Bonjour!

Voici le chapitre 10! :) Merci à toutes celles qui ont laissé un commentaire au précédent chapitre!

Mais assez parlé, je vous souhaite une bonne lecture.

A tout à l'heure!


Chapitre 10: Le Réveil


Jonathan Mercury regarda une nouvelle fois sa montre. 19h29. A 19h30 il pourrait manger.

« Tu ne crois pas que tu exagère un peu ? »

« Pardon ? »

« Cette manie que tu as à toujours t'organiser de la même manière. Tu manges toujours à la même heure. Tu te douche toujours en dix minutes. Pourquoi ? »


Jonathan ne sut quoi répondre. Pourquoi tenait-il autant à ses petites habitudes ? Inconsciemment le Ministre de la Magie le savait : c'était à cause de lui, son double. Il est puissant et très intelligent. Il s'était peu à peu emparer de son esprit sans qu'il ne sans rende compte. L'amener au poste de Ministre de la Magie lui servait de diversion. Son ascension sociale lui avait permis de mieux contrôler le gentil Jonathan.

Mais si l'esprit du jeune ministre ne fût jamais, jusqu'alors, complètement contrôlé c'était grâce à ses vieilles habitudes. Cela l'obligé à répéter les mêmes gestes, chaque jour, comme dans sa vie d'avant. C'était la seule et unique chose qui lui permettait de résister contre son double diabolique.

Cependant, celui-ci est très futé et le savait. Ce n'était pas une question anodine qu'il venait de poser. Ce pourquoi, il fallait le poser au bon moment. Or il était temps. Enfin, le moment décisif pour l'accomplissement de sa machination était arrivé. S'il réussissait à faire changer les habitudes incurables de Jonathan Mercury, alors il serait complètement à lui.

19h31.

Jonathan commença à mettre la table.

La bête était lâchée.


Je posais la lettre. Voilà bien des semaines que nous nous échangions des lettres, et voilà bien des semaines que mes recherches pour trouver l'identité de ma mystérieuse correspondante s'atténuaient peu à peu. En fait l'espoir de mettre un jour, une tête et un nom à ce pseudonyme était quasiment mort.

Pour le moment je me contentais d'en apprendre plus à travers ses lettres. Et quelles lettres ! Toujours pleine d'émotions et de caractère. Chacun de ses mots avaient l'air d'être choisie au hasard, comme si elle ne contrôlait pas ce qu'elle écrivait. Et mis ensemble, ils prenaient un sens indescriptible à mes yeux. Comme si elle savait exactement quoi me dire en cet instant. Ses mots avaient l'art de me toucher au plus profond de mon être. Alors que les miens...

Mes lettres devaient lui paraitre fades à côté des siennes ! Je soupirai tout en signant ma lettre, l'enroulait et le donnait à mon hibou qui était resté dans ma chambre.

-A la volière, lui murmurai-je.

Quelqu'un toqua à la porte de ma chambre. Ça ne pouvait être que Granger. Qu'est-ce qu'elle me voulait encore ?

-Malefoy, retentit sa voix de crécelle, McGonagall veut nous voir dans son bureau, tout de suite.

-Très bien, j'arrive.

Je rangeais rapidement mon bureau, puis descendis au salon. Je mis ma cape car même si nous ne sortions pas dehors, les couloirs de Poudlard en hiver étaient frigorifiant. Granger ouvrit la porte et sorti. Je la suivi rapidement et nous nous dirigeâmes vers le bureau de la directrice.

-A ton avis elle nous veut quoi ? me demanda-t-elle.

Je manquai de m'étouffer avec ma propre bave (eurk) et me retint de la fixer les yeux écarquiller. Hermione Granger était-elle réellement en train de ma demander mon avis. Je me pinçais discrètement histoire d'être sûr que je n'étais pas en train de rêver tout en gardant mon masque impassible. Un Malefoy ne montre pas ses émotions ! Cependant je ne pus m'empêcher de la regarder en biais avant de lui répondre. Son nez était rouge et ses yeux bouffis. Je fis rapidement le lient entre la scène (écœurante) de Weasmoche et sa copine.

Elle avait dû pleurer.

-Alors ? me ramena à la réalité la Gryffondor.

-Alors je pense que tu sais très bien de quoi il s'agit Granger.

-On ne sait jamais Malefoy. Après la surprise de ce matin je crois que le professeur McGonagall est capable de tout.

-Espérons juste que ce ne soit pas tout aussi... Bousculant que tout à l'heure, continuai-je en pensant à ma morsure.

-Oui espérons, termina Granger

Puis le silence s'installa. Je remarquai alors que c'était la conversation la plus longue et la plus polie de nous ayons échangé depuis que Finnigan m'avait mis son poing dans la figure. En fait c'était la seule unique et vrai conversation que nous avons eu depuis le début de l'année. Voir même depuis la première année. Et bizarrement ça ne me paraissait pas si étranger, si nouveau. Comme si nous avions déjà échangé quelque chose auparavant.

Je me jetais une claque mentale.

Mais oui bien sûr Drago, me dis-je à moi-même, la seule chose que Granger et toi ayez échangez (et la seule chose que vous échangerez) c'est une haine mutuelle. Oui voilà. Beaucoup mieux ! Je revins à la réalité quand nous arrivâmes devant la statue-escalier qui menait vers le bureau de la directrice.

-Le mot de passe ? dit-elle d'une voie grave et rocailleuse.

-PomPom s'exclama clairement Granger.

Je levais un sourcil en entendant l'étrange mot de passe, tandis-ce-que les escaliers apparaissait. Notre directrice serait-elle devenue aussi atteinte que l'était notre cher défunt et ex-directeur j'ai nommé Dumby (paix à son âme)? Hum... Espérons que non. Une fois devant le bureau, je toquai à la porte. Trois coups secs. Celle-ci s'ouvrit d'elle-même et je pénétrais dans le bureau suivie de Granger.

J'aperçue McGonagall, de dos, regardant par la fenêtre, l'air pensive. Lorsque la porte claqua, elle se retourna vivement.

-Ha ! Enfin vous êtes là! J'ai beaucoup, beaucoup de travail pour vous ! s'exclama-t-elle.

Je soupirai silencieusement. Pourquoi avais-je été élue Préfet en Chef ?

-Il y aurait-il un lien avec la... Nouvelle de tout à l'heure, professeur ? demanda poliment Granger.

-En effet Miss, en effet. Donc pour commencer, la tâche la plus simple : les affiches. Elles expliquent plusieurs choses, c'est pour cela qu'elles sont si grandes. Tout d'abord elles indiquent que seuls les élèves à partir de la quatrième année ont le droit d'y participer. Ensuite il informe que les élèves voulant y participer doivent remplir un bulletin réponse que voici, dit-elle en en montrant un exemplaire, que vous devrez mettre à disposition dans chaque maison, donc dans chaque salle commune. Le bulletin sera à rendre dans dix jours, soit le dix-sept. C'est vous-même qui devez tous les récupérer et me les amener ici dans mon bureau.

Elle s'arrêta quelques instants pour reprendre son souffle et voir si elle ne nous avait pas perdus pendant son discours. Mais elle reprit vite :

-Il est dit aussi sur les affiches que les sortie à Préaulard prévue pour effectuer les achats de cet évènements seront étendue sur quatre jours, soit du vingt jusqu'au jour de l'évènement, la veille de noël, le vingt-quatre.

-Mais professeur, nous ne sommes en vacances qu'à partir du vingt-et-un, fit remarquer Granger, la veille on a cours ! Ça veut dire que...

-Les cours sont annulés le vendredi vingt décembre. Oui Miss.

Je tournais ma tête vers la Gryffondor pour voir sa réaction. Il était très drôle de la voir se décomposer ainsi. Elle qui était si admirative face à l'intégrité des de la vieille, je veux dire de la directrice, elle en était toute déboussolé ! J'eu du mal à me retenir de rire et écoutai tant bien que mal les dernières instructions de McGo'.

-Et enfin j'ai le plaisir de vous informer qu'il y aura un thème à ce bal !

Je grimaçai. C'était la première fois que j'entendais réellement le mot « bal » et ça me faisait déjà mal au cœur.

-Oh ! Lequel ? demanda Granger, intrigué.

-Ce sera tout simplement un bal masqué, histoire de faire tomber les barrières entre les maisons, déclara la directrice tout sourire.

-Pff... Typique ne pus-je m'empêcher de dire doucement

-Pardon ? me demanda McGonagall interloqué.

-Et bien... dis-je lentement histoire de trouver une histoire plausible à lui raconter, si vous voulez réellement faire tomber les barrières, autant faire un bal costumé. Ça perturbe encore plus la reconnaissance des personnes.

-Oui c'est une bonne idée , très bonne même.

Je levais un sourcil. Mon idée était bonne ? J'aurais peut-être mieux fait de me taire. Soudain Granger s'exclama :

-Professeur, si je puis me permettre j'ai une meilleure idée !

Comment ça une meilleure idée ? Que la mienne ? Cette satané Granger... Elle ne rate jamais une occasion pour ce faire remarquer !

-Ce bal costumé, continua-t-elle, on pourrait le faire sur le thème du monde des moldues !

Je ricanais. Mais oui bien sûr ! Les moldues ! Manquerait plus que ça pour que ce bal soit vraiment pourri.

-Pouvez-vous développez Miss ? demanda McGo'.

-Et bien chaque élève devra se déguiser en une célébrité ou en un personnage de film, B.D, ou manga moldue, dit-elle tout sourire

Film ? B.D ? Manga ? On m'explique ce que tout ce charabia veut dire ?

-Oui cela pourrait-être une bonne idée

-Attendez... Quoi ?

Je devins livide. Cette vieille n'était pas folle à ce point ! Si ? J'eus un rire nerveux.

-Hum... Excusez-moi, mais puis-je vous rappelez un léger, petit point technique ?

-Allez-y Mr. Malefoy, me dit-elle les yeux rieurs face à ma réaction.

-Que faites-vous des personnes qui ne connaissent pas du tout du monde des moldues ?

- Pour cela mon cher, il te suffisait de choisir l'étude des moldues comme option, me dit Granger acide.

-Qui te dit que je parlais de moi Granger ?

-Mr. Malefoy a raison, intervint McGonagall (à temps ! Car Granger avait déjà ouvert la bouche), plus des trois quart des élèves de Poudlard ne connaissent rien de nos voisins les moldues !

-Raison de plus pour le faire ! reprit la Gryffondore. On pourrait installer des stands d'aide aux élèves, avec des spécialistes qui pourraient les aidées dans leur choix de costumes et leur faire découvrir le monde moldues... Enfin peut-être que je m'emballe un peu mais...

-Non vous avez tout à fait raison Miss Granger. C'est une excellente idée !

-Mais c'est possible ? demandais-je effaré à l'idée que cela puisse ce faire.

-Bien sûr, répondit la directrice. Vous savez tout est possible dès qu'on y met du siens Mr. Malefoy.

Je roulais mentalement les yeux face à cette phrase toute faite. Vraiment ils ne savaient plus quoi dire ces prof' !

-Bien ! Je crois que cette réunion s'arrête ici. Vous savez ce qu'il vous reste à faire, conclu McGonagall en désignant les tas de feuille posé sur son bureau.

Je retins un long et profond soupir sortir de ma bouche, et jetai un « Wingardium Leviossa » sur la paperasse. Nous avions passé le pas de la porte quand soudain McGo' nous interpella. Granger et moi nous nous retournâmes dans un même mouvement.

-Au fait il va de soi que vous ouvrez le bal tous les deux, comme le veut la tradition, ici, à Poudlard.

-QUOI ? criâmes-nous en cœur, le regard horrifié.

-Au-revoir jeune gens, fini McGonagall tout en faisant claqué la porte.

Je mis quelques secondes avant de repartir normalement. Je n'arrivais pas à le croire. J'allais ouvrir le bal avec Granger. J'allais devoir danser avec Granger. Non. Non non non non non non ! Ce n'était PAS possible. Je respirai. Je ne pouvais pas montrer mon état de détresse à cette Gryffondor ! Allez. Un. Deux. Trois. Et on repart. Voilà.

Par Merlin ! Je vais devoir danser avec Granger !

Mais pourquoi diable avais-je été nommé Préfet-en-Chef ?


Le lendemain toutes les affiches et tout bulletins-réponses avaient été envoyés et distribués. Hermione et Drago avaient réquisitionnés tous les préfets pour finir cette tâche dans la soirée. Ils étaient tous rentrés éreintés dans leurs dortoirs, à 23h30 passé.

Deux jours plus tard les stands de « découverte du monde des moldues » arrivaient peu à peu et s'installait à l'horreur des serpentards, en particulier Drago qui n'arrivait pas à croire que cette idée est été validée.

Hermione de son côté profité pleinement de sa victoire face à son homologue masculin, la fouine, en prenant tranquillement son petit déjeuner. Elle réfléchissait déjà à son costume quand le courrier arriva. La préfète regarda avec un émerveillement habituel les centaines d'hiboux débarquer dans la Grande Salle. Soudain l'un d'entre eux se dirigea vers la brune et y déposa une lettre devant elle. La Gryffondore posa son bol et attrapa l'enveloppe. Un sourire éclaircit son visage quand elle comprit que c'était une réponse du Sorcier Masqué. Ginny Weasley, qui était assise en face d'elle, demanda malicieusement :

-Alors ça se passe bien avec le Sorcier Masqué ?

-Oh oui très bien ! C'est vraiment quelqu'un... Attend comment tu sais que c'est lui ?

-Il suffit de te voir sourire comme si tu venais de découvrir la magie pour le savoir. D'ailleurs je me demande ce que ton mystérieux sorcier à de si intéressant à te dire.

-Oh mais plein de chose qui ne te regarde absolument en rien ! Maintenant si tu me le permets je vais lire ma lettre.

Ginny leva un sourcil, surprise.

-Quoi maintenant ? Mais tu n'attends pas d'être sorti ?

-Hum... C'est-à-dire que... Je suis très impatiente de la lire, avoua Hermione gênée, avant de décacheté la lettre.

Elle la déplia et voici ce qu'elle lut :

Chère Une Sang de Bourbe,

Je dois vous avouer que je suis à chaque fois très étonné de voir à quel point vous savez lire en moi.

Littéralement. Jamais personne auparavant n'avait aussi bien cerné mon conflit familial. Mais vous avez tort

sur un point.

Car, croyez-vous réellement que mon père m'eut-aimé un jour ?

Croyez-vous réellement que ma mère eut été libre un jour ?

Par-ce-que, permettez-moi de vous rappeler une chose : Mon monde n'est pas le vôtre.

Dans mon monde, on ne se marie plus entre cousins depuis seulement deux générations.

Dans mon monde, tout le monde est hypocrite.

Dans mon monde, les mariages arrangés sont toujours d'actualité.

Dans mon monde, il est rare que la femme soit considérée comme l'égal de l'homme.

Dans mon monde le mot « famille » n'existe pas, mais « honneur » est ancré dans nos veines.

Dans mon monde, la liberté est une chose inconnue et incongrue.

Et dès que tu es un tant soit peu lié à c'est univers, tu ne peux plus t'en libérer.

On y est emprisonnée à jamais.

Et le pire dans tout cela est que j'en fais partie, et que je suis assez idiot pour avoir cru un jour, pouvoir m'y

échapper.

Mais la vérité est que je ne puis rien face à des idéaux et des pratiques ancestrales, et que je ne suis qu'un des innombrables pions de cette machine familiales.

Ah ! Mais voilà que je me plains encore ! Mes mots ont une fois de plus trahit ma pensée.

Je suis désolé.

Affectueusement,

Votre Sorcier Masqué.

Hermione, comme à chaque fois, était bouleversée. Chacune de ses lettres était tellement touchante et d'une sincérité rare ! La Préfète était toujours dans ses pensées, les yeux posé sur la lettre, quand soudain elle disparue !

-Mais ? Que..., dit-elle ahurie.

Elle entendit un rire et leva les yeux sur Ginny. Celle-ci avait les yeux qui pétillaient avec malice. Alors qu'Hermione tentait de récupérer sa lettre, la rousse l'aplatit contre sa poitrine dans un geste théâtral.

-Voyons ce que te raconte ton mystérieux sorcier, dit-elle tout en posant ses yeux sur la fameuse lettre.

Alors qu'elle lisait les premiers mots, son sourire accroché à son visage depuis le début de la conversation disparue. Hermione qui ne comprenait pas ce changement soudain d'expression lui demande ce qui n'allait pas.

-Ce qui ne va pas Hermione. Lui répondit-elle, Tu me demande ça ? Non mais enfin tu as déjà fait attention à ton pseudonyme ?

-Eh bien oui... C'est moi qui l'es choisie... Ginny tu es sûre que ça va ? demanda Hermione inquiète, tu devrais boire un peu d'eau...

-Hermione ! Tu te rends compte que ton pseudonyme est la pire insulte que l'on peut donner à un sorcier né moldue, comme toi ?

-Oui merci, répondit Hermione d'un ton légèrement énervé, mais il fallait quelque chose qui me définissent et je ne voyais pas quoi d'autre.

-Pardon ? Tu aurais pu peut-être commencer par « Une née moldue », ou je ne sais pas moi « L'accro au livre » ! Mais quelque chose d'autre que ça enfin ! Hermione ! C'est grave ! Tu ne peux pas faire comme si... Comme si cette insulte faisait partie de ta vie !

Cette fois Hermione était en colère pour de bon. Elle se leva, se pencha vers Ginny et lui dit :

-Peut-être que je ne fais pas « comme si ». Peut-être qu'elle fait déjà partie de ma vie Ginny ! Peut-être que j'essaye juste d'apprendre à vivre avec ! Mais bon qu'est-ce-que ça peut te faire après tout ? Ce qui es fait est fait, et ce n'est pas par-ce-que tu t'intéresses une fois dans l'année à ce que je fais, que tout va changer par-ce-que madame la décidé !

Et elle attrapa la lettre. Mais alors qu'elle allait se retourner, Ginny l'attrapa par le bras et lui dit d'une voix calme, mais les yeux triste à deux doigts de lâcher un torrent de larmes :

-C'est injuste ce que tu dis Hermione, et tu le sais.

Mais le brune ne la regarda même pas et partie sans se retourner.


Je regardais Crabbe manger ses tartines avec un certain émerveillement, dissimulé bien sûr. Je n'arrivais pas à croire qu'un homme puisse manger autant de tartines, entières. J'entends par là sans même les manger en plusieurs bouchés ! Non il avalait une tartine, et en prenait une autre qu'il avalait à son tour.

Absolument terrifiant.

En face de moi j'entendais Théodore compter.

-45... 46... 47... 48... 4...49 ! Ouh ! Celle-là a eu du mal à passer ! 50 !

Soudain une tornade du nom du Pansy Parkinson atterri sur la table. Elle se mit derrière moi et Crabbe, et tapa avec ses mains sur nos dos accompagnée d'un tonitruant « salut ! ». Pour ma part je m'empressais d'enlever sa main de sangsues de mon épaule. Mais du côté de Crabbe se fut un peu plus compliqué.

En effet celui-ci était en pleine « mastication », et bien qu'il soit un sacré gaillard (disons plutôt malgré toute sa graisse) Pansy avait la faculté de frappé très fort sur les dos des gens à qui elle avait envie de prendre la place, soit à côté de moi. Et comme elle ne pouvait décemment pas s'en prendre à Blaise. Bref ! Quoiqu'il en soit Crabbe s'étouffa et finie par recraché le morceau de biscotte coincé dans sa gorge.

Absolument dégoutant.

-Pansy ! s'énerva Théodore, Il en était à sa cinquante-et-unième tartine ! Il était à deux doigts de battre son record.

-Oh excusez-moi d'interrompre vos jeux de gamins ! Mais j'ai quelque chose de très important à vous annoncer ! Je sais ce que Drago nous a caché avant-hier !

Je la regardais persuadé qu'elle mentait. Tout le groupe l'écoutait. Cette peste avait réussi à attirer toute l'attention du groupe. De mon côté j'étais de nouveau tétanisé. En effet, il y a deux jours en allant petit-déjeuner j'avais été incapable de leur dire ce qui c'était passé avec McGonagall. Je n'arrivais pas à croire que j'allais ouvrir le bal avec Granger ! Ce qui est toujours le cas !

-Notre cher Drago, va ouvrir le bal avec le rat des bibliothèques j'ai nommé Granger !

Je frissonnais à l'entente de cette horrible phrase, tandis-ce-que les autres arboraient un regard horrifié. Je respirais un bon coup.

-Je... C'est une catastrophe ! dis-je en prenant ma tête entre mes mains, D'abord ce thème complètement ridicule, et ensuite cette ouverture avec Granger ! Tout ce bal est une abominable mascarade !

Je levais ma tête et remarqué que tout le monde était à deux doigt d'exploser de rire. Théodore se mordait les joues, et Blaise se pincé l'arête du nez tout en baissant la tête. Bref chacun avait sa technique. Je lançais un regard noir à toute la bande qui reprit son calme rapidement.

-Essaye de voir ça comme un défi, me lança Blaise, dis-toi que c'est une occasion de montrer à tous ces Gryffondor ce que c'est que la classe, le charme, et le charisme ! En plus tout le monde sait ici que tu es un très bon danseur ! Tu n'auras pas besoin de faire grand-chose pour les impressionnés !

-Mais c'est Granger ! râlais-je.

-Raison de plus ! Vous représentez tous les deux nos maisons ! Et puis c'est un bal costumé sur les moldu donc normalement elle devrait être bien déguisé. Ça ne sera pas vraiment elle !

-Mouai, fis-je pas entièrement convaincu.

-De toute manière tu n'as pas le choix et c'est une excellente occasion de te venger en les faisant toute rougir d'envie après la danse de folie que tu vas faire ! Ils ne pourront rien te reprocher car tu as fait ce qu'on t'a demandé à la perfection...

Je levais un sourcil surpris. Blaise Zabini ne faisait jamais de compliment sans avoir d'arrière penser.

-Après tout ça ne devrait pas être trop difficile pour toi non ? Tu es le Prince des Serpentards pas vrai ?

Ah on y était ! Il me provoqué, pour pousser ma fierté à prendre le dessus. Mais il m'avait convaincu et j'avais bien vu derrière ses arguments, de très gros encouragements.

-Exactement, répondis-je tout en rentrant dans son jeu, il est grand temps de rappeler à tout Poudlard qui sont le maître ici. Il n'est donc pas la peine que je rappelle que j'exige une attitude exemplaire autant près du buffet que sur la piste de danse ?

Je regardais Blaise après cette phrase, savant pertinemment qu'il détestait danser. Celui-ci me lança un regard de défi auquel je répondis.

-Oui oui, intervint Pansy, on va tous leur en mettre plein la vue, mais pas la peine de prendre ce ton Drago, tu n'es qu'un Prince- pas un roi- d'un royaume imaginaire, alors calme tes ardeurs.

-Je vérifiais juste si tout le monde était prêt à faire bouger les choses.

-Bien sûr que oui ! s'exclama Pansy excédée, on attend ça depuis des siècles mais je te signale que tu n'étais pas encore prêt !

-Il faut savoir attaquer au bon moment, répondis-je tout en sauvant ma fierté, la patience est une qualité que tu n'as, à l'évidence, pas encore acquise Pansy.

Celle-ci me regarda blasé face à ma mauvaise foi, mais je n'y faisais plus attention. Perdue dans mes pensées, je méditais sur ce qu'il venait de ce passé. On y était. Déjà. N'était-ce pas trop tôt pour remettre les choses dans l'ordre ? Mais sinon quand ? Blaise avait raison, c'était l'occasion rêvée ! Oui. C'était maintenant ou jamais. Je souris légèrement tout en me retournant vers la table des Gryffondors.

Comme à son habitude de l'animation grouillait autour d'elle. Un sourire narquois s'étala sur mon visage. Cela faisait si longtemps ! Je vis une Poufsouffle en face de moi me regarder les yeux ronds et lâcher sa fourchette. Son amie à côté d'elle l'interpella. La première fille me montra et elles me regardèrent partagé entre la surprise et l'horreur. Je les regardai à mon tour, hautain. Elles ouvrirent leurs bouches lentement. De mon côté j'arborai mon sourire au coin (autrefois si habituel mais que j'avais tellement oublié que j'avais eu peur de ne plus savoir comment le faire !) tout en me retournant.

Oui il était temps.

« Mesdemoiselles, préparez-vous, le Prince de Serpentard est de retour. »


Et voilà!

A votre avis, le retour des serpentards va-t-il se passer comme prévue?

Il me semble que ce chapitre est plus court que le précédent. Dites-moi ce que vous pensez!

Je suis ouverte à toutes les critiques!

A bientôt!

Une Brunette.