Mesdames et mes... dames, enfin je pense, à vos mouchoirs, vous allez saigner du nez. Âmes sensibles s'abstenir, chapitre bonus ! ;)


Chapitre 23 : Episode Bonus : Désir brûlant.


233ème jour - Sept mois et 9 jour.


Ce jour-là, Blaise et Ron avait du temps pour eux, comme ils en avaient peu. Ils décidèrent de le passer hors de Camelot et de tous. Ils prirent leurs chevaux et galopèrent jusque près du cours d'eau. Une semaine avait passée, les jours étaient redevenus paisibles. Il avait arrêté de neiger. Ici, il ne fêtait pas Noël, ni la nouvelle année, les visiteurs en avaient même oublié la signification. Le soleil gagnait du terrain, les jours étaient plus longs. Certaines bêtes sortaient de leur terrier. Ils l'avaient compris sans même le demander, la fin de l'hiver approchait à grand pas, et c'était tant mieux.

C'est sous un doux soleil qui ne réchauffait pas encore que les deux hommes trempèrent leurs pieds dans l'eau. Le chevalier les sortit presqu'immédiatement.

- Elle est encore gelée ! Se plaint-il.

- Petite nature, rit Ron.

- Pardon ? Sourit le noir.

- Je n'ai pas oublié un certain combat que j'ai perdu, scanda Ron en croisant les bras. Et cela me désole de voir que ce fut par une si petite chose.

- Je t'attends !

Ron rit et secoua la tête. Ils n'arrêteraient donc jamais… Il se prit au jeu et le rejoint en deux enjambées et le mit parterre d'un coup. Il tomba avec lui, se rattrapa au sol pour ne pas lui faire mal puis s'allongea dessus, s'emboîtant comme s'ils n'avaient jamais fait partie que d'une seule et même pièce.

- On pourrait tellement faire mieux que de se battre, tu ne crois pas ?

Il remonta son genoux entre ses jambes, le plus lentement possible et se satisfaisant du regard enflammé que son petit ami lui posait dorénavant.

- C'est toi qui as commencé, chuchota Blaise.

Ron posa un baiser sur sa joue, puis son menton et suçota son lobe d'oreille avant de murmurer dans le creux :

- Ne t'inquiète pas, je vais te terminer.

Le noir grogna plus qu'autre chose, incapable de répliquer. Il se souleva, posa ses mains sur ses flancs et tira sur son t-shirt pour l'ôter. Ron se laissa faire. Il adorait quand c'était lui qui le déshabiller, car ces gestes étaient habiles même si parfois ça lui rappelait qu'il avait beaucoup plus d'expériences que lui. Il l'embrassa passionnément, se délectant de son odeur et du goût de ses lèvres tout en continuant de le torturer bien plus bas.

- Tu as toujours froid ?

- Oui. Cingla le noir, plus comme un appel qu'une réprimande.

Alors que le roux s'empressa de s'appuyer un peu plus sur lui, Blaise s'arrêta soudainement de bouger avant d'éclater de rire et de se rallonger complètement.

- Qu'est-ce qu'il se passe, s'inquiéta l'archer en se relevant. Je t'ai fait mal ?

- Non, dit-t-il. Il y a quelqu'un qui nous regarde.

- Ou ça ?

Il jeta des regards un peu partout sans voir avant que Blaise lui montre d'un coup de tête.

- Dans le lac.

Ron descendit de sur lui et se tourna pour voir qu'en effet, il y avait bien une tête qui dépassait de l'eau. C'était une femme, et elle avançait tranquillement vers eux. Le roux expira bruyamment et se renfrogna. Il remit son sexe déjà bien dur sur le côté, espérant que cela passe inaperçu et se leva.

- Elle choisit bien son moment.

- Il fait au moins… moins huit mille dans l'eau. Elle est malade !

Ron haussa un sourcil en le regardant et répéta :

- Au moins.

Blaise se leva et lui jeta son haut à la figure.

- Ferme-là et rhabille-toi.

Ron soupira alors que Blaise se moquait de lui. Enfin, il se pencha à son oreille et lui dit :

- Ne t'inquiète pas, je m'occuperais de toi après.

Puis posa un baiser rapide sur ses lèvres. Il partit en direction de l'eau afin d'aider la femme.

- Super, soupira Ron en posant ses mains sur les hanches, maintenant il ne veut plus se calmer !

Il entendit Blaise rire et le suivit. La femme était maintenant sortit de l'eau et ils se rendirent compte qu'elle avait quelque chose d'irréelle. De longs cheveux mi châtain, mi argenté et des yeux d'un gris profond. Il se dit que la pudeur n'était pas dans sa priorité et qu'en vrai il aurait tout aussi bien put continuer à faire l'amour à son homme puisqu'elle ne portait qu'une pâle robe faite de tissus si fins qu'il pouvait voir son corps au travers, sauf ses parties intimes. Bizarrement, il se sentit comme apaisé en sa présence. Il prit Blaise pas la taille alors que celui-ci sourit.

- Bonjour. Vous n'avez pas froid…

- Non… répondit-elle simplement. Je suis là pour vous aider à vous retrouver. Voyez derrière vous, l'arbre plus grand que les autres. Si vous le touchez, il vous ramènera directement dans votre monde. Mais c'est éphémère. Si vous ne prenez pas le portail aujourd'hui, tout espoir sera perdu. Vous ne rentrerez plus. Chacun d'entre vous aura la chance de repartir. Une seule et unique fois. Vos amis vous rejoindront bientôt. Au revoir, jeunes hommes.

Blaise et Ron se retournèrent en même temps et regardèrent. Ils n'avaient même pas fait attention qu'un arbre surplombait les autres. Ron plissa les yeux et murmura :

- Tu ne trouves pas qu'il ressemble à l'arbre de Merlin ?

- Ron, soupira son amant. Arrête de voir cet arbre partout ! Ce n'est qu'un arbre, il se ressemble tous !

Mais cela n'apaisa pas la curiosité du roux. Il se tourna pour poser des questions vers la jeune femme mais celle-ci avait disparu.

- Mince alors… S'étonna Blaise. Elle est où ?

- Je ne sais pas… Tu crois que… ce qu'elle disait est vrai. On peut rentrer ?

Le noir se mordit la lèvre.

- Je ne sais pas si ce qu'elle a dit est vrai, mais moi je ne pars pas. Je reste ici… Je ne me suis jamais senti aussi vivant qu'ici. Et puis… Plus rien ne m'attend là-bas.

Blaise lâcha son petit-ami et s'assit devant le lac.

- Ou alors des choses… que j'ai oublié, chuchota-t-il.

Ron le regarda longuement, puis l'arbre. Il s'avança lentement vers lui. Blaise posa sa tête sur ses genoux repliés. Il attendit, des minutes avant de se retourner. L'endroit était vide. Il était seul… Il sourit doucement, entre le désir de pleurer et celui d'hurler. Il l'avait réellement laissé tomber…

Blaise se leva, se rechaussa et prit le chemin vers leurs chevaux. Arrivé là, il regarda celui de Ron et posa sa tête dessus. Il n'avait pas le droit de lui en vouloir. Ron avait une famille… Des gens qui devaient le chercher partout ou pleurer sa mort…

- Bouh, hurla-t-on derrière lui.

Il hurla de peur alors que les chevaux s'éparpillaient. Il tomba à la renverse et Ron lui tomba dessus. Ils se retrouvèrent dans la même position qu'il y a quelques minutes, avec un Ron mort de rire.

- Idiot ! Hurla le noir. J'ai cru… J'ai cru…

- Tu as vraiment cru que je t'aurais laissé ici ? Tu es vraiment une petite chose en fait.

Blaise n'eut pas le cœur à rétorquer. Il se contenta de laisser perler des larmes de joie sur ses joues. Ron passa un pouce dessus et l'espace d'un instant s'en voulut de cette mauvaise blague.

- Et ta famille… Ron. Ta mère, ton père, tes frères et sœurs…

Le roux posa ses lèvres sur sa joue, de la manière la plus tendre qu'il connaissait et murmura :

- C'est toi ma famille maintenant… Et vivre sans toi serait encore plus dur…

Blaise sourit et l'enserra dans ses bras aussi fort qu'il put. Ils s'embrassèrent, un baiser au goût salé de ses larmes, un mélange qui semblait à une promesse magique et silencieuse. Ne jamais se quitter…


233ème jour - Sept mois et 9 jour.


Ce jour-là, la table ronde se vida rapidement après la dernière réunion. Les chevaliers partirent en premier et le brouhaha se calma. Une journée de repos donnée par Arthur, c'était rare. Il fallait qu'ils en profitent autant qu'ils peuvent et ils n'attendirent pas une seconde de plus.

- Vous allez où aujourd'hui ? Demanda Merlin à Blaise.

- Ron m'emmène près d'un lac. On va aller nous dégourdir les jambes et prendre du temps pour nous. Je pense que l'on ne rentrera pas avant ce soir.

- Vous n'aurez pas trop froid ?

- Allons Merlin… je pense qu'il serait tant de te dévergonder un peu, crois-moi que quand je dis qu'on ne va pas rentrer avant ce soir, ce n'est pas parce que nous allons compter des fleurs !

Ron rit car il avait entendu la dernière phrase et prit le noir sous son bras. Merlin fronça les sourcils.

- Il n'y a pas de fleurs en cette saison, leur dit-il alors qu'il partait déjà.

Il entendit quelqu'un rire derrière lui et se tourna. Il ne restait plus qu'Arthur et lui dans la salle et le brun le détailla.

- Qui a-t-il ?

Merlin se mordit la lèvre. Il eut soudaine envie… Un désir brûlant l'envahit de part en part. Ce n'était pas la première fois que cela arrivait, cela faisait bien deux à trois jours que, chaque fois qu'il posait les yeux sur lui, il avait envie de lui de cette manière. Mais cette fois-ci fut pire que toutes les autres. Il avait envie de lui, maintenant et bientôt, cela se vit sur ses joues.

Arthur haussa un sourcil sans comprendre alors qu'un sourire se dessinait sur ses lèvres.

- La dernière fois que quelqu'un m'a regardé comme ça, ça s'est fini au pieu. Dit-il avant de faire semblant de réfléchir. Oui, c'était toi hier. Blaise se trompe, tu as un appétit insatiable en ce moment. Que t'arrive-t-il ?

Merlin s'avança et posa sa couronne sur la table. Il ôta sa cape et la balança sur une chaise. Arthur s'arrêta net de rire et déglutit. Plus sensuel que l'image qu'il lui reflétait, il n'avait jamais encore connu. Il se leva, les mains en l'air.

- Eh, doucement… Quoi là ? Ici ?

- Pourquoi pas ?

- Eh bien… C'est… N'importe qui pourrait entrer. Il y a des gardes à l'entrée… et…

Merlin arriva devant lui et lui retira sa couronne qu'il posa à son tour sur la table. Arthur le regarda faire alors que son cœur battait bien trop rapidement. Il fixa un instant la porte ouverte puis avisa un placard. C'était mieux que rien.

- Et puis zut, chuchota-t-il.

Il l'attrapa par la nuque et l'embrassa. Merlin sentit le feu en lui exploser comme un volcan en ébullition. Il sauta et Arthur le rattrapa dans ses bras. Il entoura sa taille de ses jambes et continua à l'embrasser comme un dément. La position lui rappela la toute première fois qu'il l'avait fait malheureusement, son désir balaya le côté romantique de la chose. Arthur recula vers le placard et l'ouvrit.

Merlin descendit, le poussa à l'intérieur et referma la porte. Il se dépêcha de retourner se coller à lui et de l'embrasser. Arthur écarquilla les yeux quand il le vit presque arracher sa chemise. Bizarrement, il se mit à bander immédiatement. Il l'attrapa par ses cheveux bruns et le tira en arrière, glissant son autre main sur son cou, en dessous de son vêtement et terminant par sa verge.

Merlin ne voyait plus rien qu'Arthur, n'entendait plus rien que son souffle, ne sentait plus rien que son odeur. Il ne vivait, à cet instant, plus que par lui, mais cela ne lui faisait pas. Il voulait le sentir en lui, complètement.

- J'adore ton mode dévergondé, chuchota le blond au creux de son oreille.

- Arthur, répondit-il fébrilement. Il faut que tu me prennes maintenant.

- Mais mon amour…

- Non, tu n'as pas compris. Je te veux maintenant ! Alors prend-moi ou je te viole.

Arthur sourit.

- A tes ordres !

Il le retourna et baissa son pantalon. Tant pis pour les caresses et les bisous, pour la tendresse et l'amour, il savait qu'il le referait ce soir de toute façon. Il écarta ses fesses d'une main et de l'autre le pénétra sauvagement, le collant contre le mur. Merlin gémit de bonheur, mais le feu n'était pas d'accord, il en voulait plus. Il voulait plus de violence, plus de plaisir. Il voulait qu'il jaillisse en lui comme un seau d'eau éteint la flamme.

- Plus fort, chuchota Merlin.

Déjà transpirant par l'étouffante chaleur de l'étroit placard, Arthur ôta le haut de Merlin sans se retirer et l'attrapa par la taille. Il effectua des mouvements, lent puis de plus en plus rapide. Le brun grogna de plaisir, se rappelant qu'ils étaient quand même dans la salle de la table ronde. Mais plus Arthur s'enfonçait en lui, plus il lui fut difficile de garder les esprits clairs. Arthur le prit par le menton et le releva, gouttant sa sueur sur son cou, glissant sa langue sur son menton, sa joue jusque ses lèvres. Il les ravit, les mordillant, peut-être un peu trop fort. C'était bien trop bon.

- Merlin ? Arthur ?

Les appels au dehors stoppèrent le blond dont les poils se dressèrent sur la tête. Merlin grogna de frustration. Il embrassa sa joue, espérant reprendre son attention. Dévorant la seule partie qu'il pouvait atteindre dans cette position. Le blond se dit qu'il était complètement fou. Malheureusement, cela ne fit que l'exciter un peu plus.

- J'étais pourtant certain qu'ils n'étaient pas sortis…

Il eut un autre silence. Merlin bougea le bassin et Arthur se mordit la lèvre inférieure pour ne pas faire de bruit. Il le regarda et le défia des yeux. Son mari sourit.

- Comme tu veux, articula-t-il des lèvres sans qu'aucun son ne sorte.

Il recommença plus lentement ses va-et-vient sur lui, c'était à la fois extrêmement plaisant mais aussi très désagréable. Merlin dut se retenir de ne pas lui hurler d'aller plus vite. Arthur avisa une vieille table à côté. Il s'ôta du brun, le faisant grogner et le retourna. Il l'embrassa tout en le posant dessus puis l'allongea.

Le roi retira son pantalon, pouvant enfin l'admirer entièrement nu et n'attendit guère longtemps pour se remettre au chaud en lui, relevant une de ses jambes pour la poser sur son épaule. Merlin rejeta la tête en arrière, sentant l'accoue cogner sa prostate avec délectation.

- Ils doivent être partis se balader aussi alors. Leur vint les voix.

Arthur se crispa. Il les avait complètement oubliés ceux-là ! Il les entendit refermer la porte et se concentra sur le brun. Il attrapa sa verge dont le liquide commençait déjà à sortir. Le blond sut que lui aussi ne tiendrait pas longtemps. L'adrénaline qu'il ressentait par peur de se faire prendre avait augmenté à cent pour cent son plaisir. Ça et le fait de voir un Merlin, complètement relâché, sans crainte ni timidité.

Il mordit sa jambe alors que son cœur explosait, en même temps que lui et Merlin dans sa main. Il sentit le cerceau se resserrer, le pompant à l'intérieur et il se cambra en avant, s'enfonçant encore plus, jusqu'à ce que son torse touche le sien.

Merlin se sentait léger comme un nuage. Le feu en lui s'était éteint. Pour combien de temps ? Ça il n'en s'avait rien, mais assez pour lui faire reprendre les esprits, une fois que toutes les petites étoiles devant ses yeux se seraient en aller. Arthur se mit soudainement à rire et baisa son torse alors que son mari passait une main dans ses cheveux.

- Mon ange, un jour, tu me rendras fou.

- N'est-ce pas déjà le cas ? Murmura-t-il.

Arthur releva la tête pour le regarder dans les yeux. Il enleva sa jambe de son épaule et remonta jusque ses lèvres afin d'y déposer un baiser papillon.

- Totalement…

Il l'embrassa à nouveau. Le brun se releva. D'accord, la table, ce n'est vraiment pas confortable, pensa-t-il. Assis et enfin conscient, il posa sa tête sur son torse.

- Excuse-moi… Je ne sais pas ce qu'il m'a prit…

- Moi, j'ai adoré. On recommence quand tu veux mais pas ici.

Ils rirent.

- Les écuries ? Minauda Merlin.

- A tester, rit-il.

Merlin se releva et sourit. Il poussa le blond et récupéra ses habits, se dépêchant de se rhabiller.

- Rendez-vous là-bas alors. Dans une heure !

Arthur, qui remettait son pantalon en place écarquilla les yeux.

- Tu plaisante, j'espère !

Merlin l'embrassa sur le coin de la bouche et sourit.

- Viens et tu sauras…

Pui il quitta la pièce. Le roi resta coin pendant un long moment avant de se tourner vers son service trois pièces.

- Toi, tu n'es pas prêt de te reposer !


233ème jour - Sept mois et 9 jour.


Ce jour-là, après la réunion, Léon attrapa Elyan par le cou et l'entraîna dehors.

- On va voir Guenièvre ? Comment va-t-elle ?

- Tu n'imagines pas ! C'est une renaissance. Je n'ai jamais vu ma sœur aussi heureuse depuis… Enfin avant quoi.

Léon hocha la tête.

- Allons-y, je veux voir le bébé maudit.

- Ne l'appelle surtout pas comme ça devant elle, elle t'arracherait les deux yeux.

Léon éclata de apparut brusquement entre eux et les attrapa par les bras pour les faire marcher plus vite.

- Dépêchons nous, dit-il. Je n'ai aucunement envie d'accompagner les deux compères là-bas qui vont sûrement se saouler et parler des femmes qu'ils ont, auraient ou pourraient lever.

- Que de mots crus dans ta si jeune bouche, cadet, rit Elyan.

- Ça me choque, appuya le brun.

- Justement, je protège mes chastes oreilles qui en ont déjà bien trop entendu !

- Et ce n'est pas fini, soupira Léon.

C'est dans cette bonne ambiance qu'ils arrivèrent chez Guenièvre. La première chose qu'ils entendirent et la chansonnette qu'elle poussait de sa douce voix. Elyan sourit un peu plus. Il y a bien trop longtemps que les volets étaient fermés et que la maison était froide et sombre. Maintenant, le soleil entrait, la vie avait repris. Il ne fut que plus heureux que cet enfant avait choisi de rester auprès d'eux. Le petit druide était là, posé sur le pouf, en train de dessiner, les doigts couverts de charbon.

Guenièvre préparait le déjeuner et une bonne odeur s'élevait de son chaudron. Elle accueillit les trois hommes avec de grands sourires et les invita à s'installer, jurant avoir fait assez de soupe pour tous. Le petit homme en voyant le noir sauta immédiatement sur lui et le barbouilla de fusain.

- Petit diable, rit-il en le retournant pour lui chatouiller le ventre. Comme ton prédécesseur.

- Il a tout de même plus d'intelligence que lui, sourit Guenièvre.

Son sourire se fana quelque peu et elle suspendit la louche au dessus du bol. Léon le remarqua et se leva immédiatement. Il prit un bol et le lui tendit.

- Peut-être deviendra-t-il un fort et grand chevalier, un ami aimant et fidèle comme il l'eut été ?

Il lui sourit et elle fit de même. Elle remplit de soupe et posa une cuillère dedans.

- Oui… chuchota-t-elle. Peut-être.

- Pour ça, Lancelot. On mange de la soupe !

- Viens par là, vile canaille ! Fit Yvain en prenant le petit sur ses genoux.

Léon lui tendit le bol et le chevalier le tint pour laisser le petit manger à sa guise sans qu'il n'en mette partout, comme il le faisait souvent.

Guenièvre les servit et leur sourit. Les conversations reprirent de bon cœur, parlant de tout et de rien. Elyan passa une main sur la tête du petit Lancelot et le couva d'un regard tendre. Il rendait sa sœur plus qu'heureuse, et pour cela, il ne l'en remercierait jamais assez. Il donnerait sa vie pour lui.


233ème jour - Sept mois et 9 jour.


Ce jour-là, Perceval et Gauvain avait bien décidé de le passer dans leur auberge favorite.

- Dépêchons nous, entendirent-ils. Je n'ai aucunement envie d'accompagner les deux compères là-bas qui vont sûrement se saouler et parler des femmes qu'ils ont, auraient ou pourraient lever.

Gauvain se retourna pour voir leurs trois amis s'enfuir presqu'en courant.

- Bon, ils sembleraient qu'il ne reste que toi et moi ! Dit Perceval.

- Peut-être pourrions-nous inviter les rois à se joindre à nous ?

- Bonne idée ! Allons les chercher pour notre petite beuverie hebdomadaire.

- Dis comme ça, ils ne risquent pas de venir !

Ils firent demi-tour et entra dans la salle qui était complètement vide. Gauvain fronça des sourcils en remarquant leurs couronnes dont une avait glissé à terre et leurs capes royales. Perceval ramassa la couronne et l'identifia bien comme étant celle d'Arthur. Il s'inquiéta immédiatement.

- Merlin ? Arthur ? Appela le plus grand des deux.

Ils n'eurent aucune réponse. Gauvain fit le tour de la pièce des yeux. Le traité de paix, encadré de vitres n'avait pas bougé comme chaque chose exposée ici. C'était très étrange. Pourquoi avoir laissé traîner cela ? Ce n'était pas dans leur habitude.

- J'étais pourtant certain qu'ils n'étaient pas sortis… Fit Gauvain.

Soudain ils entendirent quelque chose glisser et un gémissement. Gauvain écarquilla des yeux, Perceval mit sa main devant sa bouche, prêt à éclater de rire. Ils se mordirent le fond de joue et Gauvain plaça un doigt devant sa bouche, faisait signe à Perceval de sortir.

- Ils doivent être partis se balader aussi alors. Dit-il assez fort pour que les deux hommes cachés dans le placard les entendent.

Il ferma la porte et s'adressa aux gardes en chuchotant :

- Personne ne rentre tant que les deux rois ne sont pas sortis, est-ce clair ?

- Oui, Sir Léon ! Scandèrent-ils.

Ils se retinrent jusqu'à ce qu'ils sortent du château et là, explosèrent de rire. Ils se dirigèrent vers la taverne tout en ne pouvant s'empêcher de rire, faisant tourner ainsi les têtes des plus curieux.

- Mais quel horreur ! Oh non, maintenant, j'ai… des visions… Beurk, beurk !

- Moi aussi, fit Gauvain en s'essuyant une larme. D'accord, les voir se regarder avec leurs regards énamourés ou bien les croiser s'embrassant dans un couloir vide, je veux bien. Je veux dire, ce n'est pas choquant mais là… Mon esprit vient d'être violer !

- N'en dit pas plus, grimaça Perceval. C'est comme si je les avais vu. Je ne peux plus m'enlever cela de la tête !

Soudain, il vit à sa droite une belle jeune femme aux cheveux longs et blonds qui lui sourit et il ne se cacha pas pour la regarder et tourner sur lui-même jusqu'à faire un tour complet.

- Bonjour, toi.

Gauvain haussa un sourcil et rit de nouveau.

- C'est bon, j'ai oublié, scanda le chevalier en jetant de nouveau des coups de têtes en arrière.

- J'ai remarqué !

Gauvain ouvrit la porte de la taverne et le laissa entrer avant de faire de même.

- Tavernier, deux choppes d'ambroisie.

- Et deux pour moi aussi ! Suppléa Gauvain.

Perceval éclata de rire.

- Tu as raison, il nous faut laver nos oreilles et rien de mieux que des pintes à ne plus savoir qu'en faire. Par contre, c'est toi qui paye !

Gauvain secoua la tête. Il ne changera jamais. Comme Yvain l'avait prédit, Gauvain et Perceval passèrent l'après-midi dans la taverne, bruyant comme à l'habitude. Ils lançaient le ton sur des chansons grivoises et c'est toute la bicoque qui reprenait derrière eux. Parfois parlant de femme, parfois de batailles, parfois… d'autre chose :

- « Pom, pompom, pompom, pompom, pompom, pompom, pompom.

Tous les petits kobolds

Dansent dans la forêt,

Moi et mes compagnons

Allons tous les crever !

Ne sont-ils pas mignons,

Embrochés morcelés,

Autour des champignons,

On pourrait en manger !

Pom, pompom, pompom, pompom, pompom, pompom, pompom.

Tous les petits gobelins,

Dansent dans la forêt,

Moi et mes compagnons,

Allons les approcher !

Ils sont vraiment mignons

Quant ils se font flécher…

Nous les achèverons

A coups d'épées rouillées !

Pom, pompom, pompom, pompom, pompom, pompom, pompom.

Quand tous les petits orcs,

Dansent dans la forêt,

Moi et mes compagnons

Préférons-nous cacher !

Ils ne sont pas mignons,

Ils sont bêtes à pleurer

Mais nous les évitons…

Pour pas finir broyés !

Pom, pompom, pompom, pompom, pompom, pompom, pompom.

Quand tous les petits trolls,

Dansent dans la forêt,

Moi et mes compagnons

Préférons-nous barrer !

Ceux qui les trouvent mignons

Sont vraiment dérangés,

Un jour ils finiront

En compote de… pomme, pompom, pompom, pompom, pompom, pompom, pompom. » (1)

Et quand le soir vint, ils se tenaient mutuellement par les épaules pour se ramener. Malheureusement, ils n'atteignirent pas loin et s'effondrèrent dans les écuries… sur le foin fraîchement retourné.

- Dis-moi Gauvain, c'est moi qui rêve où ça sent le sexe ici !? Grommela son ami.

- Ferme-là et dors !

- Oh non… Je recommence à imaginer comment nos deux rois s'entretiennent mutuellement.

- Tu veux que ça sente le vomi aussi apparemment ?

Alors que le silence et la fraîcheur de la nuit dé-vrillaient les deux chevaliers, ils s'endormirent là, sans plus ni moins qu'exactement où les rois juste avant… Enfin, vous l'aurez compris.


233ème jour - Sept mois et 9 jour.


Ce jour-là, Harry et Draco virent passer les deux chevaliers, riant aux larmes. Draco haussa un sourcil sans comprendre ce qui les avait mis dans cet état.

- Ceux-là, je crois qu'ils préféreraient mourir plutôt que de ne plus jamais pouvoir rire.

L'assassin se retourna vers lui et se moqua :

- Cela ne te ferait pas de mal de rire un peu toi aussi. Je dois vraiment me retourner l'esprit pour arriver à ne serait-ce que t'arracher un sourire.

- Je ris ! Se défendit le blond. Regarde. Hm, la blague de Ron avant-hier !

- Tu appelles ça un rire ? Le toisa-t-il.

- Quand tu es tombé, j'ai ri !

Le brun éclata de rire, il avait l'air tellement fier de rire. Sa tête était épique, mélange entre un aristocrate sortant d'usine et le paysan ignare. Et bien sûr, Draco le suivit avant de s'arrêter et de se mordre la lèvre.

- Quand tu ris… Je ris.

Harry s'arrêta net avant d'écarquiller les yeux.

- Bien ! Euh… bonne journée !

Puis il fit demi-tour mais le blond ne lui laissa pas le temps et le retint.

- Harry, tu ne veux pas passer cette journée avec moi ?

Le brun se dandina d'un pied sur un autre, mimique enfantine qui fit sourire le blond. Il y avait des fois où il se montrait plus adulte que lui et d'autre ou il avait l'impression de voir un enfant. C'est ces deux côtés là que Draco adorait. Puis finalement Harry soupira, le repoussa et explosa.

- Tu ne sais pas ce que c'est Draco, c'est une torture ! De t'avoir dans mes bras chaque soir, de t'embrasser, de te toucher et puis niet ! Plus rien, nada ! Et je suis obligé de cacher que je bande comme un dragon de peur que tu t'enfuies !

- Bander comme un dragon ? Demanda-t-il en haussant un sourcil. Une nouvelle expression inconnue ?

- Draco ! Soupira le brun en se retournant à nouveau.

Il le retint encore et rit de bon cœur.

- D'accord…

Harry se stoppa.

- Quoi ?

- C'est d'accord, j'ai dit… on le fait.

- Non… Non, maintenant je me sens coupable parce que j'ai l'impression de te…

Le blond le coupa brusquement en l'embrassant.

- T'es sérieux ? Parce que si ce n'est pas sérieux, dis-toi que…

Draco leva les yeux aux ciels et sourit sournoisement. Il fit tomber le brun d'une balayette et s'écria :

- Le premier arrivé en haut a le droit de demander tout ce qu'il veut à l'autre.

- Sans magie ?

- Sans escalade ?

- Ok, dirent-ils en même temps.

Draco fit demi-tour et courut vers l'immense porte d'entrée. Il avait le cœur enflammé. Bizarrement, il sentait léger comme une plume. Il courrait sans le sentir, laissant son corps se guider tout seul car lui ne pensait qu'à retrouver les bras d'Harry. Ils allaient le faire. Il se l'avouait, il avait peur… Il avait peur de ne pas aimer cela, faire l'amour avec un homme. Même s'il savait qu'il aimait Harry plus que tout, ce serait son premier, sûrement son dernier. Allait-il prendre du plaisir ? Arriverait-il à bander ? Il chassa ses mauvaises pensées de sa tête alors qu'il arrivait, essoufflé devant la porte.

Il aimait Harry, et il aimerait Harry n'importe comment. Il en était sûr !

Draco se sentit soudainement plaqué contre la porte et il n'eut que le temps de voir l'éclair de désir dans les yeux verts émeraude avant que celui-ci ne reprenne ses lèvres, le balai dura encore et encore, leurs langues se mêlèrent. Le blond tâtonna la porte avant d'arriver à trouver la poignée et ouvrit. Il s'engouffrèrent à l'intérieur il n'eut qu'un geste à faire pour qu'elle se claque. Il se réjouit qu'Harry ne porte pas sa tenue complète, il se décolla une milliseconde pour ôter sa chemise. Sans qu'il ne s'en rende compte, Harry le poussa sur le lit et monta sur lui.

- Je vais te faire connaître un plaisir qu'aucune femme ne pourra t'offrir. Chuchota-t-il.

Le blond sentit un frisson l'arpenter comme un serpent et descendit immédiatement en direction de son sexe. Tout comme Harry d'ailleurs qui, tout en embrassant chaque parcelle de son torse, tira sur son pantalon et le dénuda. Il n'eut rien à dire, rien à faire car Harry l'avait déjà prit en bouche. Il le suçota avec une telle habilité que le blond gémit immédiatement. Et gonfla à vue d'œil. A ça pour bander, oui, il bandait ! Et ce plaisir, il avait l'impression que c'était au moins dix fois plus fort. Pourquoi ? Parce qu'il était un homme et qu'il savait exactement où toucher ? Parce que c'était Harry Potter ? Ou juste parce qu'il s'agissait d'Harry, un homme qu'il aimait à la folie ?

Il se félicita à nouveau de ne pas crier quand il sentit sa langue descendre plus bas que ses bourses et lécher son anneau de chair. Instinctivement, il écarta un peu plus les jambes. Il avait compris, aujourd'hui, c'est lui qui faisait la femme. Mais il se promit que l'inverse suivrait très vite. Il se mordit la main quand il le sentit mettre un doigt en lui, tout en le reprenant en bouche, léchant son gland. Il ne put plus supporter de se taire quand il en mit un deuxième, puis un troisième. Enfin, il le relâcha, le laissant reprendre ses esprits et remonta sur lui. Draco l'embrassa sans tarder, jura qu'il soit encore tout habillé. C'était injuste.

Harry enleva d'un geste son t-shirt et frotta sa verge encore emballée contre celle nue de son amant. Draco écarquilla les yeux quand il sentit l'objet de curiosité. Elle était… grosse et dure. Comment arrivait-il à bander autant alors qu'il ne l'avait pas encore touché ?

- Tu vois ce que j'endure tous les jours. Lui dit-il sur le ton de la confidence. Tu es… un appel au viol tout entier. Depuis que mes yeux ne sont plus brouiller par la colère, la bêtise et la jalousie, je n'arrive plus à les décoller de ton corps.

- Dépravé Potter, souffla le blond en reprenant ses lèvres. Potter le dépravé.

C'est à peine s'il l'avait senti s'introduire en lui. Tout en lui parlant, Harry avait sorti son sexe de son pantalon et l'avait pénétré lentement. Draco, hypnotisé par ses lèvres, ne le sentit que quand déjà la moitié était en lui. Il n'y avait pas à dire, la douleur était présente. Mais bien moins qu'il ne l'avait imaginé. En quelques mouvements de hanche, elle le remplissait déjà et sa chaleur corporelle atteint son paroxysme. Il brûlait de l'intérieur, inconscient des mouvements qui lui procuraient ce plaisir. Harry attrapa sa jambe et la leva pour se replacer. Il le tourna et colla son dos contre son torse. Une fois sûr d'être correct il attrapa son oreille et la mordilla. Son bassin faisait des mouvements, tantôt lents, tantôt rapides et Draco réagissait en rythme. Il sentit sa main se glisser entre ses cuisses pour continuer à le branler avec douceur.

- Dis-moi que tu n'aimes pas et je m'arrête… Chuchota Harry.

- Arrête et je te dirais je n'aime pas, saccada-t-il.

Le brun sourit. Le blond glissa sa main dans sa nuque et se contorsionna pour l'embrasser. Puis il se cambra, comme s'il avait déjà fait cela. Comme si … c'était complètement naturel pour lui. Il avait l'impression que dans ses bras, il n'avait pas besoin d'apprendre, juste à suivre. Son corps dictait le reste. Il se tourna vers le lit et mangea le coussin pour ne pas hurler quand le brun commença de grand coup sur sa prostate. Harry l'attrapa par le menton et ramena sa bouche contre la sienne.

- Ne te cache pas ! Je veux t'entendre.

Il leva de nouveau sa jambe et le buta encore et encore. Draco grogna, gémit. L'espace d'un instant, il eut honte de ses bruits. Jamais il n'avait fait cela. D'habitude, il était stoïque, aucun son ne sortait de sa bouche. Mais là, c'était impossible, la tête lui tournait, il se laissait aller et il cria plus fort. Il n'avait pas d'autre choix. Le plaisir montait entre les coups et sa main qui l'astiquait toujours.

- C'est… im… possible… Bégaya-t-il.

- De quoi ?

Harry grognait plus qu'il ne parlait. Mais le blond ne répondit pas, il se sentit venir, il allait exploser. Il allait se vider dans sa main alors que le brun n'était toujours pas venu. Il se retint, fierté oblige. Son petit-ami le malmena encore plusieurs minutes avant qu'il ne finisse par lâcher prise. Son corps eut plusieurs tremblements alors qu'il jouit et lança un puissant « oui ». Harry grogna et vint à son tour en lui. Essoufflés, tremblants de la tête aux pieds, ils mirent plusieurs minutes avant de pouvoir bouger. Harry se retira de lui et s'allongea, épuisé. Draco attendit que son cœur arrête de cogner contre ses oreilles avant de relever brusquement la tête.

- J'ai couché avec un homme ! S'écria-t-il.

Harry haussa un sourcil et posa une main sur son front.

- Et après on dit que c'est moi qui ne suit pas romantique. Se plaint-il.

Draco tourna la tête vers lui, il avait les yeux fermés. Il dévora son torse des yeux et son engin qui pendouillait maintenant tout mou mais encore de taille impressionnante. Il se mordit la lèvre. Puis la réalité le frappa à nouveau et il se couvrit la bouche de ses deux mains. La honte rougit ses oreilles. Les cris qu'il avait poussés. C'était indécent, indigne de lui, maître du self-control !

- Qu'est-ce qui était impossible ?

- Quoi ? Fit le blond en redescendant à nouveau sur terre.

Il posa une main sur son torse et se retourna sur le ventre. Il sentit une douleur dans le bas du dos le prendre mais ne montra rien.

- Tu as dit : « c'est impossible ».

Draco sourit et redessina ses abdos de ses doigts.

- C'était tellement bon, chuchota-t-il. Je n'arrive pas à croire que j'ai attendu tout ce temps avant de te laisser faire.

L'assassin sourit doucement toujours sans bouger. Draco se mordit la lèvre. Était-ce possible de recommencer ? Il posa sa tête sur l'oreiller et s'étouffa avec.

- Je suis devenu aussi dépravé que toi, ça y est. Geint-il.

Harry rit et se mit sur le côté. Enfin, il ouvrit les yeux et le regarda longuement. D'un mouvement, il se rapprocha passa son bras sous son cou et l'embrassa sur le front. Il se colla jusqu'à ne faire plus qu'un avec lui.

- Maintenant, je vais te prendre souvent, de toute les manières qu'il soit, douces comme dures, et tu en feras de même. J'aime être pris aussi. Mais sache que j'ai toujours envie de toi, je ne te lâcherais plus. Et si par malheur tu t'aviserais de faire cela avec quelqu'un d'autre que moi, ce n'est pas de la vague que tu devras avoir le plus peur, ni même Morgana.

Draco releva la tête et analysa d'abord s'il se fichait de lui. Mais non. Il était tout à fait sérieux. C'est alors qu'il le sentit, il sentit pour la première fois, un tout nouveau sentiment. Et c'était puissant, vraiment très puissant. C'était comme si en faisant l'amour, ils avaient rechargé les batteries de la vague. Elle était de nouveau là, plus forte que jamais et il sentit Harry en lui, pareillement qu'il y a quelques minutes. Ce qu'il appelait « envie », n'était autre que le reflet de son propre amour pour lui. Et c'était plus qu'étrange de le sentir comme quelque chose de vivant qui le caressait avec douceur et de plus puissant qu'un Protego. Il vit Harry écarquiller les yeux.

- Ça vient de toi, demanda-t-il… Ou ça vient de moi ?

- Ça vient de nous, murmura le blond.

Harry sourit. Il se mordit les lèvres avant de l'embrasser. Ils surent qu'à cet instant, ils n'auraient plus jamais à se dire je t'aime. Il le ressentait, c'était dix fois meilleur.


233ème jour - Sept mois et 9 jour.


Ce jour-là, Severus se réveilla le corps en miette. Neville et lui avaient travaillé jusque très tard. Et ensuite son petit-ami n'avait pas voulu s'endormir sans qu'ils aient fait l'amour aux moins trois fois. Severus sourit et rejeta la couverture découvrant ses belles fesses bombées qui le tendit immédiatement. Il se courba et posa ses lèvres dessus, le mordillant la peau avant de passer sa langue dessus. Il écarta d'une main ses fesses et la passa dans la commissure. Il titilla la zone érogène, son trou était encore bien ouvert de la nuit. Il n'avait pas à forcer pour l'entrer complètement. Bien sûr, il sentit le petit corps se réveiller et gémir, se tortillant sous la supplique. Severus suçota l'entrée puis le passage entre son anus et ses bourses. Il repassa encore et encore avant que Neville ne craque et relève les fesses pour être pris encore.

- Sev', s'il te plaît… Quémanda-t-il.

Le potionniste eut un regard de vainqueur et le relâcha pour finalement se lever et ne rien lui offrir.

- La prochaine fois, quand je dis non, c'est non !

Neville grogna de frustration et se tourna. Severus revêtit un peignoir de soie.

- Sev', minauda Neville. Tu n'as pas le droit de me faire ça.

Heureux de l'avoir piéger, le potionniste se dirigea vers la salle de bain. Malheureusement, il eut la mauvaise idée de regarder une dernière fois son dépravé petit homme. Celui-ci se branlait, lentement, avec sensualité, tellement beau qu'il se mit au garde à vous sans le vouloir.

- Severus, gémit Neville en continuant ses mouvements.

Il le vit glisser la main sur son torse, jusqu'à son entrée. Et pendant qu'il se branlait, il se mit un doigt, relevant le bassin exactement là où le plus vieux ne risquait pas d'en perdre une miette. Il gémit, deux fois de plus son nom. Et Severus continua de le regarder faire pénétrer ses doigts avec facilité. C'était hypnotisant, décadent, déroutant, complètement bandant.

- Aide-moi, Sev'… Je n'arrive pas à atteindre le fond. Je ne veux pas venir sans toi…

Severus plaqua sa main sur son front et soupira.

- J'ai créé un monstre… Les jeunes de nos jours.

Il jeta d'un geste son habit et glissa sur lui alors que Neville éclatait de rire. Il avait encore gagné, il le savait, il s'en fichait. Il retira sa main et le pénétra d'un geste toucha directement sa prostate.

- Oui ! Hurla Neville

Severus entrelaça leurs doigts, faisant tinter leurs bagues. Il n'était pas le seul à ne pas savoir dire non. Et cela Neville le savait, quoiqu'ils fassent ils se disaient toujours « oui ».


A suivre...


(1) Comme toute cette fiction est basée sur des répliques de films, des scènes de jeux ou autre, je n'ai pas pu m'empêcher de rajouter un petit morceau de ma série mp3 préférée. Vous l'aurez compris, la musique n'est pas de moi, vous la retrouverez dans "Reflets d'Acide" Pompompom. Et pour celle qui connaissait déjà, je suis persuadée que vous l'avez lu en chantant.

Un petit chapitre qui n'apporte presque rien à la fiction mais j'espère vous avoir fait rêver et baver.

Personne ne l'a jamais connue.