Bonjour à toutes!
Alors j'ai bien pris en compte la review de l'une d'entre vous qui me disait que l'attente était vachement longue pour des chapitres si court. J'ai donc décidé d'agrandir un peu... Manque de bol j'ai eu un soucis puisque je me suis retrouvée sans Béta. J'ai donc du en trouver une de remplacement et attendre sa correction... Merci Flo et Liz, chérie prends ton temps :)
J'ai déjà commencé le suivant, donc dès qu'il est corrige je vous mets çà en ligne.
Je m'excuse pour l'attente et je remercie toutes celles qui me laisse des reviews!
Chapitre huit
Point de vue d'Edward
Lorsque j'étais adolescent, j'ai eu mon premier chagrin d'amour lorsque Zeraphyna, une super métisse avec des jambes infinies m'a quitté pour mon meilleur ami de l'époque. J'ai été malheureux comme les pierres pendant des semaines. Je refusais de me lever pour aller en cours, pour descendre manger… J'ai perdu du poids ce mois là, j'ai été exécrable avec tout le monde, puis ma mère a fini par venir me parler.
Elle m'a expliqué que la vie m'en ferait voir de toutes les couleurs et que même si j'étais triste et que cela me paraissait insurmontable sur le moment, je retomberais amoureux de nouveau. Elle a conclu son monologue en me disant que le temps effaçait toutes les peines. Sur le moment ça ne m'a pas soulagé, mais plusieurs semaines après j'ai fini par me sentir mieux puis par oublier complètement Zeraphyna.
La situation avec Bella est complètement différente. Mais surtout, je ne sais pas vraiment quoi en penser ni comment me sentir. Je n'ai pas confiance en Tanya mais je sais au fond de moi que les choses qu'elle m'adites peuvent tenir la route. Et à vrai dire, ce que je commençais à ressentir pour Bella n'est pas fait pour moi.
Avec les années, j'ai appris que la gente féminine est plus intéressée par l'argent et le physique d'un homme que par ses véritables qualités. Finalement j'ai décidé de ne plus m'attacher à personne et vivre ma vie comme elle vient.
Et puis je suis tombé sur Bella.
Je me suis compliqué la vie en me disant qu'elle en valait la peine et qu'il fallait que je m'accroche , que notre escapade dans l'ascenseur n'était pas qu'un simple hasard et qu'il fallait que je pousse les choses un peu plus loin.
Je me sens trahi. Elle s'est servie de moi, m'a menti et en plus elle trompe son fiancé… Elle n'est définitivement pas une fille pour moi.
Je pétris encore et encore ma pâte, ne réfléchissant pas vraiment sur la suite des évènements lorsque j'entends la porte de derrière s'ouvrir et claquer. Je redresse la tête vers la pendule : 23h57. Il ne peut s'agir que d'une seule personne.
"Alice, qu'est ce que tu fais ici?
-Je viens voir pourquoi tu as loupé le gala de charité des parents?
-Le gala…? MERDE!" J'éructe complètement.
J'ai signé mon arrêt de mort, ma mère va me tuer lors du repas dominical… Ce gala avait une importance capitale pour elle mais je l'ai complètement oublié.
"Maman a tenté tant bien que mal de ne pas hurler en découvrant que tu n'étais pas présent pour les enfants de l'hopital et surtout, que nous n'avions pas de dessert cette année…
-Punaise… Je crois qu'il vaut mieux que je disparaisse…
-Tu sais très bien qu'elle retournerait ciel et terre pour te retrouver lorsqu'elle est furieuse… Mais elle oubliera si tu lui fais ces petits macarons Français qu'elle aime tant." Rit-Alice.
Je ne peux retenir un sourire devant sa perspicacité . Ma mère rafolle des macarons… Des chaussons aux pommes… Et de pleins de patisseries en fait.
"Je lui en apporterai demain matin.
-Tu ferais mieux oui… Alors, raconte moi pourquoi on est cachés ensemble dans cette arrière boutique?
-Il n'y a rien à dire…"
Je me renfrogne mais je ne peux pas me retenir. Parler de Bella et de cette situation sans intêret m'énerve.
"Oh je t'en prie, arrête de faire ta tête de con et déballe! Jasper m'attend!
-Tête de con?!
-Exactement! Tu es peut être l'ainé entre nous deux mais par moment, tu manques vraiment de maturité, un vrai gosse!"
Je reste interdit devant ses paroles, je ne sais pas vraiment quoi lui répondre.
''Alors, tu vas me dire ce qu'il se passe?
-Je viens de te le dire…
-Oh je t'en prie! C'est à cause d'une fille, ça j'en suis sûre.
-Pas du tout!
-Vraiment? Alors pourquoi tu t'acharnes aussi durement sur cette pauvre pâte à pain?
-Mais...Je… RAH ! Très bien!"
Je soupire, bougonne mais finis par lui raconter toute l'histoire, n'omettant aucun détail. Elle m'écoute sans m'interrompre (une grande première pour elle!). Je conclus mon histoire par lui dire à quel point j'en veux à Bella et à quel point je me sens idiot.
"Et bien tu as raison de te sentir idiot! Tu ne verrais pas une vache en plein milieu d'une route, ma parole!
-Woh, attends, qu'est ce que tu veux dire par là ?
-Tu ne vois pas qu'elle s'est littéralement foutue de toi, cette nana?!
-Bien sûr que si, c'est ce que je te dis ! Bella s'est littéralement fichu de moi!"
Elle m'arrache littéralement la pâte des mains et se rapproche dangereusement de moi.
"Pas Bella! SOMBRE CRETIN! Tanya! Elle se fiche de toi! Elle t'a menti et toi tu la crois? J'aurais été Bella, je t'aurais émasculé!
-Tu ne la connais même pas et tu prends déjà sa défense?
-Bon sang, ce que tu peux être borné! Plutôt que d'écouter des on dit sans fondements tu aurais mieux faitde te bouger et d'aller prévenir Bella qu'une folle racontait des conneries sur son compte! Mais tu n'en n'aspas été capable! Tu préfères monter sur tes grands chevaux et tirer des conclusions hâtives. Tu m'énerves, tu sais quoi? Nous nous parlerons de nouveau lorsque tu auras réglé toute cette merde, parce qu'à partir de maintenant jusqu'à nouvel ordre, je ne t'adresse plus la parole!"
Elle repose rageusement la pâte sur mon plan de travail et sort de la cuisine tel une tornade. La porte claque violemment tandis que je reste abasourdi devant sa litanie. Je sais qu'elle tiendra parole et qu'elle ne répondra ni à son téléphone, ni à l'interphone de son immeuble tant que je ne lui dirais pas clairement que je ne suis plus en froid avec Bella.
Le problème, c'est que je me sens furieux, encore plus qu'avant. Je sors la bouteille de rhum du placard sous l'évier et m'en sers un verre avant de balancer ma pâte à la poubelle. J'avale quelques gorgées directement à la bouteille. L'alcool me brûle la gorge et me donne immédiatement un coup de chaud mais ne m'apaise pas. Je me rends bien compte que ce que je suis en train de faire n'a pas lieu d'être mais je ne sais pas comment m'y prendre pour enfin tirer cette maudite histoire au clair.
Je fini par reboucher la bouteille et la ranger. Il est tard et je sais que je n'arriverais plus à rien à présent, il est donc temps que je rentre chez moi. J'enfile ma veste et file vers ma voiture après avoir fermé toutes les portes.
Alors que je claque la porte de ma Camarro, une chanson qui m'obsède passe à la radio, me replongeant malgré mon dans des flash back de la scène de l'ascenseur avec Bella. Je revois son visage, ses lèvres entrouvertes. J'entends encore son souffle erratique, résonner. Je vois encore ses cheveux balayer son visage alors que j'agrippe ses hanches pour accélerer la cadence. J'entends encore sa voix qui murmure mon prénom…
Comment une femme peut m'obséder à ce point après une seule relation? Comment je peux ressentir une telle colère alors que nous n'avons rien vécu de concret à part cette scène dans l'ascenseur? Dès qu'il s'agit d'elle, c'est comme si je ne me contrôlais plus, comme si une partie de moi que je ne connaissais pas jusqu'à maintenant prenait le dessus pour me faire faire des choses sans queue ni tête et pêter les plombs.
J'emprunte la sortie d'autoroute située non loin de l'hopital. J'ai l'impression d'y revenir sans cesse mais il faut que je mette un terme à tout ça. Je pensais que la dernière conversation que nous avions eue était le point final de notre relation mais contrairement à ce que j'espérais la tension qui m'habite ne retombe pas.
Je me gare sur le parking au moment ou les portes de l'hopital s'ouvrent sur la silhouette de Bella qui avance d'un pas pressé vers sa voiture. Mon coeur palpite et je me retiens de justesse de sortir et de lui faire face. Je la vois s'agiter dans sa voiture et frapper rageusement le volant avant de démarrer en trombe. Je suis sa voiture du regard et me décide à la suivre.
Cette fois ci, je suis décidé à l'écouter jusqu'au bout.
