Bonjour à vous mes lectrices adorés !
Oui, il y a déjà un nouveau chapitre en ligne ! :D
Cela n'est pas dû à une écriture plus rapide, mais juste à une rééquilibration ! Que je m'explique : cette fanfiction est d'abord publié sur mon blog entièrement consacré à la fiction, et il un décalage de postage entre là-bas et ici. J'ai déjà 15 chapitres mis en ligne, plus les extras, et ici il n'y en a seulement 11 ! (12 à présent ! ^^) Donc je vais mettre petit à petit tout le monde pareil !
Voilà voilà, je vous laisse à présent apprécier (je l'espère) ce nouveau chapitre !
On se voit en bas ! ;)
Chapitre 12 : La Rumeur
Cher Sorcier Masqué,
Il va falloir que vous appreniez à arrêter de vous plaindre ! Je suis désolée de recourir à cette soudaine brusquerie, mais enfin... Regardez-vous !
Vous dites que vous êtes assez idiot pour avoir cru un instant pouvoir échapper au monde qui vous entoure. Ah ça mon cher, c'est sûr que vous êtes un idiot !
Vous vous en êtes déjà débarrassé de ce monde.
L'emprisonnement de votre père y a largement contribué, mais déjà enfant, vous aviez un pied dans le monde dans lequel vous souhaitez appartenir. On ne choisit pas sa famille, certes, mais on peu choisir de l'homme que l'on souhaite devenir.
Reprenez-vous donc et cessé de ressassez le passé. Allé de l'avant.
Suivez mon conseil.
Chaleureusement,
Une Sang-de-Bourbe
P.S : Je t'en prie ne prend pas cette lettre personnellement, je ne fais cela que pour t'aider. Tu le sais très bien.
Cela devais bien faire la cinquième fois que je lisais cette lettre, et je n'arrivais pas à avaler ce que je venais de lire. Moi qui croyait que ma correspondante était de nature plutôt douce et calme, voilà qu'en une lettre elle devenait aussi bouillonnante (et instable) qu'un volcan. Mais surtout ce qui me troublais le plus, c'était son lapsus. Enfin, si cela en était réellement un. Pourquoi me tutoyé ainsi, à la fin de la lettre ? Nous nous n'étions jamais tutoyé. Alors pourquoi maintenant ? Et seulement à la fin de la lettre ? J'en étais tellement perturbé que j'en avais presque oublié le contenu de cette fichue lettre... Et ma colère qu'il y avait avec. Moi stupide ? Il faut que j'arrête de me plaindre ? Et je ne dois pas le prendre personnellement ? Je saisis plume, feuille, et encrier et rédigeais ma réponse.
Ma très chère Sang de Bourbe,
Si je m'attendais à une lettre aussi... Volcanique, je me serais abstenue de me livrer à vous. Ça m'apprendra à faire trop vite confiance aux gens. Mais vous avez raison, je dois aller de l'avant.
Malgré tout, permettez-moi un dernier « ressassement » du passé. Vous voulez bien ? De toute manière vous n'avez pas le choix.
Si moi je suis un idiot, alors vous êtes encore plus stupide.
Car apprenez que lorsque l'on donne des conseils à une personne, faites en sorte de les appliquer à vous-même. Cela vous rajoutera un peu plus de crédibilité. Car si moi je ressasse le passé, vous vous y êtes carrément enfermé.
Je ne vais autant de l'avant que toi.
Mais je m'arrête là. Bien sûr je te conjure de ne pas prendre cela personnellement. Ce serait vraiment trop bête quant aux conséquences de notre correspondance.
Chaleureusement,
Un Sorcier Masqué.
J'enroulais ma lettre, et comme mon hibou envoyait déjà une lettre à ma mère. Je dû donc m'équiper pour aller à la volière. J'étais assez dans mes pensées en montant à la maison à hiboux. Était-ce une bonne idée d'envoyer une telle lettre ? Mais à chaque fois que je me posais cette question, une exclamation prenait le relais me disant que je ne devais pas me dégonfler. Tellement pensif que je n'avais même pas entendue les deux filles qui venaient d'arriver de la volière. J'ai bien failli en bousculer une, et bien que je n'aurais eu aucun regret là-dessus (les Serdaigles ont vraiment des têtes de lèche botte), ma tête affichait un air beaucoup trop surpris à mon goût. Si bien qu'elles même furent étonnées de me voir ainsi.
J'attendais qu'elles se poussent pour passer, mais apparemment elles faisaient de même. Il y eu quelques secondes où rien ne se produisit, puis en soupirant, je me décalais pour les laissais passer, me servant l'excuse que la galanterie m'y obligeait.
« Un peu plus et on aurait pu croire qu'il avait peur ! » dit l'une d'entre elle avant d'éclater de rire toute les deux.
Je les fixais bêtement quelques instants, avant de me ressaisir : j'avais une missive à envoyer. Et sans plus m'obstruer l'esprit de diverses réflexions inutiles, je montais les dernières marches qui menaient à la volière.
-Neville ! Neville !
L'interpellé ce retourna pour apercevoir sa tendre Luna courir vers lui. Alors que la blonde venait prendre la main du gryffondor, tous les élèves présents dans le couloir, les regardèrent avec des yeux noirs.
Ils étaient le couple le plus haït de tous Poudlard.
Tout d'abord, les garces, célibataires, ne supportaient pas qu'une fille aussi folle que Luna Lovegood puisse être en couple, et elles non. Ensuite, les gryffondors, n'appréciaient pas trop que Neville, figure de l'A.D. dans Poudlard, puisse sortir avec la fille de l'homme qui avait voulue livrer Harry Potter aux mangemmorts. Même si Luna avait subi la colère des sbires de Voldemort, il n'en restait pas moins qu'elle était la fille d'un traitre. Et que Neville sortait avec elle.
Mais surtout, pour tous les élèves qui avaient perdues des proches, le couple leurs rappelaient toutes les personnes qu'ils n'avaient plus. Car contrairement à eux, Neville et Luna s'étaient retrouvaient, et pouvaient désormais être ensemble
-Tu as entendu cette rumeur sur Malefoy ? demanda Luna.
-Quelle rumeur ?
Luna regarda son petit ami avec des yeux ronds.
-Mais enfin, c'est étonnant ! Elle vient de ta maison.
-Ah bon ? s'étonna Neville.
Luna regarda le plafond, admirant les quelques toiles d'araignée qui le décorait. Puis elle tourna de nouveau sa tête vers le Gryffondor.
-Il faudrait que tu fasses plus attention aux Joncheruines Neville, dit-elle réellement inquiète.
Neville acquiesça ne se posant pas plus de questions. Il était avec Luna. C'était tout ce qui lui importait.
Pansy en avait marre. Depuis le début de la journée elle avait l'impression que tout Poudlard se moquait d'elle. Elle avait mal commencé sa journée. Elle aurait dû se douter que ça n'allait pas en s'arrangeant. Déjà ce matin elle avait failli ce fouler la cheville à cause du bazar que Mellicent semait partout dans leur chambre. Après lui avoir crié dessus, elle avait manqué la crise cardiaque en voyant dans quel état étaient ses cheveux. Elle avait très mal dormi, et ça se voyait. Jamais elle n'avait eu autant d'épis dressés sur sa tête. A cause de cela, elle n'avait eu que cinq minutes pour petit-déjeuner.
Ensuite elle avait passé une journée normale. Elle était allée en cours en compagnie de Blaise et Drago. Vraiment, cela aurait pu être une journée banale, s'il n'y avait eu tous ses chuchotements et ses regards en coins qui leur étaient clairement destiné, et qui les avaient poursuivies partout. Au début la jeune femme pensait que c'était à cause d'elle. Qu'elle avait toujours un épi sur sa tête ou quelque chose dans le genre. Mais Blaise lui avait assuré qu'il n'y avait rien d'anormal sur elle. Alors pourquoi avait-elle la désagréable impression qu'on la fixait ?
A midi, dans le capharnaüm de la Grande Salle, se distinguait de grands éclats de rire venant de la table des gryffondor, où des élèves d'autres maisons avaient rejoint les rouges et ors. Toute la journée la serpentarde s'était demandé ce qui animait tant les élèves de Poudlard, d'autant plus qu'ils avaient l'air d'en être les principaux concernés ! L'irritation de Pansy grandi durant la journée, elle qui avait été habitué à être au courant de toutes les rumeurs et de tous les ragots qui circulaient dans l'enceinte (et même en dehors !) de Poudlard. Or, aujourd'hui, et pour la première fois de sa vie, elle ne savait pas.
Jusqu'à ce qu'elle aille aux toilettes.
Une fois n'est pas coutume, les toilettes n'étaient pas encore inondées, et ce en plein après-midi ! Pansy s'y précipita donc, guidé par une envie pressante. Alors qu'elle s'apprêtait à sortir, afin de rejoindre les lavabos, elle surprit une conversation.
-Tu y crois à cette rumeur toi ?
-Ben oui pourquoi ? Pas toi ?
-Je ne sais pas trop... Je crois que je suis encore habitué à l'image glaciale et hautaine de Malefoy.
Pansy se figea, et écouta plus attentivement, collant son oreille contre la porte des WC.
-C'est comme si on parlait d'une autre personne ! continua la fille. Déjà voir Malefoy crier ce doit être assez rare...
-C'est vrai, acquiesça l'autre, avec Monsieur Sang-Froid...
-Mais en plus comme une fillette ! J'ai du mal à le concevoir. En plus on ne sait même pas pourquoi il a crié ! Et puis c'est qui qui a lancé cette histoire ?
-Je ne sais pas. C'est Jasmine qui me l'a dit. Et elle le tient de Gwyneth.
-Ok, ok... C'est une rumeur. On ne sait jamais d'où ça vient et si tout est vrai là-dedans.
-Oui chaque rumeur a sa part de vérité, fit une troisième voix.
-Salut Mimi, dit l'une des deux filles soudainement maussade.
-Comment tu vas ? demanda l'autre plus par politesse que par envie.
-Mal ! répondit le fantôme, Peeves m'a poursuivi avec des bombabouses alors que je errais dans les couloirs
-Tu erres dans les couloirs maintenant ? demanda l'une des deux filles.
-Oui pourquoi je n'ai pas le droit ?
-Pourquoi avoir peur des bombabouses, alors qu'elles ne peuvent pas te toucher ? questionna la seconde devançant son amie.
-Mais oui ! Pourquoi s'importer de la méchanceté de Peeves à l'égard de Mimi ! Personne ne fait jamais attention à Mimi ! On s'en fiche de Mimi ! commença-t-elle à crier en fonçant sur les deux filles. De ce qu'elle pourrait ressentir, la pauvre Mimi Geignarde, puisque de tout manière elle est morte !
Puis avant même que Pansy ne s'en rende compte, le spectre de Mimi s'éleva dans les airs accompagné d'une longue lamentation avant de plonger dans SES toilettes. La serpentarde cria et sortit avec précipitation de sa cabine. Elle était à présent toute aspergée par l'eau immonde des W.C, et de honte. Car bien sûr, les deux filles, n'étant pas sorti, avait pu assister au spectacle. Évidemment elles étaient pliées de rire. Jamais on n'avait vue Pansy Parkinson dans une situation aussi ridicule elle venait de se faire prendre en plein espionnage par Mimi Geignarde. Histoire de couronnée le tout, elle était trempé de la tête aux pieds, l'odeur désagréable des W.C imprégné de ses cheveux à ses chaussures. La jeune femme était complètement tétanisée par ce qui venait de lui arriver. Alors qu'elle commençait à se rendre compte qu'on se payait sa tête, l'une des filles s'exclama :
-Allez viens ! On s'en va. Ça commence à sentir le chien mouillé par ici !
Sa copine gloussa, et elles s'en allèrent fière de leur petite blague, savourant aussi cette petite revanche de tous les surnoms que Pansy avait dû leur attribuées quelques années plus tôt.
Il faut savoir que Pansy n'était pas réputé pour être une personne de Sang-Froid au sein des serpentards. De nature susceptible et colérique, elle s'énervait très facilement. Il valait mieux ne pas être le sujet de sa colère. Elles étaient connues pour être particulièrement violente. Alors qu'elle se jetait un sort pour se sécher (n'enlevant cependant pas l'odeur des toilettes), l'esprit de Pansy, lui, tournait à toute allure, éclaircissant ce qui venait de se passer, ce qu'elle avait entendue. Elle sortit des toilettes, claquant les portes, à coup de grandes enjambées. Tous les élèves qu'elle croisait s'écartait pour la laisser passer, effrayé par son regard qui aurait pu en tuer plus d'un. Mais alors qu'elle aurait pu se réjouir de la frayeur qu'elle provoquait chez les élèves de Poudlard (ce qui n'était pas arriver depuis longtemps), elle ne pensait qu'à une seule chose :
Trouver Drago Malefoy.
J'étais tranquillement assis dans la selle commune, en compagnie de Blaise et de Théodore, profitant de notre heure d'étude à ne rien faire. Personne d'autre n'était avec nous. Ils étaient tous partis faire une bataille de boule de neige. Eh oui ! Il avait neigé ! Extraordinaire ! Ce n'est pas comme si il neigeait tous les ans à Poudlard, surtout en cette période de l'année. Je soupirais alors que Blaise commençait à s'inquiéter.
-Qu'est-ce qu'elle fait Pansy ? Ça fait un moment qu'on l'a laissé aux toilettes.
J'échangeais un regard complice avec Théodore.
-Pourquoi, demanda-t-il, elle te manque ?
-Arrête de dire des bêtises ! répliqua Blaise irrité.
-La dernière fois c'était elle qui s'inquiétait pour toi, maintenant c'est toi... A quand le mariage ? dis-je à mon tour.
-Drago la ferme !
Je rigolais accompagné de Théodore.
-Avoue-le Blaise, continua mon partenaire, on sait tous que tu es attiré par les miches de Pansy.
-Mais non t'as rien compris ! Tu penses trop au physique Théo !
-Notre Blaise est amoureux, enchaînais-je en montant volontairement dans les aigues.
Blaise plongea sa tête entre ses mains, l'air dépité.
-Hé quoi ! Pas la peine d'être aussi ravagé mec ! Ce n'est pas notre faute si l'amour t'a percé en plein cœur, s'exclama Théodore en mettant ses mains sur son cœur dans un geste théâtrale.
J'éclatais de rire.
Merlin ce que ça m'avais manqué ! Cela faisait du bien de rire à nouveau, franchement, véritablement. De rire sans penser à rien d'autre. Théo avait toujours fait rire la salle commune des serpentards, mais le dernier souvenir de ses démonstrations remontaient d'il y a trois ans. En fait cela faisait trois longues années de je n'avais pas éclaté de rire. J'en avais finis par oublier à quel point cela faisait du bien. Alors que nous rigolions, une tornade arriva dans la salle, rompant cet instant joyeux.
-Drago Malefoy, fit une voix hystérique, tu vas sortir de cette salle. Tout de suite !
Je regardais Pansy estomaqué par ce que je venais d'entendre.
-Pardon ?
-Tu as très bien entendue ! Tu dégages d'ici.
Théodore et Blaise échangèrent un regard étonné. Nous nous levâmes tous les trois.
-Et je peux savoir pourquoi ?
-C'est simple : grâce à toi de viens de passer la pire journée de toute mon existence. Tout ça parce qu'il y a une satané rumeur qui cours sur toi ! Alors tu vas régler ce problème, et tu ne pourras revenir seulement quand il n'y aura plus tous ces ricanements qui te suivent partout dans les couloirs.
Je l'a regardais alors qu'elle me donnait des ordres. Or s'il y avait bien une chose que je déteste, c'est qu'on me donne des ordres. Surtout de cette manière. Pansy ou pas. Je sentais la colère monter en moins. Cette colère que je n'arrivais pas à canaliser et qui faisait ressortir le pire de moi-même. Et, à l'instant où j'ouvris la bouche, je sus que j'allais regretter mes paroles.
-Ecoute moi bien Pansy, par-ce-que je ne vais pas le répéter plusieurs fois. Je n'ai absolument aucun ordres à recevoir de quiconque. Et encore moins d'une garce comme toi.
-Je t'interdis de lui parler comme ça ! se révolta Blaise
-Ce que je dis à Pansy vaut aussi pour toi Blaise ! crias-je à mon tour.
Blaise serra ses poings, avant de respirer à fond. Ses poings se détendirent. De tous les Serpentards Blaise était de loin celui qui avait le plus de sang-froid. Je ne l'avais vue perdre le contrôle de lui-même qu'une seule fois, et j'avais été bien content de ne pas en être le déclencheur ! Toujours est-il quand ce moment, j'avais deux personnes sur mon dos.
-Il va falloir que tu comprennes, me dit Blaise, qu'on ne s'adresse pas à ses amis comme à ses hiboux. On n'est pas là pour obéir à chacun de tes désirs ou tes ordres. Ce n'est pas comme cela que marche l'amitié. Et tant que tu n'auras pas compris çà, ce n'est pas la peine de revenir.
Je n'arrivais pas à croire de ce qui était en train de se passer. C'était tout simplement inimaginable.
-Tu me vire ? Moi ? Tu me vire de la bande ? Tu ne peux pas le faire !
-Et pourquoi pas ?
-Par-ce-que... Par-ce-que c'est moi enfin !
Blaise leva un sourcil.
-Désolé d'avoir touché ton égo Drago, mais c'est comme ça.
Je les regardais chacun leur tour. Pansy était encore en colère, Théodore baissa les yeux, et Blaise m'indiqua la porte d'un coup de tête.
-Au revoir dit-il
Je tournais les talons, ne leur adressant plus aucun regard, et quittais la pièce. Ils ne voulaient plus de moi ? Très bien ! Qu'il en soit ainsi, puisqu'il le désire tant. Je peux très bien me passer d'eux.
Je n'ai besoin de personne.
Neville entra dans la salle commune des Gryffondors fatigué par la journée qu'il venait de passer. Tout en baillant il s'approcha du sofa afin de prendre place à son endroit habituel. Il s'arrêta net, en voyant l'agglutinement d'élèves autours des fauteuils et de la cheminée. En fait tous les Gryffondors présent dans la salle commune y étaient regroupés. Intrigué, il s'approcha à son tour.
-... Et là, il paraît qu'une minuscule, toute petite araignée, se serait poser sur son doigt et il aurait crié plus fort et plus aigüe que n'importe qu'elle fillette de moins de huit ans ! racontait Parvati.
L'instant d'après des « Nooooooon ! Ce n'est pas vrai ? » sortirent de l'assemblée, suivi par de nombreux commentaires et de rires moqueurs.
Neville était assez perdu, et essayait d'écouter des bribes de conversations afin de savoir de qui il s'agissait. Il entendait :
« Cette sale fouine, mériterait qu'on lui fasse une petite blague à ce sujet ! »
« -J'ai du mal à croire quand même, que Blondie est un si peur pour une petite araignée...Et qu'il cire comme une fillette !
-Bien sûr que si ! Tu ne te rappelles pas quand il s'est fait attaquer pas l'Hypogriffe en Soin de Créatures Magiques en troisième année ? Il paraît qu'on l'aurait entendue crier jusqu'à la tour d'Astronomie ! »
Neville en avait assez entendue pour comprendre que l'on parlait de Malefoy... Encore une fois ! Il en avait marre qu'on parle encore et toujours de lui. Le gryffondor avait toujours cru qu'à la fin de la guerre, une fois qu'ils auraient gagné, les serpentards ne seraient plus un sujet de conversation. Que ce soit pour se moquer d'eux ou pour les critiquer. Il voulait vire sa vie sans avoir à se soucier du nid à problèmes qu'était les serpentards ! A croire qu'ils le faisaient exprès ! A moins que ce soit les gryffondors qui cherchent les problèmes ? Neville secoua sa tête. Impossible ! Il refusait de croire cela de sa propre maison. Les serpentards avaient toujours provoqué les embrouilles.
Pourquoi cela changerait-il aujourd'hui ?
Jonathan Mercury pénétra dans le hall d'Azkaban. Déjà au rez-de-chaussée, il entendait les cris de désespoir des prisonniers. Il pouvait sentir l'odeur de la souffrance et de la folie qui emmenait de ce lieu. Le Premier Ministre sourit. Là, il se sentait bien. Ici, il était tranquille. Mais il n'était pas là seulement pour jubiler de plaisir à entendre les appels de détresses des prisonniers. Non. Ses ordres étaient clairs : aujourd'hui un autre mangemmort allait payer pour ce qu'il a fait.
Aujourd'hui justice sera faite.
Aujourd'hui Augustus Rookwood allait mourir.
Jonathan sortit sa paire de couteaux. Il les frottas les uns contre les autres, faisait résonner un instant le bruit du métal qui crisse dans l'enceinte d'Azkaban. Il lança un regard lubrique au jeune délinquant qui était dans la cellule à sa gauche. Le premier étage était dédié au « petits criminels ». Or celui qui l'attendait était au dernier étage.
« N'oublie pas le fond de teint ! » lui repella-t-il.
Oui ! Surtout ne pas oublier le fond de teint ! Il ne pouvait décidément pas se permettre dans rester à son troisième meurtre ! Il avait toute une liste à exécuter. Tel qu'il lui avait demandé.
Et jamais, oh non jamais, il n'oserait lui désobéir.
Hermione entra dans la salle commune des Préfets en Chefs, un sourire aux lèvres Pour la première fois de sa vie, elle venait d'apprécier l'étrange goût de Lavande pour les commérages. La rumeur c'était propagée à une vitesse folle ! La brune avait même encore du mal à y croire. Bien sûr la rumeur était fausse. Enfin, en partie. Elle avait réellement entendue Malefoy crier comme une fillette. Pourtant ce qui l'amusait le plus était de voir à quel point l'histoire qu'elle avait raconté à Lavande, avait été transformé en moins d'une journée. Il ne restait de son récit originel que l'araignée et le cri. Hermione repensa à la tête de Ron lorsque sa tendre et douce, lui racontait cette fausse rumeur. Son teint avait soudainement blanchi quant à l'évocation de l'araignée. Elle ricana en repensent à sa tête. Douce vengeance...
Alors qu'elle se demandait comment allait son merveilleux homologue, celui-ci entra dans la pièce, sa cravate dénouée, les cheveux décoiffés, claquant la porte du passage secret. Ouh, pensa Hermione, Blondie est en colère ! Drago Malefoy passa derrière le sofa sans même voir la gryffondor -pourtant assise dessus, en face de la cheminé- jeta son sac par terre avec colère près d'un fauteuil, avant de s'y affalé dessus. Là, il sa passa la main dans les cheveux –geste qu'il avait apparemment fait déjà à plusieurs reprise-, et laissa échappé de ses lèvres un soupir, ferma les yeux. Hermione avait eu le temps de compter jusqu'à dix avant qu'il ne relève la tête et remarque (enfin) sa présence. Alors sa mine devint plus dépitée qu'elle ne le fût déjà. Eh oui c'est possible, pensa Hermione qui riait intérieurement face à l'expression déconfite de son homologue, qui comprenait qu'elle l'avait une nouvelle fois surpris dans une situation qu'il aurait préféré ne pas lui montrer.
-Granger, dit-il, qu'est-ce-que tu fais ici ?
Hermione leva les sourcils face à cette question complètement, selon elle, idiote. Elle était aussi dans sa salle commune. Autant que lui !
-Tu tiens vraiment à ce que je te réponde, ou tu penses pouvoir trouver la réponse tous seul ?
Malefoy grogna.
-Tu n'es pas censé être avec tes copains les gryffondors ? Normalement à cette heure je peux encore être tranquille dans cette salle.
Hermione cligna plusieurs fois des yeux. Il calque ses heures dans la salle commune, selon que j'y sois ou pas, réalisa-t-elle. C'est pour cela qu'on ne se croise jamais ! Hermione sourit discrètement. Était-ce par peur que Malefoy l'évite ? Ou tout simplement, essayait-il de ne pas déclencher de dispute inévitable entre eux, lorsqu'ils restaient trop longtemps ensemble dans la même pièce?
-Non, répondit-elle enfin, il y avait un peu trop d'ambiance. Je n'arrivais pas à me concentrer sur mon travail.
-Très bien. Dans ce cas, je vais te laisser travailler, déclara Malefoy, qui visiblement n'était pas du tout dans son état normal.
Hermione le regarda éberlué ne comprenant pas pourquoi il ne rebondissait pas au fait qu'actuellement, elle n'était absolument pas en train de travailler. Qu'elle avait menti ! Pourquoi diable ne réagissait-il pas ? La gryffondor continua de le fixer alors-même qu'il montait les escaliers de marbre. Ce n'était pas possible, pensait la brune, Drago Malefoy était mort ! Il avait été remplacé par quelqu'un d'autre ! Ou... Ou bien il était cassé ! Quelqu'un lui avait cassé son Malefoy. Il ne lui répondait plus ! Depuis la rentrée elle le cherchait sans avoir jamais de réel succès. Oh bien sûr au début, c'était dans l'unique but de cruellement lui rappeler qu'il ne pouvait plus lui répondre par ses insultes stupides. Pourtant, il trouvé toujours quelques moyens de temps en temps de lui fermer son clapé. Mais là, alors même qu'elle pensé l'avoir mis à bout (grâce à la fausse rumeur qu'elle avait lancé), il restait aussi plat que le silence qui règne dans la bibliothèque.
Soudain, il s'arrêta, se retourna, puis tout en descendant les escaliers il déclara :
-En fait Granger, je n'ai absolument pas envie d'aller dans ma chambre, surtout pour ton pseudo travail !
Il se réinstalla à sa place, le regard de la brune toujours fixé sur lui.
-Alors, qu'est-ce-qui anime tant les Gryffondors au point de faire sortir Miss-je-sais-tout de son foyer ?
Hermione tiqua, mais ne dit rien. Elle se plaignait du manque de répondant de Malefoy , elle n'allait pas tout gâcher pour ses surnoms ridicules ! Surtout, quand elle savait qu'elle était en partie responsable de ce brusque retour de « l'ancien » Malefoy. Elle avait de la réparti. Elle le savait, et elle allait lui montrer.
-Oh rien de bien important ! Juste une stupide rumeur... Qui anime tous Poudlard d'ailleurs. Tu as du en entendre parler non ?
Le serpentard eu un rire amer qui surpris Hermione, qui s'attendait à un regard noir de sa part.
-Oui, je l'ai subis toute la journée sans jamais qu'on me la raconte. Mais apparemment elle me concerne.
-C'est ce qui se dit, répondit-elle évasive.
-Tu sais ce que j'ai entendu dans les couloirs Granger ? Lui demanda-t-il droit dans les yeux.
Hermione se dandina sur son canapé. Elle avait la désagréable impression d'être à un interrogatoire. Et alors que le regard glacial de Malefoy la fixait, elle prit conscience qu'elle était en train de jouer avec le feu.
-Non, répondit-elle sobrement.
Malefoy se leva.
-Pas mal de choses, dit-il tout en se dirigeant vers elle, mais j'ai surtout retenue « cris de fillette ».Il se planta devant la brune, qui se leva faisant tous son possible pour ne pas flancher son regard. Elle avait perdu une fois.
Elle n'allait pas accepter une deuxième défaite.
-Et ? Je ne vois pas en quoi cela te concerne ! mentit-elle.
-Ah bon ? Cela ne te rappelle rien ?
Hermione haussa les épaules presque machinalement, avant de se rendre compte de son erreur. Elle venait quasiment d'admettre à Malefoy que c'était elle qui avait lancé la rumeur.
-Je ne vois pas pourquoi, se rattrapa-t-elle lamentablement.
Malefoy avança, voulant la forcé à se rassoir, mais la brune se décala vers la gauche. Le serpentard ricana.
-Tu mens tellement mal Granger que s'en est désolant !
Il s'avança lentement vers elle tout en continuant de parler.
-Tu sais je dois t'avouer que j'ai été impressionné Granger. Te donner tous ce mal juste pour me nuire, c'est digne d'un serpentard ! Mais il y a juste un léger défaut. Il était vraiment trop facile pour moi de savoir que c'était toi qui avais lancé la rumeur. Et je ne l'ai même pas entendu en entier !
-Peut-être était-ce fait exprès, dit Hermione précipitamment, profitant du cours silence qu'avait laissé Malefoy. Peut-être que je voulais que tu saches que c'était moi qui avait lancé la rumeur.
-Peut-être, admis le serpentard, mais pourquoi ?
-Pour me venger ! s'exclama Hermione étonné et en colère qu'il n'ait pas compris plut tôt. Pour me venger de ces six années à Poudlard où tu as passé ton temps à m'insulter et à me rabaisser ! Il n'y a pas eu une seule journée sans que je ne reçoive une de tes insultes venimeuses ! Chaque fois que je croisais mon chemin avec toi, je devais me préparer à recevoir une insulte, je devais anticiper chacune de tes actions pour ne pas craquer devant toi. Sans Harry et Ron je ne sais pas ce que je serais devenue. Tu aurais pu me transformer en une loque Malefoy, mais ça tu n'as même pas l'air de t'en rendre compte.
A présent c'était elle qui avançait, forçant Malefoy à reculer. Hermione avait l'impression qu'aller de l'avant donner plus de poids à leur parole. Le but étant de savoir qui allait battre l'autre ? Qui allait gagner ? Qui sera le dominant et le dominé ?
-Te venger ? Te venger ! Mais enfin Granger tu ne crois pas que tout ça, dit-il en écartant ses bras comme pour désigner la salle, ce n'est pas assez ! Tu dis avoir souffert de mes moqueries ? Mais par Merlin Granger si je les faisais c'était bien parce qu'il y avait Potter et Weasley avec toi ! Et Malgré tous, cela ne t'as pas empêché d'aimer cet endroit non ? Cela ne t'as pas empêché de faire de Poudlard ta deuxième maison, n'est-ce-pas ?
-Non, répondit Hermione doucement ne comprenant pas où il voulait en venir.
Alors, après un rire amer, Malefoy recommença à avancer vers elle, toujours aussi lentement qu'un lion s'apprêtant à tuer sa proie, une lueur étrange illuminant ces yeux d'acier. A cet instant Hermione su qu'elle avait perdue. Dans ses yeux brillait la colère, brûlante, trop forte pour être contrôler, la douleur, qu'il arrivait à peine à dissimuler car trop puissante pour lui. Et enfin, presque imperceptible mais présent, le regret.
-Tu sais ce que c'est Granger de voir les gens que tu détestes le plus au monde, réussir à te faire détester l'endroit que tu aimes le plus au monde ? Non. Bien sûr que non. Tu ne peux même pas imaginer. La sensation de ne plus se sentir à sa place, dans le seul endroit où pourtant on croyait l'avoir. Ne plus pouvoir être nous-même, nous empêcher de nous exprimer, presque nous enlevé notre liberté, c'est nous empêcher de vivre dans cette école. Pourtant notre corps, lui, est toujours là. Alors que faire ? Attendre. C'est la seule solution. Attendre d'être libérer de cette prison. De cette cage dorée. Car c'est cela pour moi Poudlard. Et ça, par votre faute, par ta faute ! Tu as transformé mon deuxième foyer en une cellule. Tu m'as fait détester l'endroit que j'aimais le plus au monde. Poudlard était ma maison, et tu l'as changé comme lieu de pénitence. Et maintenant grâce à toi, et à tous tes amis, je n'ai plus d'endroits où aller. Je n'ai plus de « chez moi » Granger. Je n'ai même plus d'amis. En fait, tu m'as enlevé toutes les choses que j'aimais le plus.
Hermione se cogna doucement contre le mur un sanglot manquant de s'échapper de sa gorge. Non ! Elle ne pouvait pas ! Elle ne devait pas ! Pleurer serait admettre qu'elle avait tort, qu'elle regrettait même ce qu'elle avait fait. Et elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas pleurer pour un serpentard ! Encore moins pour Malefoy. Elle savait qu'il aurait pu sortir ses paroles de son imagination, mais malheureusement, chacun de ses mots sonnaient avec une honnêteté telle, qu'elle ne pouvait pas répliquer.
La brune sentait le regard de son homologue, tout près (trop près même), sur sa nuque. Celle-ci avait baissé sa tête, essayant de cacher les larmes qui bordaient ses paupières. Enfin elle la releva lentement, ses yeux parcourant les pectoraux, les épaules, le menton, puis enfin –ce qu'elle redoutait le plus- les yeux du serpentard. Puis, sans même sans rendre compte, se surprenant elle-même, sa langue allant plus vite que son cerveau, elle dit, presque suppliante :
-Laisse-moi partir. S'il te plaît.
Alors, il se recula et se retourna, passant une nouvelle fois la main dans ses cheveux. Il n'entendit pas la pauvre
gryffondor partir en courant. Il n'entendit pas la porte de sa chambre claquer. Tous ce qu'il entendait était l'écho de ses paroles. Des paroles qu'il aurait préféré ne jamais laisser échapper de sa bouche.
Qu'allait-il se passer maintenant ?
Hermione se laissa glisser le long de la porte. Pourquoi fallait-il qu'elle soit aussi émotive lors de cette période si difficile pour toutes les femmes de ce monde ? Hermione maudit toutes les hormones et autres substances qui faisaient d'elle une femme, avant de s'intéresser au hibou dans sa chambre. Quand n'avait-elle pas fermé sa fenêtre ? La brune ne chercha plus longtemps, en reconnaissant l'écriture du Sorcier Masqué sur l'enveloppe. Elle se précipita de la déchirer, et lu la lettre. Alors, les larmes qu'elle avait eu tant de mal à refouler, revinrent de plus belle, mais cette fois elle les laissa couler. Après tout, elle était seule dans cette chambre.
Cela faisait la deuxième fois qu'elle blessait quelqu'un avec ses mots. Que lui arrivait-elle ? Que devenait-elle ? Et pourquoi, les mots du Sorcier Masqué lui faisait-il autant de mal ? Elle ne devrait pas pleurer pour lui ! Pour une personne dont elle ne sait même pas quelle en est l'apparence ! Elle essaya de se calmer. Mais elle savait à ce stade, qu'elle avait besoin de se confier à quelqu'un.
Elle avait besoin de parler à Ginny.
Or Ginny et elle était en froid. Mais Hermione n'en fit pas cas. Elle avait trop peur. Elle prit son manteau et son écharpe. Elle devait faire vite ! Elle avait trop peur de ce qui lui arrivait. Elle prit la dernière lettre, la mit dans le poche de son manteau et sorti de sa chambre. Elle descendit les escaliers en courant. Elle devait faire vite ! Elle avait trop peur. Beaucoup trop peur. Elle avait peur de la personne qu'elle pourrait devenir, de la personne qu'elle était en train de devenir.
Hermione Granger avait peur d'elle-même.
Et voilà! :D
Aloooors? Dites-moi tout! J'adore avoir vos avis! Cela m'aide énormément et généralement, cela me fait chaud au coeur!
A très vite!
Une Brunette.
