré dans votre univers pour vous préparer quand le jour viendrait où il vous faudrait venir à Camelot.

- C'est pour ça qu'elle est apparue il y a bien longtemps. Ce n'était pas une coïncidence.

- Votre tâche repose uniquement sur elle, continua le dragon. Mais, si toutefois vous pensez qu'elle est trop lourde à porter, je connais un moyen de s'en séparer. De couper à jamais le lien qui vous uni.

Harry et Draco se regardèrent encore.

- Devons-nous seulement le faire ? Murmura le brun et le blond haussa les épaules sans savoir.

- Laissez-moi juste vous dire que certaines de vos visions seront des mises en gardes, d'autres des signes d'espoir. Mais chacune d'elles concernera votre entourage en particulier Merlin et Arthur. Et si vous pensez que le roi est sauf après la disparition de Morgana, vous vous trompez. Quand plus rien ne menacera Arthur ou quand celui-ci deviendra ce qu'il doit être, la vague s'en ira toute seule… Vous serez alors libérer de tout gage.

- On ne peut pas couper le lien, dit alors subitement Draco à Harry. Pas encore.

Le brun hocha de la tête. En effet, il fallait qu'il continue d'avoir des visions, pour protéger tout le monde. Peu importe ce que cela leur coûtait.

- Tant que vous serez connectés, la vague va évoluer. De jours en jours, de mois en mois, d'années en années s'il le faut. Bientôt, vous serez indissociable et complètement synchrone, et quand cela arrivera, vous ne serez plus qu'un et vous ne pourrez vivre sans l'autre. Si l'un meure, l'autre aussi. Etes-vous prêt à en payer le prix ?

- Avons-nous le choix ? Murmura Harry, inquiet.

- Vous l'avez, je peux vous donner une façon d'éteindre ce lien, mais il y en a un autre rentrer chez vous quand l'occasion se présentera. Ou bien je connais aussi une façon d'atténuer ses pouvoirs sans pour autant vous en priver.

- Lequel ? Demanda Draco précipitamment.

- La vague vous a choisi car votre haine était telle qu'elle pouvait se décupler en un minimum de temps. Elle est entièrement faite de lumière et d'amour. Et quand vous aimez, vous faîtes ralentir le processus. Toutes pensées ou actes négatifs reviennent à la faire pousser comme une fleur au soleil.

Harry se mordit la lèvre et regarda du coin de l'œil le blond qui semblait aussi surpris que lui. Il eut besoin de plus de précision, s'est pourquoi il demanda au dragon :

- Quand on aime ?

- Pardon, rit Kilgarrah. J'aurais dû dire quand vous vous aimez. Car tout cela ne concerne que vous et uniquement vous.

Les deux eurent peur de comprendre ce que le dragon voulait dire par « aimer ». Ils étaient déjà ami c'était pas mal. Depuis, ils n'avaient plus eu de vagues destructrices. Il ne pouvait pas leur demander de plus s'aimer, c'était impossible.

- Vous voulez que nous… que nous couchions ensembles ?

Les deux visages se muèrent d'un air de dégout quand le dragon hocha la tête avec ce semblant de sourire qui était le sien. Ils se regardèrent et d'un commun accord s'écartèrent l'un de l'autre.

- C'est dégoutant. Hurla Draco. Je ne coucherais pas avec lui. Plutôt mourir. En plus c'est un homme !

- Vous n'êtes pas obligé d'arriver à un tel extrême. Ajouta Kilgarrah en voyant que ses propos attisaient petit à petit la haine chez les deux hommes. Mais apprendre à vous aimer un peu plus serait un bon début.

- Non ! S'exclama Harry. C'est hors de question. Nous sommes déjà amis, c'est suffisant.

C'était plus une affirmation qu'une question qu'il posait au dragon. Ce dernier secoua la tête et décida de changer de sujet pour ne pas envenimer la situation.

- Bien messieurs. Je pense avoir fait le tour mais n'oubliez pas de garder un œil attentif à vos visions, surtout celles concernant Arthur. Car s'il venait à mourir, un mal d'une puissance inouïe viendrait de là où vous vous attendrez le moins.

- De qui ? Murmura Harry en ayant cette impression de déjà connaître la réponse.

- Merlin, souffla Kilgarrah en s'envolant d'un battement d'aile.

Draco et Harry le regardèrent s'éloigner alors qu'aucun des deux ne pouvaient plus rien dire. C'était la deuxième fois qu'on leur disait que Merlin pourrait être l'auteur de la fin d'Albion. Ils ne pouvaient le concevoir et pourtant, ils n'avaient pas le droit de ne pas y faire attention. Enfin, d'un air gêné, Harry jeta un œil à Draco.

- Ce n'est pas la peine d'y penser, Harry ! L'intercepta le blond. Il est hors de question que je couche avec toi. Même si je sais que tu ne peux pas t'empêcher de me vouloir. Mais je suis bien trop beau pour toi.

Ils commencèrent à regagner le château d'un pas rapide. Comme si la distance entre eux était bien trop petite

- Draco, le seul moment où je te veux, c'est quand j'ai l'occasion de te jeter du haut d'une tour.

- Déjà fait.

- Ou dans la boue.

- Déjà fait aussi.

- Ferme-là, soupira-t-il.

Après quelques secondes de silence, le blond ne pouvant pas supporter cette gêne qu'avait occasionnée le dragon continua :

- Alors Merlin pourrait devenir comme Morgana ?

- Je ne sais pas… Je ne pense pas… Plutôt comme quelqu'un de meurtri. Si Arthur n'est plus, bien sûr. Nous devons tout faire pour continuer à avoir des visions et comprendre pourquoi notre roi pourrait mourir.

- Pas tout, Harry !

- Non, je veux dire… Si nous devons… On pourrait…

Il se tut, ne sachant pas comment formuler la phrase. Il pensa à Ron et maudit la vague de ne pas l'avoir choisi lui. Il aurait pu lui faire un gros câlin et puis finit. Comme prendre son pire ennemi dans ses bras ? Enfin, son ancien pire ennemi.

- Donne-moi ta main. Ordonna le blond.

Il écarquilla les yeux mais n'eut pas le temps de réagir que Draco levait les yeux aux ciels puis l'attrapait pas le poignet. Il prit sa main dans la sienne.

- C'est tout ce que je peux faire de mieux.

- Tu vois quelque chose ?

- Non. Si tu ne vois rien, je ne vois rien, sois logique.

- Donc tu peux me lâcher, maintenant.

- Harry, j'essaie de faire des efforts là, ne fait pas ta tête brûlée et consent à faire de même. Tu l'as dit toi-même, nous devons tout faire pour sauver Arthur.

- Quitte à nous tenir la main tous les jours ? Dit Harry en haussant un sourcil.

Le blond se mordit la lèvre. Non, il ne pourrait pas.

- Deux fois par jour. Concéda-t-il.

- Deux fois ?

- Oui…

- Tu n'as pas compris, on dirait.

- Compris quoi ? S'énerva-t-il en fronçant les sourcils.

- Se toucher comme ça ne sert à rien. Fit de même le brun en arrachant sa main de la sienne. Rappelle-toi, chaque fois que nous nous touchions, avant une vision, nous… étions plus qu'en bon terme.

- Mais hier…

- Hier, tu t'inquiétais pour moi et je t'ai remercié. La fois d'avant, nous rions et la première fois nous nous acceptions en tant qu'ami. Kilgarrah a parfaitement raison. Nous devons nous apprécier pour que cela marche. Mais vu que tu n'exprimes aucun sentiment, me toucher ne te sert à rien.

- Je n'exprime aucun sentiment ? Je te signale que toi tu n'en as que des négatifs à mon égare !

- C'est normal, tu ne fais que m'énerver.

- Tu voudrais que je fasse quoi ? Sourire ? Rire ? Désolé, mais ce n'est pas moi.

- Je ne te demande rien, moi. Fais-le juste pour les visions. Et aussi pour éviter la vague de redevenir destructrice.

Draco plissa des yeux en le scrutant. Puis il serra les dents et tentant une grimace qui aurait dû ressembler à un sourire. Harry resta stupéfait un instant avant d'éclater de rire.

- Je souris là ?

Le brun ne put lui répondre tellement il s'étouffait. Le blond eut alors un vrai sourire en le regardant. Il profita alors qu'il ne le voyait plus pour poser sa main sur sa joue. Il n'eut pas plus d'une seconde d'écoulée pour qu'une vision les prirent les stoppant net dans tous gestes.

Blaise courrait dans les couloirs de Camelot. On pouvait lire sur son visage un doute mélangé à de la peur. Il passa devant un groupe de serviteur qui s'enfuyait en courant et en hurlant. Il tourna un couloir et Léon le stoppa net.

- Attends, Blaise…

- Pousse-toi, Léon. Je veux voir !

Il se débattit un instant avant que le chevalier ne le lâche puis reprit sa course. Enfin, il s'arrêta au côté de Neville qui ne détachait pas son regard de la fenêtre.

- Ils arrivent… murmura-t-il.

Harry et Draco clignèrent des yeux. Le blond retira sa main lentement. Ils se regardèrent, hébété.

- C'est assez frustrant, en fait. Bouda Draco. Qu'est-ce qui est censé arriver ?

- Pourquoi tu m'as touché ? Murmura le brun.

- Tu riais, j'ai pensé que c'était le bon moment.

- Je… Je ne riais pas. Je me moquais de toi.

Le blond soupira. Il le dépassa en direction du château et murmura d'un ton las.

- Tu es d'une grande mauvaise foi, Harry.

Après la surprise passée, le brun courut pour le rattraper.

- D'accord, je riais. On va dire que tu n'es pas aussi… prétentieux et sans humour que tu veuilles bien le faire croire. Et… on est ami maintenant, alors… C'est tout à fait normal.

- Oui… on l'est…

C'est en silence qu'ils rejoignirent les portes de Camelot où les attendaient Merlin et Arthur. Ils voulurent savoir ce que le dragon leur avait dit. Ils leur expliquèrent pour le lien, qu'ils pouvaient le détruire mais avait refusé. Ils leur annoncèrent qu'ils avaient trouvé un moyen de se contrôler sans leur dire exactement comment. Ils leur parlèrent de la vision. Cependant, ils gardèrent pour eux ce que le dragon avait dit à propos de Merlin. Ils n'avaient pas envie de l'inquiéter plus que de raison.

- Nous ne sommes pas plus avancé, alors. Gémit Merlin. Enfin, vous… Quelque chose approche. Quelque chose de dangereux. Nous ne savons pas quoi, ni quand, ni même par qui… Et vous n'allez pas rester connectés tout le temps.

- Je vais commencer par renforcer les gardes de la cité. Dit Arthur. On n'est jamais trop prudent.

- On peut peut-être calculer les jours de différence. Votre première vision s'est révélée proche de la réalité.

Harry fit la moue et hocha négativement la tête.

- Non, ça ne fonctionnera pas. Nous avons vu la mort d'Arthur avant les autres où il était bien vivant. Elles ne sont pas dans l'ordre. Si seulement nous avions un moyen de pouvoir voir l'intégralité du futur.

Les deux hommes se regardèrent et rougirent. Harry regretta immédiatement ces paroles. Ils en avaient un. Il était juste hors de question de s'en servir.

- Oui, ce serait bien en effet. Mais juste une question, le dragon vous a-t-il dit que c'était dangereux pour vous ou pas ?

- Non, rien de bien dangereux. La vague n'est pas réellement à nous. Une fois que nous repartirons d'ici, tout disparaîtra.

- Bien, murmura Arthur. Allez, allons-nous coucher maintenant. Nous réfléchirons mieux à tête reposée.

Il prit la main de Merlin dans la sienne et partit avec un au revoir de la main pour les deux visiteurs.

- Bien, bonne nuit, Draco.

Le blond le regarda et hocha juste la tête. Il ne le lâcha des yeux que lorsqu'il eut disparu dans sa chambre. Il avait feint, s'était énervé… mais en vrai. Le battement de son cœur avait suffi pour lui faire comprendre qu'il n'était pas si outré que ça. Le blond glissa dans sa chambre et vit le corps de son meilleur ami totalement endormi. Il comprenait maintenant ce qu'il ressentait. Cet énervement constant et cette tristesse. Mais il était encore trop tôt pour lui de se l'avouer.


99ème jour - Trois mois et 8 jour.


Aggravain faisait les cent pas dans la salle du trône. Voilà plusieurs jours que sa reine aurait dû rentrer. Il ne comprenait pas ce qui lui prenait autant de temps. Il était sûr que Mordred y était pour quelque chose. Il ne voyait rien d'autre. La semi colère qu'il éprouvait pour ce traitre n'avait pas de nom. Il ne savait pas pourquoi il était sûr que cet enfant savait pour Merlin, mais il se demandait encore pourquoi il n'avait rien dit. Mordred cachait trop de chose. Et Morgana, sa très chère enfant lui vouait une confiance aveugle. Il devait s'en débarrasser. Et vite.

Il regarda à travers l'immense vitrail et son visage s'éclaira quand il les vit tous les deux entrer dans le château. Il se dépêcha de sortir pour les accueillir. Morgana était dans un tel état qu'elle s'effondra dans ses bras. Il la rattrapa, se fichant de la morsure que son pouvoir lui infligeait. C'était comme si elle ne le contrôlait plus du tout. La volute noire autour d'elle était signe qu'elle était au bord. Aggravain s'attrista. Si elle franchissait la ligne, elle ne pourrait plus jamais faire demi-tour. Il ne reverrait plus jamais la Morgana qu'il avait tant chérie.

- Eh là, calme-toi, tout va bien. Je suis là. Que s'est-il passé ?

- Arthur ! Grogna-t-elle. Arthur et sa chance invétérée. Arthur et Merlin, encore eux. Je veux les voir morts. Je veux tous les tuer. Tout Camelot… doit périr.

Aggravain tenta de la calmer en caressant son front mais elle le rejeta soudainement, sans avoir besoin de lever la main. Elle se releva difficilement avant de se tenir bien droite.

- S'ils veulent la guerre, ils vont l'avoir.

- Morgana.

- Fini les coups en douce et les kidnappings. Nous allons passer à un tout autre niveau.

Mordred écarquilla les yeux. Il s'avança.

- Mor…

- Silence ! Hurla-t-elle.

Aggravain, toujours au sol, ne comprenant pas de quoi elle voulait parler regarda Mordred, espérant trouver quoi que ce soit dans son visage pouvant l'aider. Mais tout ce qu'il vit fut de la peur et de l'angoisse. Son pouvoir se calma petit à petit, rangé quelque part en elle avant qu'elle ne commence à partir vers son château. Son bras droit se releva vivement.

- Que va-t-elle faire ?

- Le dernier pas vers les ténèbres. Murmura Mordred en le regardant. Quand elle l'aura fait, ne t'attend plus à ce qu'elle puisse un jour éprouver une quelconque compassion. Elle pourrait tout aussi bien nous tuer sans que cela ne l'atteigne. Elle deviendra le mal incarné et ne cherchera plus à régner sur Camelot mais à le détruire pour reconstruire un monde de ténèbres.

- Comment peut-on l'arrêter ?

- On ne peut plus. Maintenant nous la suivons… Ou nous mourrons.

Mordred sourit légèrement en voyant la tête effarée de l'homme. Il savait depuis bien longtemps que le courage n'était pas son fort. Il avait toujours cru à tort qu'il ferait régner Morgana et que quand cela serait fait, elle retrouverait ses beaux moments d'antan. Non, la jeune femme d'avant n'existait plus. Il devait se faire une raison.

- Elle ne sera plus jamais comme avant.

Aggravain lui lança un regard haineux face à son sourire.

- Elle le sera ! Quand Arthur et Merlin ne seront plus, quand Camelot sera à elle. Elle redeviendra ma douce Morgana. Il faut juste… il faut…

- Tu es vraiment stupide comme homme.

- Toi !

Il l'attrapa par le col de son manteau et Mordred grimaça, dû à ses nombreuses blessures que la grotte avait laissées.

- Je te jure qu'un jour je te tuerai. Tu es l'unique responsable de tous ses malheurs. Depuis que tu es avec elle, elle dépérit de jour en jour.

- Morgana n'a pas eu besoin de moi pour trouver la voie des ténèbres.

Il balaya d'un geste de la main l'homme qui alla s'écraser contre le mur à proximité.

- Quand elle ne sera que sombre et dévastation, tu n'auras qu'à t'empaler sur ton épée. Rit Mordred Tu ne serviras à plus rien. Et si tu ne veux pas mettre fin à tes jours, tu ferais mieux de rester caché dans une chambre le temps que tout cela se termine.

Mordred partit d'un geste sec, ne supportant plus l'homme. Aggravain se releva à nouveau et fronça les sourcils. Il devait s'avouer vaincu face à l'intelligence du sorcier. Il ne pourrait supporter que Morgana ne redevienne pas celle qu'il avait toujours aimé. Il fallait qu'il la convainc de patienter encore un peu, où qu'il trouve un moyen de faire tuer Merlin et Arthur sans qu'elle ne s'en mêle. Tant pis pour sa vengeance. Il la sauverait coûte que coûte des ténèbres.

Il monta jusque dans la chambre de la reine et toqua lentement. Elle lui permit d'entrer ce qu'il fit. Mais il se tourna bien vite vers la porte, le rouge aux joues. Sa dame prenait un bain, se savonnant avec sensualité.

- Ma reine, je dois savoir ce que vous allez faire. Vous voulez envoyer tous vos hommes à Camelot ?

- Non, pas les hommes Aggravain. Laisse-moi le temps de me changer, je te montrerais plutôt que de t'expliquer.

- Mais… si vous me laissiez une autre chance. Je m'infiltrerais à Camelot et je tuerais pour vous le roi et son conseiller. Ils ne seront plus…

- Tu te ferais attraper, rien de plus. Non… Le temps est enfin arrivé… J'aurais dû faire cela il y a longtemps. Peut-être que j'avais peur… Murmura-t-elle, plus pour elle-même. Maintenant, je n'ai plus peur.

Elle glissa ses mains dans l'eau et s'amusa à faire couler les gouttes dans un bruit presque relaxant.

- Je n'ai plus peur…

Aggravain se retourna légèrement pour voir que ses yeux étaient vagues, comme troubles. Il tordit son visage de tristesse quand les paroles de Mordred revinrent à lui. Il ne pouvait pas croire qu'il l'avait perdu à tout jamais. Même s'il savait qu'il la suivrait partout où elle irait, même dans les abysses, il ne perdrait pas espoir. Il la ramènerait qu'importe ce que cela lui couterait.


101ème jour - Trois mois et 10 jour.


Draco entra dans l'atelier de Gaius avec rapidité. Il trouva là Merlin et Ron, en train de jouer à une partie d'échec. Cela l'amusa légèrement, comme quoi certaines choses resteraient à jamais écrites dans l'histoire. Il vit Gaius, installé devant son pupitre à écrire tranquillement. Il s'avança.

- Gaius, s'il te plaît. Aurais-tu quelque chose contre la fièvre. Blaise se sent mal.

Le vieil homme se releva immédiatement en approuvant.

- Une maladie particulière, a-t-il des spasmes ou des maux de ventre.

- Non, je pense juste qu'il a attrapé un gros rhume. Avec l'hiver qui s'en vient, le changement de saison n'a jamais été son fort. Je lui ai bien dit que cela ne servait à rien de faire semblant pour éviter son tour de garde. Il a ri, donc je pense qu'il va bien.

Gaius sourit et partit dans une buanderie emplie d'étagères où il en revint avec une fiole. Il l'a tendit vers Draco.

- Juste quelques gouttes. Si la fièvre n'est pas retombée, donne-lui en deux de plus toutes les quatre heures.

- Bien.

Le blond regarda un instant la fiole puis Ron avant de sourire malicieusement.

- Euh… Ron, je peux te demander un service ?

Le roux leva la tête immédiatement, n'ayant pas perdu une miette de leur conversation.

- Oui ? Dit-il fébrilement alors qu'il pouvait la lire facilement sur le visage de Draco.

- Je dois retrouver Harry pour… Tu sais, les visions tout ça. Pourrais-tu rester au chevet de Blaise en attendant que je revienne ? Je n'aime pas le savoir ainsi alors qu'il rentre tout juste d'un kidnapping. On ne sait jamais.

Le roux se mordit la lèvre puis hocha la tête et prit la fiole de ses mains.

- De toute façon, j'avais gagné. Ajouta-t-il en faisant tomber le roi noir sur l'échiquier.

- Ce jeu est totalement stupide ! S'énerva Merlin. Je n'en comprends pas le moindre sens.

Ron rit en quittant la pièce. Il se dirigea vers la chambre des Serpentards et toqua avant d'entrer. Un grognement sourd lui répondit, ce qui fut suffisant. L'intérieur était plongé dans le noir, le Griffondor eut du mal à se repérer. Il avança tranquillement avant de se stopper net quand il l'entendit souffler lentement :

- Draco, tu m'as rapporté de l'eau ? Je meurs de soif.

- C'est moi… Murmura Ron.

Blaise arrêta de bouger puis se retourna et croisa son regard. Il avait de petits yeux et quelques gouttes de sueur sur son front. Le roux fit le tour de la pièce et trouva une chaise qu'il vint poser devant son lit.

- Je vais t'apporter de l'eau. Mais d'abord, la potion.

Blaise ne dit rien, le laissa prendre le liquide dans la petite pipette puis le glisser au fond de sa gorge. Il grimaça quant au goût atroce que la potion avait. Ron alla vers le fond et lui rapporta un verre d'eau. Il l'aida à boire avec douceur et patience. Tout du long, il ne s'était pas lâché du regard. Il y avait quelque chose d'envoûtant dans la pièce. Peut-être l'obscurité, le silence ou encore le fait que le noir soit torse nu. Ron remonta d'ailleurs la couverture jusqu'à son cou afin d'être moins gêné. Il posa une main sur son front.

- Tu es brûlant.

- J'ai toujours été plutôt chaud, rit Blaise.

Ron sourit avec lui. La froideur de sa main fit un bien fou à l'homme et il espéra qu'il ne la retirerait pas tout de suite. Il le regarda encore et le roux finit par détourner les yeux.

- Tu… devrais dormir. Chuchota-t-il comme s'il ne voulait pas casser l'ambiance complètement électrique qu'ils dégageaient.

- Que fais-tu là ?

- Quoi ? Oh, je… Draco était occupé, il m'a demandé de prendre sa place.

- Tu aurais pu refuser.

- Cela te gêne que je sois, là ?

- Non… Dit-il faiblement en regardant par le plafond.

Ron expira lentement, son cœur vrillait dans sa poitrine. Il n'avait jamais ressenti cela. Ni avec Hermione ni aucune autre. Comment cet homme pouvait lui faire tant d'effet. Blaise grimaça une nouvelle fois de douleur. Ron changea de main. Il ferma les yeux. Soudain, une boule monta dans sa gorge. Il murmura alors :

- Non, ça ne me gêne pas… Ça me donne de faux espoirs.

Ron écarquilla les yeux. Il ne s'attendait pas du tout à ça.

- Quels… De quoi parles-tu ? Bégaya-t-il.

- Oui, sourit le noir. J'aurais pu penser il est inquiet pour moi.

- Je suis inquiet pour toi ! S'exclama-t-il rapidement.

- J'espère qu'il est là pour prendre soin de moi.

- Je prends soin de toi !

- J'espère qu'il m'aime… même juste un peu.

Ron ouvrit la bouche mais se stoppa net. Blaise rouvrit lentement les yeux et le regarda avec un sourire triste.

- Fais-tu ça par charité… Ou pitié ? Parce que je t'ai avoué mes sentiments ? Tu es trop gentil, Ron.

Le roux passa alors de la surprise la plus majestueuse à l'incompréhension totale. Et puis il se mit soudainement à rire et se cacha le visage de ses mains. Blaise gémit, la froideur était partie avec elles. Il sourit tristement en pensant que le roux se moquait de lui. Mais comme à son habitude, et son tempérament le voulant, il préférait en rire que d'en pleurer. Ron, quant à lui, continuait de rire avant de poser son menton sur ses mains.

- Blaise, tu es vraiment l'homme le plus stupide du monde. Tu ne m'as pas avoué tes sentiments. Tu m'as juste dit que tu… C'est comment déjà ? Ah oui… « Me désirer ».

- C'est cela. Et tu m'as jeté.

- Je ne comprendrais jamais pourquoi les Serpentard ne peuvent être clair et précis quand ils veulent quelque chose. Parce que moi quand je désire quelqu'un, je ne parle que d'un coup d'un soir et terminé.

- Non… ce n'est pas ce que je voulais dire.

- En tout cas, c'est ce que j'ai compris. Je t'ai dit non, Blaise. Parce que je ne peux pas t'avoir pour une seule nuit. Je te veux pour plus, longuement et uniquement à moi.

Ce fut au tour du malade d'être surpris. Il le regarda, surpris par ce revirement, inquiet d'avoir mal compris, épris par son sourire. Alors il en fit de même. Et murmura :

- Je peux être clair et précis quand je veux quelque chose.

- Ah oui, fit le roux en se baissant lentement vers son visage.

- Oui, hocha le noir. Remet ta main sur mon front et ne l'enlève plus ou je te tue.

Ron éclata de rire et obtempéra. Blaise ferma les yeux, se délectant de sa fraîcheur. Le roux se leva pour se poser sur le lit à ses côtés.

- Tu vas être malade.

- Ce n'est pas si mal, quelques jours de repos. Avec l'hiver, Arthur a peur que le peuple meurt de faim. Il nous exploite à la chasse. Je commence à avoir des courbatures.

Blaise ne répondit pas. Lentement, et même s'il luttait pour ne pas le faire, il s'endormit. Ron sourit puis s'allongea tout contre lui. Les Serpentard étaient vraiment des créatures bien étranges. Il ne lui avait toujours pas donné de réponses claires et précises. Mais il pouvait comprendre que pour le noir, cela ne devait pas être facile. Un coureur de jupon qui tombe amoureux. Etait-il vraiment amoureux de lui ? Il espéra que oui. En tout cas, il ferait tout pour.


101ème jour - Trois mois et 10 jour.


- Mais concentre-toi, bon dieu ! Sermonna le blond.

Il serra ses mains dans les siennes et ferma les yeux. Harry grimaça en faisant la même chose. Il n'arrivait évidemment à rien du tout. Chaque fois qu'il fermait les yeux, il voyait encore et toujours le visage apeuré de Merlin, ou encore Arthur qui courrait vers il ne savait où. Il pensait à la mort qui les guettait comme une épée de Damoclès. Il se mordit la lèvre et ouvrit juste un œil. Ils étaient tous les deux dans le coin de forêt où le Serpentard aimait se cacher pour s'entraîner. Draco était assis en tailleur, comme lui, le dos bien droit, les épaules relâchées. Il avait toute l'allure d'un prince. Ce qui n'arrivait pas à concentrer plus le brun. Le blond finit par le remarquer. Il soupira et le lâcha. Pris sa tête entre ses mains.

- Bon, qu'est-ce que tu veux faire ? Arrêter tout ? Retourner voir le dragon pour qu'il nous donne le remède à notre vague ? Non, parce que à l'allure où cela va, nous nous serons fait attaquer bien avant que nous ayons une vision.

- Non, c'est bon. J'ai juste du mal à ne pas penser à tout ce qui nous attend. Et si l'un de nous venait à mourir ? Et si… Je ne sais pas. Nous étions tous à deux doigts de la mort à moment ou un autre. Depuis que nous sommes ici…

Harry baissa les yeux au sol. Il ne voulait pas perdre un seul de ses amis. Il en avait bien trop perdu pendant la guerre contre Voldemort. Il ne voulait pas que cela arrive…

- Harry… Tu parles comme si tu nous avais tous sur tes épaules. Mais c'est faux. Chacun de nous pourras et seras se protéger soi-même. Tu n'as pas à t'inquiéter autant.

- Mais si le dragon a dit vrai, s'énerva le Griffondor. Si…

- Harry !

Sa voix avait claqué comme un coup de fouet. Le brun releva légèrement la tête vers lui pour croiser ses yeux en colère. Il ne sut pourquoi, mais il se sentit plus ou moins honteux.

- Dans cette guerre qui est la nôtre maintenant… Tu n'es pas seul ! Tu m'entends ? Tes amis sont là… Ainsi que Severus et Blaise… Moi, je suis là…

Le brun se mordit la lèvre et murmura :

- Vous êtes tous mes amis…

Draco sourit et hocha la tête. Il posa sa main sur la sienne, pensant que c'était le bon moment mais rien ne vient. Il fut déçu. Harry le pensait-il vraiment ? Si cela n'avait pas marché, c'est sûrement que non. Il fit la moue. Soudain, un cri les alerta et ils se levèrent précipitamment. Harry s'avança et plissa les yeux. Merlin déboula alors en courant.

- Ils sont derrière moi ! Vite, fuyons.

- Qu'est-ce qui…

Mais Harry n'eut pas le temps de finir sa phrase que déjà Merlin les entraîner par le bras. Ils coururent sans comprendre.

- Merlin, s'écria le magicien. Qu'est-ce qu'on fuit ?

- Une meute !

Comme pour appuyer ses dires, une dizaine d'hurlements de loup se fit entendre dans la forêt. Des loups sauvages qui n'avaient absolument rien à voir avec Ciel.

- Mais qu'est-ce que tu as encore fait ?

- Rien du tout ! J'étais en train de vous chercher quand ils sont apparus.

- Merlin, Draco. Montez dans un arbre ! Je vais les semer.

- D'accord ! S'écria l'enchanteur en s'exécutant.

- Hors de question ! Je viens avec toi.

- Tu vas me ralentir. Grogna le brun.

Il ne l'écouta pas et continua sa course à ses côtés. Les loups les pourchassèrent pendant un moment avant que les deux hommes ne trouvent une cachette derrière un rideau de lierres. Ils les virent passer devant eux en retenant leurs respirations. Serrés l'un contre l'autre, Draco attrapa le brun par le bras quand un des loups renifla le sol proche d'eux. Doucement, le blond recula d'un pas. Ce qu'ils n'avaient pas remarqué malheureusement, c'est que derrière eux, il y avait une pente plus que raide. Harry glissa et le blond tenta de le rattraper en vain. Les deux tombèrent dans un roulé-boulé. Et quand ils atteignirent en bas, ils n'étaient plus que gémissements de douleurs.

Harry releva la tête et ôta sa capuche qui s'était rabattue il ne savait à quel moment dans la descente. Il avait eu plus de chance que Draco. Il avait terminé sa course sur quelque chose de mou. Mais il se statufia quand il vit que ce n'était autre que son ancien ennemi en dessous de lui. Il essaya de se relever quand il sentit une douleur atroce du genou jusqu'à la cheville de sa jambe gauche. Il était sûr de s'être cassé quelque chose.

- Je suis désolé, Draco, je ne peux pas bouger.

- Oui, je l'ai senti. Grimaça le blond. Par contre, ton arme me rentre dans les côtes.

- Laquelle ?

- Je serais bien incapable de te le dire. Tu en as tellement. Attend, je vais nous dégager.

Avec beaucoup de précaution, il releva la tête. Il n'était plus qu'à quelques centimètres de la sienne et il le fixa dans les yeux. Harry rougit et se décala un peu. Draco murmura un sort et le corps d'Harry se souleva pour se poser sur les fesses, juste à côté. A l'instant même où il quitta ses bras, le blond ressentit un grand froid. Il était sûr et certain qu'il aurait voulu en profiter un peu plus. Mais la douleur qu'il éprouvait à cause d'Harry le ramena à la raison. Il se releva, s'épousseta puis regarda la pente qu'il venait de dévaler.

- Quelle chute ! S'exclama-t-il avant de le regarder à nouveau. Ça pour te ralentir, je t'ai bien ralenti ! Ajouta-t-il en riant.

- Idiot, chuchota Harry en retirant lentement sa botte.

Ce n'était vraiment pas joli à voir. Il avait le pied presque bleu et gonflé. Son os était ressorti juste un peu au-dessus. Draco écarquilla les yeux en le voyant. Il devait avoir beaucoup plus mal qu'il ne voulait le laisser voir. Il se demanda comment il faisait pour ne pas hurler. Il le voyait juste serrer les dents, la mâchoire contractée. Le blond s'activa, déchira sa robe pour venir entourer sa jambe.

- Je peux juste atténuer la douleur, mais pas te guérir.

- Neville le fera. Permet-moi juste de marcher jusqu'à lui.

Draco hocha la tête et posa ses mains de chaque côté de sa jambe. Une lumière verte l'éclaira et le brun sentit sa douleur s'en aller progressivement. Il pouvait quand même la sentir, mais bien moindre. Draco fit voler un morceau de bois dans sa main et le donna à Harry. Il le prit en fronçant les sourcils.

- Je suis désolé pour tout ça. Mets-le dans la bouche.

Le brun obéit et ils se regardèrent, de la peur dans les yeux du brun, du regret dans ceux du blond. La lumière verte s'intensifie puis il eut un crac sonore engendrant le cri étouffé du brun. Son hurlement blessa un peu plus Draco qui s'en voulait énormément. Il voulut essuyer les larmes qui avaient glissé sur ses joues sans qu'il ne le veuille. L'os remit en place, il serra le tissu sur la blessure. Harry respirait fortement. Il cracha le bout de bois et attrapa le blond par le poignet.

- Plus jamais ça !

Draco sourit un peu.

- Désolé. C'est de ma faute.

- Aide-moi à me relever, l'interrompit-il en tendant son autre main.

- Attends, nous devrions peut-être…

Devant son regard coléreux, il finit par obtempérer. Il prit son autre main et le leva. Malheureusement, il ne put poser son pied au sol, vacilla et tomba. Draco le rattrapa dans ses bras et la tête du brun frappa lourdement son torse. Le blond en profita pour le remettre droit.

- Laisse-moi faire Harry, ne soit pas si pressé. A moins que tu ne veuilles plus jamais marcher !?

Le brun grogna pour la forme mais finit par se laisser aller. Le blond regarda autour de lui. Comment allait-il remonter la pente maintenant. Même en mettant le blessé sur son dos, il n'était pas sûr d'y arriver. A moins qu'il ne le jette assez fort. Bien sûr, et pourquoi ne pas le tuer tout de suite. Il se sourit à lui-même. Il regarda derrière le chemin et se dit qu'il serait plus sage d'aller par là. Il invoqua alors une branche tombée un peu plus loin et en fit un bâton stable et dur pour supporter son poids. Il repoussa Harry et le lui tendit.

- Tiens, repose-toi là-dessus. Je te tiendrais de l'autre côté.

- Merci, murmura faiblement le Griffondor.

Draco entoura son bras sur ses épaules et ils commencèrent à marcher.

- Tu es vraiment le roi des abrutis, Draco.

- Oui, sûrement. Je suis désolé…

- C'est la troisième fois que tu t'excuses. Je crois qu'il va commencer à pleuvoir.

Ils rirent. Harry faisait tout pour ne pas avoir l'air d'avoir mal et Draco tentait de cacher son trouble alors qu'il était si proche de lui. Le chemin continuait sur plusieurs mètres avant de se séparer en deux.

- A droite. Dit Harry.

- Comment le sais-tu ?

- Je ne fais jamais deux fois les mêmes erreurs, Draco. Quand nous sommes revenus de chez Morgana, j'ai appris toutes les cartes d'Arthur par cœur !

Le blond siffla d'admiration. Il n'y avait pas à dire. Lui il n'avait pensé qu'à se retrouver loin d'Harry puisqu'il n'avait pas accepté sa demande d'ami en premier lieu. Il suivit alors son conseil et ils virent que le chemin commençait à monter lentement. Ils étaient sur la bonne voie.

- Nous irions plus vite en volant.

- Oh, pourquoi tu as un balai sur toi ? Ricana le brun.

- Ah, ah ! Très drôle.

- Hilarant même.

Draco le regarda et trembla un peu. Le cœur battant, il se dit que ce n'était pas une bonne idée. Mais il tenta quand même.

- Tu sais, Harry… Si… Je crois qu'il faudrait qu'on essaye. Si même être collé à toi de la sorte ne fonctionne pas alors.

Le brun fronça les sourcils.

- De quoi tu veux parler ?

- Bon sang, ce que tu peux être lent. Ce n'est pas la mort, en plus, ce n'est pas comme si nous nous aimions vraiment !

Il l'arrêta et se retourna vers lui. Il le prit par la taille de ses deux bras pour qu'il ne puisse pas bouger d'un pouce, en plus de sa blessure. Il s'approcha et l'embrassa sans crier gare. Le brun écarquilla les yeux. Leurs lèvres collées l'une sur l'autre ne fit pas un seul mouvement. Mais ce fut suffisant. Harry ferma les yeux, Draco posa une main sur sa joue et plus aucun des deux ne furent maîtres de leurs corps. Car leurs esprits étaient ailleurs. Bien loin dans une vision… Et beaucoup plus longtemps que jusqu'à maintenant.


A suivre...


Bon, Ron et Blaise vont peut-être enfin se mettre ensemble, Draco embrasse Harry. Alors sa réponse à votre avis ? Un bon coup de poing dans sa tronche ou un languissant balai de tendresse baveuse ? ;)

A bientôt,

Personne ne l'a jamais connue.