« Aujourd'hui le problème n'est pas
la bombe atomique
mais le cœur des hommes. »
Citation de Albert Einstein
Adossée contre le mur je me réveillais doucement en me rappelant ou j'étais. J'avais fait un magnifique rêve, que je revenais chez moi et que ma mère m'annonçait qu'elle était guérie, mais ce n'était pas le cas. Un poids était contre ma poitrine et je me rappelai que Iris s'était endormie contre moi. En attendant qu'elle se réveille, je regardai autour de moi et aperçus que ce n'était plus l'homme aux yeux verts qui nous surveillait mais Castiel, il m'observait, quand il se rendit compte que je le regardais droit dans les yeux, il détournai sa tête et reprit ses activités. Je crois qu'il écoutait de la musique.
Je la sentis se retirer de mes bras, elle frotta ses yeux et me regarda sans bouger quelques instants, je décidai de prendre la parole.
- Iris que s'est-il passé ?
Elle baissa les yeux face à ma question.
- Ils t'ont fait du mal ?
- Ils m'ont demandé de danser devant des hommes, et ensuite ils ont...
Ses larmes recommencèrent à tomber de ses yeux, mais plus doucement. Je lui pris donc la main pour qu'elle termine sa phrase, une sorte d'encouragement.
- J'ai été en quelques sortes mise aux enchères, comme un objet qu'on doit louer, trois hommes ont payé pour m'avoir un certain nombre d'heure...
Elle dut trouver la force de me dire la suite, car même moi je ne sais pas si j'aurais continué à parler ou de fondre en larmes.
- Le premier à abusé de moi, le deuxième pareille et le troisième à préféré...
Elle prit une grande inspiration.
- me battre avant d'abuser de moi...
Et c'est là qu'elle fond en larme. Je comprends pourquoi Capucine était dans un sale état. C'est encore pire que je ne le croyais, ils sont vraiment ignobles. Je la reprends dans mes bras, et ne préfère pas imaginer combien elle a du souffrir de tout ça.
- Se sont vraiment des monstres, tu as pris une douche ?
Iris hoche la tête de gauche à droite et semble surprise de ma question, je regarde autour de moi en essayant de trouver une solution qui pourrait l'aider moralement. Je sais bien évidement qu'une douche ne va pas régler tous les problèmes, mais ça pourrait la calmer au moins un peu, et se sentir moins sale par rapport à ce que ces hommes ou plutôt « monstres » lui ont fait , et j'en trouve une, je veux dire une solution, mais j'ai une chance sur mille qu'il accepte.
- Castiel !
Il me regarda d'un air surprit et méfiant mais me répond quand même. Heureusement que l'autre qui s'appelle Kentin n'est pas là, je suis sûre qu'il m'aurait ignoré.
- Quoi ?
- Excuse-moi de te déranger mais il n'y aurait pas des douches ici ?
- Pourquoi veux-tu savoir ça ?
- Pour organiser une fête partie dedans !
Je regrettai tout suite d'avoir dit cela, mais bon que veux-tu faire d'autre que de te laver dans une douche ? Déjà que je ne l'aimais pas vraiment, car c'est lui qui s'était sûrement débarrassé du corps de Capucine et qui l'avait mis dans le sac comme un vulgaire objet dont on doit se débarrasser mais en plus si il dit des trucs stupides, c'est impossible que je me contrôle.
- C'est pour faire prendre une douche à Iris, elle en a besoin après tout ce qu'elle a subit, vous ne croyiez pas ?
J'essayai de paraitre le plus innocente possible tout en lançant un regard de défis, et là il prend le téléphone à côté de lui.
- Ouais c'est moi Castiel, y a le défaut qui demande si elle peut faire prendre une douche à celle qui a été louée hier, la rousse.
Il attend quelques secondes, le temps que celui qui est à l'autre bout du fil réponde.
- Ouais ok t'inquiète je gère, c'est pas la première fois qu'une fille demande de prendre une douche.
Il raccroche et s'approche de la cellule en sortant son couteau, il ouvre et nous toise de sa grandeur.
- La première qui tente quoi que ce soit je la fait souffrir avec ce couteau.
Comme si j'avais jamais entendu ça de ma vie. Je crois que ça va être vraiment dur de s'enfuir de cette prison, je promets que je vais vraiment faire prendre une douche à Iris, je ne veux prendre le risque de la perdre aussi bêtement. Je veux être sûre à quatre vingt dix neuf pour cent que l'évasion marchera, heureusement pour moi Iris sait toujours marcher. On sort cote à cote de notre cage et Castiel nous dirige non loin de là, dans une salle de bain, pas super grande, mais assez pour moi. Il ferme donc la porte à clé derrière nous et pointe son coteau vers nous.
- Faites ce que vous avez à faire, vous avez 10 minutes.
Il va donc rester. Je sens le malaise d'Iris, mais je me dis qu'à part la regarder il ne va rien faire d'autre, puisqu'elle est encore utilisable. Je me maudis de penser d'elle de cette manière, mais c'est comme ça que eux pensent, je me tourne donc vers Iris et l'aide donc a se déshabiller, je comprends mieux pourquoi, quand elle est nue devant moi, combien le troisième mec à été violent avec elle, elle a des bleues à beaucoup d'endroits, ça en fait presque peur. Je mets donc le jet en route et elle rentre seule dans la douche, je referme le rideau derrière elle, on ne voit plus que son ombres, ne sachant quoi faire, je m'adosse contre le mur. Ce Castiel me faisait peur certes, mais je ne voulais pas qu'il le voit. Par contre ce qu'il fit je ne m'y attendais pas du tout. Il s'approcha de moi rapidement sans que je n'eus le temps de réagir, le couteau sous ma gorge m'empêcha de crier, je sais que logiquement il ne devrait me faire aucun mal, mais je ne voulais pas courir le risque de me contredire donc je restai immobile. Il s'était placé derrière moi et je sentais son souffle chaud allez de mon cou jusqu'à mon oreille, il me dit dans un murmure :
- Tu sais, il ne faudra pas prendre l'habitude de me parler sur le ton que tu as employé tout à l'heure, cela ne m'a pas plu du tout, et tu sais ce que je fais dans ces cas là ?
Je savais très bien qu'il allait répondre à sa question c'est pour ça que je ne bougeai pas d'un pouce.
- Si tu ne tiens pas à le découvrir, je te propose de ne pas me provoquer.
Je sentis la lame froide me frôler pendant qu'il s'écarta de moi et qu'il reprit sa place initiale. Maintenant il semblait s'ennuyer en attendant qu'Iris sorte de sa douche, je lui tendis une serviette pour qu'elle puisse se sécher dans celle-ci. Quand elle en sortit, je l'aidai à se rhabiller, puis retour vers notre prison.
Peu de temps après, je reconnue Lysandre qui venait d'entrer dans la pièce, un sac en plastique à la main, il entra dans la cellule avec et s'approcha de nous, Iris prit peur et se cacha désespérément derrière moi. Quand je vis ce qu'il y avait dans le sac plastique, je rassura Iris avec un regard, elle se radoucit quand elle vu, elle aussi ce que le sac contenait.
- Mets-toi en sous-vêtements ordonna l'homme aux cheveux gris
Elle obtempéra et je l'aidai car ces bleus lui faisaient toujours mal. Lysandre me donna la pommade, je fus surprise, il voulait que moi je la soigne ? Je n'hésitai pas une seconde et commençai à recouvrir de crème le corps d'Iris, voyant que cela la soulageait je massais pour que la crème pénètre bien la peau. Quand ce fut fait, il ressortit et me laissa le pot, je le mis dans un coin, et nous mangeâmes ce que Kentin nous apporta.
Quelques heures après Lysandre revint mais pour moi cette fois, il m'emmena dans la salle colorée ou Alexy me fit essayer ma tenue de scène on va dire mais avant j'eus le droit de prendre une douche.
Je m'étais préparée moralement, je voulais pas qu'ils regrettent de m'avoir gardé, car à vrai dire ce show était la seule raison pour que je reste en vie. J'avoue que Alexy avait fait un travaille remarquable, même si je la trouvais assez dénudée elle n'en restait pas moins jolie, à la place de toutes les cicatrices, il y avait des traits fins colorés et scintillants qui les dissimulaient vraiment bien. Dans le miroir, je me trouvais presque jolie, je crois que quand il me maquilla, je ne me reconnaissais presque plus dans la glace. Je me trouvais séduisante, sexy, c'était peut-être la première fois que je ressentais ça, j'entendis le garçon aux cheveux bleus parler.
- Alors Lysandre, tu la trouves comment ?
Cette phrase resta en suspens, comme si son avis comptait pour moi. Je me retournai pour le regarder en face, sans lui sourire pour autant, je ne voulais pas qu'il sache que j'attendais sa réponse avec impatience. Il semblait m'admirer même voire plus, mais sa réponse fut d'une indifférence :
- C'est du beau travaille, rien à dire.
Puis il reprit.
- C'est l'heure, il faut y aller.
