Bonjour à tous!
Le chapitre 11 est enfin là, bonne lecture! :D
Chapitre 11 : Escapade Nocturne
C'était l'effervescence.
Si je mettais attendue à ce qu'autant de Serpentards reste au bal ! Mon entrée dans la salle commune pour récupérer les bulletins réponses fût très instructive. En effet, il faut d'abord être entré dans la pièce et faire comme si de rien n'était avant d'annoncer ce qu'on vient récupérer. Et non pas crier devant l'entrée « Je viens récupérer les bulletins réponses ! ». A moins que vous appréciez vous faire agrippez par le col de la chemise alors même que vos deux pied ne sont pas dans la salle.
Entre nous, j'avais un peu perdue l'habitude qu'autant de fille tourne autour de moi, et même si celle-ci me cherchait pour ce que j'allais faire et non pour ma personne, me vieux réflexes reprirent les choses en mains.
-Calmez-vous, calmez-vous ! Je veux cinq files. Une des quatrièmes années, une autre des cinquièmes et ainsi de suite. Allez !
Être autoritaire. Avoir l'air sévère et les gens vous obéissaient sans comprendre.
J'attendis que les files ce fasse doucement, puis récupérer les bulletins réponse. J'appelais le préfet de Serpentard. Une fille se présenta devant moi.
-Je suis la préfète de Serpentard, qu'est-ce qu'il y a ?
-Je veux que tu aille dans les dortoirs vérifié s'il n'y a pas quelques petits malins qui ont oublié de se réveillé se matin. Demande leurs s'ils voulaient rendre des bulletins réponse. Si oui prend les et retrouve moi devant les portes de la Grande Salle. Tu as 20 minutes.
J'allais partir quand elle me retint.
-Comment je fais pour les dortoirs des garçons ? Les filles ne peuvent pas y aller !
-Et bien je t'autorise à y aller, dis-je fort les yeux en l'air.
La préfète me regarda bizarrement, alors que je me rendais compte moi-même, que j'avais l'air idiot.
-Mais seulement pour ces 20 minutes.
-Mais…
-Ne discute pas vas-y !
Elle haussa les épaules et parti. Je m'en allais à mon tour. Maintenant je devais m'attaquer à quelque chose de beaucoup plus difficile :
La Salle Commune de Poufsouffle.
Je croie bien que c'était la première fois de ma vie que je redoutais être entouré de Poufsouffle. Normalement ce devrait être l'inverse ! J'arrivais devant leur passage secret et je ne savais pas quoi faire. Il faisait sombre dans les sous-sols. Il n'y avait que deux torches accroché aux murs qui illuminaient l'étrange cave. Cela n'était pas réellement dérangeant pour moi. L'entrée de la salle commune des Serpentards est située aux cachots. De plus il n'y avait pas de fenêtre, étant donné que nous étions sous le lac noir. Non ce qui m'inquiétait plutôt, c'était de me tromper de tonneau pour pouvoir entré. Il fallait frapper un rythme précis, à un tonneau précis. Si ce n'était pas juste on se recevait un torrent de vinaigre. Chose que je n'avais pas vraiment envie.
Je respirais.
C'était au milieu de la deuxième rangé. Le deuxième tonneau. Mais en partant d'où ? Du haut ou du bas ? Qu'elles étaient les instructions de Macgo' déjà ? Ah aucune c'est vrai ! On devait se débrouiller.
Bien.
Réfléchissons. La logique voudrait que l'on parte par le haut. C'est le sens de lecture. Mais c'est un passage secret. Il a été conçue pour que seul ceux qui font partiez de la maison connaissent le moyen d'y accéder. Donc ce n'est pas logique ! C'est donc à partir du bas. Je m'approchais du tonneau et répétais le rythme que m'avais montré un Poufsouffle de première année (de son plein gré de vous le jure ! Il devait réellement recevoir deux heures de colle pendant un mois.) dans ma tête. Trois coups rapides et secs. Deux coups sur chaque secondes. Un coup en suspension suivi de deux coups rapides puis, sans pose, un dernier coup.
Je priais Merlin une dernière fois avant de me lancé. J'avais les yeux fixé sur ma main et je murmurais inconsciemment le nombre de coups « Deux coups sur chaque secondes ». Quand le dernier coup fût frappé, je levais ma tête. Allait-il me tomber du vinaigre sur ma tête ? Ce serais bien une première ! Mais non, Merlin veillait sur moi car le tonneau qui était à ma droite (le plus gros de tous) s'ouvrit pour me laisser entrer dans la salle commune des Poufsouffle.
C'était jaune. Et gris. Vraiment pas à mon goût.
Je m'avançais vers le centre et le silence ce fit (bon étant-donné que j'étais chez les Poufsouffles il n'y avait pas vraiment de bruit avant.) Il y eu un instant de flottements avant que leurs yeux ne se transforment en mitraillette à mon égard. Je n'étais ni attendue, ni le bienvenue.
-Je viens récupérer les bulletins-réponses, dis-je à tous les élèves.
-Nous attendions Hermione Granger, s'exclama une voix.
Un élève, que je supposais être de sixième année, s'avança vers moi. Il avait l'insigne des préfets épinglés sur son épaule.
-Elle m'avait dit qu'elle passerait, continua-t-il.
Je soupirais discrètement. Vraiment ces Poufsouffles ne savait pas réagir face à l'imprévue.
-Oui je sais, mais votre salle commune est plus près de celle des Serpentards que celle des Gryffondor. De même que celle des Serdaigles et plus près de celle des Gryffondor que celle des Serpentards. Donc nous avons changé nos plants, déclarais-je d'une traite, ne me préoccupant pas s'il comprenait ou non.
Enfin « nous », râlais-je dans ma tête, disons plutôt qu'elle avait changé ce qu'elle avait elle-même décrété auparavant.
-Donc, les bulletins-réponses, repris-je, où sont-ils ?
Le préfet lança un « accio » et un tas de feuilles sortis d'un sac, jusqu'à arriver entre ses mains.
-Hermione m'avait demandé de les pré-récupérer, me dit-il en me les tendant.
J'allais les attrapés quand ses mains « glissèrent » et laissèrent tombés toutes les feuilles.
-Oups ! Désolé, en plus je les avais classés par ordre alphabétique !
Je lui lancé un regard noir. Ce gars me prenait-il pour un abrutit fini ? Je sortis ma baguettes et lançais un sortilège informulé. Les feuilles s'élevèrent et se classèrent par ordre alphabétique avant d'atterrir sur mes mains.
-Aucun problème.
Et je sortis de cette horrible salle.
Je sortis de la cave en courant. Je ne voulais pas arriver en retard au point de rendez-vous, et il fallait que j'arrive avant Granger. Je montais les marches des escaliers deux à deux, et fini par arriver, le premier, devant les portes de la Grande Salle. Granger ne tarda pas arriver, et en même temps, la préfète des Serpentards arriva. Elle avait quelques feuilles dans les mains. Je soupirais. Quels étaient les idiots qui venaient de faire honte à notre maison ? Elle arriva et me donna les feuilles. Je les mis au-dessus du tas qui lévitait à côté de moi et lançai le même sort que tout à l'heure. Les feuilles se rangèrent toute seule dans l'ordre. Granger de son côté se posta en face de moi et regarda la scène en silence. Comme personne ne parlait la Serpentarde me posa une question :
-Tu peux m'expliquer comment j'ai fait pour entrer dans le dortoir des garçons ?
J'allais répondre mais Granger me devança.
-Oh ! Tu as annulé l'incantation ! Pourquoi ?
Je grinçais des dents. Un jour-et ce jour arrivera prochainement-je finirais par lui enlever la voix à cette miss je-sais-tout.
-Pour rien. On se voit dans la salle commune, dis-je à l'intention de la Serpentarde.
Puis Granger et moi partîmes rendre les bulletins-réponse à McGonagall.
Le reste de la journée passa vite et la nuit ne tarda pas à arriver, et face à moi un dilemme se posait : le costume. Je ne pouvais pas le choisir sans me renseigner d'abord. Et même si ça me coûtait de le dire, j'avais besoin des stands de découverte du monde des moldus de Granger car je ne voulais pas avoir l'air idiot. Et quitte à être affublé d'un costume ridicule autant que ce soit le meilleur d'entre eux. Cependant, il était hors de questions que j'aille m'y renseigner devant tout Poudlard !
Les Stands fermaient à 20 heures et ouvrait à partir de 8h83. Mais ils avaient placardé des images avec un petit texte explicatif à côté pour les lèves-tôt. Et si on y allait le soir ? J'avais donc prévue d'y aller une nuit où je n'avais aucune ronde à faire (Granger aurait été immédiatement prévenue si je ne la faisais pas comme il faut), à 23 heures passé afin d'être sûr de n'y trouver personne. Or, ce soir-là était arrivé.
J'étais donc là, dans ma chambre, à faire les cents pat, attendant que les aiguilles de la pendule pointent l'heure attendue. Ce fut long et pénible. J'avais l'impression que le temps s'était ralentit et que les heures passaient moins vites que d'habitude. Mais l'heure fini par arrivé et j'étais près. Cape, baguette, j'avais tous prévue.
J'ouvris la porte doucement afin de ne pas réveiller l'étrange animal qui me servait de voisine –et de m'éviter quelque complication- qui j'en étais sûr, dormait déjà. Je descendis dans le noir les escaliers qui menait à la salle commune aussi lentement que le faisait ma vieille et aigris grand-mère. Je crois bien avoir pris cinq minutes pour descendre dix marches. Arrivé en bas je me sentais ridicule. Pourquoi tant de précaution ? Après tous il était plus simple que j'y aille demain matin ! Je secouais ma tête. Il n'était pas question que je me montre en plein jour, devant tout le monde, en train de regarder ces stupides stands ! Pour qu'à la suite ils sachent tous que j'étais désespéré au point de m'aider d'une idée de Granger ? Non. Je devais continuer.
Je sortis de l'appartement des préfets en chefs. Je mis ma main sous ma cape et lançais un « lumos ». Ainsi la lumière émise n'était pas trop vive et si jamais quelqu'un venait, je pourrais éteindre rapidement et la personne ne croira qu'a une hallucination. Ce n'était pas ma première escapade de nuit dans les couloirs de Poudlard, mais j'étais plus stressé que jamais. Si quelqu'un me prenait la main dans le sac, s'en était finie pour moi ! De plus je ne connaissais pas bien cette partie du château (étant donné qu'elle était entièrement neuve) de jour, alors de nuit !
J'arrivais enfin devant les escaliers qui menaient directement à la Grande Salle. Alors que je m'apprêtais à les prendre ceux-ci bougèrent, manquant de me faire tomber dans le vide. Je râlais. Pourquoi avait-il fallu qu'ils ensorcèlent ces escaliers aussi ! Pour recréer «l'ambiance et le charme de Poudlard » avait dit McGonnagal. Si elle savait ce que j'en pensais de son ambiance et de son charme moi !
Trois minutes plus tard (temps qu'il faut à l'escalier pour faire le tour) je descendais les escaliers. Une fois en bas, alors que je m'apprêtais à prendre le second, j'entendis un bruit. Quelqu'un marchait derrière moi. Sans plus attendre je me plaquai contre les murs du palier, et rompis le sortilège. Je cessais de respirer et écouté attentivement ce qui m'entourait. Rien. Pas un seul bruit. Aurais-je halluciné ? Je repris ma respiration mais restais cependant quelques minutes de plus, afin d'être sûr qu'il n'y ai personne.
Je descendis les derniers escaliers le plus silencieusement possible. Une fois arrivé en bas, je me retournais rapidement. Personne. Je rigolais de moi-même. Je commençais à devenir réellement parano ! J'avançais à présent d'un pat plus rapide, tête baissé, ne m'arrêtant que devant les stands. J'arrivai devant un stand intitulé « Comics ». Les stands étant fermé, personne n'était donc là pour m'expliquer ce que c'était. J'essayai de comprendre grâce aux images et aux textes. Sans réel succès.
-Par le slip de Merlin, mais c'est quoi ce truc ? m'exclamais-je face aux images.
-Ce sont des super-héros, dit-une voix.
Je sursautais et criais par la même occasion. J'étais persuadé d'être seul ! J'entendis des rires du côté des piliers. Je connaissais ce rire.
-Putain Blaise, tu fais chier, jurais-je tout en me retournant vers les comics.
Mon meilleur ami sorti de sa cachette toujours en train de rire.
-Ah ! J'adore t'entendre crier comme une fille.
-Je ne crie pas comme une fille ! répliquai-je
-Si tu cries comme une fille, m'assura-t-il.
-Non, je ne crie pas comme une fille, répétais-je énervé.
-D'accord d'accord, capitula Blaise.
-Bien.
-Comme une fillette alors !
-Blaise !
-Ok, j'arrête.
Il y eu quelques secondes de silence avant que je ne dise :
-Non mais regarde- moi ça ! En plus de mettre des collants, ce mec est super crade !
-Hein ? fit Blaise de manière très distingué.
-Et bien au risque de te choqué, mais chez moi on mais les slips en dessous des vêtements. Pas au -dessus. Encore plus s'il est jaune.
-Drago… Ce gars n'existe pas pour de vrai, tu le sais çà ? me dit-il avec un air exaspéré sur le visage. C'est un super-héros inventé par un dessinateur moldue.
-Cela n'empêche rien ! Ce moldue à des idées vraiment bizarre ! Ce n'est pas Superman qu'il a inventé, répliquais-je ne lisant le nom du personnage, mais Supercrado.
-Bref, Drago ce n'est pas important. Quel costume tu vas choisir ?
Je soupirais.
-Je n'en sais absolument rien et toi ?
-Ouaip ! dit-il fier de lui, je suis quand même venue là pour ça !
-Alors c'est quoi ?
Il prit un air mystérieux.
-Essaye de deviner ! Un petit indice il est dans ce stand, dit-il en désignant les comics.
-Ne me dis pas que… dis-je effrayé.
-Non je ne vais pas me déguiser en Superman ! répliqua-t-il affligé, levant les yeux aux ciels, mais en Green Lantern.
Je levais un sourcil. Mon meilleur ami allait se déguiser en torche verte ? Je cherchais ce Green Lantern des yeux quand je tombais sur une image de lui. Ouai… Ça pouvait aller.
-Hum… fis-je.
-Le vert me colle bien à la peau, déclara Blaise avec un sourire au coin, en faisant référence à son appartenance au Serpentard.
Je ricanais tout en regardant les photos aux alentours. Quand je m'arrêtai sur une. Comme je l'a fixait, Blaise regarda dans ma direction.
-Ah oui… murmura-t-il, assez fort tout de même pour que je puisse l'entendre.
-Il me fait penser à… Enfin aux costumes qu'on…. Enfin… balbutiai-je.
Il était rare de me voir chercher mes mots. Quasiment impossible, et Blaise le savait.
-Ouai je sais, me dit-il, aux costumes des Mangemmorts.
-Je veux dire… Tout ce noir, c'est… C'est…
-C'est aussi un super héros Drago. Il œuvre pour le bien. Sauf qu'il le fait de nuit. C'est pour ce camouflé.
-Humpf…
-Tu sais ce n'est pas par-ce-que une personne s'habille tout de noir, que c'est forcément une mauvaise personne, me dit-il en lançant un regard très appuyé vers moi.
Je fis comme si je n'avais pas compris le sous-entendue et continuai à regarder les autres stands.
-Ah tu vois ! Ce mec-là il a la classe, m'exclamai-je face à une autre photo.
-C'est Robert Redfort dans Gatsby le Magnifique, un classique, dit-une voix derrière nous.
Nous nous retournâmes.
-Putain Granger!
Celle-ci regarda Blaise étonné. De mon côté je l'étais tout autant. Entendre Blaise dire des grossièretés n'arrivait pas souvent ! Encore plus face à une Gryffondor. Il ne manquait plus qu'une main sur son cœur et on aurait pu croire que Granger lui avait réellement fait peur.
-Depuis combien de temps es-tu là, demandai-je à mon homologue histoire de détourner son attention.
Elle se tourna vers moi, arrêtant de fixer Blaise.
-Depuis… Un certain temps, dit-elle mystérieuse.
Je paniquais intérieurement. Qu'avait-elle entendue ? Et pourquoi se montrait-elle a lieux de rester caché ?
-Qu'est-ce-que tu fais ici ? continuais-je cependant malgré mon inquiétude.
-Et toi ? me renvoya-t-elle tout en me fixant.
Il y eu un long silence durant lequel Granger et moi, nous nous affrontons dans un duel de regard. Sans savoir pourquoi nous savions tous les deux que les réponses de l'autre ne nous plairaient pas. Ce « duel » était important. Si je gagnais, les Serpentards pourront de nouveau vivre normalement sans problèmes. Il était donc hors de question que je baisse les yeux. Ce serait me soumettre une nouvelle fois ! Au bout d'un moment (je ne pourrais dire quand exactement, étant trop concentré à ne pas baisser mon regard), Blaise rompit le silence :
-Hum… Je crois que je vais m'en aller. Je vais vous laisser tous les deux, tranquilles.
Je le retins en attrapant son bras sans pour autant détaché mon regard de Granger.
Je ne devais pas perdre.
-Tu reste ici, lui dis-je.
Je l'entendis râlais mais n'y fis pas attention : Je ne devais pas perdre.
-On ne va pas jouer à ce jeu toute la nuit Malefoy, déclara Granger.
-J'espère bien, intervint Blaise.
-Tu n'as pas d'autre chose à faire Granger ? Un devoir à terminer ? commençai-je à me moquer.
Elle ricana sans pour autant détacher son regard.
-Typique de toi Malefoy. Monsieur croit que je ne fais que travailler tout la journée… Il faudrait apprendre à te renouveler tu sais !
-J'aimerais te dire que je suis désolé de mon manque d'imagination mais déjà ce serais en dehors de mes principes, et en plus tout le monde sait qu'il n'y a que la vérité qui blesse.
Ma première attaque était achevé : se moquer de son côté rat-des-bibliothèques. Un nouveau silence s'installa suite à ma réplique. Blaise commença à taper du pied et à regarder grossièrement sa montre, tout en poussant de longs et profonds soupirs. C'est Granger qui reprit la parole la première :
-Qu'est-ce-que tu es venu faire ici la fouine ? Tu as besoin d'aide pour finir ton costume ? Ça doit être dur pour toi… T'intéresser au monde qui t'entoure pour une personne aussi égocentrique que toi, ce n'est vraiment pas idéal.
Je tiquais à « égocentrique » mais ne baissait pas mon regard.
Je ne devais pas perdre.
-Pas vraiment non. Mais il faut bien que l'un de nous deux soit présentable pas vrai ? répliquai-je acide.
-Oui. Moi. Par-ce-que franchement, de nous deux, je crois -j'en suis sûre même- que je suis la mieux placé pour choisir un costume pour un bal sur le thème des moldus.
-Oh mais si ce n'était que ça ! répliquais-je aussitôt. Tu as des cheveux tellement abominable que même cet idiot de Hagrid sera mieux coiffé que toi.
Deuxième attaque : s'attaquer à son physique. Intérieurement je souri. Je reprenais mes vieilles habitudes. Etait-ce un signe d'une future victoire ? Car je ne devais pas perdre. Pas si près du but.
-Je te rassure tout de suite, mes cheveux se porteront très bien, dit-elle impassible.
-Waw ! m'exclamais-je. Mais dit moi qu'elle est ton secret ? Ça doit avoir un rapport avec le costume ! Un chapeau ! C'est ça ? Tu mets un chapeau ?
-Non.
-Alors dis-moi Granger, quel costume as-tu choisie qui te métamorphose autant ?
Et là, sans que je m'y attende, elle se mit à rougir.
-Hum… Je… balbutia-t-elle.
On y était. Le point de fissure. Il fallait que je dise quelque chose avant que ce ne soit trop tard.
-Et bien Granger ? Quel-est ce costume magique ?
Elle devint encore plus rouge, et soudains, se mit à crier :
-Cela ne te regarde pas !
Puis elle se retourna et parti moitié courant, moitié marchant.
J'avais gagné.
D'une manière que n'attendais pas, certes, mais j'avais gagné.
A côté de moi Blaise (que j'avais un peu oublié) avait une réaction étrange. Il regardait fixement l'endroit où était Granger avant qu'elle ne parte. Ses yeux étaient écarquillés, sa respiration saccadée, et se main tremblaient légèrement, comme s'il venait de subir un véritable choc.
-C'était très, très, bizarre, déclara-t-il à bout de nerf.
-De quoi tu parles ?
-De tout ça ! cria-t-il. C'est espèce de jeu avec Granger. Et puis tu l'as fait rougir !
Je le regardais calmement un instant. Il avait arrêté de trembler et ses yeux n'étaient pas aussi écarquillés, mais à présent son visage affichait trois expressions en même temps. On aurait dit qu'il était à la fois énervé, irriter, et déboussoler. Je pris les choses en mains.
-D'accord, d'accord. Bon vient Blaise, je vais te raccompagner à la Salle Commune, luis- dis-je tout en m'approchant.
-Ne me parle pas comme ça ! s'énerva-t-il tout en se détachant de mon emprise. Je ne suis pas fou !
-Mais je le sais. Je veux juste t'éviter des problèmes si jamais Rusard te coince dans un couloir, lui mentis-je.
-Hum… ,fit il suspicieux.
-Allez vient on rentre.
Le voyage du retour vers la salle commune des Serpentards se fit sans problèmes ni complications. Blaise c'était calmé et il regardait droit devant lui n'entament aucune discutions avec moi. L'aurais-je froissé ? Nous arrivâmes devant les cachots et je prononçais le mot de passe. Une fois dans la salle commune, Pansy Parkinson se jeta sur nous comme un boulet de canon. Enfin ce jeta sur Blaise plus précisément.
-Par Merlin ! Mais t'étais où ? cria-t-elle sur le Serpentard. Et toi Drago qu'est-ce-que tu fais ici ?
-Hein ? lançais-je complètement surpris de la voir elle et Théodore, ici, debout, à cette heure.
Nott me regarda surpris, peu habitué à me vois déboussolé. Je me repris rapidement.
-Qu'est-ce-que vous faites tous debout à cette heure ? les questionnais-je.
-On attendait Blaise, me répondit Théodore. Pansy se faisait du souci pour lui.
J'écarquillais les yeux, complètement étonné par ce que je venais d'entendre.
-Pansy se faisait du souci pour quelqu'un ?
Il me répondit par un haussement d'épaule et une moue qui affichait clairement : « Je n'ai pas de réponse à ta question car je suis tout aussi étonné que toi ».
-Et vous qu'est-ce-que vous faisiez, nous questionna Pansy une fois qu'elle eut lâché Blaise.
Je ne sus quoi répondre. Comment résumé ce qui c'était passé ? Et pourrais-je le dire ? Vue comment Blaise avait réagis, j'avais de sérieux doutes. Mais celui-ci me devança :
-Drago a gagné un duel de regard contre Granger en la faisant rougir.
-Quoi ? s'exclamèrent Pansy et Théodore à l'unisson.
-Drago a gagné un duel de regard contre Granger en la faisant rougir, répéta-t-il.
Je soupirais. Peut-être n'aurais-je pas dû raccompagner Blaise finalement.
-Je crois qu'ils avaient compris, déclarais-je à l'intention de mon meilleur ami.
Deux paires d'yeux écarquillés convergèrent vers moi.
-Vous avez croisé Granger, dit Théodore inquiet de ce qu'elle pourrait faire à notre maison.
-Tu l'as fait rougir, s'exclama Pansy avec dégoût, en faisant semblant de se faire vomir.
Je levais les yeux aux ciels.
-Vous ne savais pas toute l'histoire, soupirais-je. Bon je vous laisse, je dois y aller. On se voit demain.
Je m'en allais précipitamment, désireux de partir. J'en avais marre de leur regard incompréhensif et rempli de question. Je n'avais aucune réponse à leur donner car il n'y avait rien d'étrange qui c'était passé !
Non ?
La préfète en chef rebroussa chemin. Elle était partie tellement vite, honteuse d'elle-même, qu'elle s'était dirigé un peu trop à gauche. Prenant un mauvais escalier, elle avait dû faire un détour de plus de cinq minutes avant de pouvoir retourner dans la salle commune des Préfets en Chefs. Alors qu'elle s'approchait du tableau elle remarqua une faible lueur s'approcher elle aussi de tableau. Sa respiration s'arrêta brusquement.
« Oh non ! Par pitié ! Faites que ce ne soit pas lui ! » pensa-t-elle.
A mesure qu'elle s'approchait la forme se faisait plus nette, et elle finit par la repéré. La lueur disparue. Hermione soupira. Ce qu'il pouvait être idiot ce Malefoy !
-Tu peux rallumer Malefoy ! C'est moi, Granger, dit-elle alors qu'elle se trouvait elle aussi près du tableau.
La lumière jaillit de nouveau de la baguette du serpentard. Hermione regardais par terre attendant… En fait elle ne savait pas trop. Peut-être attendait-elle que le ciel lui tombe sur la tête ? Ce serait toujours mieux que d'affronter le regard glacial de Malefoy, qui (elle le savait) la scrutait de la tête au pied. Elle l'entendit soupirer, et le passage s'ouvrit. Elle leva la tête surprise. Elle n'avait même pas entendu le mot de passe ! Elle tourna la tête à gauche, oubliant complètement la honte et la gêne qui l'habitait cinq seconde plus tôt. Malefoy attendait surement qu'elle passe, le regard fixé droit devant lui, mais Hermione n'arrivait pas à décollé ses pieds du sol. Elle aurait juré que Malefoy la scruté des yeux ! Comme elle ne se décidait pas à partir, son homologue passa avant elle la bousculant légèrement au passage. Bien sûr il ne s'excusa pas et monta dans sa chambre sans rien dire.
Hermione se réveilla brusquement, se dirigea dans sa chambre en s'énervant de son inaction. Elle claqua la porte et soupira. Sa chambre était dans un désordre inhabituel pour elle. Son bureau était recouvert de feuille de parchemin sur le quel était posé son encrier et sa plume. Elle enleva son manteau et rangeais son bureau. Elle mit sa réponse au Sorcier Masqué sur le côté et se tourna vers son lit. Des livres, des feuilles et des cahiers y cohabitaient. Des exercices se succédaient dans cette étrange suite de bureau qu'elle préféra ranger avec l'aide de la magie. Puis, enfin, elle se posa sur son lit.
Alors son esprit réfléchis de nouveau : pourquoi réagissait-elle comme çà face à Malefoy ? Jamais auparavant, cela ne c'était produit. JAMAIS. Alors pourquoi maintenant ? Elle ne savait même pas pourquoi elle était gênée à présent, et rien qu'en pensant à sa défaite dans ce duel elle rougit de nouveau. Pourtant cette saleté de fouine n'était pas dans cette pièce ! Rougissait-elle de honte ? Soudain Hermione compris.
Elle descendit de son lit, s'accroupis et tira une boîte en dessous de celui-ci. Elle se releva et posa la boîte sur son matelas, qu'elle ouvrit. Son costume était d'une simplicité ahurissante, mais pourtant elle savait qu'elle allait recevoir des regards étonnés de la part des élèves de Poudlard. Après tout, qui pourrait croire que la nunuche et coincé Hermione Granger regardait ce genre de film, et encore moins qu'elle oserait prendre le costume d'un de ces personnages pour le Bal de Noël ?
Si elle avait rougis c'est par-ce-que elle avait honte de son costume, et que le fouine le lui avait inconsciemment rappelé. Puis Hermione eut une révélation. Qui lui disait que les élèves connaissaient ce film ? Après tout il y avait très peu de né-moldu, et la plupart des sorciers ne s'intéressaient pas de leur voisin les moldu. Alors pourquoi s'inquiéter ?
Tout ira bien.
Hermione rangea la boîte et repris ses esprit. Il était hors de question qu'elle se comporte ainsi face à Malefoy une seconde fois! Il fallait qu'elle se ressaisisse ! Il ne fallait pas qu'il croie qu'il avait gagné ! Sinon les conséquences seraient terribles. Elle ne voulait pas que les Serpentard redeviennent l'un des maîtres des couloirs de Poudlard. Elle tourna la tête vers son bureau. Elle venait de finir sa lettre quand elle avait entendue Malefoy sortir de sa chambre. De nature curieuse, elle avait décidé de le suivre se demandant bien ce que pouvait faire une fouine, à 23 heures passé, dans les couloirs de Poudlard. Elle avait bien faillit se faire repérer une fois. Mais ses années de pratique à rôder la nuit dans Poudlard en compagnie d'Harry et Ron l'avait sauvé. Elle qui passait pour la coincé de service, elle avait fait bien plus d'entorse au règlement que tous les « rebelles » de l'école !
Ensuite, Malefoy avait repris son chemin, la jeune femme toujours sur ces talons sans qu'il ne s'en rende compte. Jusqu'à ce qu'elle apparaisse bien sûr ! Soudain Hermione eut un tilt. Mais oui ! La voilà sa solution ! Mais pourquoi n'y avait-elle pas pensé plus tôt ! Elle se traita d'idiote. Elle avait la solution devant ses yeux depuis le début ! Elle avait entendue toute la conversation.
Un sourire vainqueur s'étala le long de son visage. Si quelqu'un était rentré dans cette chambre en cet instant il ne l'aurait pas reconnue! Elle savait ce qui lui restait à faire. Il ne lui restait plus qu'à tirer le meilleur de cette conversation, et faire un nouveau défi contre Malefoy, dont cette fois elle serait maître du jeu…
… Le chantage.
« Les grands hommes appellent honte le fait de perdre et non celui de tromper pour gagner »
Voilà voilà!
Un chapitre presque totalement sur le point de vue de Drago! (avouez, vous l'adorez)
Pour être franche je me suis bien amusez en écrivant se chapitre, j'espère que cela a été de même pour vous lorsque vous l'avez lue!
A bientôt,
Une Brunette.
P.S: Pleeeaaase, un petit review pour me faire plaisir, et à Drago aussi? :D
