Hello les filles!

Bon, je sais que ce chapitre à mit du temps à arriver... Mais il est là!

Merci à Liz, pour sa correction.

Point de vue de Bella

« Une vengeance trop prompte n'est plus une vengeance ; c'est une riposte. »

J'étais arrivée à l'hôpital depuis une heure environ. J'avais pris soin d'enfiler lentement mon uniforme, de m'attacher les cheveux. J'avais presque compter chaque expiration.

J'étais furieuse, j'avais bien l'intention d'avoir deux ou trois explications de la part de Tanya. Mais je savais pertinemment que les choses tourneraient au fiasco. Elle ne m'en dirait pas autant que voulu… Manipulatrice comme elle l'était… Il allait falloir que je me débrouille autrement. Mais une chose est sûre : elle allait me le payer.

J'avais commencé ma ronde avec un calme effrayant. Concentrée sur ma tâche, j'appliquais les consignes, effectuais quelques diagnostiques précoces et passait rapidement au suivant. J'avais croisé Tanya à deux reprises et j'avais pris soin de ne pas répondre à ses petites attaques sans intérêt. Il ne me restait plus qu'à coincer Mike dans un coin et les choses commenceraient à se calmer. Je savais qu'il n'était qu'un petit chien, un simple pion sur un échiquier.

Il est onze heures lorsque je vois Mike s'enfoncer seul dans l'ascenseur du troisième. Je prends le temps de regarder l'étage sur lequel il a appuyé et je gravis les escaliers comme une folle. Arrivée en haut, j'attends quelques secondes supplémentaires et lorsque les portes s'ouvrent, alors je le repousse à l'intérieur et j'appuie sur tous les boutons pour que les portes se referment et que l'ascenseur marque un temps d'arrêt.

"Bella! Tiens! Une petite fringale sexuelle?!"

Je serre la mâchoire m'approchant plus près de lui encore.

" Écoute-moi bien espèce de crétin… C'est terminé ton petit jeu, tu m'entends? Tu vas me laisser tranquille à partir de maintenant, surtout si tu ne veux pas que tout l'hôpital apprenne que tu as malencontreusement choppé une clamydia et que tu l'as négligemment transmis à plusieurs nanas ici… Est ce tu m'as bien compris?! Si tu continues à me faire chier, je ferai de ta vie un enfer… Ce sera tellement insupportable que tu vas donner ta démission au chef avant la fin de la semaine. C'est clair?"

Je sens la rage bouillir en moi, j'ai une envie irrépressible de lui balancer mon poing au travers du visage mais je réussis tant bien que mal à me retenir. Son visage qui auparavant affichait un air méprisant, est à présent paralysé par la stupeur et je l'espère un peu : par la peur.

Je m'approche à nouveau de lui l'air menaçant (autant que je le peux, à vrai dire) et lui repose à nouveau la question :

"Est-ce que j'ai été assez claire avec toi?"

Il hoche la tête. J'en profite pour réactiver l'ascenseur et retiens un soupir de soulagement jusqu'à ce que je m'en échappe.

La tension crispe encore mes muscles lorsque je reprends ma ronde, passant de patient en patient. J'essaye de me concentrer mais je suis encore furieuse. Je sais que m'occuper de Tanya ne sera pas simple et que les choses ne s'arrangeront pas aussi facilement que je l'espère. J'évite de penser à Edward, bien trop triste pour perdre du temps avec ça, au risque de me mettre à pleurer.

C'est vers la fin de la journée que je tombe enfin sur elle. Elle est attablée seule dans la salle de repos, un magazine people sur les genoux, une lime à ongles dans la main.

Je m'arrête quelques instants, me préparant à ce qui m'attend.

"Qu'est-ce que tu viens faire ici, Bella?" Crache-t-elle.

Je tente de me montrer forte, la colère reprenant le dessus.

"Alors comme ça, j'ai une relation suivie avec Jacob? Nous sommes ensemble depuis longtemps?

-Oh, tu viens donc pour ça? Et bien, ne sois pas hypocrite, Bella. Tout le monde sait que tu fricotes avec n'importe qui, en plus de Jacob!"

Je retiens un cri de fureur et me précipite sur elle, la saisissant par la blouse et la levant de sa chaise. Je sais que je ne devrais pas et qu'il vaudrait mieux pour moi que je me contienne mais je ne peux pas.

"Je vais te faire regretter ça, j'en ai plus qu'assez de toi et de ta jalousie maladive.

-Et qu'est ce qu'elle va faire la sainte nitouche hein? Pauvre petite victime que tu es!"

Je relâche son haut et m'éloigne un peu d'elle.

"La sainte nitouche? Vraiment?"

Elle jubile alors que, moi, je bouillonne littéralement de rage. Ne pouvant plus me retenir, je me redresse et mon poing s'abat sur son nez. Elle se recule et se tient le nez. La douleur dans mes phalanges est fulgurante mais le soulagement que je ressens à cet instant est incroyable.

"MAINTENANT TU TE TIENT LOIN DE MOI ET TU NE T'APPROCHES PLUS DE MOI ESPECE DE MALADE!"

Je profite de l'attroupement qui est en train de se former dans la salle pour m'éclipser, soulagée d'avoir fini mon service et de pouvoir m'enfuir de l'hôpital.