" Vous savez, on peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres ... Il suffit de se souvenir d'allumer la lumière. "

Citation venant du film "Harry Potter"


- Pourquoi je te tuerai idiote ?

J'essaye de me lever mais son couteau est en dessous de ma gorge. J'ai juste à bouger, et tout est fini. Mais il comprend bien vite ce que je veux faire et le range. Puis il s'assoit à côté de moi et me regarde.

- Pourquoi tu veux mourir ? Tu ne veux plus te battre ?

Je me sens mal à l'aise face à sa question. Je baisse donc les yeux, et y réponds finalement après quelques secondes.

- J'en peux plus... J'en ai marre de voir mourir tout mes espoirs... Je n'ai plus la force de continuer. Alors tue-moi s'il te plait, je t'en supplie Castiel...

C'est bon, je me mets à pleurer encore une fois. C'est impossible à contrôler. C'est un ouragan de larmes qui sort de mes yeux. Mon cœur se déchire encore une fois et ça fait mal. Et là, je sens deux bras m'enlacer. Il met ma tête contre sa poitrine et me serre contre lui. Son odeur emplie mes narines. Je m'accroche à lui et me blottie dans ses bras si réconfortants. Il n'est peut-être pas si mauvais que ça ? Je continue à pleurer sur sa veste en cuir. Tout se bascule. Mes doutes et mes souvenirs refont surface avec plus de force. J'ai mal. Je le sens me bercer. Et je me rends compte de celui qui est train de me consoler. Je ne sais pas si je dois le détester ou l'aimer ?Quand je me suis enfin calmée, je me retire de ses bras protecteurs sans oser le regarder. Mais avec ses doigts il me prend le menton pour me faire face. Je rencontre son regard, ses yeux gris d'acier, impénétrables, froids. Mais ils changent du tout au tout devenant doux, compatissants, amoureux...
Et c'est là qu'il m'embrasse tendrement. Sans me forcer. Me laissant la possibilité d'arrêter tout de suite. Mais je n'en avais pas envie. Ce baiser me vivifiat. Il me redonna presque vie. Il donnait la chaleur que je manquais depuis un bon moment. Je me laissai submergée par la suite, n'ayant pas envie que cette bouffer d'air s'arrête. Il alla toujours plus loin. Je sentais ses mains découvrir mon corps. Ses baisers jouèrent au même jeu. Cela était agréable. Ne sachant comment je me trouvai sous lui, à moitié nue. Mes mains passèrent sur les muscles de tout son corps. Touchant parfois quelques cicatrices du passé. Tout cela se passa sans un bruit, seuls les gestes comptaient, seul le moment présent dominait tout le reste.

Nous étions tous les deux dans le lit. J'avais honte de ce que j'avais fait et n'osais plus bouger ni parler. J'avais couché délibérément avec l'homme qui m'avait enlevé. Comment expliquer cela ? J'essaye justement d'y répondre. Mais ne trouve rien de logique dans ce que je venais de faire. En repensant à ses mains caressant mon corps j'eus un frisson. Lui non plus ne disait rien. Seule sa respiration m'indiquait qu'il était toujours là. Au bout d'un certain moment, j'entendis sa voix résonner dans la pièce.

- Il faut que je te ramène rhabille-toi.

Je le fais donc en essayant de retrouver mes habits qui ont été éparpillés dans la pièce. C'est dans le silence qu'il m'a ramené dans la prison. Puis il alla s'asseoir à son observatoire sans oser me regarder. Et moi je me pose encore et toujours des questions. Je repense à la chaleur de son corps contre le miens. À son odeur. À ses yeux qui m'ont fixée jusqu'au bout de l'acte avant qu'on s'écroule sur le lit. À ses mains rugueuses caressant ma peau encore et encore. À sa bouche sur la mienne. À cette envie folle de lui. On avait fait l'amour et j'avais aimé ça. Ce qui bousculait tout ce que j'avais pensé jusqu'ici. Je croyais que les femmes simulaient la plupart du temps. Qu'on ne pouvait pas ressentir quelque chose d'aussi fort. Qu'on ne prenait tout simplement aucun plaisir à faire cela. Et je m'étais trompée. Mais est-ce-que je voulais qu'il recommence ? Je ne sais pas. J'avais deux sentiments contradictoires à son égard. Ma tête ne voulait pas mais mon corps désirait beaucoup plus de lui.
Je m'allongeai sur le matelas. J'étais tellement fatiguée par tous ces événements que je m'endormis sans grande difficulté.

Quand je me réveillai je découvris que rien n'avait vraiment changé. Castiel était toujours là mais il m'observait. Je n'osai pas soutenir son regard. Je sentis ensuite quelque chose de liquide couler le long de mon intimité. J'allai directement dans les toilettes et regarda ce que c'était. Mes règles étaient enfin arrivées. Elles étaient devenues irrégulières depuis que j'étais arrivée ici. On dit que les chocs contribuent à ça. Et je pense que c'est vrai. Je pris une serviette posée à côté du papier WC. Heureusement qu'ils ne nous négligeaient pas de ce côté-là. Et je la disposai comme il le faut.
Je retournai m'allonger sur le matelas. Et me demanda combien de filles avaient dormies sur celui-ci. Ce qu'elles ont ressentit. Me ressemblaient-elles ? Je fus interrompue par l'arrivée de Debrah. Son visage méconnaissable. Elle avait des blessures sur celui-ci. Elle était suivie de Kentin qui la lâcha sans remords par terre dès qu'elle fut entrée complètement dans la cage. Arriva ensuite l'homme aux yeux vairons. Il passa devant moi sans me regarder et alla soigner correctement Debrah. Je me doutais bien qu'elle n'allait pas rester longtemps encore dans cet endroit. Que sa fin était proche. J'avais de la compassion et de la pitié pour elle. Elle avait beau être désagréable avec moi. Je ne pouvais m'empêcher de penser qu'elle ne méritait pas ça. Personne ne mérite un sort aussi cruel. Ses réactions de rejet étaient sûrement de la peur. Voulant à tout prix s'éloigner de ce cauchemar car à vrai dire j'en faisais parti.

On était en train de manger, Debrah et moi quand on l'entendit. Ce bruit qu'on redoute toute les deux. Qui nous effraie. Un bruit sourd. Même si il a duré une seconde. Ça été comme si un avion passait au dessus de nos têtes. Impossible de l'ignorer. Castiel prit son couteau et partit en direction de ce bruit qui nous a laissé frigorifiées. Quelqu'un venait de tirer une balle avec un pistolet. À force je savais quel son il avait. On attendit un certains temps sans personne pour nous surveiller. Et j'ai voulu tenter le coup. C'est dans un murmure que je décidai de parler à Debrah :

- Debrah, surveille si quelqu'un arrive.
- D'accord. Dit-elle d'une voix tremblante.

Elle se leva et se plaça de la meilleure façon qui soit pour voir si quelqu'un venait nous voire. J'allai à la grille et essaya de l'ouvrir. Elle était fermée. De l'autre côté de celle-ci je vis quelque chose en relief. Je tendis mon bras et avec ma main je l'attrapai. C'était une épingle à cheveux. Vous savez, dans les films il prenne toujours quelques chose dans le genre quand ils sont prisonniers. Mais est-ce-que dans la vraie vie ça marchait vraiment ? Je n'eus pas le temps d'essayer :

- Quelqu'un arrive !

Ces mots dits on se précipita s'asseoir là ou on était avant. Kentin entra et se plaça confortablement sur la chaise. Sans se préoccuper par l'événement précédent. Je restais perplexe. Que s'était- il passé ? Ce Business commence à mal tourner ? J'avoue que dans ce milieu là, on ne peut avoir confiance en personne. Quelques heures après, Lysandre vint me chercher en personne pour mon show, cette fois Alexy était là. J'étais avec lui quand j'étais en train de me démaquiller. Lysandre parlait avec Dake. Étant curieuse par nature. Je posai la question à l'homme aux cheveux bleus :

- Alexy, il s'est passé quoi tout à l'heure ?
- Comment ça ?
- Le coup de feu ?

Il sembla hésiter à me le dire. Mais se rendant compte que ça ne servait à rien de me le cacher il me déballa tout le sujet.

- Quelqu'un a tué le blondinet, Nathaniel je crois ?