Note de l'auteur : Hello ! Mes corrections avance vite en ce moment, sans doute motivé par l'envie de vite vous faire découvrir la nouvelle histoire que j'ai écrite car celle-ci touche bientôt à sa fin. Merci encore pour vos messages qui sont toujours un plaisir à lire pour moi ! 3

Bonne lecture !

Rappel : Je ne possède pas TMNT.


Erreur


Donatello ne se rappelait plus très bien le chemin de retour, seulement les voix de sa famille qui l'encourageaient à avancer, ce qu'il s'appliqua à faire pour ne pas les perdre.

Il se réveilla roulé en boule dans son lit, épuiser et courbaturer. Il ne se rappelait plus rien, ni comment il était arrivé dans la tanière et encore moins, comment il était arrivé dans son lit.

« Je suis si fatigué. »

Il se tourna sur le côté, cherchant le sommeil à nouveau. Il ne se rappelait plus pourquoi il était aussi fatigué, sans doute encore une dispute avec Raph. Il se tourna dans l'autre sens, se sentant vraiment lasse mais ne trouver pas le sommeil.

« Je voudrai tellement que l'insula pace soit plus facile d'accès, je pourrais alors... »

Cette simple phrase, ramena de la fange les souvenirs horribles qui y étaient ensevelit. Ils étaient si forts, qu'il resta figé en tremblant, revivant sa rencontre avec Fergesson, les mains sur son corps et la langue explorant sa bouche. Une nausée remonta dans sa gorge, la main sur sa bouche, il se redressa et voulut descendre de son lit. Il se figea quand il remarqua que son lit n'était pas en hauteur, mais poser à même le sol de leur petit salon. Il se dépêtra péniblement des couvertures qui le recouvrer et put avoir une vue d'ensemble. Ses frères dormaient au sol, formant un cercle autour de lui comme pour le protéger.

Léonardo et Raphaël étaient chacun couchés sur le plastron et sur la carapace de part et d'autre du matelas, Michelangelo était roulé en boule sur son côté au pied du matelas. Donatello sourit en regardant son petit frère qui était en train de baver, il remarqua alors que toutes les couvertures disponibles avaient été mises sur lui et que ses frères dormaient à même le sol sans rien pour les protéger du froid. Doucement, il préleva quelques couvertures de son lit et en recouvra chacun de ses frères en faisant attention de ne pas les réveiller. Il resta assis au milieu de son matelas, perdu dans ses pensées et ne remarqua Splinter que quand il s'éclaircit la gorge.

Donatello sursauta et le regarda en ne sachant pas quoi faire, troublé et honteux de ses actions, il baissa la tête.

« Mon fils. »

L'adolescent se tassa, rentrant la tête dans ses épaules.

Il y eu un moment de silence pesant avant que le jeune mutant se décide à agir. Il savait que son père attendait qu'il parle. « Je suis désolé… » Chuchota-t-il.

« Je sais mon fils. Mais je voudrais comprendre, quelle est la faute dont tu t'accuses. »

L'adolescent tortue laissa choir sa tête sur son plastron et lutta intérieurement pour pouvoir parler. Il ferma les yeux et se lança, sa voix n'était qu'un murmure à peine audible. « Je… J'ai désobéis à toutes nos régles, je me suis laissé voir par un humain. Je ne suis fait capturer. J'ai mis tout le clan en danger par ma conduite égoïste. Tout ce qui est arrivé est le résultat de mes fautes. » Il trembla en finissant sa phrase.

« As-tu fait exprès de te laisser voir par cet homme ? » Lui demanda doucement son père.

Don secoua la tête.

« Savais-tu que tu te ferais attraper ? »

Il secoua à nouveau la tête.

Silence à nouveau.

Splinter soupira, tirer des informations de son enfant troublé allait être difficile. Il devait aider son fils à définir la cause de sa culpabilité et à l'exprimer, comme il était encore trop traumatisé pour penser et parlé clairement. Il regarda Donatello qui était toujours prostré dans la même position.

« Commençons par chercher le début de toute cette triste histoire », se dit-il. « Donatello, pourquoi es-tu allé là-bas ? »

La tortue vert olive se crispa violemment et répondit dans un souffle. « Pour me détendre. »

Il leva enfin ses yeux chocolat vers Splinter qui vit alors les larmes silencieuses qui couler le long de ses joues, alors qu'il continua une voix un peu plus forte. « J'appelai cet étang ''insula pace'', îlot de paix. J'y allais depuis des mois, sortant souvent quand tout le monde dormait pour me détendre après une journée compliquée. Je voulais un endroit rien qu'à moi, que personne ne pourrait troubler ou m'enlever. J'ai été égoïste… »

Donatello se recroquevilla en remontant ses jambes dans ses bras, le front contre ses genoux, il sanglota doucement prit de remord et de honte pour sa conduite.

« En quoi vouloir un endroit à toi est égoïste ? Léonardo aime méditer dans le dojo, c'est son endroit à lui. Raphaël aime s'entrainer dans le salon, c'est son endroit à lui. Michel-Angelo aime faire du skate dans une certaine section des égouts, c'est son endroit à lui. Et toi, Donatello, tu as ton labo… »

Son fils secoua la tête sans la relever. « Mon labo ? Je ne peux le considérer comme tel que quand je mets le verrou. Je voulais vraiment un endroit qui ne soit qu'à moi, que je n'ai pas à partager… Je… J'ai été égoïste… Et tout ce qui m'est arrivé ensuite… C'était ma punition pour ma faute, mon pêcher. »

Donatello eut les épaules qui se secouèrent violemment, signe que ses pleurs avaient augmenté.

Splinter se sentit soudainement mal, qu'avait-il dit ?! « Tu… Tu savais ce qu'il allait te faire ? »

L'adolescent tortue leva la tête, les yeux écarquillés. « Non ! Si j'avais su, je me serais enfui ! Il avait l'air normal, sans danger. Je sentais mon instinct me dire de partir, mais il paraissait sincèrement vouloir devenir mon ami, je n'ai rien vu venir. Je n'ai compris que ce qu'il voulait vraiment que quand il m'a drogué… Et coincé au fond du lit. » Le souvenir de ce passage le fit trembler violemment et tordre son ventre, le faisant se plier en deux en se le tenant.

Splinter sentit le sol se dérober en le voyant faire. « Qu'est-ce qu'il t'a fait ?! Qu'est-ce que ce monstre t'afait ! »

La voix de Splinter avait explosé, Donatello le regarda avec stupeur devant sa colère.

Michelangelo se réveilla à cause du bruit, en se frottant les yeux, il demanda. « C'est l'heure de se lever ? »

Léonardo se releva en regardant Maître Splinter, ses yeux ne semblaient pas voilés de sommeil.

Donatello se demanda depuis quand il était réveillé et ce qu'il avait entendu.

Raphaël, lui, s'était levé directement et se dirigea vers la cuisine sans un mot.

Profitant que personne ne le regarde, Don se frotta le visage dans sa couverture et dans ses mains pour effacer les traces des larmes de son visage encore dénudé. Il se leva doucement et grimaça en marchant vers la table de la cuisine.

Tous ses muscles lui faisaient mal, ses jambes lui tiraient, ainsi que les entailles à ses poignets et à ses chevilles quand il alla à sa place.

« Je me demande si elles sont profondes ? »

Il regarda ses bandages et fronça des sourcils, il allait devoir les changer au plutôt, ils étaient sales.

Une fois assis, il sentit des regards sur lui. C'était le regard insondable de Léonardo et celui triste de Splinter.

Michelangelo posa devant lui un grand bol de céréale et lui fit son plus beau sourire. « Comment te sens-tu ? »

Le génie lui fit un petit sourire. « J'ai mal aux épaules et aux hanches, j'ai tous les muscles qui me tirent, ainsi que mes entailles aussi. Je vais devoir changer les bandages après le repas. »

Mikey se figea en le regardant incrédule et Donatello réalisa qu'il lui demandait alors, comment il se sentait moralement et non pas une liste de ses blessures physiques. Il essaya de se rattraper. « Sinon je vais bien. »

Michelangelo ouvrit la bouche pour protester mais fut coupé par une tape à l'arrière de sa tête de la part de Raphaël. « Laisse-le tranquille, crétin ! »

Le plus jeune se frotta l'arrière de sa tête en grimaçant. « Je n'ai plus le droit de m'inquiéter de sa santé ? » Gémit-il.

« Pas si c'est pour poser des questions stupides. » Lui coupa Raph.

Don fixa son frère, surprit par son comportement. Il eut le temps de remarquer les tâches rouges autour de ses pupilles dorées et les ecchymoses autour de son cou dû à l'étranglement avant qu'il ne se détourne de lui, évitant son regard.

Le souvenir de Raphaël se faisant étrangler par Fergesson frappa le jeune mutant dans l'estomac, il resta un moment les yeux dans le vide secoué par cette vision.

Il entendit qu'on lui parler seulement après un moment. Il leva les yeux de son bol, croisant ceux de Léonardo. Il se rendit compte qu'il avait oublié de respirer quand il chercha à parler. « Je dois… Je… Reviens. »

Il se leva précipitamment de table et malgré son corps endolori, courut jusqu'à la salle de bain où il s'enferma. Il resta un moment accroché à la porcelaine du lavabo, cherchant à éloigner les dernières brides de sa vision en se concentrant sur sa respiration. Quand il fut à peu près calme, il regarda ses bandages et les retira. Les plaies avaient été lavées et une vilaine croûte avait commencée à se former, mais il pouvait voir que les entailles étaient profondes. Il les toucha doucement en se demandant s'il aurait des cicatrises. Il sortit de quoi nettoyer ses plaies et commença à le faire quand il se rendit compte avec horreur qu'il n'était pas lavé.

Qu'il avait toujours sur lui les traces de cet homme sur son corps !

Il se précipita sous la douche, ouvrit l'eau et se frotta en utilisant d'abord le gant et une tonne de savon, puis il utilisa la brosse à récurer pour les carapaces en frottant vigoureusement sur toute les parties de son corps qui étaient souillées.

Donatello était occupé à se laver, perdant le nombre de fois qu'il s'était frotté, repassant sans cesse et encore la brosse dont les poils viraient lentement au rouge.

On frappa à la porte mais il fut tellement concentré sur sa tâche qu'il répondit distraitement. « Occuper ! » N'écoutant pas ce qu'on lui disait et renouvela sa réponse encore et encore dès qu'on lui parler.

La porte s'ouvrit brusquement en grand, s'écrasant avec fracas contre le mur. Donatello se tassa sous la douche à cause du bruit soudain et hurla. « J'ai dit que c'était occupé ! »

Il regarda Léonardo et Raphaël avec indignation pour leur irruption dans la salle de bain. Le regard qu'ils lui rendirent le troubla. « Pourquoi vous me regarder comme ça ? »

Léonardo s'approcha de lui pour le toucher mais il repoussa sa main en lui disant. « Ne me touche pas ! Je ne suis pas propre, je pourrais te contaminer ! Je suis encore sale. Il faut que j'enlève la souillure. »

Raphaël qui était derrière Léo, avait les yeux écarquillés d'horreur. Il rejoint son frère dans la douche et l'attrapa par les épaules malgré ses protestations. Donatello trouva les mains vertes émeraude étonnamment chaudes alors qu'il lui disait. « Donny ! Tu es sous la douche depuis des heures ! Je pense que tu es assez propre comme ça maintenant ! »

Le génie le regarda intriqué et secoua la tête. « Non, je viens à peine de mis mettre, je ne suis pas propre. »

Léonardo pris la place de Raphaël. « Donny, tu as utilisé toute l'eau chaude, tu comprends ce que ça veut dire ? Tu ne sens pas que tu trembles de froid à cause de ça ? »

Donatello regarda ses mains et remarqua qu'effectivement il tremblait de froid. « Non, je… Je n'en serai rendu compte ! Je ne peux pas y être depuis si longtemps ?! »

Raph coupa l'eau et l'aida à sortir de la douche. « C'est bon Don, tu as juste oublié. C'est rien. »

Donatello vit alors son visage dans le miroir, il s'était tant frotté que sa peau était devenue rouge, des égratignures couraient un peu de partout sur ses joues et son cou. Il leva ses mains et remarqua alors pour la première fois que la brosse à récurer qu'il tenait encore été rouge de son sang. « Qu'est-ce que j'ai fait ?! »

Raphaël lui pris la brosse et la posa plus loin. « Ce n'est rien, tout va bien Donny. » Il s'efforça d'être calme mais il regardait avec horreur les bras et les jambes qui étaient zébrés de rouges et de coupures dû au frottage excessif, les entailles aux poignets et chevilles de son frère s'étaient ré-ouvertes.

« Qu'est-ce que j'ai fait ! Qu'est-ce qui ne vas pas avec moi !? » S'écria paniquée la jeune tortue vert olive.

Léonardo passa un peignoir sur ses épaules et essaya de le rassurer. « Tu es juste fatigué, ce n'est rien. Tout va s'arranger. »

Mikey se montra sur le seuil de la pièce, Raphaël le fit sortir avant qu'il voit l'état de leur frère en lui ordonnant d'aller cherché Splinter.

Quand Splinter vit l'état de Donatello, il ordonna à ce qu'il soit conduit dans sa chambre.

La jeune tortue se laissa guider encore sous le choc de ce qu'elle s'était infligée. Son père et Léonardo s'occupèrent de soigner les blessures auto-infligés pendant que Raphaël rassurait son frère pour qu'il ne se débatte pas.

Mikey fut autorisé à entrer dans la chambre de Splinter quand tout fut fini. Il se plaignit bruyamment d'être laissé de côté parce qu'il était le plus jeune. Il se posa à côté de Donatello en boudant et se colla contre son épaule. Le plus grand le pris dans ses bras pour le consoler, Michelangelo lui rendit son câlin en faisant attention de ne pas le serrer trop fort.

Mais du point de vue des autres, c'était le plus jeune qui consolait son grand frère.

Splinter présenta une tasse de thé à Donatello qui la bue lentement, il resta ensuite contre Mikey les yeux dans le vague. Quand il sombra dans le sommeil provoqué par les herbes du thé, Michelangelo posa la tête de son frère sur ses cuisses pour lui servir d'oreiller et refusa de le laisser. « Je voudrais savoir comment faire pour l'aider, mais tout ce que je peux faire c'est être là pour lui. Je ne suis pas vraiment utile. »

Raphaël se pencha sur son petit frère et lui murmura à lui seul. « Toi et Donny vous êtes meilleurs potes. Tu es le seul qu'il a laissé le toucher sans rien dire. Nous, on a dut le convaincre et le rassurer tout du long pour pouvoir le soigner. En faites, on aurait dû te laisser nous aider ça aurait été plus simple. »

Mikey lui fit un sourire frimeur. « Et bien ça vous apprendra à me mettre de côté. »

Raph baissa ses yeux dorés sur Donatello et lui frotta affectueusement la tête. Quand il croisa les yeux bleus ricanant de Mikey, il pointa un doigt sur lui. « Pas un mot ne dois être répété de ce que j'ai dit ou fait ! »

Michelangelo hocha la tête en souriant de plus belle.

à suivre...

P.S : Toujours pas d'idée pour la signification du titre Erreur? :-3

Sinon que pensez vous des relations des tortues et de leur caractères respectifs? Je fais au mieux pour respecter leur personnalité mais si vous voyez que ça ne colle pas n'hésiter pas à me le dire !

à bientôt !

Missbille