Voici la suite ou plus exactement le préambule du chapitre précédent...C'est étrange je vous l'accorde. Point de vue de Stiles qui sera tout aussi triste que le premier j'en ai peur. D'ailleurs des fautes sont très certainement présentes donc si une bonne âme passe par là et veut s'en charger qu'elle n'hésite pas.

Cette fois le titre Stay vient de la chanson du même nom du groupe Hurts.

Merci à vos reviews, elle m'ont fait super plaisir. Les réponses aux review anonymes sont sur mon profil.

Chapitre corrigé par Chewre! Merci à toi!

Stay

Est-ce qu'on va s'en vouloir ? Est-ce que tu vas m'en vouloir ? C'est la question que je me pose, celle qui me terrifie en secret, même si je connais déjà la réponse.

Tu vas imaginer que c'est ta faute, que t'étais trop con, trop possessif, trop tout. Ça serait une erreur.

C'est pas toi, c'est moi. Ça a toujours été moi. Je sais que c'est stupide comme raisonnement mais je t'aime et je veux pas te mentir.

J'ai toujours détesté te mentir et pourtant, je le fais tout le temps, à toi, aux autres.

J'aime pas ça mais j'ai pas le choix. Enfin si, mais je pourrais dire quoi, hein ? Que ça va pas ? Que je suis fatigué, complètement crevé de lutter ? Et de lutter contre quoi, au juste ? Je sais même pas.

Je sais pas et c'est en train de me tuer. Non, en fait, ça me détruit. Et c'est pire.

Je suis à bout.

T'sais, j'ai lu que ce genre de truc c'était toujours une vengeance, un moyen de faire payer. Ils ont tort parce que, tu vois, je serai au moins un de ces cas, un pour qui la vengeance n'est pas la cause.

Je cherche pas à faire du mal, surtout pas à toi, même si je sais que ça arrivera quand même. Je suis désolé. C'est juste que moi, je suis fatigué d'avoir mal.

Un trou béant dans la poitrine, un vide que rien ne vient combler. Une douleur qui me brise le souffle et paralyse mon cœur.

Je suis désolé.

Je te l'ai jamais dit, mais t'as toujours été mon phare dans l'obscurité, cette lueur qui me guidait. Seulement, ça suffit plus. Encore une fois c'est pas toi, mais moi.

Moi et la souffrance.

Moi et ces foutus pleurs qui ne cessent jamais.

Moi et ce sourire que je ne pense pas.

Moi et ... Juste moi.

J'ai entendu un nombre incroyable de théories, tu sais. Sur les gens comme moi, j'entends. Là aussi, elles avaient tort.

Malade.

Ce n'est qu'un mot, mais pour moi et ceux qui sont comme moi, qui ressentent ce mal, il ne veut rien dire parce qu'il ne signifie rien aux yeux des autres.

Les autres, ceux qui n'ont jamais goûté à ce froid, ce silence. Pour eux, pour toi, ce mot -malade- braquer vers moi ne s'applique pas.

Je serai seulement dans un mauvais jour, une mauvaise passe, légèrement différent, totalement cinglé. Oui, ce mot ne compte pas quand tout se passe dans la tête.

Je suis désolé.

Je t'aime, c'est la vérité, c'est même l'unique certitude que j'ai et c'est la raison pour laquelle je dois le faire.

Je sais que j'ai pas le droit de te demander ça, surtout ainsi. Pourtant, je t'en supplie, ne m'oublie pas.

Pardonne-moi, Derek.

Pardonne-moi.