Partie 1 : L'année d'après, chapitre 1

Shikamaru ferma les yeux, il sentait son ventre tanguer et ressentait tellement de dégoût. Pour lui, pour les autres, pour tout. Mais il n'avait plus rien à vomir, c'était déjà fait. Le jeune homme se força à respirer.

Son esprit lui disait qu'il avait échappé à un bien triste sort. Que leur camp avait gagné. Mais son corps ne ressentait rien de tout ça. Il tremblait, il était incapable de garder un bol de riz dans le corps. Fermer les yeux lui faisait peur. Les ouvrir le faisait pleurer.

Le grand ninja était dans un état lamentable au sortir de cette guerre.

Pourquoi ils s'étaient battus déjà ?

Shikamaru était brillant avec une très bonne mémoire. Il ne remettait pourtant pas la main sur cette raison vitale. Qu'est-ce qu'il espérait de cette victoire ? Parce que ça ne servait vraiment à rien. Il avait gagné, avait combattu un ennemi mortel dont ils ignoraient jusque là la présence et la dangerosité. Super. Leurs villages étaient toujours détruits. Leurs familles endeuillées. Et c'était crédule de penser qu'ils parviendraient à établir une paix alors qu'ils avaient bafouillé pour monter l'Alliance Shinobi.

Il avait peur. Il était faible. Il perdait pied. Il y avait quelque chose qu'il voulait pourtant. Ça n'aurait pas eu de sens de tout mettre sur la sellette sans un espoir fou pour porter sa détermination. Il y avait sa chère famille qui malgré tout l'embarras qu'elle lui causait comptait beaucoup à ses yeux. Il y avait ses amis qu'il trouvait plus balourds les uns que les autres mais qui égayaient ses journées et son esprit. Et il y avait elle, Temari no Sabaku.


Un mois de mars venteux, il regardait vaguement par la fenêtre. C'était gris mais ce n'était pas du tout pluvieux. Il aimerait être dehors pour entendre les branches danser et les feuilles tenter de s'enfuir. Mais il était là, trop occupé à se disputer avec cette Temari.

C'était la troisième fois qu'ils travaillaient ensemble. Puisqu'elle était l'ambassadrice de Suna, elle passait de temps en temps. C'était même rare qu'ils se retrouvent à faire équipe, d'habitude, il la croisait juste dans les couloirs ou les rues de Konoha et se demandait vaguement sur quoi elle travaillait.

Après le protocole d'appui frontalier et les accords de mission, on leur avait collé l'examen chunin. À eux d'accepter ou non les équipes volontaires mais aussi de sélectionner les jônins spécialistes et les épreuves qu'ils proposaient et même de juger discrètement les candidats pour leur Kage.

Autrement dit, c'était un travail de longue haleine et le choix des épreuves mettait leur nerfs à rude épreuve. Ça faisait deux heures qu'ils se disputaient sur la deuxième épreuve la première n'avait été sélectionnée qu'après deux jours de tractations.

D'accord Shikamaru était satisfait du choix effectué mais le processus était long. Et il était fatigué pour aujourd'hui, de son avis ils avaient eu une bonne journée et il avait hâte de rentrer chez lui. Un bon repas l'y attendait. L'adolescent se retenait pourtant de faire une quelconque proposition dans ce sens : sa collègue avait la critique facile. Acerbe aussi. Et rancunière à première vue.

Aussi le Nara fut très surpris d'entendre sa collègue soupirer :

— Et si on s'arrêtait là pour aujourd'hui ?

— Vous êtes un espion ? railla l'adolescent en plissant les yeux.

— Quel humour, se moqua la blonde en roulant des yeux. Nous n'arriverons à rien de plus. Je suis sûre qu'après quelques heures de repos, tu te rendras compte que j'ai raison et que tu as tort.

Elle avait ce petit sourire moqueur de sale gosse. Le même sourire qui faisait qu'il n'avait jamais apprécié les filles. Shikamaru savait exactement pourquoi il lui laissait le point : il voulait rentrer chez lui le plus vite possible. Répliquer ce serait courir le risque qu'elle le pousse à poursuivre leur débat devenu stérile quarante minutes plus tôt.

— Rentrons. J'aurais trois mille objections pour toi demain, lui promit-il.

Elle hocha simplement la tête, replaçant habilement son éventail géant. C'était typiquement le genre d'arme que Shikamaru aurait oublié quelque part. Et puis c'était beaucoup trop grand à ses yeux. Enfin, ce n'étaient pas ses affaires. Et il en avait rien à faire.

Alors qu'ils sortaient de la tour du Hokage, ils marchèrent un moment. Aujourd'hui était particulièrement calme et Temari ne tarda pas à le lui faire remarquer.

— C'est Kazoku no Hi, un jour que chacun passe chez soi.

Se rappelant que la jeune femme était esseulée à Konoha, Shikamaru lui demanda ce qu'elle avait prévu pour la fin de la journée. C'était à peine seize heures.

— Je comptais aller au restaurant et trouver une librairie ouverte.

En disant cela, elle regardait les différents magasins de l'allée centrale. Tous étaient fermés. Shikamaru savait que ce serait le cas dans tout le village.

— C'est une fête familiale, tout est fermé. T'as qu'à venir chez moi.

— La proposition est très généreuse mais je ne vais pas venir chez toi, non annoncée, pour une fête de famille.

Son ton ne laissait pas de place à la discussion mais puisqu'ils se voyaient tous les jours depuis une semaine, Shikamaru y était habitué. Il contourna le problème :

— Tu as à manger chez toi ?

Il la vit pincer les lèvres du coin de l'œil avant qu'elle daigne répondre.

— Non mais je n'ai pas très faim, ça peut attendre.

Shikamaru ne cacha pas son soupire, qu'il prit même soin de l'exagérer pour souligner la bêtise de cette forte tête.

— Viens, mange un bout, emprunte un bouquin. Tu pourras partir à tout moment et personne ne s'offusquera de ta présence.

Il avait dû trouver la bonne formule car elle hocha lentement la tête. Il l'entendit juste marmonner qu'elle ne pouvait rien à apporter à ses hôtes. Ça le fit sourire intérieurement.

— Bon, informe-moi des choses à savoir pour ne pas passer pour une impolie. Il faut que je souhaite bonne fête ? Qui sera présent ? C'est une fête en quel honneur ?

Il n'en fallait pas plus pour que l'adolescent regrette de l'avoir invitée. Il grogna de mauvaise humeur mais répondit patiemment. Ce genre de mondanité l'agaçait. Il trouvait même ça un peu humiliant d'expliquer qu'à Konoha, ils avaient une fête spéciale pour célébrer la famille et que c'était tellement important qu'aucun commerce n'était ouvert. Elle qui était si militaire et rigide devait trouver cela ridicule. Laissant tomber ses dures pensées, il poursuivit :

— Il y aura les membres du clan Nara. Entre vingt-cinq et trente personnes il y a pas beaucoup de ninja dans la famille. On est bientôt arrivé.

— Merci de l'invitation, finit par dire Temari. Tu es plus généreux que ce qu'il n'y paraît de prime abord. Et n'hésite pas à me faire signe quand tu veux que je parte.

Il était curieux de sa dernière phrase – pas de sa pique, elle en ajoutait dès que possible. Malheureusement, ils étaient déjà arrivés et Shikamaru se fit surprendre par la réactivité de sa mère. Cette dernière ouvrit la porte avant même qu'il s'annonce.

— Qui est-ce que tu amènes Shikamaru ?

Sa mère avait beau être habillée pour la fête – collier, chignon et même kimono – il se méfiait toujours d'elle. Aussi il resta à distance pour lui expliquer la situation.

— Alors il t'arrive de prendre de bonnes décisions, conclut sa mère avec une œillade taquine. Sois la bienvenue Temari, je m'appelle Yoshino. J'espère que mon fils ne te complique pas la tache.

Shikamaru faillit piquer un fard, sa mère était-elle obligée de faire ça ? C'était tellement gênant.

— Temari est une collègue, pas ma supérieure, marmonna-t-il en enlevant ses chaussures.

Il n'osait pas regarder la concernée, il était sûr qu'elle était morte de rire. Ses inquiétudes passèrent à l'arrière plan quand il entendit des bruits provenant de l'étage. Et des rires.

— Maman ? appela-t-il avec un brin d'inquiétude.

— J'ai fermé ta chambre à clé mon chéri.

Il la remercia d'un hochement de tête et finit par se tourner vers sa collègue. Elle avait enlevé son éventail mais gardé la main dessus comme si elle hésitait à repartir aussitôt. Il se demanda si elle n'aimait pas en être séparée ou si elle n'aimait pas être ici.

— Venez Temari, les ado vont adorer vous rencontrer. Je crois que vous êtes la première femme que Shikamaru invite à la maison.

La blonde n'eut pas d'autre choix que de suivre le mouvement. Il était étonné qu'elle ne lui ait pas encore sorti une pique comme à son habitude. Sa mère lui offrait une opportunité chaque fois qu'elle ouvrait la bouche. Shikamaru enleva son gilet de protection et rejoignit à son tour le salon. La clôture avec la bibliothèque avait été enlevée pour que la pièce soit assez grande pour accueillir tout le monde.

Il n'avait pas entendu ce qui avait été dit mais sa mère était en train de s'offusquer :

— Ce n'est pas comme ça qu'on parle aux invités !

— Ce n'est pas une invitée Yoshino, répliquait son oncle, c'est une ennemie qui nous a attaqué en traitre.

Il n'en fallut pas plus pour lancer le débat parmi la famille. Shikamaru s'excusa du regard auprès de sa collègue. Il n'avait pas prévu que des membres de sa famille s'insurgent du fait qu'elle vienne de Suna.

Voyant que le brouhaha ne se calmait pas, Temari prit la parole :

— Je suis désolée d'avoir troublé vos fêtes. J'ai été invitée au dernier moment et je comprends votre embarras. Je vais vous laisser, passez une bonne soirée.

Shikamaru sentit ses épaules s'affaisser. Et dire qu'il avait dû la convaincre de venir... Sans compter qu'il allait être tout gêné le lendemain d'avoir une famille si dysfonctionnelle et rancunière.

— Si Temari n'avait pas été là, en tant qu'alliée de Konoha, je serai mort depuis belle lurette. Alors un peu de respect.

Son oncle accepta son argument et se proposa de servir un verre à leur invitée. Shikamaru était soulagé que cela se termine ainsi. Il aurait été dépité de devoir prendre une gamelle pour manger sur un banc avec pour seule compagnie la froide kunoichi du Pays du Vent.

Sa jeune cousine Yome commença de suite à engager la conversation avec la kunoichi sur ce sauvetage. Tant que cette mission ne lui retombait pas dessus, il était content. Il commença à se servir écoutant de loin son père et son oncle discuter des politiques du Daimyo.

Temari et lui étaient un peu en retard car ils avaient pris le repas en route. Il était content de voir que le courant passait plutôt bien. Yome semblait vraiment apprécier sa collègue. Ses grands cousins et cousines ne rechignaient pas à discuter avec elle. L'ambiance était bonne.

Il fut presque obligé de s'intéresser à la conversation de Temari quand la salle fit silence pour l'écouter. Elle parlait de Suna et des spectacles de rues qui existaient là-bas. Il ne savait pas comment ce sujet était arrivé entre eux mais il était fasciné devant l'air tranquille de sa collègue. C'était rare et précieux.

À l'heure du dessert, Shikamaru était détendu lorsqu'il servit les boissons chaudes aux côtés de sa mère. C'est sans doute pour cela qu'il ne vit pas le coup venir. Sa jeune cousine Ishime, huit ans, s'était glissé à ses côtés. Il avait déjà repéré les gâteaux sur la table pour être prêt à satisfaire la gourmande. Mais c'était une petite curieuse qui lui faisait face :

— Dis, Temari c'est ton amoureuse ?

Ah il avait oublié l'affection des fillettes pour la romance. Mais en plus, les rires entourèrent sa remarque comme si la situation pouvait effectivement porter à confusion. Qu'est-ce qui leur prenait ? Pensaient-ils vraiment que... ?

— Non. Temari est une amie et une collègue.

Il jeta un coup d'œil à la concerner qui ne se doutait de rien et tenait compagnie à Shikatori qui allaiter près du jardin. Elle haussa discrètement un sourcil et il dut secouer la tête pour éviter qu'elle ne prenne son geste pour une demande de départ. Quoi que, ça mettrait peut-être fin aux commérages.

Alors que la soirée s'éternisait un peu plus, les parents de jeunes enfants les saluèrent pour rentrer chez eux. Quelques plats furent sortis de nouveau pour un grignotage nocturne. À ce moment, Shikamaru avait juste envie de monter s'allonger dans son lit mais la présence de Temari l'en empêchait. Après tout, il l'avait invitée, il devait rester au moins jusqu'à son départ.

Il étouffa donc un bâillement écoutant patiemment Temari et son père débattre des politiques d'autonomie alimentaire. C'était agréable de ne pas être son adversaire pour une fois.

— Vous parlez bien mais je n'ai pas compris grand chose, soupira Yome pendant un instant de calme.

— Tu devrais leur proposer un thème amusant pour débattre, glissa l'oncle de Shikamaru un verre à la main, ils sont tous les deux bien trop sérieux.

— Waouh, trop de pouvoir d'un coup, rigola la jeune adolescente.

Elle hésita un moment mais un coup d'œil à sa mère finit par la décider :

— Est-ce qu'il faut punir les enfants qui font des erreurs ?

Elle reçut plusieurs approbations pour son choix de question et les deux compétiteurs choisirent leur camp.

Son père avait bien évidemment choisi le « contre » : il était bien trop flemmard pour appliquer une punition dans le temps. Ça avait toujours été sa mère qui s'en était chargé car son père oubliait qu'il était puni et même pourquoi.

Il ne connaissait pas assez Temari pour savoir si son camp reflétait ses valeurs et était curieux de l'entendre argumenter. Alors que les compétiteurs s'affrontaient récolletant des réactions exagérées du petit publique, Shikamaru observa la conversation dévier. Son père eut le malheur de faire une remarque spécifique à l'éducation des jeunes filles et Temari se fit une joie de le reprendre :

— Alors la misogynie de votre fils vient de vous ?

Le chûnin ne s'attendait certainement pas à être cité ainsi. Il échangea un regard surpris avec son paternel.

— Je n'espère pas, c'est très loin de tout ce que je lui ai transmis. D'être toujours respectueux car malgré nos différences, nous sommes complémentaires.

— Je me méfie de la carte de la complémentarité, la plupart du temps c'est la porte ouverte pour le mépris, répliqua Temari s'attirant des regards de surpris à choqués.

Leurs deux regards revinrent sur lui et il prit soin d'avoir l'air le plus neutre possible. Il savait pertinemment qu'il allait en entendre parler, de la part de l'un et de l'autre. Et il était loin d'avoir hâte.

— Je suis désolée de partir aussi rapidement mais je crains qu'en restant plus longtemps, Shikamaru ait une excuse pour arriver en retard demain.

— Oh je ne permettrai pas ça ! Tu es tout excusée Temari, ça a été un plaisir de te recevoir.

Le shinobi se redressa pour se lever et vit distinctement les regards prendre son geste pour de la romance. Cela l'agaça très rapidement. Il se retint de souffler et resta silencieux. Ils mirent leurs chaussures en même temps :

— Ce n'est pas la peine de me raccompagner, l'assura Temari.

— J'ai besoin de prendre l'air.

Elle accepta l'explication d'un signe de tête et ils se retrouvèrent bientôt dehors dans l'air glacial. Il n'y avait pas de vent. Pas de bruit. Pas âme qui vive.

— Merci de m'avoir invitée, j'ai passé une agréable soirée. C'était amusant de rencontrer ta famille.

Shikamaru ne savait pas quoi dire, il hocha simplement la tête encore contrarié.

— Ce sont ces ragots à notre propos qui te mettent dans cet état ?

Encore une fois il hocha la tête, mais cette fois, cela lui semblait diablement pitoyable.

— Il suffit qu'un gars et une fille soient à moins d'un mètre pour que cela se déclenche. Ce sera vite oublié.

Shikamaru l'enviait d'être aussi détendu. Est-ce que c'était parce qu'il était encore un sale gosse que cela le touchait autant ? En tout cas elle avait raison et son ton calme lui assurait que leur relation n'allait pas partir à vau-l'eau pour trois racontars puériles. C'était déjà ça.

Voyant son changement d'humeur, elle poursuivit :

— Je vais rentrer par les airs : il fait vraiment froid et j'ai hâte d'être à l'abri.

Shikamaru ne pouvait qu'abonder en ce sens :

— Avant que tu partes, je voulais te dire... J'ai aussi apprécié la soirée, c'était très intéressant de t'entendre parler de Suna, donc merci.

Il vit sur son visage que ce mot de fin l'avait surprise. Elle lui sourit gentiment avant de disparaître après un « À demain, huit heures. »


Shikamaru avait beaucoup pensé à cette soirée. Ino disait que c'était parce que cela avait provoqué un rapprochement inattendu – il avait fini par lui raconter. C'était la première fois qu'on lui exposait la possibilité d'un couple avec la blonde. La première fois qu'il l'entendait parler de sa ville natale ainsi. Elle était si... discrète sur bien des sujets.

Le jeune homme n'était jamais arrivée à se dire « je la connais bien maintenant ». Alors qu'il en avait envie. Terriblement. De plus en plus. Et pour que cette envie prenne vie, il avait besoin de temps. Et même plus que cela, il fallait que la vie continue comme avant.

Que des gens extrovertis comme Naruto et Yome soient présents pour faire parler cette cachotière le temps qu'il trouve la tactique. Qu'une nouvelle occasion de l'inviter se présente. Qu'il puisse lui faire visiter ce qu'il aime à Konoha. Qu'ils échangent leurs goûts culinaires. Qu'ils se sauvent la vie l'un l'autre. Qu'ils se moquent, qu'ils débattent, qu'ils se disputent.

Il fallait que Konoha soit rebâti pour qu'elle se retrouve malencontreusement à repasser Kazoku no Hi avec le clan Nara. Il fallait que Suna soit rebâti pour qu'elle puisse en parler le sourire aux lèvres comme elle aimait le faire.

La guerre était finie et c'était une bonne chose mais l'esprit de Shikamaru ne s'arrêtait pas là. Il fallait remettre leurs Pays sur pied et s'assurer qu'aucun conflit ne prendrait de telles proportions de nouveau.

Une nouvelle énergie lui permit de se redresser. Il était prêt, partant.

Bonjour à tous, je me lance dans une nouvelle fanfic cette fois autour de Shikamaru et Temari avec de temps en temps des chapitres dédiés à Ino, Sai, Choji et Karui. Hâte de savoir si ça vous plait, on se retrouve dans deux-trois jours pour la suite !