Note de l'auteur : Nouvelle semaine, nouveau chapitre ! C'est tellement plaisant de poster des chapitres régulièrement !... Bon je suis désolée, je n'ai pas pu le poster en début de semaine, j'ai repris les cours et les choses se sont bousculées un peu...
Dans ce chapitre, vous allez retrouver la princesse Reshia et ses gardes du corps, ainsi qu'un autre point de vue, un personnage répondant au nom de Mirage et qui, je l'espère, vous plaira, car elle reviendra souvent.
Petite liste des gijinkas :
- Zeko : Gijinka de Zekrom
- Mirage : Gijinka de Métamorph
- Maki (la tavernière) : Gijinka d'Arbock
~ Le carrosse poursuivait paisiblement son périple. Cela faisait maintenant quelques jours que le trio avait commencé son voyage vers la Loria du Nord et le temps était très agréable. Après tout, autour de Slen, la capitale de la Loria du Sud, et dans toute celle-ci en générale, il faisait toujours un temps plutôt chaud. Les paysages de cette Loria étaient grandement composés de vastes plaines, contrairement à la Loria du Centre vers laquelle le groupe se dirigeait. Plus ils en approchaient, plus les grandes prairies se changeaient en collines et l'air devenait légèrement plus froid. Il faut dire qu'autour de Yon, la capitale de la Loria centrale, le climat était plutôt tempéré. Le groupe poursuivait donc son avancée, tout proche désormais de cette Loria du Centre. Alors que le soleil était à son zénith, Reshia et ses deux gardes s'arrêtèrent pour manger un morceau et permettre aux montures de se reposer un peu.
"- Je suis désolé princesse, s'excusa brutalement Skar.
- Pourquoi donc ? s'étonna la demoiselle en recoiffant ses cheveux blancs.
- Mon fils et moi n'avons guère été très bavard depuis le début et cela a dû être ennuyant pour vous.
- Oh, ne vous inquiétez pas pour ça. Parfois, c'est agréable de simplement profiter du moment présent, sans se soucier des mots. Je pouvais faire la conversation si je l'avais vraiment voulu...
- Vous voulez parler de quelque chose ? demanda Mori, oubliant toute politesse.
- Hum, je n'ai pas d'idée, réfléchit la jeune femme.
- Dites, est ce que vous connaissez le héros Zeko ? demanda plein d'espoir le garçon.
- Mori, voyons, le rabroua son père, devant le manque de tact de son fils.
- Ce n'est rien, Skar, sourit Reshia. Oui, je connais ce Zeko. Tu l'admires ?
- Oui, j'aimerais devenir aussi courageux que lui et accomplir autant d'exploits, assura le plus jeune. Pouvez-vous raconter ce que vous savez sur lui ?
- On n'ennuie pas les princesses de question, Mori ! prévint son paternel.
- Mais je me ferais une joie de raconter cela, j'admire beaucoup Zeko également ! " répondit aussitôt la princesse, provoquant un large sourire chez le fils de son garde du corps.
Zeko, ce nom était connu dans toute la Loria, autant que le nom d'Arceus lui-même. Et pourtant, Arceus était le dieu protecteur, vénéré par tout le monde. Reshia disait simplement dieu, Arceus ne l'avait jamais protégé quand elle en avait eu besoin. Pour en revenir à Zeko, il était le roi de la Loria de l'Ouest depuis peu et c'était un véritable héros. Il avait combattu des bandits, gagner maintes batailles contre des pays voisins, s'était montré généreux avec les pauvres et avait même tué des dragons, tel que le fameux Dracaufeu Bleu qui hantait le sud de la Loria de l'Ouest. Il avait les cheveux bruns, des yeux d'un noir profond et il s'habillait toujours dans des tons sombres. Ses ailes noires assombrissaient encore l'ensemble de même que ses vêtements, constitués d'un sarewell en tissu fin, de gants en armure, de jambières finement ciselées, d'une plastron avec des veines d'un bleu turquoise magnifique. Enfin, chaque fois que Reshia l'avait vu, il portait son arme à la ceinture, une sorte d'épée toujours noire et verte-bleue, avec une forme très particulière mais qui faisait tant de ravage qu'on l'appelait tueuse d'ennemis. Même si Zeko portait toujours du noir, il disait que c'était parce qu'il voulait uniquement briller par ses actes et non par des artifices. La princesse avait beaucoup d'admiration pour lui car c'était lui qui l'avait sauvé cette terrible nuit. Lui qui était devenu son héros.
"- Que pourrais-je bien te raconter sur lui ? demanda-t-elle.
- Parlez moi de sa famille, je ne connais pas la royauté de l'Ouest !
- Très bien. Donc Zeko est le fils de Rina, la reine-mère et de l'ancien roi de la Loria. Ce dernier est mort il y a peu et selon un souhait de Zeko, nous ne devons pas en parler, ce que je respecterais. Zeko est donc devenue roi et a pris pour femme une certaine Sarah. Il a un fils Shiro et une fille Lyra, qui est promise à mon grand frère Men. Hum, ah, il a une soeur aussi. Hana, elle s'appelle.
- Vous en savez des choses, princesse, s'enthousiasma le jeune.
- Ce n'est que mon devoir de connaître ce genre de chose, avoua-t-elle modestement. Mais donc, tu connais tous les exploits de Zeko ?
- Il ne parle que de lui, soupira Skar, un sourire aux lèvres. Au moins, c'est un bon exemple...
- Zeko est tellement classe avec son armure toujours sur lui et sa grande arme ! Et aussi sa monture légendaire, le fameux Entei !
- C'est vrai qu'il a également cette monture unique au monde et rapide comme le vent, se rappela Reshia. Et vous Skar, qu'en pensez-vous ?
- Ce doit être une grande personne pour être aussi populaire et avoir accompli autant d'exploits, commenta-t-il simplement. Après, c'est difficile de juger quelqu'un qu'on ne connaît pas.
- De toute façon, Zeko, c'est le plus grand des héros ! affirma Mori.
- J'espère que mon promis aura autant de noblesse que lui, " pensa Reshia.
Elle ne connaissait pas le prince Taïshi qui l'attendait mais espérait de tout coeur qu'il serait pareil que Zeko. Jamais elle n'oublierait quand le roi de la Loria de l'Ouest, encore prince à l'époque, l'avait sauvé de son agresseur. Elle se souvenait de ses grandes mains qui la soutenaient par les épaules, de sa présence rassurante et de sa voix apaisante qui s'excusait de ne pas être arrivé plus tôt. Peut être bien qu'elle en était tombée amoureuse, mais c'était difficile à dire et de toute façon, il était marié et son surnom n'était pas le vent du nord. La prophétie de Chandia lui revint en tête et elle se demanda si ce Taïshi serait ce fameux vent du nord. Reshia ne lui avait jamais entendu un tel surnom mais cela ne voulait strictement rien dire. Elle ne pouvait qu'espérer qu'il soit aussi galant que Zeko.
"- Je ne savais pas que le prince Men était promis à la fille de Zeko, remarqua Skar.
- A vrai dire, malgré leur différence d'âge, Zeko et Men sont très proches, avoua le princesse. Ils ont déjà livré des batailles ensemble, notamment contre les pays plus au Nord. C'est une façon de remercier Men pour service rendu en quelque sorte.
- Et ton frère en est content ? demanda Mori.
- Je ne sais pas trop, il n'en parle jamais, se rendit compte Reshia. Je ne pense pas que cela lui déplaise, la princesse Lyra est adorable à ce qu'on dit.
- Et vous princesse, êtes vous heureuse de vous fiancer avec le prince Taïshi ? questionna Skar.
- A vrai dire, je ne le connais pas, reconnut-elle. Mais cela fait partie de mes devoirs de princesse et je l'accepte pleinement. Après tout, rien ne dit que je ne finirais pas par l'aimer, si ? "
Quand elle disait ces mots, la prophétie lui revint naturellement en tête. Oui, il fallait que ce fameux Taïshi soit le vent du Nord, coûte que coûte. Sa main frôla la garde de sa rapière par réflexe et elle songea qu'avec ses deux gardes du corps, elle parvenait quand même à se sentir en sécurité, même plus que chez elle, à Slen. C'était en soit un exploit car depuis la fameuse nuit, le mot sécurité avait perdu son sens à ses yeux.
"- Princesse, pouvons nous repartir ? s'enquit aimablement Skar.
- Oui, je suis prête, sourit-elle, sortant de ses pensés.
- Alors, c'est parti ! " s'exclama Mori avec enthousiasme.
Le carrosse reprit ainsi sa route tranquille sous le chaud soleil de la Loria du Sud. Ils eurent de la chance qu'aucun bandit ne vienne les déranger mais ce n'était pas la présence de Skar qui les effrayait. C'était surtout que le roi Cobalt avait envoyé des gardes surveiller discrètement les routes pour assurer la sécurité de sa fille, sans qu'elle se rende compte de rien. Celle-ci se doutait de quelque chose mais elle préférait ne pas y penser. Pour le moment, elle laissait le soleil caresser sa peau et ses cheveux blancs de ses rayons et cette sensation agréable lui suffisait, la faisait se sentir vivante...
~ Non loin de là, dans les rues de Yon, la capitale de la Loria du Centre, une jeune femme mourrait de faim. Elle avait dépensé tout son argent la veille et voilà que personne ne voulait lui offrir la moindre petite miette. La charité, ce n'est plus ce que c'était ! Elle songea même à revendre son ponita mais elle n'avait pas spécialement envie de marcher non plus. De toute façon, vu l'état de la bête, elle n'en tirerait probablement pas grand-chose.
" La vie est dure quand même ! " soupira-t-elle.
Puis elle se ressaisit. Mais qu'est ce qu'elle racontait encore ? N'importe quoi ! L'argent, elle n'en avait pas besoin pour survivre. Il ne lui fallait qu'une seule chose : l'agilité. Et peut être un peu de discrétion aussi. La demoiselle pouvait en effet se vanter d'être plutôt douée pour voler, si tant est qu'on puisse se vanter d'un tel talent. Même l'argent d'hier venait de la bourse d'un de ces gros lards riches et prétentieux dont regorgeait la Loria du Centre selon elle. La jeune femme recoiffa ses longs cheveux roses et cligna des yeux de même couleur. Elle était de taille moyenne et la jeunesse luisait sur son visage. Pour ses habits, rien de bien extravagant : un fin haut violet retenu par un passant autour de son coup, recouvert par une robe simple d'un bleu foncé très jolie et des simples bottes. Le tout volé bien entendu. Elle, Mirage de son prénom, n'aurait jamais eut les moyens de s'acheter de tels accoutrements. Une fille de fermiers ne pouvait prétendre s'habiller comme un bourgeois de basse catégorie en tant normal mais un peu d'habilité suffisait.
" Papa, Maman, j'espère que vous allez bien quand même ! "
Elle avait vécu toute sa vie dans une ferme plus au Sud de la Loria du Centre et c'est comme cela qu'elle aurait dû finir sa vie : en tant que fermière, au milieu des gruikuis et des wattouats. Sauf que ses parents, un gijinka Arcanin pour le père et une gijinka Phyllali pour la mère, n'étaient pas vraiment riches, loin de là. Alors elle avait commencé à voler. Doucement au début puis petit à petit, elle y avait pris goût. Ses parents n'avaient jamais pu l'en dissuader ni oser la dénoncer et ce qui devait arriver arriva. C'est en larmes que les fermiers chassèrent leur fille de chez eux, ne supportant pas d'abriter une voleuse sous leur toit. Et forcément, Mirage fut trop fière pour retourner en arrière. Elle continua de voler autour de Yon, donnant aux pauvres quand elle le pouvait mais volant surtout pour elle-même.
" Et maintenant, j'ai faim, bougonna-t-elle. Hum, faut que je me trouve quelque chose ! "
Laissant son ponita devant une auberge qui avait l'air assez lugubre, la gijinka Métamorph pénétra à l'intérieur, frissonnant un peu. Pourquoi faisait-il plus froid à l'intérieur que dehors, ce n'était pas logique ! Il n'y avait personne d'autre à part elle et une tavernière. Elle s'avança donc vers le comptoir pour parler à la dame. Cette dernière se retourna à son approche, dévoilant une femme longiligne aux longs cheveux violets. Elle était habillé comme une danseuse, d'une longue robe assortir à ses cheveux, ainsi que de longs gants et d'une cape aux motifs exotiques. Des longs bijoux décoraient sa poitrine et son ventre, par dessus la robe, tandis que des longs foulards reliés à ses gants lui donnaient encore plus un air de danseuse. Elle avait beaucoup de maquillage autour des yeux qui lui donnait un regard perçant, qui faisait un peu peur. Drôle d'endroit pour une femme avec autant de distinction.
"- Bonjour, siffla la tavernière. Que désirez-vous mademoiselle ?
- Bonjour, répondit poliment Mirage. Je voudrais un repas s'il vous plaît.
- Je n'ai que de la baie oran avec du filet de remoraid, ça vous va ?
- Je ferai avec, " assura la demoiselle, qui aurait préféré de la viande.
La gijinka Arbock prépara rapidement le repas tandis que Mirage s'installait au comptoir. Elle ne savait pas trop comment elle se débrouillerait pour payer le repas mais la course restait toujours une bonne solution. La tavernière revint rapidement avec le repas ainsi qu'un simple verre d'eau fraîche. C'était simple mais au moins, la demoiselle aurait quelque chose dans le ventre pour le reste de la journée. La fille aux cheveux roses commença à manger avec appétit tandis que la dame s'assit en face d'elle.
"- Vous n'êtes pas avec vos parents ? Vous semblez bien jeune !
- Je suis orpheline, mentit Mirage. Et vous savez, même si je parais jeune, j'ai presque la majorité !
- Dans ce cas, qu'est ce qui emmène une demoiselle comme vous dans ce lieu? Je veux dire, ma taverne n'accueille d'ordinaire pas de clientèle aussi innocente que vous...
- Mais je n'ai rien d'innocent ! protesta aussitôt la demoiselle. Je suis Mirage, une voleuse.
- Une petite frappe alors, je n'ai jamais entendu parler de vous.
- Arrêtez de me vouvoyer, j'ai l'impression d'être vieille, protesta l'autre.
- Pardonne-moi petite, le métier. Ainsi donc tu es une voleuse. Mais je suppose que tu n'appartiens à aucune bande n'est ce pas ? Comment espères-tu survivre, toute seule ?
- Puisque votre clientèle est composée de gens pas très innocents, peut être pourriez vous m'en dire plus sur la bande de voleurs de Zoro ? "
Mirage se dit qu'elle avait bien fait de venir ici tout compte fait. Après tout, c'était à cause d'eux qu'elle se trouvait actuellement à Yon. La bande de voleurs de Zoro était la plus grande organisation de toute la Loria et on racontait qu'elle se situait en Loria du Centre, même si personne n'avait jamais pu situer où précisément. Ce groupe de bandits était réputé pour ne jamais échouer aucun cambriolage qu'ils entreprenaient et pour remettre des sommes considérables aux pauvres. Celui qui avait créé leur réputation n'était autre que leur chef, Zoro. Mirage n'oublierait jamais la première fois qu'elle l'avait rencontré. Elle venait de quitter ses parents quelques mois plus tôt et elle avait voulu voler un gros lard noble comme elle les appelait si bien. Sauf que les choses avaient mal tourné, le noble avait rameuté des gardes et l'avait coincé. La demoiselle avait cru sa dernière heure arrivée. C'est à ce moment qu'un groupe de voleurs avait mis hors d'état de nuire les gardes. Et il s'était tenu devant elle, lui. La fameux Zoro. Largement vêtu d'une cape sombre, elle n'avait pas pu bien l'identifier, si ce n'est sa chevelure rouge et un regard d'un bleu profond. Il avait bien mis à terre le nobliau en deux secondes, avec autant d'aisance qu'un oiseau s'envole. Puis il s'était retourné vers elle et... lui avait simplement volé ce qu'elle venait elle-même de voler !
" Simple compensation ", avait-il dit.
Puis il avait disparu sans un bruit, de même que sa troupe de voleurs. La jeune femme l'avait cherché, sans jamais le retrouver. Par la suite, elle avait appris que cet homme n'était rien de moins que le célèbre Zoro, le bandit le plus redouté de toute la Loria. Elle avait cherché leur repère, un endroit que les pauvres nommaient Oardia, la maison de la liberté mais jamais elle n'avait rien trouvé. Et c'est ainsi qu'elle s'était retrouvée dans une sombre taverne de Yon, toujours à leur recherche.
"- Alors, tu recherches ce bon vieux Zoro, sourit la plus âgée.
- Vous savez quelque chose ? demanda la jeune femme, pleine d'espoir.
- Qui ne les connaît pas et ne sait pas quelque chose sur eux en même temps ? souffla l'autre. Zoro et sa bande faisaient partis de mes clients réguliers, encore qu'ils viennent moins souvent me voir.
- Ah bon ? Pourquoi donc ? s'interrogea Mirage.
- Maintenant, ce sont les gardes du palais qui viennent tous les soirs... Et un autre genre de demoiselles, si tu vois ce que je veux dire.. Donc ce cher Zoro ne vient plus hélas !
- Mais alors, que puis-je faire pour le trouver ? se désola la demoiselle.
- Pourquoi tiens-tu tant que cela à le retrouver ? Tu le connais ?
- En quelque sorte, vu qu'il m'a sauvé la mise. Mais mon but, c'est de rejoindre sa bande.
- Tu n'as pas froid aux yeux ma petite, siffla la plus âgée en rigolant. Très bien, dans ce cas, je peux te donner un indice pour les retrouver !
- Oh, vous sauriez vraiment très gentille ! s'exclama Mirage, des étoiles dans les yeux. Où dois-je aller ?
- A l'Ouest de la ville, il y a une vieille maison qui tombe en ruine. De temps à autre, les membres de la guilde des voleurs passent ici donc c'est là que tu auras le plus de chance d'en trouver.
- Parce que ce n'est même pas sur ? manqua de s'étrangler la gijinka Métamorph.
- Non, ils bougent tout le temps mais cette maison constituait un point de ralliement après leurs missions, c'est ce cher Zoro qui me l'avait dit.
- Vous le connaissiez bien Zoro pour l'appeler cher ?
- Pas vraiment mais comment ne pas l'aimer ? Cet homme est quelqu'un de bien.
- Bon, merci pour vos renseignements, je vais me débrouiller, fit Mirage en repoussant son assiette. Merci pour le repas aussi et au revoir.
- Une minute, ma belle Mirage, la retint la tavernière. Ce n'était pas gratuit !
- Gloups, je n'ai pas d'argent, avoua la demoiselle, prête à courir.
- Le magnifique collier volé que tu as dans ta poche gauche devrait suffire. "
Mirage eut un frisson. Comment avait-elle deviné ? Sa vue était-elle devenue perçante à force de côtoyer les voleurs ou bien était-ce un don naturel ? Elle ne le saurait probablement jamais mais elle donna à contre-coeur son précieux larcin. La tavernière lui lança un sourire magnifique puis s'en retourna faire ses comptes. La gijinka Métmorph sortit de la taverne et reprit son ponita. Après tout, ce genre de micro-sacrifices, elle y était habituée pour survivre. Au moins avait-elle désormais des indices pour continuer et cela, c'était déjà un grand pas en avant, qui lui redonnait du courage pour accomplir son objectif.
" Je te retrouverai, Zoro, " se promit-elle.
