Note de l'auteur : Hello ! Mes corrections sont allées super vite donc voici la suite et final de cette histoire !

Vos avis sont attendus avec impatience ! :-)

Bonne lecture !

Rappel : Je ne possède TMNT.


Erreur


Quand Donatello émergea de son sommeil, il se sentait bien. Il bougea pour se tourner sur la carapace voir où il était, il sentit alors une main sur son épaule. « Tout va bien Donny, tu n'as rien à craindre… »

Il sentit un doux effleurement sur sa carapace. Une sensation de sécurité l'envahit, mais il ne s'endormit pas à nouveau. Profitant tout simplement de ce qu'il lui était offert. Il regarda par-dessus son épaule pour voir Michelangelo le couvant avec affection. Il sourit à son petit frère et se tourna sur sa coquille vers lui pour mieux le voir.

« Alors la belle au bois dormant, bien dormit ? » Le questionna Mikey.

Donatello hocha de la tête, il n'avait pas envie de parler. Il voulait juste profiter de la chaleur de Michelangelo qui était rassurante et reposante.


Raphaël observa depuis le seuil de la chambre, la scène entre ses petits frères avec envie. Mikey pouvait exprimer tous ses sentiments sans craindre que son orgueil soit blessé. Si seulement il pouvait agir comme lui ! Ça semblait, si facile, si naturel ! Alors, pourquoi il n'y arrivait pas ? Il soupira en regardant ses petits frères, il voulait parler comme ça à Donatello. Mais il ne savait pas comment l'aborder. Il sentit une présence dans son dos et se retourna pour voir Léonardo l'observant de ses yeux bleus orageux avec un sourcil levé. Il s'approcha et regarda la scène fraternelle dans la chambre de Splinter avant de lui sourire en demandant. « Tu veux lui parler ? »

Raphaël croisa les bras et se détourna, le regard embarrassé. Léo lui fit un sourire compréhensif et entra dans la chambre. Il s'agenouilla devant ses petits frères. « Salut, Don. Bien dormit ? »

Celui-ci le regarda et hocha la tête, ne voulant toujours pas parler. L'aîné lui sourit et se tourna vers Mikey. « Tu peux venir avec moi un moment ? C'est pour la cuisine, je préférais que tu me donne un coup de main avant que je fasse comme la dernière fois. »

Michelangelo eu les yeux qui flashent et gloussa bruyamment en se rappelant de la tentative de Léo de faire le petit déjeuner pour la famille parce qu'il était malade.

Ça avait été une pure catastrophe !

Michelangelo regarda Donatello, hésitant sur la marche à suivre. Son frère vert olive se releva et lui fit signe de la tête d'y aller. Le plus jeune lui pressa l'épaule en accord et lui dit. « Je reviens vite. »

Donatello hocha la tête et regarda ses frères partir de la chambre. Quand la porte coulissante se referma, il se recroquevilla sur lui-même en frissonnant. Il avait peur ! Peur de son propre esprit ! Après s'être affligé sans s'en rendre compte des blessures qui auraient pu être grave. Qu'est-ce qu'il pouvait se faire encore inconsciemment ? Et s'il se mettait à entendre des voix ? Ou s'il s'en prenait à un de ses frères dans un accès de folie ? Il se sentit sangloter à cette pensée.

« Qu'est ce qui ne va pas avec moi ? »

Il sursauta quand il sentit une pression sur son épaule, il leva la tête et croisa les yeux dorés inquiets de Raphaël. « Hé, comment tu te sens ? »

Donatello se recomposa rapidement un visage joyeux et lui fit un sourire en haussant des épaules signifiant que ça pouvait aller. Raph fronça des sourcils, son frère avait l'air si fragile sans son masque et surtout à cause des bandages couvrant son corps. Il l'avait jusqu'à présent traité comme un être sans force, faible. Mais fragile !?

Don n'était pas fragile, il était tenace ! Il trouvait toujours un moyen d'utiliser son intelligence à son avantage pour renverser son adversaire. C'est pour ça que généralement quand il combattait contre lui, il utilisait toute sa force pour le reverser immédiatement. Pour ne pas lui laisser une chance d'échafauder une contre-attaque.

Raphaël n'avait toujours pas lâché les épaules vert olive de son frère, il croisa le regard chocolat perplexe de Don qui le fit balbutier. « Je… Je… Rhâ ! Je ne sais pas par où commencer ! »

Donatello le fixa intrigué mais ne dit rien, attendant calmement qu'il parle.

Raph ferma les yeux se concentrant sur ce qu'il voulait dire. Il inspira profondément puis laissa tout sortir en espérant s'exprimer correctement. « Je suis désolé… Je suis désolé d'avoir été si en colère contre toi. Je suis désolé de m'être comporté tellement comme un crétin, que je ne voyais plus que je te faisais du mal et que je ne te traitais plus comme mon frère. Je me suis comporté de manière indigne envers toi. Si je n'avais pas été aussi idiot… Ça ne serait pas arrivé. C'est de ma faute si tu t'es fait attraper par cet humain, j'aurai dû te suivre quand tu partais pour la casse ! Je t'avais vu sortir et je t'ai laissé aller en te maudissant ! Je suis un imbécile ! Un crétin ! Pourquoi faut-il que je sois un tel abruti ! Si seulement j'étais plus intelligent, intelligent comme toi ! »

Raphaël ne se rendit pas compte que sa voix chevrotait et que des larmes couler sur ses joues. Il sentit des bras l'enlacer doucement, il ouvrit les yeux surprit et regarda son frère qui avait passé ses bras autour de son cou. Il lui saisit les épaules et le redressa pour le fixer dans les yeux. « Pourquoi tu cherches à me consoler ?! C'est de ma faute si tu as dû vivre tout ça ! Tu devrais me haïr pour ça ! »

Donatello secoua la tête et lui pressa l'épaule, le regard inquiet que son frère croit qu'il puisse le haïr.

Raph lui avoua avec crainte. « Don, si j'ai été si odieux avec toi, c'est parce que je suis jaloux de toi ! »

Son petit frère eut le front froncé d'incrédulité.

Raphaël sanglota en continuant ses aveux. « Tu es si intelligent… Te rends-tu comptes que tout ce qui fait notre quotidien comme l'installation électrique, la télé, le chauffage, l'eau courant, notre santé, tout ça on te le doit ! Sans ton intelligence, notre situation serait plus que précaire, c'est grâce à toi qu'on arrive à vivre aussi bien dans les égouts. Et tout ça depuis que tu n'as que 5 ans ! Et moi tout ce que je sais faire c'est détruire. Je ne saurai même pas faire la moitié de ce que tu fais, je ne sais pas faire autre chose que d'utiliser la force. Je suis ton grand frère, et je suis incapable d'être aussi utile et vitale à la famille que toi ! Je ne sers à rien ! Je suis inutile et un incapable ! »

Donatello était abasourdit, son grand frère était jaloux de lui ! Pourtant le nombre de fois qu'il s'était moqué de lui parce qu'il ne savait rien faire à part réfléchir. Il n'avait pas vu, pas compris la douleur de Raphaël. Il regarda son frère qui pleurer à grosses larmes, il le prit dans ses bras le berçant contre lui en tapotant sa carapace et lui chuchota. « Chut… C'est bon Raph, je ne t'en veux pas. Tu n'as rien fait de mal. »

Raphaël se laissa bercer, il finit par se calmer au bout d'un moment pour appeler d'une petite voix. « Don ? »

« Oui ? »

« Pourquoi as-tu fait ça ? »

« Fait quoi ? » Demanda Don.

« Tu t'est offert à cet homme pour qu'il ne me tue pas. Pourquoi ? »

Donatello s'agrippa violemment à la carapace de Raphaël tant ses mains tremblées, il se concentra pour répondre à son frère. « Je ne voulais pas te perdre. »

Raph se défit de ses bras pour le regarder avec surprise. « Me perdre ? »

Donatello hocha de la tête en le fixant dans les yeux. « S'il t'était arrivé malheur, je ne me le serai jamais pardonné. Alors j'ai fait ce qu'il fallait pour que tu sois sauf. Je ferai n'importe quoi pour toi et pour les autres, vous êtes ma famille ! Je vous aime trop pour vous perdre. »

Raphaël fut choqué par ces paroles. Malgré tous les sales coups et les brimades qu'il lui avait faits, son petit frère l'aimait sans condition.

Il fut soudain terrifié de ce que cet amour avait pu l'amener à faire pour le sauver lui. Il attrapa Donatello par les épaules et le regarda intensément dans les yeux. « Don, dis-moi la vérité ! Tu as juré à cet homme de faire tout ce qu'il voulait. Alors est-ce que… Est-ce qu'il t'a forcé à le faire ? »

Le génie secoua la tête au grand soulagement de son frère avant de s'expliquer. « Il a essayé de te tuer ! Je n'avais pas à tenir une promesse qui ne valait plus rien. Je lui ai résisté autant que je pouvais après qu'il t'est étranglé. Il m'a battu, bâillonné et attaché pour m'immobiliser. Il s'apprêtait à le faire quand vous êtes arrivés. En faites, toutes les fois où tu es intervenu Raph, tu m'as sauvé. Parce qu'il s'apprêtait à me… violer. Si je suis sain et sauf, c'est grâce à toi, parce que tu m'as protégé. »

Raph se sentit soulagé par ces paroles et heureux d'avoir pu sauver son petit frère d'un sort aussi horrible, mais quelque chose l'intriguer encore. « Pourquoi t'es-tu frotté la peau jusqu'au sang en disant que tu étais souillé ? »

Donatello regarda ses bandages et les pansements qu'il avait maintenant sur une grande partie de son corps à cause de son égarement. « Je ne sais pas… Tout ce que je me rappelle, c'est que je voulais chasser toute les traces qu'il avait laissé sur mon corps. Plus je frottais, plus je sentais ses doigts et sa langue sur moi, il fallait que je les fasse partir… » Tout en disant cela, il se gratta ses pansements comme s'il chassait des mains invisibles.

Raph lui prit les mains. « Si tu veux mon avis, tu les as toutes eu. Tu n'as plus de soucis à te faire. Tu es de retour à la maison sain et sauf. » Il le serra tendrement dans ses bras.

Derrière la porte coulissante entrebâillée se cacher Léonardo et Michelangelo. Ils se sourient l'un à l'autre, contents de voir que les choses avaient bougé en bien. Les deux frères se redressèrent et allèrent trouver Splinter pour lui annoncer la bonne nouvelle et lui raconter ce qu'ils avaient entendu.


Les jours suivants, les blessures physiques et mentales de Donatello s'estompèrent assez rapidement grâce aux soins de sa famille. Il ne chercha plus à chasser des mains imaginaires hors de lui, ses cauchemars sur Fergesson se firent de moins en moins présent et violent.

Avec Léonardo et Maître Splinter, il faisait des exercices de relaxation et de méditation pour recentrer son esprit.

Michelangelo restait aussi souvent qu'il pouvait avec lui, s'efforçant de ne pas faire de bêtise et de lui raconter toutes les dernières blagues qu'il avait apprises ou imaginées, occasionnant des séances de fou rire à tous les deux.

Raphaël quant à lui, s'efforça de contrôler ses accès de rage soudain. Il suivait les mêmes séances de méditation et de relaxation avec Donatello ce qui leur permit de travailler ensemble et de ressouder leurs liens fraternels que Raph avait malmené ces derniers temps.

Léonardo les observa attentivement pour intervenir si Raphaël péter un câble. Mais au plus grand étonnement du jeune leader, le temps que son frère chaud tête passer avec Donatello sembler être le moment où il était le plus calme et détendu.

Raphaël et Donatello parlèrent souvent, trouvant un sujet qui les passionner tous les deux, la mécanique. Le génie montra à son frère apprenti comment monter et entretenir un moteur ou les différentes pièces qui composer celui-ci. Raph insista même pour que Don lui montre comment entretenir les installations électriques du repaire. Léo et Mikey en profitèrent eux aussi, car ils voulaient apprendre pour ne pas déranger inutilement leur frère intelligent.

Au bout d'une semaine, Donatello put reprendre l'entraiment avec ses frères sans risque de ré-ouvrirent ses blessures qui avaient très bien cicatrisé, elles ne laisseraient qu'une mince cicatrice.

Un soir, ils regardaient les informations. Don était penché sur la télécommande éventrée de la télévision pour des réglages mineurs. Il leva brusquement la tête, le regard intensément fixé sur l'écran quand il entendit la nouvelle présentée par le journaliste.

« Aujourd'hui le fameux Anthony James Fergesson, paisible retraité âgé de 62 ans, qui avait défrayé la chronique pour avoir attaqué et gravement blessé un policier lors d'une patrouille de quartier, a été retrouvé mort dans sa cellule. L'enquête est toujours en cours mais il semblerait que ce serait suite à une altercation avec un autre prisonnier connu pour ses actes de violence répétée. Et maintenant passons… »

Tout le monde regarda Donatello qui ne bouger toujours pas. Il secoua la tête et continua ses réparations sur la télécommande avant de dire d'une voix ferme. « C'est terminé. »

Et il zappa de chaîne avec une expression sereine.

To be continued… avec Erreur dans leurs esprits !

P.S : Et voilà la fin de cette histoire la suite arrive très vite car je suis super motivé pour l'histoire suivante, Erreur dans leurs esprits !

à bientôt !

Missbille