« L'amour c'est comme la guerre,
ça commence par une déclaration. »
Je commençai donc à me balancer au rythme du son en essayant de ne pas penser au fait qu'il me regardait d'une bien étrange manière. Je dansai donc pendant de longues minutes, sans vraiment comprendre pourquoi je l'écoutais. Et il arrêta la musique et se leva pour ensuite s'approcher de moi à grands pas. Je reculai jusqu'au mur car cela me faisait peur. Terriblement peur. Car je ne savais pas ce qu'il attendait de moi. Bloquée au mur il se mit face à moi. Quelques millimètres nous séparaient. Il me regardait toujours avec insistance et moi j'étais gênée par ce regard. Je tournai donc les yeux.
- Pourquoi quand tu danse ça me fait autant d'effets alors que d'habitude quand les autres filles le font ça me fait ni chaud ni froid ? Pourquoi l'autre jour quand Iris est morte ça m'a fait tellement de peine de te voire comme ça, si triste, si anéantie, alors que je m'en fou en tant normal ! Pourquoi je pense toujours à toi depuis que je t'ai rencontré. Explique-moi Marine !
En me posant toutes ces questions il me crie presque dessus. Comme si tout ça, il ne le comprenait pas et que ça l'énervait au plus haut point, comme si c'était de ma faute, mais moi-même je ne comprends pas tout ce qu'il a dit, moi-même en ce moment mon cœur bat plus vite, de peur ? Je n'en suis plus si sûre. Je croise son regard qui m'interroge mais je n'ai aucune réponse, surtout que c'est la première fois qu'il dit mon prénom et c'est vrai cela me perturbe car je pensais qu'il ne le savait pas.
- Tu sais comment je m'appelle...
Ses yeux restèrent plongés dans les miens. Il a bien dit que ça lui avait fait de la peine l'autre jour de m'avoir vu si triste ? Qu'il pensait toujours à moi ? Serait-il amoureux de moi ? C'est peut-être la proximité de ses lèvres qui me donne chaud finalement.
- Pourquoi quand je te regarde dans les yeux cela m'apaise... Pourquoi mon cœur bat si vite a cette instant...
Il prend ma main et la pose sur son cœur. Et là je sais qu'il ne ment pas car son cœur bat vachement vite. Encore plus que le miens. Sentir sa main entourée mon poignet me donne quelques frissons. Elle est ferme et chaude ce qui est plutôt agréable. À la place de regarder sa poitrine je monte mon regard vers lui. Il est à quelques centimètres de moi. Je le sens se rapprocher de plus en plus. La prise sur mon poignet se radoucit. Je sens son souffle chaud sur mes lèvres quand son téléphone sonne. Il répond. Je suis encore choquée par ce qui vient de se passer que je remarque trop tard la fenêtre qui est ouverte. Il m'emmène avec lui, laissant derrière moi la seule chance qui s'est présentée à moi depuis tout ce temps, on rentre dans la pièce colorée, et il m'y laisse. Encore imprégnée par ses paroles. Alexy s'avance vers moi, et me salut, Lysandre n'est pas là, pour la première fois.
- Il est ou Lysandre ?
- Il est partit chercher une fille...
- Ah...
Ce fut dans le silence total qu'on fit ce qu'on avait à faire, c'est-à-dire me préparer, me maquiller et danser. Quand je retournai dans ma cellule accompagnée de Castiel, ce fut avec un certain malaise que je marchai à ses côtés, ne savant pas vraiment comment réagir face à ses paroles. Mais lui, il réagissait comme si tout ça, ne c'était pas vraiment passé. Je repensais à tout ce qu'il m'avait dit. À ce qu'il venait de se passer, et je ne comprenais pas. J'avais été tellement imprégnée par lui que je n'avais même pas vu la fenêtre qui était ouverte.
Debrah m'ignorait toujours. On peut dire que j'étais toujours seule dans la prison depuis quelques jours, je crois ? Quand je vis une métisse passer la porte, et finir enfermée avec nous, je me levai pour l'aider à se relever.
- Merci ptiote, on est ou ici ?
Un peu vexée par le surnom mais comprenant bien vite que cela n'avait rien de méchant je répondis d'un air gêné :
- Bah en gros, on est dans une prison.
-Quoi ?
- Il y a des mecs qui abusent de nous pour de l'argent, on est des marchandises quoi.
-Ah...
- Désolée de te l'apprendre... Je m'appelle Marine.
-Désolée pour toi aussi Marine, moi c'est Kim.
On en resta là, fallait bien lui laisser le temps de digérer ça, moi-même j'avais encore du mal à suivre ce qui se passait. Kim essaya de parler à Debrah mais celle-ci n'en avait absolument rien à faire d'elle, du coup Kim vint s'asseoir à côté de moi.
- Elle est malpolie celle-là.
- Et encore, t'as pas entendu sa mélodieuse voix.
On rigola à la blague ensemble, à vrai dire cela faisait bien longtemps que je n'avais pas rigolé comme ça, et c'est vrai que ça me faisait du bien. La malpolie décida enfin de nous parler.
- Oh toi l'imparfaite tu peux te taire ! Tu peux toujours parler de ma voix mais moi au moins j'ai un corps un temps soit peu normal.
Je restai crissée sur sa remarque désagréable.
- Normal ? Tu t'es regardé dans un miroir avant de la critiquer au moins ?
Elle ne répondit pas mais fit mine d'être affligée par ce que Kim venait de dire. Je la remerciai du regard. Peu de temps après, Castiel vint me chercher. Depuis la dernière fois, on peut dire que j'étais un peu gênée de me retrouver seule avec lui, juste avant de me faire passer dans une porte qui m'était inconnue. Je passe dans celle-ci mais il ne rentre pas avec moi, par contre dans cette pièce je vois un lit, et sur ce lit, je vois Dake torse nu. Je redoutais cet instant ou je devrais encore une fois me confronter à lui, il se lève et s'avance jusqu'à moi.
- Je t'avais bien dit que je trouverai un moyen pour que tu accepte de coucher avec moi.
Il laisse quelques secondes s'écouler avant de reprendre.
- et j'en ai trouvé un, je te laisse donc le choix.
Je m'attends au pire, car je sais qu'il va me faire un choix impossible pour que je puisse allez dans ce lit avec lui.
- J'avoue que ma première tentative n'était pas géniale, donc tu as le choix entre coucher avec moi et de laisser la vie sauve à la nouvelle métisse avec qui tu as fait un peu connaissance je crois, ou soit tu décline et je la tue devant toi.
Je réfléchie quelques secondes, et je suis sûre qu'il ment, ou qu'il ne va pas faire ce qu'il a dit.
- Comment être sûre que ce que vous dites est sincère ?
- De toute manière tu n'as pas le choix, j'ai beaucoup trop envie de toi pour attendre.
J'essayai de le détourner mais il m'attrape par le bras et me balance sur le lit. J'essayai de reculer mais il est déjà au dessus de moi, près à vraiment le faire cette fois, sans me laisser d'alternative, il se jette sur moi comme si j'étais un vulgaire morceau de viande. Il recommence à m'embrasser même si je n'aime pas ça. Ses mains me dégoutent à caresser mon corps ainsi. J'ai presque envie de vomir Mais cette fois il me parle, avec des mots aussi vulgaires que la dernières fois. Et il me dit aussi que si je veux qu'il arrête de m'insulter. Il faut que je me laisse faire. Mais ce n'est pas possible car mon âme et mon corps le rejettent et n'en veulent pas. Mais ça ne l'empêche pas continuer à aller plus loin. Il jure que si je n'arrête pas de me débattre il tuera Kim. Cette pensée me fit froid dans le dos, étant fatiguée de me battre, je l'écoutai enfin mais me jura intérieurement que je me vengerai un jour ou l'autre.
Apres avoir dansé devant tout le monde. Je m'étais posée devant le miroir et m'étais longuement regardé, de la pointe de mes cheveux jusqu'à la racine. Ils avaient poussé depuis que j'étais arrivée ici, mais en faite depuis combien de temps j'étais ici ? Je n'ai pas la moindre idée, 1 mois ? 3 mois ? 6 mois ? je n'en sais rien, je savais juste les choses les plus importantes, les choses que je ne devais et pouvais pas oublier, déjà Iris et Capucine, ensuite Dake. Je détestais ce qu'il m'avait fait et malgré le faite que j'avais peur de lui, je le haïssait et avais décidé qu'un jours il regretterait, il m'avait fait mal, mais je ne lui avait pas montré à cette ordure. Les larmes me montèrent aux yeux, j'avais oublié la présence de Lysandre à mes cotés. Alexy était de plus en plus souvent absent ces derniers temps, son sourire sincère me manquait, je baissai la tête étant donné que c'était trop tard pour que j'arrête de pleurer, et laissa donc les larmes tomber par terre.
- C'est bon ?
J'essayai de me calmer un peu avant de lui répondre.
- Je m'habille et c'est bon...
Je priai pour qu'il n'ait pas remarqué que ma voix était inhabituelle. Je me lève et me dirige vers le paravent, mais il se met pile sur mon chemin.
