Titre : Roma Love Story
Pairing : Yamamoto TYL X Gokudera TYL (8059 Ten Years Later)
Rating : M
Genre(s) : UA, POV, romance, drama …
Warning : Violence - verbale ou physique - et des trucs cochons tout au long de la fiction, attention :)
Disclaimer : Les personnages sus-mentionnés dans cette fiction appartiennent à Akira Amano ; l'histoire est à moi, enfin elle est inspirée d'un magnifique film BL thaïlandais qui se nomme Bangkok Love Story et dont j'ai choisi de reprendre la trame en l'associant aux personnages de l'univers de Reborn, notamment Yamamoto et Gokudera TYL soit lorsqu'ils sont adultes et ont vingt-quatre ans – et un sex-appeal de malade oui xD.
Note : Salut !
Mon dieu, je m'excuse pour le retard... Sachez pour ma défense que j'ai travaillé tout le mois d'août et n'ai pas eu le temps d'ouvrir un quelconque ordinateur pour continuer l'écriture. Ah la la... Mais bon j'ai un peu de temps désormais et je reviens doucement, des projets et des idées plein la tête ! Sinon, comme d'habitude, MERCI pour vos avis et votre engouement, je ne le dirais jamais assez ! GAAAH !
Voici enfin le second chapitre de ce récit, j'espère qu'il vous plaira également et répondra à vos quelques questions... Hé hé hé.
Y'a pas à dire... Yamamoto et Gokudera, c'est quand même un des couples les plus GRAOUH qui existe. Je suis toujours in love quand il s'agit de ces deux là. S'il vous plait, faites-moi plaisir, écrivez un max sur ces deux là lol !
PS : Je sais que je n'ai pas répondu à tout le monde en review et je m'en excuse également... Mais bon je crois que le plus urgent est que vous ayez le chapitre maintenant, non ?
Continuez de me donner vos avis, ça compte beaucoup et je vous souhaite une bonne lecture, amusez-vous bien !
-x-x-
On quitte le cinéma et commençons à marcher vers ma destination. J'ai besoin d'un endroit calme et à l'écart pour pouvoir commencer à interroger Takeshi Yamamoto. Il est impensable que je l'amène à mon logement ; personne n'y entrera jamais à part moi et pour le peu que ce type se révèle être une taupe œuvrant pour une famille adverse à celle pour laquelle je travaille... C'est primordial. Question de sécurité. Il n'est simplement pas pensable que ce mec – ou n'importe qui d'autres, remarquez - connaissent mon adresse. Aussi, j'ai décidé de prendre une chambre dans l'hôtel miteux de la troisième rue. L'établissement en question est suffisamment à l'écart. Il est vieux comme le monde, ses gérants aussi et rempli de cas sociaux. Ce sera parfait pour ce que j'ai à faire. On va y passer la nuit et demain, je l'amènerais voir mon « employeur ». Concrètement, c'est la dernière solution et je suis peu jouasse d'en arriver là mais à ce stade, je n'ai plus le choix. Ce gars est normal à souhait et je n'ai pas pour intention de le tuer.
Du moins, tant que je n'ai pas obtenu plus amples informations à son sujet.
Le beau gosse marche prudemment à côté de moi, sans cesser de me lancer des regards à la dérobé ; oscillant entre mon visage et ma main qui est dans ma poche et continue fermement de tenir mon flingue ; il le sait. Je suis au taquet et ça aussi il le sait : A la moindre tentative de fuite de sa part, je lui ferai regretter son geste. Il se croit discret cependant... Blague. Nous parcourons désormais des ruelles quasiment désertes et je n'hésiterai pas à ouvrir le feu – pour le blesser s'entend. Évidemment, j'ai besoin de ce type vivant.
Et visiblement, il l'a compris. Tch.
« Tu ne vas pas me tuer n'est-ce pas ? »
Sa voix, bien que basse, résonne dans la rue, de concert avec nos chaussures qui claquent contre le macadam en rythme, à mesure qu'on avance. Il affirme plus qu'il ne questionne. J'ai envie de l'obliger à fermer sa grande gueule, ça devient insoutenable.
« La ferme. »
Il laisse échapper un rire que je distingue un peu jaune. Toujours avec cette prudence manifeste dans la voix ; je l'intimide, ça se voit et c'est une très bonne chose. Il est mon captif et j'ai cette impression qu'il à tendance à l'oublier.
« Non parce que... Tu l'aurais déjà fait depuis longtemps... Haha. »
Je me stoppe et le dévisage avec animosité. Putain mais qu'il arrête de sourire et de rire alors que la situation est clairement à son désavantage.. ! Le type est complètement à la masse, c'est pas possible. Je me retiens pour pas lui en coller une, si vous saviez. A cette pensée, je lui empoigne le col de sa chemise et le plaque contre le mur voisin, ancrant mon regard mauvais dans le sien. Il ne sourit plus et ses yeux se sont plissés lui aussi alors qu'il reste d'un calme et d'une immobilité à toute épreuve, comme en attente de la suite.
« Écoute-moi bien, je fais en approchant mon visage de son oreille, de sorte à chuchoter ce qui va suivre ; Il esquisse un frisson alors que ma voix retenti, basse, en signe d'avertissement. On va mettre deux, trois choses au clair : Visiblement, tu penses que tout ceci est un jeu ou une gigantesque connerie ?... Désolé de te l'apprendre mais t'es loin du compte, mon pote. Ta tête est mise à prix, tu piges ? On m'a engagé pour te tuer ! Estimes-toi heureux que je t'ai pas encore plombé à titre d'exemple. »
Ses yeux se sont agrandis à mesure que je lui balançais ma tirade et son expression est passée de la surprise à la neutralité en l'espace d'une demi-seconde. Je préfère ça ; il faut qu'il sache qu'il est dans la merde jusqu'au cou ! Sa joie de vivre et son optimisme quotidien ont plus rien à foutre là.
Je relève doucement mon visage et ancre à nouveau mes yeux dans les siens. Ils continuent de briller d'une lueur étrange et incongrue. C'est qui ce type à la fin ?
« J'ai pas dans l'intention de te tuer non, je reprends en continuant cependant de le dévisager avec force, mais, si tu la boucles pas, j'aurai aucune objections à te faire, comment dire, très mal. Donc, on va se mettre d'accord toi et moi, une bonne fois pour toutes, tu coopères bien gentiment pour que tout se passe bien ou alors tu continues avec tes questions à deux balles et je te laisse dans ta merde et crois-moi, mon pote, t'es dans la merde. »
Une fine couche de sueur recouvre désormais sa peau ; l'ébauche de ses clavicules à quelques centimètres de ma main brille et une goutte insidieuse glisse le long de sa tempe. Il continue de me fixer avec prudence puis hoche finalement la tête en baissant les paupières. Je le lâche et lui empoigne le bras pour le refoutre sur le chemin, et on continue notre route côte à côte, l'air de rien. Je pense que mister univers à compris enfin de quoi il en retournait et voir la détresse qui se lit finalement sur son visage me fait doucement sourire. C'est dingue le nombre d'émotions que j'ai vu défiler sur celui-ci en l'espace d'une heure à peine.
On arrive à l'hôtel et je prend une chambre sous l'œil scrutateur du vieux gérant qui finit par hausser les épaules en nous tendant la clé. Il a du en voir dans son établissement alors deux hommes qui prennent une chambre ensemble, ça ne doit plus le choquer outre-mesure. Pour ce que j'en pense... Rien dans l'immédiat. L'important est d'avoir un point de chute. On se rend à l'étage en question et je pousse le récalcitrant dans la chambre avant de fermer à double tour et de venir tirer les rideaux après avoir regardé prudemment par la fenêtre. Yamamoto Takeshi m'observe faire ; visiblement il a rien d'autre à fiche que de pister chacun de mes gestes. Si ça l'amuse. Je me laisse tomber dans le canapé défoncé face au lit et lui indique de s'assoir d'un mouvement de menton sur ce dernier. Il s'exécute lentement, clairement mal à l'aise. Parfait, il est docile, ça va nous faire gagner du temps. Je sors une paire de menottes de ma veste et lui lance. Il les réceptionne et fronce les sourcils.
« Tu les mets. » Je fais en sortant mon flingue que je pointe sur lui.
Question de sureté supplémentaire, il doit avoir le moins de liberté de mouvement possible et j'ai pas dans le trip de l'attacher au lit ou quoi que ce soit de ce style. Faut pas pousser. Encore une fois, il s'exécute en silence et me montre le rendu une fois fait, ce à quoi je répond par un sourire vaguement satisfait.
Et le silence revient. Enfin presque... C'était de courte durée. A peine dix pauvres minutes.
« Qui t'as engagé ? » Il demande face à mon agacement qui revient dans la foulée.
Je dépose mon pistolet sur la table basse et pose le chiffon servant à son nettoyage à côté avant de plonger à nouveau mes yeux sur lui. Comme d'habitude, il me fixe sans ciller. Ce gars est une plaie, j'ai envie de le tabasser pour qu'il daigne enfin regarder ailleurs ; au plafond par exemple. Et en plus, il se paye le luxe de m'interroger alors que je lui ai fait un topo là-dessus un moment plus tôt. Retenez-moi. Je continue de le regarder sans prendre la peine de répondre et esquisse un léger sourire sardonique avant de baisser à nouveau mes yeux sur mon arme. Lui répondre est la dernière chose dont j'ai envie. Encore une fois, c'est moi qui pose les questions. Finalement, il s'est mis à soupirer et s'est laissé tomber sur le lit.
Qu'il se repose oui, car il aura tout intérêt à répondre à mes questions dans quelques heures.
-x-x-
Je me réveille en sursaut, la sueur maculant ma peau. Des courants d'air à la fois chaud et froid me traverse le corps et j'ai la respiration saccadée. Mon coeur s'affole alors que je prend conscience lentement que je suis revenu dans la réalité. Merde... C'est toujours pareil ; les cauchemars m'assaillent régulièrement, ravivant mauvais souvenirs et entretenant, à la fois un passé, un présent ainsi qu'un futur que je voudrais oublier... Je passe une main dans mes cheveux et me redresse lourdement contre le canapé. Je pose mes coudes contre mes genoux et me frotte le visage avant de relever la tête, fébrile.
Et merde.
Je l'avais complètement oublié, lui. Devant moi, immobile et toujours silencieux, Takeshi Yamamoto me fixe, une mine que je distingue prudente dirigée vers moi mais aussi inquiète. Je soupire en me frottant à nouveau le visage. Qu'est-ce qu'il a à toujours me fixer comme ça ? Et c'est quoi ce regard ? Pourquoi est-ce qu'il me regarde comme ça ? Et moi, merde, pourquoi je me suis endormi ? C'était pas au programme, putain ! Je dois garder un oeil sur lui et...
« Ça va ? »
J'écarquille les yeux et relève la tête vers le japonais, le dévisageant ouvertement, un sourcil froncé à l'appui. C'est quoi son problème ? Un regard autour de moi m'indique que tout est parfaitement en place, rien ne semble avoir bougé outre-mesure. Je me rend alors compte de l'évidence : Ce gars n'a même pas essayé de se faire la malle... Je me suis endormi et lui n'a strictement pas bougé de sa place. Il est sérieux ?
Non... Je secoue la tête; Si ça se trouve, c'est un piège ! Je prend violemment mon arme sur la table basse et ouvre de suite le chargeur. Tout est OK. Je tâte mes poches et trouve les clés de ses entraves à leur place. Je me rue sur lui et inspecte ses mains. Rien à signaler. Mon téléphone ! A tous les coups, il a essayé de passer un coup de fil ! Je me jette dessus et check les journaux d'appels ainsi que les mails ou toutes autres choses susceptibles de me prouver sa culpabilité.
De son côté, le beau gosse continue sagement de me regarder, toujours avec cette prudence devenue habituelle.
« Je n'ai pas bougé ni fait quoi que ce soit si c'est ce que tu cherches à...
- Ta gueule ! »
Je claque mon portable sur la table et laisse échapper un juron avant de venir le prendre brusquement par le col de sa chemise. Je lui lance le regard le plus assassin que j'ai en réserve.
« Je te préviens, si je découvre que t'as fait quoi que ce soit de suspect, je te réduit en pièces ! »
Ma voix est acerbe, je feule tel un animal, resserrant sa prise contre sa chemise. Lui acquiesce pour seule réponse, secouant doucement la tête.
« Je te le répète, je n'ai rien fait... Tu faisais un cauchemar et.. »
J'use de tout mon self-control pour pas le cogner et finalement je fais claquer ma langue et siffle en le relâchant sans douceur, l'envoyant un mètre plus loin sur le matelas. Je retourne vers la table, prend mon paquet de cigarettes et m'en allume une avec urgence avant de me retourner vers ce con.
« Si tu l'ouvres encore pour dire de la merde, ce sera ta vie qui deviendra un cauchemar. Tu piges ?
- ... D'accord, j'ai compris. »
Se faisant, il se rallonge sur son matelas et ferme de nouveau les yeux. De mon côté, je me descends intérieurement ; C'est infâme, ce gars, sa présence me fait cumuler les conneries et dans ce milieu, dans ce métier, il y a bien longtemps que j'ai appris que la moindre connerie peut te foutre dans le mur ou pire, te tuer ! Fais chier ! Je soupire, lassé. J'ai qu'une hâte, c'est de me débarrasser de ce boulet et reprendre ma vie seul. Et puis.. je suis fatigué. J'ai beau avoir dormi un moment, je me sens complètement vidé. C'est psychologique, je le sais. Et ce gars m'aide pas... Il fait rien mais sa simple présence me pèse. J'ai cette perpétuelle sensation d'inconfort en sa présence alors que ça fait moins d'une journée que je me le coltine. C'est infame.. Je me force pourtant à me calmer et m'installe sur la table basse ; j'amène doucement le cendrier vers moi. Je fume encore un court instant, profitant du silence et enfin écrase mon mégot avant de me tourner à nouveau vers l'autre con. Plus vite j'aurais mes infos, plus vite je pourrais m'en débarasser.
« Tu vas répondre à quelques questions, maintenant. »
L'autre prend même pas la peine de se redresser, rouvrant simplement les yeux, les ancrant sur le mur à droite.
« Très bien. »
Je croise la jambe contre mon genou et porte ma main contre mon menton.
« T'es lié à la Pègre d'une quelconque manière que ce soit ? La Mafia ça te parle ? Les Yakuzas au Japon ou les Mafiosos ici, t'as un truc à voir avec eux ? »
J'y vais cash. Il se redresse alors, me dévisageant avec incrédulité.
« Quoi ? Bien sur que non ! J'ai jamais entendu parler de Pègre ou Mafia ou quoi que ce soit d'autres... J'ai même jamais évoqué ces trucs de ma vie ! Je suis arrivé en Italie quand j'avais vingt ans, ça fait quatre ans que je suis ici et j'ai jamais rien fait d'illégal.
- Je vois. »
Il a débité sa réponse d'une traite, sans ciller dans ses dires ; Il semble honnête sur ce point et c'est effectivement ce que j'avais cru comprendre en fouillant internet. Il a 24 ans et il est sur le territoire italien depuis quatre ans seulement. Pas une ombre sur son casier, rien. Nada.
« Ta famille a t-elle un lien avec eux ? T'as croisé des gens louches sur ton lieu de travail ou dans un autre contexte ?
- Non... Ma famille se résume à mon père et il tient un restaurant de sushis ; c'était également le cas quand on était encore au Japon. Quant à moi, je l'aide dans son boulot. Ma vie se résume à ça. »
J'acquiesce en silence, continuant de le sonder pour voir un quelconque écart dans l'expression de son visage ou alors le ton de sa voix. Rien. Il ment pas et je sais tout ça.
C'est bien ça le hic, il ment pas. TOUT est normal avec ce gars. Putain.
« La fille qu'était avec toi, c'est qui ? »
Il me fixe à nouveau avant de détourner la tête, les joues légèrement colorées. Comique. Une réaction qui flaire le niais à des kilomètres ; J'hausse un sourcil face à sa soudaine attitude. L'obtention de cette information m'importe peu, j'avoue mais plus j'en saurais, mieux ce sera pour moi.
« C'est... Ma copine.
- Depuis quand ? »
Il se retourne à nouveau vers moi en secouant la tête.
« En quoi répondre à ces questions est d'une quelconque...
- Réponds ! »
Il souffle et se mord la lèvre, échappant un soupir agacé et gêné à la fois. C'est quoi ces réactions de lycéen ? C'est bon, mec, tu pourrais me dire que t'es marié depuis dix ans et que cette gonzesse était ta maitresse, j'en aurais rien à secouer !
« Depuis deux ans... On doit se marier dans deux mois. »
Il a soufflé sa réponse d'une voix rauque et tellement basse que j'ai du tendre l'oreille pour comprendre. Charmant. J'esquisse un soupir amusé qui lui fait relever la tête et me fusiller du regard. Ho ho ho, monsieur est vénère ? Rien à foutre.
« Dernière question : Est-ce que tu as été témoin de choses que tu n'aurais pas du voir ou dont tu ne devrais pas être au courant ? N'importe lesquelles.
- Comment le saurais-je ? !
- … On veut ta tête et y'a forcément une raison à ça. »
Il me regarde à nouveau, ses grands yeux brillants d'incompréhension mais également d'une certaine peur. C'est compréhensible. Un truc cloche avec ce gars et j'ai dans l'intention de connaître le fin mot de l'histoire. Je vous le répète, c'est pas dans mes projets de tuer un individu que je suspecte comme étant innocent. J'ai strictement rien à reprocher à ce type, hors ceux qui m'ont engagé ont une dent contre lui et je veux savoir pourquoi.
J'étire mes bras derrière moi et regarde un moment vers la fenêtre aux rideaux tirés ; dehors, il fait encore noir. Un coup d'oeil vers mon téléphone m'indique qu'il est 3h du matin passés. Dans deux heures si ce n'est plus, je l'emmène voir celui qui m'en demande sa vie. Je sais pertinemment que ce qui sera une simple discussion pourra, à tout moment, basculer dans l'horreur. Je me fais pas d'illusions... On trempe dans l'univers de la Mafia et demain je vais leur amener un type qui est supposé être mort de ma main. Je me prépare d'ores et déjà... Ce sera tendu, extrêmement dangereux et je sais même pas si on en ressortira vivant.
-x-x-
Trois heures plus tard...
Je tiens durement le beau gosse par le bras alors qu'on entre dans l'immense bâtiment face à nous. Une fabrique de poteries. Enfin en apparence... Vous vous doutez bien que ce business légal et bien sous tout rapport cache quelque chose de nettement moins joli. Sous cette couverture grotesque – à mon sens – se trouve le QG de la plus grosse famille de mafieux qui existe : Les Vongola. Et c'est le boss qui est à leur tête qui a gentiment sollicité mes services. Mon employeur n'est autre que Timoteo Vongola, le 9e parrain de cette superbe famille.
On esquive les salariés qui travaille ; ces gens doivent être payés une misère pour leur travail et la grosse majorité sont asiatiques, quelques grecs surement.. ; personne ne parlent la langue. On est pourtant bel et bien en Italie. Ce genre de choses est normal.
Je pousse le japonais devant moi et l'intime à avancer jusqu'à arriver à un escalier qui nous fait monter au premier étage. Là, un black nous barre la route, son regard oscillent entre nous deux. C'est un de la bande au big boss, je l'ai déjà vu.
« Je dois causer à Timoteo, c'est urgent » je fais en désignant le japonais que je tiens toujours et l'intérieur de la pièce devant nous.
Il nous jette un regard méprisant puis nous indique de le suivre d'un simple mouvement de menton. On parcourt un couloir extérieur jusqu'à arriver à une vaste pièce richement décorée de toute sorte. Le big boss est là, dans le fond, en pleine discussion avec d'autres types. Tout le monde se retourne en nous voyant débarquer et aussitôt le regard de Timoteo se plisse en avisant ce que je lui ramène. Il chasse les autres d'un simple mouvement de main et nous intime d'approcher, son regard oscillant lui aussi entre le japonais que je traine toujours et le mien. Son visage est dur et fermé; la tension est à son paroxysme.
Le topo est clair : j'amène l'ennemi au sein du troupeau ; j'amène l'ennemi vivant qui plus est. Je m'attends à chaque gestes des sbires ici présents à recevoir un coup de couteau venu de je ne sais où.
« Ne serais-ce pas ce cher Smoking Bomb... Susurre alors le neuvième parrain en me jetant un regard sévère. Je vois que tu sais t'entourer, fait-il ensuite en désignant d'un mouvement de menton dégouté Takeshi Yamamoto. »
On s'avance devant lui et je désigne moi aussi le beau gosse.
« Je vais être direct, pourquoi je dois le buter ? »
Je vais pas par quatre chemins ; je veux en venir directement aux faits, les politesses d'usage, c'est pas mon truc et aucunement de circonstances. On est devant un parrain de la Mafia, un des plus influent du pays, pas devant un marchand de glaces. J'ai besoin de réponses.
« Parce que je te l'ai demandé et c'est pour ça que tu es grassement payé. » Rétorque le vieil homme en portant ses doigts contre sa moustache qu'il se met à triturer, l'air de rien.
Évidemment.
Je garde mon calme et reprends après quelques secondes de silence.
« Qu'est-ce qu'il a fait qui mérite de le tuer ? »
Cette fois-ci, Timoteo fait claque sa langue en signe d'agacement et intime un de ses gars à le rejoindre. J'observe alentours, la prudence ainsi que l'appréhension me submergeant. Du temps... Il faut que je gagne du temps.. Tout ceci va vraisemblablement être écourté et plus vite que je ne le pense.
« Allons allons Smoking Bomb, tu deviens sentimental ? Ricane t-il en prenant le cigare hors de prix que lui tend son subordonné. Sa belle gueule aurait-elle fait chavirer ton petit cœur ? »
Il a esquissé une grimace de dégoût évidente tout en parlant, le ton de voix condescendant. Je fronce les sourcils et continue de le regarder avec neutralité. Si je montre ce que je pense véritablement de tout ceci, c'est la déclaration de guerre assurée et peu de chances, vu le nombre de sbires en factions autour de nous qu'on s'en sorte vivant si jamais on choisit de régler ça dans le sang. Et je vois pas, à ce stade, quelle autre alternative il pourrait y avoir.
« Il était précisé dans le contrat que je pouvais m'opposer à tuer si la situation le justifiait.
- C'est exact. Mais il est précisé également que si tu refuses, tu deviens l'ennemi toi aussi. »
Un sourire orne la bouche de Timoteo. La situation l'amuse visiblement... Je suis bel et bien le cul entre deux chaises et la seule façon d'en sortir est que je me fasse buter. J'imagine qu'il fallait bien que ça arrive un jour.
« Attendez, je voudrais juste sav...
- La ferme! »
Je bouscule le beau gosse qui a décidé d'ouvrir sa grande bouche au mauvais endroit, au mauvais moment et l'intime de se taire. Putain mais ce type est suicidaire en plus d'être con ?
« Allons allons... Soyons réaliste, mon cher Smokin Bomb. Je n'ai rien contre toi, la seule chose qui m'importe te concernant est que tu fasses ton boulot. Tu ne va pas risquer ta si précieuse vie pour un individu que tu viens de rencontrer ? Sa vie t'importe peu, n'est-ce pas ? »
La voix du parrain bien qu'affreusement douce malgré la situation est teintée d'impatience et d'agacement mêlés. La conversation est bientôt terminée et je n'ai aucune idée de comment tout ça va se finir. Enfin... Presque.
« Tue-le. »
La voix claque tel un fouet. L'ordre résonne dans la vaste pièce de façon sinistre. Je relève les yeux vers Timoteo et le regarde, la gravité devant se lire sur mon faciès. A côté de moi, le beau gosse oscille entre mon visage et celui du parrain de la mafia face à nous.
« Pourq..
- Ah mais au diable tes interrogations ! S'emporte le vieil homme en se relevant et en agitant les bras, montrant le japonais d'un doigt accusateur. Ce jeune homme a été témoin de choses qu'il n'aurait pas du voir et pour les besoins des Vongola, il doit mourir ! Tue-le ici et maintenant. »
Les sbires autour de nous se sont mis à bouger légèrement, resserrant leur emprise autour de nous tel un serpent sur sa proie. Ma réponse ou mon geste prochain va déterminer l'issue de cette entrevue. Je lance un rapide regard à Takeshi Yamamoto qui m'observe toujours, le regard grave avant de lever à nouveau la tête, un regard sérieux et déterminé à l'appui, vers le neuvième parrain des Vongola.
« Non. »
Tout s'enchaîne alors extrêmement vite. Je plonge la main dans la poche de ma veste tout en poussant le japonais au sol alors que les tirs fusent dans notre direction ! J'abats un type à ma droite et fonce aussitôt derrière une large table que je renverse dans la foulée. Takeshi Yamamoto me rejoint et s'est emparé du pistolet du type au sol ; On se jette un regard entendu et alors que je remonte le buste dans le but de continuer l'échange de balles, l'une d'elle me fauche l'épaule et je retombe mollement au sol, un cri de douleur à l'appui. Un rapide regard m'a permis de constater que Timoteo n'est plus présent et pas moins d'une dizaine de ses sbires dont le black géant continuent de nous canarder joyeusement. J'ai un bras en moins, je sais même pas ce que vaut l'autre japonais avec un flingue entre les mains ; visiblement il s'en sort pas trop mal. Je reste un putain de réaliste, on a aucune chances de se tirer vivant de se merdier. Je me redresse en grimaçant et cherche cependant une issue ; Je parviens à descendre un gars qui avait le beau gosse en joue et avant que j'ai pu faire quoi que ce soit d'autres, ce dernier me tire à sa suite, entre les différents meubles, les débris au sol et les décorations encore présentes. On parviens par je ne sais quel prodige à se casser par une des fenêtres du premier qui déboule sur un champs de poteries en plein séchage. Nos corps s'écrasent contre la matière encore molle et je sens le japonais qui continue de me tirer à sa suite alors que ma vision se trouble de plus en plus, je sens plus mon bras, je pisse le sang et le goût de celui-ci emplie ma bouche et cogne douloureusement à mes tempes.
Je n'entends plus de bruits de tir tandis qu'on court à travers les rues bondées ; le beau gosse continue de me tenir fermement le bras - celui valide - à m'en faire mal cependant qu'on se fraye un chemin parmi la foule. Les passants crient et s'écartent avec horreur de notre passage alors que ma blessure continue de répandre du sang à mesure que l'on bouge ; je sais même pas où on va, le seul truc que je sais et dont j'ai pris conscience avec horreur c'est que j'ai balancé le lieu de ma piaule au beau gosse avant de rendre les armes. Puis... Le dernier truc que j'ai vu avant de sombrer définitivement dans l'inconscience c'est ce dernier qui braquait une caisse avec l'efficacité d'un professionnel.
A suivre...
Le prochain chapitre amorce donc le rapprochement entre nos deux éphèbes... Miamiaaaa!
