Bonjour!
Voici la chapitre 9!
Merci à toutes celles qui me suivent et me lisent!
Bonne Lecture.
Chapitre 9: De Stangulots et de Sangsues ou la Nouvelle
Minerva McGonagall faisait les cent pas. Le mois de décembre était tout juste entamé. Et au vue de la situation actuelle de Poudlard -qui ne s'était toujours pas améliorer- elle devait prendre une décision dans l'urgence. Les lèvres pincés, son chignon encore plus séré qu'ordinaire tant elle était nerveuse, Minerva s'interrogeait. Etait-ce réellement une bonne idée ? Etait-elle obligée dans arriver là ? Devait-elle chambouler toutes les traditions, tous les principes, tous les codes de Poudlard, pour rétablir de nouveau l'ordre et la paix ? Et est-ce-que ça en valait la peine ? La jeune directrice s'énerva contre elle-même. Bien sûr que cela en valait la peine ! C'est de Poudlard que nous parlons voyons ! Elle souffla pour la énième fois, fatiguée. Elle revint à son bureau et y posa ses deux mains.
Décidément Minerva se surprenait à elle-même ! Après avoir explosé le pont de Poudlard, elle ne pensait pas refaire dans sa vie quelque chose d'aussi... Imprévisible ! Mais pourtant, à peine quelque mois plus tard, elle avait décidé de faire un appartement pour les préfets en chefs, demandant à la dernière minute des travaux express fait en un temps record. Et maintenant elle s'apprêtait à révolutionné toutes les règles de Poudlard, causé de nombreux problème pour l'emploi du temps de ses élèves, et attiré les regards surpris et incompréhensibles de ses collègues ! Elle qui avait été toujours si organisé. Si respectueuse du règlement.
Elle leva les yeux vers le portrait d'Albus Dumbledore, qui la regardait les yeux rieurs.
-Croyez-vous que c'est une bonne idée ? l'interrogea Minerva.
-Je n'en sais absolument rien très chère, vous êtes la seule à pouvoir en juger.
-Mais enfin, Albus, faites un petit effort ! Vous ne pouvez pas me donner votre avis ? Vous étiez directeur de Poudlard avant !
- La personne que je représente oui. Pas moi. Je ne suis qu'un simple tableau.
La directrice sembla méditée ses paroles un instant, puis tout d'un coup, dans un sursaut précipité, elle sortit parchemin, encrier, et plume, et commença à rédiger son annonce. A chaque nouveau mot qu'elle écrivait, elle se répétait que c'était une véritable erreur. Pourtant elle continuait.
Elle qui avait toujours trouvé secrètement qu'Albus un peu fou, elle commençait à se demander si cette folie ne s'était pas acquise par toutes ses longues années passé derrière ce bureau. Elle redouta alors le jour fatidique, où toute idée censée être responsable et prévisible l'aurait quitté et se serait remplacé par une douce folie. Cependant elle se consola quelque peu en se disant que celle-ci serait accompagnée-en tout cas elle l'espérait- par une forme de génie, comme tel que l'était Albus Dumbledore.
Lorsque la directrice amena la première affiche dans la salle des professeurs, beaucoup la regardèrent étonné. Que pouvait-il y avoir de si important pour mériter une pluie d'affiche dans toute l'école ? Après qu'elle fut sortie de la salle ils se précipitèrent tous sur le panneau d'affichage comme des adolescents. Une vague de murmure se fit dans la pièce. Certain était outré, d'autre agréablement surpris ou encore choqué. En tout cas cette affiche ne laissait personne d'indifférent. Si bien que même sorti de la salle des professeurs certains enseignants discutaient entre eux de la nouvelle qu'il venait d'apprendre, débattant le pour et le contre.
Alors que les cours allaient bientôt commencer, les professeurs remarquèrent que les élèves n'étaient pas encore au courant. L'affiche ne serait visible pour eux qu'a l'heure du déjeuner. Certain affichait une mine peiné, se demandant comme ils allaient pouvoir tenir leur langue face à une si grande nouvelle. Cependant aucun ne laissa échapper une seule information, si bien que lorsque les élèves se dirigèrent vers la Grande Salle, personne ne se doutaient de la soudaine activité qu'il y allait avoir à l'entrée de réfectoire.
Pas même les préfets en chefs qui furent tout aussi surpris par la nouvelle que leur camarades ! Beaucoup les accostaient pour leur demander plus d'explication, certain plus gentiment que d'autre, pour se plaindre de l'organisation défaillante de Poudlard, ou encore pour signaler que cette nouvelle allait démolir toute leur vie, leur faisait comprendre à quel point cela les déstabilisaient. Seul peu d'entre eux réagissait plus simplement face à l'affiche. Sautant de joie, criant et rigolant, se jetant dans les bras de leurs amis. Ils se contentaient de prendre l'annonce à sa juste valeur :
Comme une bonne nouvelle.
Je me faisais harceler de questions les plus farfelues les unes que les autres. Ah ! Là tout de suite on aimait bien l'avoir Drago Malefoy sous le bras ! Là on accepter de toucher ce « infâme mangemmort ». Quelle sale bande de strangulos ! Jamais je n'avais connue de personnes aussi aptes à pouvoir s'accrocher au cou d'une personne de la sorte. Histoire de rendre l'affaire plus difficile, on essayait de me rendre sourd en me criant dans les oreilles.
« Est-ce qu'on pourrait avoir plus d'information à ce sujet ? Si ce n'est pas trop demander. » disaient
quelques élèves ironiquement.
« Quel honte de nous prévenir si tard ! Vraiment cette école devient n'importe quoi ! » s'énervait un Poufsouffle
« C'est Scandaleux ! » clamait un autre élève.
« Oui, personne ne s'est préparé ! »
Soudain Granger porta sa baguette à sa gorge et hurla :
-SILENCE !
Beaucoup d'élèves sursautèrent, où même laissèrent échapper un petit glapissement, mais le silence se fût instantanément. Puis, La Bouffondor, repris la parole.
-Merci. Tout d'abord, je tiens à faire part de mon très grand mécontentement face à votre attitude digne de première année ! Je retire donc cinq points pour chaque maison de Poudlard, pour votre attitude inacceptable...
On entendit un vague de râle traverser le hall, moi compris. Je fulminais contre Granger. Enlever cinq points pour chaque maison ! Cette fille avait un sacré culot.
Ou alors elle est tellement souvent dans sa bibliothèque, qu'elle a si peu l'habitude du bruit, que le moindre cri ou agitation la met hors d'elle.
Oui. C'est beaucoup mieux. Granger n'a aucun, et n'aura jamais du culot.
-Que cela vous tienne de leçon ! reprit-elle, pour ce qui est de la... Nouvelle, sachez que nous n'en savons pas plus que vous, et que nous aurons sûrement de plus amples informations d'ici la fin de la journée. En attendant veuillez-vous dirigez vers vos table respective dans la Grande Salle. En silence merci !
Je restais en retrait, attendant que tout le monde entre avant d'aller manger à mon tour. Je m'inspectais en vitesse, tâtonnant mon cou avec mes doigts. Soudain je sentis une forme étrange. Quelque chose fait de creux et de bosses. Je murmurais à voix haute.
-On ne m'a quand même pas mordue...
-Je crois que si.
Je me retournais dans un sursaut.
- Calme-toi vieux, ce n'est que moi, dit Blaise avec un sourire.
-C'est que je me croyais seul. D'où t'arrive ?
-De nulle part. J'étais là quand il y a eu toute cette foule agité. J'ai réussis, je ne sais toujours pas comment d'ailleurs, à ne pas rentrer dans le mouvement et à m'extirper de la foule. J'étais tranquille entre ces deux pilonne, à attendre que tout ça ce calme.
-Ouai t'as fait ta mauviette et tu t'es caché quoi, enchainais-je tout en me dirigeant vers la Grande Salle.
-Pas du tout ! répliqua-t-il, j'ai simplement fait preuve de stratégie et de finesse, comme l'aurait fait tout bon Serpentard.
-Hum..., fis-je avec un sceptique, avant d'échanger un regard complice avec Blaise.
«Comme l'aurait fait tout bon Serpentard ». J'eu un sourire triste. Vraiment cette maison n'est plus ce qu'elle était.
La préfète s'affala sur le banc aux côtés de Ginny et Harry. Elle poussa un long soupir de soulagement avant de se servir à manger.
-Et bien ! s'exclama Harry, On pourrait croire que tu viens de faire un marathon !
Hermione lui lança un regard noir.
-Ne commence pas Harry, si tu savais comment c'était là-bas tu rigolerais moins croit moi !
-Chérie c'est quoi un marathon ? demanda Ginny d'une petite voix en même temps qu'Hermione.
-Je t'expliquerais plus tard, lui dit Harry avant de se tourner vers sa meilleure amie. C'était si terrible que ça ?
-Tu ne peux même pas imaginer ! J'avais l'impression d'être face à des animaux ! Je crois même que Malefoy s'est fait mordre ! Enfin ce n'est pas vraiment très grave mais ça aurait pu être moi !
Harry serra la mâchoire retenant de dire à Hermione ce qu'il pensait de sa dernière phrase, et continua d'écouter la brune.
-Enfin ! Maintenant c'est fini ! Mais j'espère que le professeur McGonagall mettra de nouvelles affiches et se donnera la peine de nous en informer avant que tout le monde nous assomme de questions alors que nous étions tous aussi abasourdi qu'eux !
Ginny avala difficilement sa pomme de terre.
-Il ne manquait plus que « je suis préfète en chef tout de même ! » et j'aurais pu croire que c'était Percy qui s'exprimait et non toi.
-Oh oui c'est vrai, elle a raison ! rigola Harry à son tour.
Face aux rires, Hermione leva le menton et fit abstraction de tout ce qui l'entourait. Durant tout le repas elle ne fit pas attention aux bancs qui venaient de tombé à la table de Poufsouffle, pourtant réputé pour être très calme et peu agité. Elle ne regarde même pas Dean quand celui-ci le dit bonjour un sourire aux lèvres apparemment déjà mis au courant pour son imitation de Percy. Elle ne vit pas non plus les regards curieux des Serdaigles face aux rires qui venaient de la table des Rouges et Ors.
Elle ne vit qu'une seule chose. Une chose qu'elle aurait bien aimé ne pas voir. Cette chose s'appelait Lavande Brown et était accroché telle une sangsue aux lèvres de Ron Weasley.
Juste en face d'elle.
Ils se bécotaient sans gênes, devant tout le monde, faisant fis que toute l'école les regardaient. Jusqu'à ce que Dean s'exclame :
-Hé Lavande ! Et si tu arrêtais de lui lécher le gosier pour voir ? Peut-être qu'il pourra respirer !
De nouveaux rires fusèrent à la table des Gryffondors. En effet Ron commençai à virer au rouge et ce n'était pas par timidité. Mais une fois que sa copine eût bien voulue se décoller, il devint aussitôt écarlate à une vitesse jamais égalé.
S'en fut trop pour Hermione, qui s'était promis de ne plus pleurer pour lui. Mais aussi forte soit-elle elle avait senti les larmes border ses paupières face à cette démonstration d'amour un peu trop baveuse à son goût.
-Hermione !
La jeune femme se retourna pour voir une Ginny essoufflé qui essayait de rattrapé ses longues enjambé qu'elle avait fait sans s'en rendre compte. Une fois arrivé près de son amie la rousse reprit.
-Est-ce-que ça va ?
-Oui. Bien sûr tout va bien. Pourquoi ça n'irait pas ?
-Tu sais très bien pourquoi.
-De quoi veux-tu parler ?
-Et bien de la scène qui vient de se passer.
-Si tu pouvais être plus explicite peut-être que ça m'aiderait.
-Hermione ne m'oblige pas à la dire ! s'énerva Ginny, en arrêtant celle-ci qui s'était remise à marcher.
-Mais vas-y dis-le ! Je ne vois pas ce que ça va changer !
-Tu veux que je le dise ?
-Ben oui vas-y ! Si ça peut te faire plaisir, la provoqua Hermione.
-D'accord. Très bien. Je vais te dire ce qui s'est passé.
-C'est bien qu'est-ce-que t'attend ?
-Tu sais ce que j'ai vu. Deux idiotes.
-Deux idiotes ?
-Oui deux. Il y avait Brown en train d'avaler mon frère devant toute l'école, et puis toi.
-Je ne suis pas une idiote. Je suis la première de ma promo...
-Je ne te parle pas de ça Hermione ! Tu es une idiote car tu es assez bête pour continuer à avoir des sentiments pour lui ! Tu es une idiote par-ce-que tu continues à lui montrer! Et tu es une idiote par-ce-que tu n'acceptes pas d'en parler ! Même à ta meilleure amie !
Hermione respira difficilement, fébrile, à deux doigts de fondre en seulement quelques phrases Ginny Weasley avait réussi à démolir la carapace qu'elle s'était construite.
-Je... Ce n'est pas que je ne veux pas en parler...
-Ah bon ? Et c'est quoi alors ?
-Je n'ai pas la force Ginny, je n'y arrive pas. Je n'aurais même pas prononcé un mot que je serais déjà en train de pleurer.
-Mais je ne te demande pas d'être forte Hermione. Je veux juste que... Que tu lâche ton sac. Que tu me dises tout ce que tu as sur le cœur. Et je m'en fiche que tu pleures ! Et puis d'ailleurs qui te garantit que le ferras ? Tu es plus forte que tu ne le crois tu sais.
-Je...
-Je t'en prie. Parle-moi ! Je m'inquiète. De plus en plus.
-Désolé. Mais je ne peux pas. Faut que j'y aille.
Et elle partit. Puis, alors que Ginny s'en allait rejoindre Harry, la préfète renifla bruyamment. Elle tira sur la manche de son polo et s'essuya les yeux avec. Puis elle pesta contre elle-même. Elle n'avait pas tenue sa promesse. Ginny avait raison. Elle se comportait comme une véritable idiote. Tout ça pour un rouquin aux grands yeux bleus.
Et alors qu'une vison de l'homme qu'elle aimait apparut dans sa tête, Hermione recommença à pleurer.
« Tout ça pour un rouquin aux grands yeux bleus »
Voilà voilà!
J'espère que ce chapitre vous auras plus!
N'hésitez surtout pas à laisser exprimer votre avis!
Qu'il soit bon comme négatif!
Amicalement,
Une Brunette. ;)
