Note de l'auteur : Hello !
Je me demandais si je continué cette histoire ou non, car je n'ai eu aucun retour de commentaire dessus ?
Est-ce que cette histoire est trop complexe ? Ou trop simpliste ? Dites-moi ce que vous en penser ?
Rappel : Je ne possède pas TMNT.
Chapitre 2
Erreur
Au début, la soirée s'était déroulée comme d'habitude. Il avait regardé les moniteurs de surveillance et ne voyant rien de changer, il partit s'occuper de la coupe de ses bonsaïs. Il s'était ensuite installé devant les moniteurs avec un livre. Il ne s'aperçut du mouvement sur le moniteur que bien plus tard. Il s'écria en voyant la créature qui disparue de son écran. Il l'avait loupée et allait devoir se contenter des enregistrements. Il s'apprêta à stopper l'enregistrement quand il remarqua une ombre, il s'approcha de l'écran et il se réjouit en reconnaissant la forme de la tortue couchée à plat ventre au sol. Elle regardait un raton laveur qui s'abreuver à l'étang.
Il sourit triomphalement, enfin il pourrait l'observer en temps réel.
Il avait attendu des jours avant sa nouvelle apparition et il était enfin récompensé de sa patience. Il épia tous les mouvements de la créature. Il ne se lassait pas de la voir bouger, elle était si belle, si gracieuse. Il avait regardé en boucle les seules bandes qu'il avait d'elle jusqu'à les connaitre par cœur.
Alors il vit la tortue assise au sol, ses bras enlaçant ses jambes et les yeux levés au ciel dans une attitude suppliante comme si elle portait un poids trop lourd. Il ne pouvait pas dire si elle pleurait mais il en avait la certitude. « Je vais te sauver, je vais t'aider… »
Il avait lu tous les livres disponibles sur les tortues et les créatures mythologies. D'après ce qu'il avait vu et compris, il savait maintenant qu'il était le seul au monde à pouvoir aider cette créature fabuleuse qui rechercher sa protection. Il regarda tendrement la tortue humanoïde qui s'avançait dans l'eau. Il appuya sur le bouton de la télécommande du piège qu'il avait préparé pour elle. Il se leva et se dirigea vers l'étang de son pas le plus rapide.
La tortue flottait la tête dans l'eau. Seule sa carapace apparaissait hors de l'eau telle une petite île. Il dut nager avec ses vêtements pour aller la rejoindre le plus vite possible, mais s'en ficher royalement. Seul compter pour lui de s'assurer qu'elle allait bien. Il repoussa le piège qui avait délivré son unique charge électrique et ne représentait plus aucun risque pour lui maintenant. D'autres créatures aquatiques flottées à la surface, mortes. La décharge électrique avait été mortelle pour elles, mais normalement sans risque pour un être du gabarit de la tortue. Il l'attrapa par le rebord de sa carapace et la retourna. Le petit soupir qu'elle poussa le rassura, elle respirait.
À la lumière de la lune, il put enfin admirer la couleur et les traits de la tortue qui l'avait tant captivée. Il l'attira contre lui et la porta dans ses bras jusqu'au rivage. Il l'y déposa en douceur et alla chercher les affaires que la tortue avait cachées dans le buisson. Il passa le sac de sport en bandoulière et reviens ensuite vers la créature pour l'amener en sécurité dans la pièce qu'il avait aménagé pour elle.
Jusqu'ici tout se passer comme il l'avait prévu.
Il l'installa dans la chambre et avait examiné avec attention la tortue à la lumière.
Elle semblait jeune, sa peau était d'une superbe couleur vert olive satinée et douce au toucher, sans écailles. Elle avait trois doigts à chaque main et au pied. Elle n'était pas très grande, peut-être mesurait-elle entre 1m50 et 1m60. Ce qui ne l'empêchait pas d'avoir de longues jambes fuselées. Elle avait un plastron qui se fondait sur chaque côté de son ventre, laissant apparentes ses côtes et ses flans. Sa taille était fine et svelte.
L'homme suivit les contours de la plaque de kératine du ventre du bout des doigts pour descendre jusqu'au bas ventre. Il remarqua que la plaque devenait plus tendre et douce en cet endroit et qu'elle encadrait comme une culotte des fesses parfaitement rondes. L'adorable queue dorsale entre ses cuisses attira son attention, il la saisit pour la caresser tout en l'étudiant. Il sourit quand il trouva le cloaque, son sourire s'élargie davantage quand il vit que le pli était placé entre les fesses. D'après ses livres, c'était une femelle. Sa carapace était beaucoup moins grosse que ce qu'il avait cru et sembler plus flexible que celle qu'on normalement les tortues, tout en gardant sa solidité.
Il hésita un moment avant de soulever une paupière pour voir la couleur de ses yeux. Ils étaient d'une douce couleur brun foncée, il pouvait même dire qu'ils étaient couleur chocolat pour être plus précis. Il observa son visage pour ni trouver aucun nez, ni sourcils. Mais son museau était profilé lui donnant des lèvres ainsi que la symétrie ovale d'un visage humain. La plupart des expressions faciales qu'il avait pu observer chez elle était assez proche de ce que l'on voit chez un être humain.
Il grimaça en remarqua les lèvres fendues et des traces de meurtrissure sur son visage. Était-ce pour ça qu'elle pleurait ?
Il était sûr qu'elle était intelligente, mais dans quelle mesure ? Son sac de sport contenant diverses pièces électroniques, des outils pour assembler et démontrer des structures. Ainsi que différents appareils dont il n'arrivait pas à définir l'utilité.
Il y avait enfin le foulard violet qui sembler plutôt être un masque, des protections de coudes et de genoux ainsi qu'un étrange bâton de marche.
Après son inventaire, l'homme tira une chaise et s'installa pour veiller la tortue dans son sommeil.
Il fut réveillé en sursaut par un bruit étrange, semblant provenir de ce truc en forme de carapace dans le sac de sport. Il le saisit et l'appareil coulissa. Il le regarda en tous sens, ne sachant pas à quoi ça sert.
« Qu'est-ce c'est que ce truc ? Je l'ai ouvert ou quoi ? » Marmonna-t-il à lui-même, puis il reconnut le cadran de numérotation d'un téléphone. Il le jeta à terre et le brisa à coup de pied. Quand il fut sûr que le téléphone était hors d'usage, il prit les morceaux et les jeta à la poubelle.
Il l'entendit alors. C'était doux au début puis ça augmenta jusqu'à ce qu'il reconnaisse que c'était le son une voix. Il regarda la tortue endormie qui était maintenant en train de chercher à s'échappait d'un horrible cauchemar. Elle supplia et appela d'une voix douce et angoissée.
« Chut ! Calme-toi ma chérie, je suis là ! » Lui dit-il en se rapprochant d'elle, sa présence sembla la faire paniquée encore plus car elle se mit à sangloter et appela. « Père ! »
Il se pencha sur elle. Sentant sa présence, elle chercha à s'éloigner de lui et se débattit quand il chercha à la toucher. « À l'aide… Je vous en prie… Ne me laissez pas seul… Pitié… »
Il arriva à la ceinturée en la prenant dans ses bras et essaya de la cajolée en lui caressant la carapace. « Non… Je ne veux pas être seul… Aidez-moi… » Sanglota la tortue.
Il continua à caresser sa carapace, ce qui sembla avoir un effet apaisant sur elle, car elle qui finit par sombrer à nouveau dans le sommeil.
« Je vais m'occuper de toi, tu ne seras plus seule, plus jamais. » Murmura l'homme en souriant tendrement à la tortue endormie dans ses bras.
Donatello était fatigué, si fatiguer…
« Je pense que j'ai dû encore attraper un rhume, je suis courbaturé de partout. »
Il essaya de bouger mais grogna de douleur.
« Je ne pense pas que je vais pouvoir me lever, j'espère que Sensei ne va pas s'inquiéter. »
Il sentit un linge humide se déplacer sur son front et le long de son visage.
« Zut ! J'ai dû délirer dans mon sommeil et quelqu'un est venu s'occuper de moi. Je me demande si c'est Sensei ? »
Il sentit le linge s'enlever de son visage, un bruit d'eau, puis à nouveau le linge frais sur son front. Il fronça les sourcils, la sensation de la main était différente de d'habitude. Il ouvrit lentement les yeux pour voir la main qui baigner sa joue. C'était une grande main à cinq doigts. Il se redressa violemment, chassa la main d'un revers et s'éloigna le plus loin possible de l'être humain. Sa carapace claqua brusquement dans le mur, l'empêchant d'aller plus loin.
« Calme-toi ! Calme-toi ! » Dit l'homme qui montra qu'il ne lui voulait pas de mal en s'éloignant de lui et en gardant ses mains en évidence.
« Je m'appelle Anthony, Anthony James Fergesson. Je vous ai trouvé flottant dans mon étang. » Donatello regarda l'homme avec attention. Il devait avoir entre quarante et cinquante ans, ses cheveux étaient bruns mi-longs et les tempes légèrement grisonnantes. Les contours de son visage était tranchant et sans trace de barbe. Sur son nez cassé, trôner une paire de lunette destinée à la lecture d'après leur forme. Derrière les verres, des yeux couleur noisette l'observer. L'homme avait une grande taille, sans doute dans les 1m80, sa corpulence indiquée que c'est un sportif régulier. Il portait une chemise à carreaux retroussée sur ses avant-bras musclés et un jean de travail.
« C'est donc lui le propriétaire de l'insula pace. Merde ! Je ne pourrais plus jamais venir ici après ça ! Mais cet homme s'est occupé de moi, pourquoi ? Je ne lui fais pas peur ? » Donatello resta coller contre le mur, ses jambes plier devant lui, le seul signe de sa concentration se voyait par le faite qu'il se mordait la lèvre inférieure.
L'homme qui s'était présenté comme Anthony James Fergesson ne bougea pas, semblant attendre un signe de sa part. Donatello avala sa salive pour faire descendre la boule dans sa gorge et demanda. « Pourquoi vous m'avez aidé ? »
L'homme se détendit quand il parla et s'approcha, provoquant à la tortue adolescente de se raidir. Fergesson leva plus haut les mains et montra la chaise près du lit. « Je peux m'asseoir ? » Demanda-t-il poliment.
Donatello acquiesça lentement et ne le lâcha pas des yeux quand il s'assit. Alors que l'humain lui répondit. « Vous aviez besoin d'aide non ? »
L'adolescent réfléchit, il ne se rappelait pas ce qu'il lui était arrivé dans l'étang, seulement le bruit de quelque chose qui tombe dans l'eau et la douleur. Il fixa l'homme dans les yeux et lui dit poliment. « Je vous remercie de votre aide Monsieur Fergesson, c'est la première fois que je rencontre un homme qui m'aide sans avoir peur de moi. »
L'homme lui sourit et se pencha un peu en avant, tapotant le matelas de ses doigts. « Je n'ai fait que ce qu'il fallait. C'est normal d'aider quelqu'un qui est dans le besoin. »
Donatello hocha de la tête à la réponse logique avant de dire. « Je ne me rappelle pas avoir crié, comment avez-vous su que j'étais là-bas ? »
Fergesson se crispa légèrement avant de dire. « J'avais décidé de me promener un peu ce soir-là. »
« Alors, vous avez décidé de sortir vous promenez, ce soir-là exactement ? » Demanda l'adolescent soudain soupçonneux.
« Oui, c'était une belle nuit pour ça. Et vous, que faisiez-vous dans mon étang ? » Lui répondit l'homme.
Le changement de conversation surpris Donatello, qui gêner de s'être fait prendre en flagrant délit de violation de propriété, commença à rougir en repensant qu'il était dans une situation délicate.
« Je… Je suis désolé… Il m'arrive parfois de venir ici pour être tranquille et m'isoler un peu. Votre étang me sert depuis quelques mois comme sanctuaire quand la tension dans mon clan augmente trop. » Il se tut, ne voulant pas donner plus de détail sur sa famille.
« Votre clan ? Vous voulez dire comme une tribu ? » Une image d'êtres primitifs et brutaux s'imposa à l'esprit d'Anthony.
« C'est comme ça que ma famille se définit. » Expliqua Donatello.
« Et donc, quand votre famille s'en prend à vous, vous vous réfugiez là-bas, dans mon étang ? » Demanda l'homme avec une voix inquiète.
Donatello s'énerva contre lui. « Mon clan ne s'en prend pas à moi ! On est une famille ! Il y a parfois des bagarres. Mais je sais me défendre s'il le faut ! »
Fergesson secoua la tête et se leva, l'adolescent se pressa contre le mur prêt à frapper quand il vit qu'il se penchait sur lui. « Je vois sur votre visage des traces de coups. »
Donatello resta figer un moment en se rappelant qui lui avait fait ça. Il tressaillit quand il sentit les doigts rugueux sur sa lèvre meurtrie pressant doucement sa blessure, il regarda les yeux noisette qui étaient maintenant trop proche de lui à son goût.
« Ce n'est rien, juste mon frère qui a perdu le contrôle. C'était un accident. » Dit-il en repoussant la main. Il glissa le long du mur pour sortir par le bas du lit sans trop de difficulté et se leva pour attraper son sac de sport. « Attend un peu ! Je l'avais caché sous des buissons. Pour le trouver, il fallait savoir où cherchez ! » S'écria-t-il intérieurement.
Fergesson était assis sur le bord du lit et l'observa en disant. « Ils sont un danger pour vous, votre famille comme vous dites, vous oppresse tellement que vous avez besoin d'un lieu pour vous protégez de leur attaque ! »
Donatello se tourna vers lui en tenant son sac. Tout en se repliant lentement vers la porte toute proche, il lui demanda. « Dites-moi, vous ne trouvez pas bizarre que je m'évanouisse dans votre étang exactement le seul soir ou vous décidez de sortir ? Moi, je trouve ça très étrange Monsieur Fergesson ! Comment avez-vous su que j'avais besoin d'aide ? Est-ce que j'ai raison de penser que vous avez manigancé tout ça ? Comment avez-vous su que mon sac était caché dans les buissons ? Normalement personne n'aurait pu le trouver, sauf si vous saviez quoi et où chercher ! »
Anthony secoua la tête à l'accusation. « Je ne veux que votre bien, je veux devenir votre ami c'est tout. Vous n'avez rien à craindre de moi. »
Il regarda la tortue qui avait entre ouvert la porte, prête à s'enfuir. Il fallait la rassurer, la convaincre qu'elle ne risquait rien auprès de lui, qu'il pouvait la protéger. « Si vous ne me croyez pas, je ne peux rien faire de plus pour vous convaincre de mon honnêteté. Mais si vous voulez encore revenir pour utiliser l'étang, je vous donne mon autorisation. Vous pouvez revenir quand vous voulez et peut être alors deviendrons nous ami. »
Anthony eut la satisfaction de voir la tortue le regarder avec surprise. Mais son cœur coula quand elle secoua la tête, rejetant sa proposition.
« Je ne pourrais probablement pas… Mon clan à des règles assez strictes. Je suis désolé… Merci pour tout ce que vous avez fait pour moi. » Donatello se courba pour le saluer et se retourna vers la porte.
« Attendez ! » La voix de Fergesson était tellement suppliante que Donatello le regarda par-dessus son épaule. « Je peux au moins vous proposez à manger ? À moins que vous deviez absolument rejoindre votre clan et obéir à leur règle. » Lança l'homme avec une pointe d'arrogance qui énerva l'adolescent.
« Ces règles sont faite pour notre sécurité ! » Protesta la tortue.
« Et c'est pour ça que vous avez bravé ces règles pour vous trouver un sanctuaire chez moi ? Vous saviez que vous finiriez par me rencontrer en venant ici, non ? N'avez-vous pas cherché à me rencontrer inconsciemment ? »
Donatello ouvrit la bouche et la referma pour réfléchir aux paroles de l'homme.
Oui, il savait que le parc et l'étang était la propriété de quelqu'un.
Est-ce qu'il pensait rencontrer cette personne un jour ?
Peut-être, il avait pris en compte cette possibilité quand il a décidé de venir ici plus souvent.
L'adolescent soupira, Monsieur Fergesson avait raison. Inconsciemment, il avait cherché à faire cette rencontre. Avoir quelqu'un d'autre que les membres de sa famille à qui parler, il regarda plus attentivement l'humain qui essayer sincèrement d'être amical avec lui. Mais il sentait son instinct le pousser à quitter cet endroit le plus vite possible.
L'homme dut sentir qui avait touché juste, car il se leva et vient dans sa direction avant de s'arrêter à quelques pas de lui. Avec douceur, il lui toucha l'épaule. « Écoutez, il est 11 h du matin. Prenez le brunch avec moi, vous déciderez après. »
Touché par l'argument, Donatello décida d'ignorer son instinct et de voir comment ça allait se passer avec cet homme avant de prendre une décision finale.
L'adolescent mutant avait remis ses protections, son masque et son Bo tout en observant l'homme nommé Anthony James Fergesson pendant qu'il confectionnait le brunch. Toasts, œufs au plat, salade et bacon. Il avait fait aussi du café pour lui et proposa du jus de fruit à Donatello qui accepta poliment le verre, mais loucha avec envie sur le café.
L'humain sembla honnête dans sa proposition, car il ne chercha pas à l'influencer sur sa décision et n'aborda plus le sujet de sa famille. Ils parlèrent de sujet anodin comme la politique d'actualité qui les conduisit à débattre de la politique au sens large, puis ils abordèrent les philosophes tel qu'Aristote, Socrate, Platon, Emmanuel Kant. Ils en étaient arrivés à René Descartes quand Donatello se mit à bailler.
Monsieur Fergesson avait fini son assiette depuis longtemps, écoutant avec intérêt ce que lui raconter l'adolescent, intervenant sur certain sujet pour donner son opinion. Donatello se sentit gêné en se rendant compte qu'il avait monopolisé la conversation. « Je suis désolé, je dois vous ennuyez avec tout ça. »
L'homme secoua la tête. « Pas du tout. Je suis admiratif que vous en saviez autant. Mais je me demandais… Quel âge avez-vous ? »
Le génie rougit au compliment en répondant. « J'ai 14 ans. »
Anthony le regarda avec les yeux ronds et répéta éberlué. « 14 ans ! Waouh ! Je ne vous voyez pas aussi jeune. Vous en savez autant alors que vous êtes aussi jeune. Vous devez être un vrai génie ! »
Donatello acquiesça timidement. « Je ne sais pas combien j'ai de Q.I., mais je m'occupe de tout inventer et de créer ce qui nous est nécessaire. Je faisais déjà des arithmétiques de collège quand j'avais 7 ans et je trouvais ça ennuyeux. J'en suis maintenant à l'arithmétique des polynômes et celle tridimensionnelle, c'est beaucoup plus intéressant. »
L'homme se laissa tomber sur son dossier de chaise, il regarda avec un regain d'intérêt et d'admiration la jeune tortue adolescente. Celle-ci baillât de nouveau et sentit ses yeux se fermer tous seuls. Lorsque sa tête chuta violemment en avant, l'adolescent la secoua pour s'éclaircir l'esprit mais la sensation de lassitude persistée.
« Vous semblez fatiguée ? Est vous sûre d'être en état de partir ? »
Donatello se leva en titubant. « C'est bon, je dois vraiment y aller maintenant. Ils vont s'inquiéter. »
Fergesson s'approcha et attrapa la tortue sous un bras pour l'aider à marcher. « Vous allez rire. Mais je viens de me rendre compte que nous avons fait connaissance. Mais je ne connais même pas votre nom ? »
Le mutant regarda le chemin que lui faisait prendre l'humain, il le ramenait vers la chambre !
L'adolescent se débattit, essayant de faire lâcher les mains fortes qui avaient une emprise parfaite sur lui. Donatello redoubla ses efforts pour réussit à le griffer sur une main et à le frapper au menton, pour le faire lâcher sa prise sur lui.
La tortue en profita pour s'éloigner de l'homme et dégainer son Bo.
Fergesson se massa la mâchoire et se contenta de le regarder sans bouger. Donatello sentit le monde tanguer violemment autour de lui, en même temps qu'une vague insidieuse de sommeil indésirable le fit tituber. « Qu'est c-e… Qui m'arr-ive ? »
L'humain lui répondit sans bouger de sa place. « Somnifère. J'en ai glissé dans votre jus de fruit pendant que vous vous habillez. »
Le Bo glissa des mains engourdies de Donatello, il se pencha précipitamment pour le ramasser. Un vertige le fit atterrir à quatre pattes, il secoua la tête pour chasser la fatigue. Il sentit les mains d'Anthony l'attrapant avec une étonnante douceur et l'amener en position assise au sol.
L'homme prit le menton de la jeune tortue mutante dans sa main. Les yeux chocolat chaud embrumés de fatigue regardèrent ceux noisette d'Anthony. Ce dernier lui dit d'un ton tendre en caressant sa joue du pouce. « J'aimerai tant savoir votre prénom, mais je suppose que je l'apprendrai plus tard. »
L'humain se releva en portant Donatello dans ses bras, celui-ci ne lutta plus contre lui mais contre le sommeil pour rester éveillé. Il amena l'adolescent tortue dans la chambre et le déposa en douceur sur le lit, lui caressant le front avec tendresse. « Maintenant votre famille c'est moi, nous allons apprendre à nous connaître très rapidement. Tout se passera bien, vous verrez ! Vous pourrez vous conduire comme une véritable jeune fille ici sans risque. Vous pouvez vous montrez tel que vous êtes, vous n'avez rien à craindre avec moi. »
Donatello sursauta à cette phrase hallucinante, il croyait qu'il était une fille ?!
« Allez-vous me dire votre nom avant de vous endormir ? Ma belle amie ? » Roucoula l'humain.
Le jeune mutant ouvrit la bouche plusieurs fois, essayant de dire son nom pour que Fergesson comprenne son erreur, le résultat fut pitoyable. « Do… Na… Do… Na… T… »
L'homme sourit comme un fou. « Dona ! C'est adorable ! » Il se pencha sur l'adolescent et l'embrassa fougueusement sur la bouche.
Il brisa le baiser pour murmurer à un Donatello choqué et nauséeux à cause du baiser. « Je vais bien m'occuper de toi, tu verras ! On va être bien tous les deux. »
La tortue mutante essaya de s'éloigner de cet homme complètement fou mais le somnifère finit par faire son œuvre et il sombra.
à suivre... enfin peut-être...
