Attention. Âme sensible s'abstenir. Bonne lecture.


Chapitre 15 : L'armée des ombres.


101ème jour - Trois mois et 10 jour.


Un sacrifice. L'unique moyen pour elle d'ouvrir le portail. Elle avait bien réfléchit. Elle n'avait personne à sacrifier. Qui serait assez fou pour ouvrir la porte pour elle. Assise sur son cheval, elle regarda derrière elle. Il y avait Mordred mais elle avait encore trop besoin de lui pour qu'elle puisse le faire. A gauche, Aggravain. Non, elle ne pouvait lui demander de faire cela. Sans lui, il n'y aurait personne pour guider son armée. Elle regarda alors derrière, les hommes marchaient dans un mouvement communs. Ils étaient entraînés strictement. Ils ne faisaient pas un bruit. Le silence régnait dans la forêt.

L'un d'eux suffirait amplement.

Les chevaux s'arrêtèrent à la lisière de la forêt. Ils regardèrent tous d'un œil admiratif l'étendu de pierres brisés d'un ancien, très ancien château. Il n'y avait maintenant plus que des ruines et des stèles. La jeune femme fit redémarrer la troupe et ils passèrent aux travers des carcasses de maison jusqu'à ce qui semblerait un ancien temple maintenant dévasté. Morgana se tourna vers Aggravain.

- Qu'ils allument des torches et les plantent tout autour. Je veux un cercle parfait.

- Tout autour de quoi ? Demanda l'homme.

Elle montra alors sur une estrade ce qui fut autre fois un cercle de pierre immense. Et qui maintenant n'était plus qu'un quart de celui-ci, le reste s'étant effondré au sol. Aggravain donna ses ordres et Morgana s'avança vers l'autel. Elle leva les bras au ciel et la fumée noire la recouvrit. Les pierres se mirent à trembler avant de s'élever et reprirent leur place. Le cercle fut reformé. Des runes apparurent en bleu brillant, firent le tour puis la lumière disparut.

- Morgana, chuchota Aggravain en s'approchant. Que vas-tu faire ?

- Je t'ai déjà dit que je te montrerais. Fais un effort. D'ici quelques minutes, tu sauras tout et tu verras l'étendu de ma vengeance.

- Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.

Morgana se tourna vers lui avant de poser une main sur son épaule.

- Mon cher ami, dit-elle avec un sourire. Ne t'inquiète pas. Les seuls qui seront punis sont ceux qui vivent à Camelot. Arthur, Merlin et tous ceux qui vivent sous leurs protections. Personne ne les rechapera. Ils détruiront tous sur leurs passages.

- Ils… ? Murmura-t-il, apeuré.

Mais la sorcière ne lui répondit pas et regarda le cercle. Elle demanda à tous de s'écarter hors du cercle de feu avant de se mettre à genoux. Pendant des minutes durant, elle psalmodia des mots de la langue ancienne que nuls ne comprirent à part Mordred. Ce dernier la regardait faire, les sourcils froncés. Il voulait se venger d'Arthur, en effet mais en arriver à un tel extrême, c'était de la folie pur. Il s'empêcha tout de même de faire le moindre mouvement.

Morgana leva alors les yeux vers les soldats et en pointa un au hasard du doigt.

- Toi ! Il faut actionner les poignets, juste là dans le cercle.

Le soldat obéit sans réfléchir. Il attrapa les deux poignées et Morgana finit son incantation. Les runes se remirent à scintiller et une sorte de vague d'eau explosa au centre du cercle. L'homme coincé au centre de la vague se mit à hurler. Son casque tomba et on put voir du sang couler de ses yeux, son nez, sa bouche et ses oreilles. Il hurla de l'aide, mais personne ne bougea. La vague se stabilisa pour ne plus être qu'un scintillement d'eau de l'épaisseur du cercle. C'était spectaculaire.

- Viens à moi, Dieu des ombres, roi des démons, prince du mal, murmura Morgana.

Un rugissement empli l'endroit, couvrant les pleurs de l'homme. Soudain, un bras noir gigantesque sortit du cercle et attrapa de ses griffes la tête de l'homme. Il l'engloutit dans le cercle. Le bras revint ensuite et se posa lourdement au sol. Elle agrippa la terre pour extraire une tête avec difficulté. Elle ressemblait à une gueule de loup aux crocs acérés. Il était opaque et noir… Comme une ombre. Il fit le tour du regard en grognant violemment. Puis il s'arrêta devant Morgana et il s'exprima avec une voix d'outre-tombe.

- Qui est ta cible ?

- Arthur Pendragon, scanda-t-elle avec force.

- Qu'il en soit ainsi. Seul son sang pourra refermer le portail. Seul son sacrifice et ou sa mort sustentera mes ombres. Mon armée contre sa vie et tous ceux qui le protégeront. Les ténèbres les engloutiront. Que m'offres-tu en échange ?

- Je te ferais sortir du monde des ombres.

Le dieu ne répondit pas. Il se contenta d'hurler tellement fort que tous se cachèrent les oreilles dans leurs mains. Morgana se contenta de le regarder comme si elle voyait la plus belle chose du monde. Il se tordit enfin et disparut à nouveau dans le cercle. Personne n'osa faire un geste, à peine respirer. Et puis après une longue minute d'attente. Les démons commencèrent à sortir du portail. Vils créatures opaques et noires comme leur dieu, elles avaient une tête de chien loup, un corps humain, des pattes arrières d'animal et à la main une arme ressemblant à une double hache. Elles se déplaçaient avec rapidité comme si elles glissaient sur la terre. Comme des ombres.

Elles passèrent autour de Morgana et derrière les soldats en se dirigeant vers un seul et unique endroit ; Camelot.


101ème jour - Trois mois et 10 jour.


Draco jetait des regards inquiets en direction d'Harry alors que celui-ci ne dardait ses yeux froncés par la colère que sur Neville. Ce dernier réparait avec lenteur l'os cassé et la chair déchirée. Il avait demandé au préalable à Draco d'engourdir totalement la jambe du brun et bien sûr de rester auprès de lui le temps qu'il le guérisse pour retirer le sort. Donc le blond n'avait pas pu partir en douce pour aller se cacher au fond d'un puits. Ou dans une grotte.

- Harry… Je…

- Ferme-là.

C'était sec, un ordre direct. Neville leva les yeux vers la commode à ses côtés qui venait de se lever de quelques centimètres. Il fut surpris. Il ne pensait pas qu'une petite escapade dans les bois pouvait annihiler tous les efforts qu'ils avaient mis dans leur amitié. Non, il y avait autre chose. Harry était tellement énervé depuis qu'ils étaient rentrés que la vague était redevenue celle qu'elle était autrefois. Neville pensa que le mieux à faire était de les laisser discuter entre eux.

Une fois qu'il eut terminé son travail, il se glissa hors de la chambre de soin et referma la porte derrière lui. Draco le regarda faire avec horreur. Il se leva, se mordant la lèvre et s'installa à sa place. Harry tourna immédiatement la tête et croisa les bras.

- Tu ne vas pas en faire tout un plat, bon dieu ! S'énerva le blond en fronçant les sourcils.

Il prit sa cheville entre ses mains et ses yeux s'illuminèrent.

- Tu n'avais pas le droit de m'embrasser contre mon gré, cracha-t-il.

- Si c'était réellement contre ton gré, nous n'aurions pas eu de vision. Cela veut dire que tu le voulais aussi.

- Tu n'es qu'un sale…

Harry émit un cri de douleur alors que le blond retirer le sort sans douceur ni préavis. Il serra les poings et les dents et jura.

- Tu l'as fait exprès. Ça fait mal.

- C'est ça quand on est aussi douillet qu'une fille. Arrête de le prendre mal. En plus de nous deux, c'est toi l'homo. Embrasser un homme n'est pas dans ma catégorie.

Harry se renfrogna un peu plus et s'écria.

- Tu crois que ça m'a plu parce que tu es un homme ? Je suis peut-être gay, mais j'ai une éthique. Et embrasser Malfoy est tout sauf agréable.

- Tu n'as cas fermer les yeux et penser que tu es avec quelqu'un d'autre.

Le brun ouvrit la bouche mais la referma bien vite. Il regarda Draco, abasourdi.

- Attends, tu veux que nous recommencions ?

- Si c'est le seul moyen pour que nous ayons plus d'informations, oui. Affirma-t-il, le visage sérieux. Même… Même si ça me répugne.

Il n'avait pu dire ses derniers mots qu'en détournant les yeux. Malheureusement, cela ne calma pas du tout le brun qui fronça les sourcils.

- C'est toi qui me répugne. Je ne veux plus jamais que tu m'approches ! Tu es écœurant. Ce que tu as fait est écœurant.

Ils ne dirent plus rien mais aucun des deux ne bougea. Harry avait trop mal pour faire un pas même s'il le voulait et Draco n'avait pas décollé son regard du sol. Il se passa plus d'une minute dans un silence pesant avant que le blond finisse par soupirer.

- Non.

- Pardon ?

Le magicien se leva et le toisa de la tête au pied.

- J'ai dit non. J'en ai assez de tous tes caprices. Nous ne sommes pas ici par hasard. La vague nous a choisi, nous. Et si cela avait été quelqu'un d'autre, tu l'aurais fait. Nous avons réussi à être amis. Et nous avons besoin de ses visions, pour sauver Arthur et Merlin. Prends sur toi un peu. Même si ce n'est pas agréable ni pour toi, ni pour moi, c'est notre devoir.

Harry baissa les yeux. Cela ne lui plaisait pas du tout de se faire rabaisser de la sorte par Draco, qu'importe qu'il soit son ami ou pas. Finalement, il eut une idée et se mit à sourire malicieusement et le blond répondit par un haussement de sourcil.

- Et si je venais à y prendre goût à tes baisers ? Ricana-t-il. Que feras-tu quand j'essayerai de te violer ? Après tout, tu l'as dit toi-même non. Je suis gay.

- Tu n'auras qu'à prendre une douche froide, rit le blond en partant vers la porte.

Harry perdit tout sourire. Ça non plus, cela n'avait pas marché. Il se mordit la lèvre, déphasé. Du coin de l'œil, il vit que Draco s'était arrêté, la main sur la poignée de la porte. Il avait l'air pris entre deux doutes. Puis finalement, il se retourna et s'adossa à la porte de la chambre. Harry pencha la tête sur le côté, essayant de déterminer avec exactitude les sentiments qu'il pouvait enfin lire sur son visage. C'était étrange et à la fois fascinant. Draco Malfoy qui avait l'air inquiet, soucieux et à la fois… courageux.

- J'ai changé, murmura-t-il enfin.

Le brun, surpris, le regarda intensément alors qu'il en faisait de même.

- Pour toi… Pour la mission et pour… pour le reste de ma vie, je crois. Sourit-il doucement en baissant les yeux au sol. J'ai pris goût à ce qu'autrefois il m'était interdit. Au début, je me suis dit que je ne pourrais pas, même en étant orphelin. Même lorsque j'ai senti qu'un poids sur mes épaules s'envoler. Je me suis dit que… Je resterais égal à moi-même. Parce que c'est ainsi que les gens me voient. Et puis… Nous sommes arrivés ici et tous ses gens qui ne me connaissait pas et qui m'ont apprécié pour ce que je suis… Je n'étais plus le fils de Lucius Malfoy. J'étais juste… Draco.

Harry était stupéfait qu'il se confie à lui. Il eut cette impression que c'était la première fois pour lui. Mais pourquoi n'avait-il pas choisi Blaise ? Cependant, il se mit lentement à décolérer, pour laisser place dans son cœur à de la tristesse et de la peine pour lui. Son ancien ennemi… Il n'eut, dans sa tête, même plus ce pressentiment qu'il eut été un jour un ennemi.

- Je ne veux pas que l'on cesse d'être ami. Je ne veux plus avoir à détester quelqu'un. J'arrive même à rire sur les blagues de Ron. Je trouve que Neville est la pièce qui manquait à mon parrain pour qu'il soit de nouveau heureux. Et même si tu bouderas sûrement beaucoup et que je m'énerverais un peu… Je ferais tout pour aider Arthur et Merlin. Parce que pour la première fois, je me sens vivant en sachant que je suis utile à quelqu'un. Pas comme une marionnette qui se laisse guider par des infâmes projets. Non…

Draco arrêta de parler et attendit sagement que le brun lui dise quelque chose mais celui-ci avait la gorge trop nouée pour faire quoi que ce soit.

- Je vais te laisser te reposer. Je vais aller prévenir Arthur de ce que nous avons vu.

- Tu as changé, s'exclama Harry alors qu'il ouvrait la porte.

Il se tourna vers lui, attendant la suite.

- C'est vrai… tu as changé. Et moi aussi. Et… je suis heureux que nous soyons amis.

Draco sourit et hocha la tête.

- J'y vais…

Il sortit enfin et Harry se coucha sur ses oreillers en soupirant bruyamment. Il ferma les yeux un instant, essayant de remettre de l'ordre dans ses idées. Draco avait donc décidé de faire ce que le dragon leur disait pour plaire à la vague. Mais lui, arrivait-il à se laisser aller de la sorte. Malheureusement pour lui, il n'avait pas trouvé les lèvres de Draco si dégoûtante. Elles étaient même très agréables… Il avait peur. Peur d'y prendre vraiment goût. Il fallait qu'il le repousse avant de tomber sous son charme.

Même s'il avait changé, il ne pourrait jamais être plus que des amis. C'était impossible… Impensable. Et Harry évita d'y penser en s'endormant.

De son côté, Draco marchait tranquillement vers la salle du trône. Il n'avait pas eu le courage de lui dire. Il ne l'aurait sans doute jamais. Il devrait faire avec de toute manière. Impossible pour Harry Potter que d'aimer un ancien mangemort. Il pouvait le comprendre… Et lui… Comment avait-il fait ? Il avait passé des jours à s'inquiéter pour lui et maintenant, il avait sans cesse son cœur qui s'accélérait quand il était avec lui. Heureusement qu'il arrivait à contrôler parfaitement ses sentiments, sinon c'en serait fini de lui. Et il pourrait dire adieu à son entente avec Harry.

Il allait tout faire pour qu'il comprenne ce qu'il attendait de lui sans pour autant le lui dire. Il espéra que sa révélation sur lui-même l'avait un peu poussé vers le bon chemin. Je suis amoureux d'Harry Potter, se dit-il. La pire catastrophe mondiale, il en était certain.

Il arriva dans auprès d'Arthur et l'avertit qu'il devait lui parler au plus vite. Arthur mit fin à la séance de doléance et le rejoint un peu plus loin avec Merlin. Ce dernier fut d'abord ravi de le revoir mais son sourire se fana bien vite quand Draco leur annonça tout ce qu'ils ont vu.

- Comment avez-vous fait ? Je pensais que vous ne voyez que des bribes.

- Le dragon nous a donné une nouvelle manière bien plus efficace.

- Elle est toujours en vie… Murmura Merlin.

Il ne savait s'il devait être heureux ou malheureux. Parce que le fait qu'elle soit en vie devrait le remplir de joie et d'espoir. Mais ce qu'il avait entendu d'elle ne lui faisait que du mal. Elle était en vie et il devrait une fois de plus l'arrêter quitte à la tuer… Arthur posa une main sur son épaule et Merlin leva les yeux vers lui avec un sourire triste.

- Nous l'arrêterons. Avant qu'elle n'ouvre le portail. Et pour cela nous devons partir immédiatement.

- Il faut lui parler, la raisonner.

- Merlin… Elle a tué mon père. Le temps des paroles est terminé. Elle doit payer pour ses crimes.

- Arthur…

- Non, Merlin, vas te préparer et dis à ma garde personnelle de faire de même. Nous allons aller là-bas et détruire la stèle avant qu'elle ne la rejoigne. Draco, tu resteras ici avec les autres et vous prendrez soin de Camelot… Me jures-tu de la protéger s'il nous arrive quelque chose ?

- Oui, mais vous savez, nous devrions partir avec vous.

- Non, je te l'ai déjà dit, je n'ai confiance qu'en vous. J'ai besoin de vous ici. Si nous arrivons trop tard, l'armée des ombres viendra à Camelot pour tout détruire. Vous vous devez de la protéger.

- Nous le ferons.

Arthur hocha la tête avec un sourire.

Camelot fut en effervescence le reste de la journée. Et quand il fut l'heure de partir, tous étaient présents pour leur souhaiter bonne chance. Ron maintenait Harry qui avait du mal à poser son pied à terre. Draco n'avait pas réussi à dire à Blaise de rester dans son lit. Neville se tourna vers Severus, peu rassuré et ce dernier le prit par la main. Neville se mordit la lèvre et se laissa aller contre son épaule.

- Tout ira bien, j'en suis sûr.

Harry se tourna vers Draco, à sa gauche.

- Si le portail est ouvert, Arthur sera le seul à pouvoir le refermer au dépend de sa vie. Il va mourir. Nous devrions aller avec lui et l'empêcher de fermer la porte.

- Ne t'inquiète pas Harry, l'interrompit alors Lancelot sur son cheval. Si jamais cela doit arriver, je trouverais un autre moyen avec l'aide de Merlin. Arthur ne fermera rien.

- Le sang d'Arthur… Murmura Draco. Il n'y a que le sang d'Arthur qui peut refermer le portail.

Lancelot plissa les yeux et hocha négativement la tête, il n'était pas question de laisser Arthur mourir. Enfin il fit faire demi-tour à son cheval et partit au galop pour rattraper les autres.

- Nous ne pouvons qu'attendre et espérer.

Ron se mordit la lèvre et regarda Harry. Attendre n'était pas leur fort. Il le savait très bien. Alors que la place se vidait petit à petit, ils s'écartèrent un peu plus.

- Je ne peux pas t'emmener avec moi… Pas cette fois. Mais je vais y aller.

- Ron…

- Je pense qu'ils auront besoin de plus d'aide qu'il ne le pense. Et notre tâche est de sauver Arthur. Je veux juste que tu me promettes de prendre soin de tous les autres si nous n'y arrivons pas.

Harry s'apeura. Il ne comprenait pas pourquoi le roux parlait ainsi. Qu'avait-il l'intention de faire ?

- Je veux que tu me promettes de veiller sur Blaise… Et d'ouvrir les yeux quant à Draco.

- Qu'est-ce que tu vas faire, s'exclama-t-il ?

- Une idée totalement stupide que je viens d'avoir.

Il prit Harry dans ses bras et le brun le serra contre lui aussi fort qu'il put. Cette sensation… On aurait dit qu'il lui disait adieu.

- Juste au cas les choses tourneraient mal, murmura-t-il contre son oreille.

Puis il le lâcha et partit vers les écuries, laissant Harry seul. Le brun dont la cheville lui lançait s'assit comme une pierre sur le sol. Il n'y croyait pas. Ron allait se battre aux côtés d'Arthur. Harry se mit à prier qu'ils arrivent à temps. Que le portail ne soit pas ouvert. Ainsi il n'aurait que l'armée de Morgana à faire face. Mais même… Pourrait-il seulement… Ils étaient si peu. Pourquoi Arthur s'entêtait à vouloir à tout prix ne causer aucune guerre en faisant déplacer son armée ? Il était trop vaillant.

Harry posa sa tête sur ses genoux et resta là un long moment avant que Léon le remarque.

- Que fais-tu là ?

- J'attends… Murmura-t-il.

- Et quoi donc ?

- Leur retour.

- Tu vas attendre longtemps. Viens, je vais te ramener à ta chambre.

- Non, je n'ai pas envie. Je suis bien là.

- Ne sois pas stupide, Harry. Tu ne vas pas rester là.

Mais le brun ne répondit pas, les yeux toujours fixés vers le portail. Léon soupira et s'assit à ses côtés.

- D'accord. Nous attendrons là.

Les minutes passèrent, une heure, deux… Aucun des deux ne fit un mouvement. Léon se demanda même si le brun ne s'était pas endormi. Mais non, il regardait bien droit devant lui, sûrement plongé dans ses pensées. Ils virent le soleil se coucher. Ils virent les gardes se mettre en place, plus nombreux. Ils virent les soldats sortirent du château. Ils avaient montés des tentes tout autour de Camelot et réquisitionner les maisons proches de la sortie.

Aux ordres du roi, Léon devait diriger l'armée de Camelot. Ils ne laisseraient passer aucun démon venant d'on ne sait où.

Bientôt, ils virent les habitants de Camelot pénétrer le château en ordre et sans panique. Neville et Severus était là, leur prodiguant des paroles réconfortantes. Ils avaient tous les deux l'assurance de grands rois et les habitants les écoutaient avec attention. Harry tilta quand il vit Draco. Il aidait une vieille femme en lui portant ses sacs. Ils étaient là, à aider… Et lui attendait.

Quand ils furent tous entrés, les portes de Camelot se fermèrent dans un lourd et sourd bruit.

- Voilà, murmura enfin Léon. Si l'armée des ombres se ramène. Nous les attendons de pieds fermes ! La nuit tombe Harry, s'il te plaît, laisse-moi te ramener.

- Laisse-moi Léon. Je ne veux pas. Je vais encore attendre…

- C'est bon, Léon. Je vais le ramener.

Harry ne releva pas la tête en reconnaissant Draco. Le chevalier hocha et se leva. Il secoua un peu ses jambes qui s'étaient engourdies en restant assis aussi longtemps. Le blond s'accroupit devant Harry et il le regarda droit dans les yeux.

- Je sais à quoi tu penses… Ils vont revenir…

- Nos visions ne se trompent jamais.

- Oui, mais que je sache, nous n'avons pas vu la mort d'Arthur. Seulement ce qu'il disait à Merlin. Cela va peut-être arriver. Mais pas sa mort, je te le promets. Il va revenir.

- Pourquoi fais-tu des promesses que tu ne peux tenir.

- Harry… Tu es vraiment… l'homme le plus têtu que je n'ai jamais rencontré… Je te l'ai déjà dit, et je te le redis encore… Tu n'es pas le héros de cette époque. Tu n'es pas l'élu, ici… Pourquoi t'entêtes-tu… Il est temps de lâcher prise. Chacun de nous faisons nos choix et tu n'es en aucun responsable des conséquences.

Harry ne répondit pas. Il savait qu'il avait raison. Il savait qu'il ne pouvait rien faire. Il avait juste un peu de mal. Après tout, pendant sept ans de sa vie, il avait été le meneur, il savait qu'elle était sa mission… Mais là, les choses allaient et venaient sans qu'il ne puisse rien faire parfois. C'est cela qui l'inquiétait réellement. Draco le regarda longuement avant de murmurer :

- S'il te plaît, laisse-moi te raccompagner dans ta chambre. Neville a presque fini la potion. Demain tu pourras remarcher et tu resteras ici toute la journée si tu le souhaites.

Après quelques secondes, Harry hocha la tête et lui tendit la main. Mais au lieu de la prendre, Draco passa ses bras en dessous de ses jambes et dans son dos. Il le souleva et Harry s'accrocha dans un sursaut, ne s'attendant pas à être porter de la sorte.

- Que fais-tu ? Repose-moi.

- Je savais bien que tu ne pesais pas si lourd que ça. Sans tous tes canifs, tu es bien plus léger.

Harry n'eut, encore une fois, pas le cœur à répondre. Il jeta un dernier regard au portail alors que Draco le ramenait dans le château. Léon les attendait là et il hocha la tête à l'adresse du blond qui en fit de même. Finalement, Harry enserra le cou du magicien et posa son menton sur son épaule. Il se laissa complètement allé. Oui, Draco avait raison… Sa tête allait exploser à force de penser à tout ce qui arrivait et qu'il prenait sur lui. Il devait faire confiance à Ron. Il reviendrait avec Arthur et Merlin. Ainsi que tous les chevaliers… Ils reviendraient tous sains et saufs !

- Fermez les portes, cria Léon derrière eux aux gardes dehors.

Le château était maintenant totalement imprenable. Enfin… Pour des humains.


101ème jour - Trois mois et 10 jour.


Arthur menait sa troupe d'une bonne cadence. Il n'avait qu'une idée en tête, arrivé avant l'ouverture de la porte. Ron chevauchait au côté de Merlin. Arthur n'avait pas été très content mais il n'avait pas réussi à le renvoyer. Le roux avait promis que les autres se débrouilleraient très bien et qu'ils ne seraient pas contre deux bras en plus pour se battre. La route fut longue et fatigante mais aucun d'eux ne voulait faillir.

Merlin sentit alors quelque chose… à la fois proche et puissant. Il appela son roi et les fit tous arrêter.

- C'est trop tard, murmura-t-il.

Il ne savait pas comment il l'avait senti mais il était sûr que c'était l'ouverture du portail qui le faisait grimacer de la sorte. Arthur s'approcha de lui.

- Merlin ?

- Il faut sortir de la route. Ils vont passer par là. Ils sont rapides. Plus rapides que des chevaux…

Ils ne se firent pas prier et contournèrent la route. Ils s'enfoncèrent loin dans la forêt pour être sûr de ne pas les croiser. Cela leur fit perdre un temps considérable. Mais ils ne croisèrent aucun démon. Merlin était inquiet. Le portail était ouvert. Il n'avait maintenant plus le choix. Il devait trouver un autre moyen pour le refermer. Il était hors de question de perdre Arthur. Ron comme Lancelot avait la même idée en tête. Seul Arthur était sûr de lui. S'il était la seule personne à pouvoir le fermer, il le ferait sans hésiter. Ils descendirent de cheval quand ils furent à proximité.

A pas de loup, ils s'approchèrent et purent tous voir les troupes de Morgana partir petit à petit. Il ne resta que quelques soldats. Le portail était gigantesque et les démons en sortaient comme un homme vomit après s'être saoulé toute la nuit. Ils étaient nombreux, bien plus qu'ils n'auraient pu l'imaginer. Ils partaient en courant immédiatement après sans se retourner. Arthur se retourna vers ses hommes et murmura :

- Nous ne pouvons attendre plus longtemps, ils pourraient atteindre le château à tout moment. Nous devrons les combattre. Je sais que c'est beaucoup vous demander, nous sommes si peu par rapport à eux mais il le faut. En serez-vous capable ?

Ils hochèrent tous la tête sans une seule hésitation. Malgré la peur qui tiraillait, ils ne pouvaient reculer. Ron sortit son arc et attrapa Arthur par l'épaule.

- En les contournant nous pourrons avoir l'effet de surprise pour que tu refermes le portail avant qu'ils ne nous voient. Il faudra cependant que les autres fassent diversion.

- Comptez sur nous, hocha Gauvain.

- Je vous ordonne de rester en vie… Tous autant que vous êtes !

- Je vous suis, murmura Lancelot alors que Ron entraînait le roi et Merlin derrière lui.

Gauvain se tourna vers les chevaliers restant et leur dit avec un sourire :

- Êtes-vous prêts, mes amis ?

Et sans attendre leur réponse, il sortit de l'ombre, brandissant son épée. Les gardes présents se retournèrent vers eux et attaquèrent à leur tour. A leur surprise, l'armée ne dévia pas de sa trajectoire continuant à courir vers Camelot. Et le flux ne se tarissait jamais. Les chevaliers n'eurent aucun mal à se débarrasser des gardes. Et c'est seulement quand le dernier fut tombé que les soldats démons se séparèrent en deux. Certains pour se battre contre les chevaliers, d'autres continuaient leur route…


102ème jour - Trois mois et 11 jour.


La nuit était bien entamée mais personne n'arrivait à fermer les yeux. Harry se retournait dans son lit, il avait beau ne presque plus avoir mal au pied, il continuait de se tracasser. Il fallait que Ron revienne… Tant qu'il était là-bas, il ne se sentirait pas bien. Blaise n'était pas dans un meilleur état. En apprenant que Ron était parti avec Arthur, une boule d'anxiété l'avait envahi et ne voulait pas le quitter.

Il se leva brusquement de son lit quand il entendit la corne d'alerte. Il s'habilla rapidement et sortit de la chambre en même temps qu'Harry faisait de même en face de lui. Ils se regardèrent et d'un commun accord ne dirent rien. Ils étaient tous les deux souffrants mais cela ne les empêcherait pas de se battre à leurs côtés. Ils se mirent à courir. Harry bifurqua et, comprenant où il allait, Blaise ne le suivit pas. Il continua sa course vers la porte.

Il passa devant un groupe de serviteur qui s'enfuyait en courant et en hurlant, rendant l'endroit à peine audible. Il tourna un couloir et Léon le stoppa net.

- Attends, Blaise…

- Pousse-toi, Léon. Je veux voir !

Il se débattit un instant avant que le chevalier ne le lâche puis reprit sa course. Enfin, il s'arrêta au côté de Neville qui ne détachait pas son regard de la fenêtre.

- Ils arrivent… murmura-t-il.

Blaise écarquilla les yeux quand il vit bien loin, une masse noire qui recouvrait la terre. Il fit demi-tour sans que Neville ne puisse l'arrêter et se mélangea aux gardes qui sortaient dehors renforcer l'armée de Camelot, mené par Léon sur un cheval. Du coin de l'œil, il aperçut un homme sauter entre deux tours et su qu'il s'agissait d'Harry.

Ils arrivèrent devant Camelot. L'armée des ombres n'était plus très loin.

- Blaise, s'écria Draco alors qu'il le vit. Que fais-tu là, nom de dieu ! Tu es malade.

- Je vais bien, dit le noir.

Le blond savait qu'il n'avait plus le temps de s'inquiéter pour lui mais il le faisait quand même. Il réfléchit alors rapidement et s'écria.

- Harry… Il est là aussi, n'est-ce pas ?

Blaise ne répondit pas et essaya de se rapprocher de la première ligne. Il aiderait autant qu'il le pouvait. Ils devaient être des milliers face à eux mais les soldats ne firent pas un mouvement. Léon descendit de cheval et se plaça devant tout le monde. Il brandit son épée. L'armée des ombres approchait à une vitesse phénoménale. La peur avait envahi tout le monde et pourtant, ils ne faisaient pas un geste. Léon regarda derrière lui, tous ses soldats qui défendaient la cité aux périls de leur vie et sourit.

Quand bien même ils purent voir à quoi ressemblaient ses démons, ils ne bougèrent pas.


102ème jour - Trois mois et 11 jour.


- C'est maintenant ou jamais chuchota Arthur.

Plus ils s'approchèrent du portail, le vent soufflait sur eux comme une semi tornade, faisant battre les cheveux des hommes sur leurs visages. Arthur passa discrètement de pierre en pierre, vérifiant toujours si les démons les avaient repérés ou pas. Quand il ne fut plus qu'à quelques mètres, il se tourna vers les autres et sourit. Puis vers Merlin. Il le prit par la main et l'embrassa d'un geste doux.

- Je dois y aller, Merlin.

- Non ! Arthur, je t'en prie, ne fait pas ça. Hurla Merlin pour couvrir le bruit du vent.

- Il le faut. Ne m'en empêche pas. Je suis l'unique clef qui peut refermer le portail. Je t'aime, Merlin.

Il avait murmuré cette dernière phrase et il n'était pas sûr qu'il l'ait bien entendu mais il n'avait plus le temps. Ses soldats se battaient pour lui. Il lui posa un baiser sur le front et il se mit à courir vers l'immense cercle d'eau. Merlin s'effondra au sol, hurlant de douleur. Ron choisit ce moment pour partir en courant à travers les pas du roi suivit de près par Lancelot. Le roux sortit une flèche et l'encocha. Le chevalier le vit viser le roi et écarquilla les yeux.

- Qu'est-ce que tu fais ? Cria-t-il.

Ron ne se déconcentra pas et tira. Il atteint sa cible, comme toujours, malgré le vent. Arthur tomba brusquement à Terre et l'archer put le rejoindre. Le roi se releva et écarquilla les yeux.

- C'est toi qui… ?

- Je suis désolé, Arthur…

Mais avant qu'il ne soit pu faire un seul mouvement, Lancelot le frappa avec le plat de son épée sur la tête et il s'effondra.

- Mais qu'est-ce que vous avez tous ! S'écria Arthur alors qu'il ne comprenait pas.

Lancelot le regarda en fronçant les sourcils. Le roi se tenait la main ensanglantée, une flèche le traversant de part en part. Il sourit alors et comprit que Ron avait eu la même idée que lui.

- Majesté.

Il cassa la flèche et la lui ôta sans crier gare. Arthur grimaça. Il ne comprenait plus rien. Lancelot fit compresse avec ses propres mains. Il appuya si fort que le roi sentit sa tête lui tourner. Il le regardait droit dans les yeux, alors que les siens étaient de plus en plus fatigués avec tout ce sang qui coulait de sa main.

- Me promettez-vous de dire à Guenièvre combien je l'aime ?

- Qu'est-ce que tu racontes Lancelot ?

Ses mains maintenant recouvertes du sang d'Arthur, il se leva et se remit à courir vers le portail. Arthur prit sa main blessée dans l'autre et se retourna. Il vit avec horreur le chevalier se diriger tout droit vers le portail. Il se leva rapidement et courut après lui.

- Lancelot ! Non ! Hurla-t-il. Non !

Mais le chevalier ne l'écouta pas et continua sa route. Alertés par les cris, des démons se retournèrent pour le voir arriver. Ils sautèrent vers lui et voulurent l'arrêter. Lancelot se baissa pour en éviter un, sauta pour un autre. Il passa au travers.

- Le sang d'Arthur Pendragon, entendit-il en un sifflement.

Il n'était plus qu'à quelques mètres du portail. Il vit les deux poignées et comprit sans même y réfléchir. Il sauta dans la vague et les attrapa. Arthur hurla mais il était trop tard. Il eut une immense déflagration et une vague concentrique repoussa tous les humains présents. Arthur se vit voler en arrière et retomber comme une masse sur une pierre. Le choc à la tête lui fit perdre conscience.

Gauvain entendit un hurlement de douleur et vit un corps à l'intérieur du cercle. Il tua un démon qui partit en poussière et s'avança. Mais quand il fut plus près une nouvelle vague le rejeta à nouveau. Il planta son épée au sol et s'y accrocha. Il avança contre le vent devenu dix fois plus violent qu'à l'instant. La personne qui hurlait dans le cercle lui donnait le courage de se battre. Il n'était plus qu'à un mètre, il tendit le bras pour l'attraper et c'est là qu'il vit le visage ensanglanté de Lancelot. Malgré la douleur, il semblait sourire. Il ouvrit difficilement les yeux et vit Gauvain en face de lui.

- Pour Camelot… chuchota-t-il.

Gauvain écarquilla les yeux et retint son souffle. Le vent cessa d'hurler un millième de seconde puis l'explosion. Gauvain fut projeté sur ses chevaliers. Le cercle d'eau avait disparu.

- Non, murmura Gauvain en se relevant. Non… NON !

Il courut jusqu'au cercle et se laissa tomber devant le corps de Lancelot, inanimé. Ses mains avaient brulées, son visage n'était que sang. Il ne respirait plus. Les larmes commencèrent à couler lentement…

- Lancelot…


102ème jour - Trois mois et 11 jour.


Léon regardait toujours ses soldats qui bravaient l'armée de l'ombre sans faillir. Il brandit à nouveau son épée, bien haut dans le ciel et hurla :

- Jusqu'à la mort !

Les soldats hurlèrent à leur tour. Blaise serra des deux mains la sienne. Draco mit les mains en avant. Harry sur son arbre serra ses lames comme jamais. Plus que quelques mètres.

Les soldats des premières lignes baissèrent leurs lances. La respiration se faisait erratique. La peur se lisait de plus en plus dans les yeux.

Mais alors que l'armée des ombres allait entrer en collision avec la première ligne, ce n'est qu'un nuage de poussière qui les ensevelit. Léon se cacha le visage d'une main. Quand la poussière retomba au sol, Léon regarda autour de lui. Le champ de bataille était complètement vide. Plus de démons. Il se mit à sourire. Ils avaient réussi… Ils avaient fermé le portail. Léon hurla de joie très vite suivi par tous. Blaise sauta au cou de Draco qui rit avec lui.

Mais très vite, il s'arrêta pour regarder un peu plus loin. Ça y est, il l'avait senti. Il savait où il était. Il venait de gagner sans lever le petit doigt, pourquoi était-il si triste. Draco se mit à courir vers lui et arriva juste en dessous de son arbre.

- Harry !

Le brun tourna les yeux vers lui et sourit tristement. Des larmes coulaient sur son visage.

- Tu m'as menti, chuchota-t-il.

- Harry…


102ème jour - Trois mois et 11 jour.


Le calme était revenu dans le temple en ruine. Les chevaliers se relevaient avec difficultés sans faire un bruit. Plusieurs y avait laissé la vie. L'un d'eux était allé chercher les chevaux pour placer les corps dessus. Yvain et Ethan avait pris les devants, laissant aux blessés le temps de se reposer. Les démons avaient disparu en une immense fumée de poussière qui était retombé au sol comme un rien à l'instant même où le portail s'était fermé.

De l'autre côté, ses pieds marquaient le sol sans qu'il ne le voie vraiment. Il passa à travers les pierres détruites et la poussière de démons encore présente. Il vit le corps de Ron et ses poings se serrèrent. Il avança encore et le cercle était maintenant tout proche. D'un geste il le détruit en mille morceaux, lançant les pierres loin… Vraiment loin. Il vit le corps d'Arthur et son cœur saigna.

Il avança encore et tomba sur Gauvain qui avait pris Lancelot dans ses bras, pleurant à chaude larme. Ses pensées se fermèrent. Il n'y avait plus rien dans son esprit… Plus rien que la haine et la vengeance. Il savait maintenant ce qu'était ce feu qui brûlait dans le cœur de tout un chacun. Gauvain le vit arriver et fronça les sourcils.

- Merlin ? Murmura-t-il.

Mais il n'entendait plus. Ce n'était qu'un vague murmure, un chuchotement dans les tréfonds de son esprit. Il passa devant les deux hommes alors que celui encore en vie hurla son nom une deuxième fois. Il déposa le corps de son ami au sol et le rejoint en quelques pas. Il tenta de l'arrêter mais Merlin le repoussa magiquement.

- Que t'arrive-t-il bon dieu, Merlin !

Le sorcier tourna enfin son regard vers lui et Gauvain recula, effrayé.

- Merlin…

Ses yeux étaient totalement noirs, du fond de l'œil jusqu'à la pupille.


A suivre...


N'hurlez pas trop fort s'il vous plaît. Je sais que certaines ne vont pas être contentes. Ne me tuez pas si vous voulez la suite de l'histoire !

Alors qu'est-il arrivé à Merlin ?

A bientôt,

Personne ne l'a jamais connue.