Voilà le chapitre 2 Je rappelle que c'est un Drarry classé M:o.


OooO

Bien loin des préoccupations existentielles des Serpentards, Harry était en train de devenir cinglé. C'était clairement le mot il le savait, il était fou allié. Bon pour finir à St mangouste enfermé dans une cellule jusqu'à la fin de sa vie. Il allait finir la bave au coin des lèvres, ou s'étouffant dans son propre vomit, parce que ce qu'il avait sous les yeux était juste impossible.

-Merlin, Merlin, Merlin, Merlin, Merlin, Merlin, Merlin, Merlin…

Étaient les seuls mots qu'il se sentait capable de dire. Il était à présent nu dans sa salle de bain, en fait ça faisait bien deux jours qu'il était nu. Dés qu'il était rentré et après avoir dormit une journée entière il s'était réveillé le cœur au bord des lèvres. Il avait vidé le contenu de son estomac et aurait sûrement finit par lâcher ses tripes et ses boyaux si il ne s'était pas forcé à arrêter de vomir, pour ensuite se rendormir une journée et une nuit de plus et trouvé à son réveil ce qui le mettait dans tout ses états. Il était donc nu, et ce qu'il avait sous ses yeux était juste une aberration.

Enfin c'était que ça lui arrive à lui l'aberration, en d'autre circonstance il aurait trouvé ça beau, mais voilà ça tombait sur lui et après ça impossible d'avoir une vie normale. Harry se stoppa devant sa glace, il n'avait même plus besoin de tourner la tête pour voir ce qu'était devenu les renflements dans son dos parce que maintenant c'était clairement visible.

- Des ailes…c'est des putains d'ailes….Merlin oh merlin pourquoi ?

Harry gémissait piteusement en étudiant ses nouveaux membres. Deux ailes repliées décoraient son dos. Elles étaient noires et les longues plumes brillaient quelques fois d'un reflet blanc. Harry restait stoïque face à son reflet ce qui était une prouesse en soi, la première journée il avait hurlé, longtemps. A présent il resté pantois devant son image. Finalement il se décida à faire quelque chose, il prit sa baguette et descendit le miroir plein pied dans son salon, il écarta tout les meubles pour que le milieu de la pièce soit vide, fit tenir debout le miroir et posa une chaise en face. Il s'assit et se regarda encore. Il dut rester comme ça une bonne heure parce qu'en se levant de nouveau il avait les jambes engourdis.

- Bon Harry tu es un sorcier, tu as vus un chien à trois têtes, des centaures, des sirènes, des sombrals tu es mort et tu es revenus à la vie donc…les trucs bizarres tu connais. Il y a forcément une explication et tu finiras bien par la trouver parce que tu es brillant et courageux.

Le brun prit alors son courage à deux mains et se lança dans l'étude complexe de ses ailes. Il commença par les toucher, elles étaient douces et la sensation en les caressant était la même que lorsqu'il caresser ses cheveux. Il tira sur une des plumes et sans douleur celle-ci se détacha mais aussitôt une autre poussa prodigieusement vite pour remplacer la première qui se transforma en poussière dés que la nouvelle plume prit sa place.

Le temps de digérer l'événement Harry reprit lentement son observation. Il sentait ses omoplates roulaient sous sa peau, par un mouvement d'épaules, mais sentait aussi les nouveaux os connectaient à quelque chose en lui. Il essaya d'y réfléchir, comme si il voulait tendre le bras mais en se concentrant sur son dos. Précautionneusement il déplia son bras droit et de la même manière son aile droite se déplia, il sentait que ça tirait comme un muscle sur lequel il aurait trop travaillé et maintenant il était certain que c'était bien réel. De nouveau il eut des crampes d'estomac mais comme ça faisait trois jours qu'il n'avait rien mangé elles se calmèrent rapidement. Tout aussi lentement il se força à ramener sa main contre sa cuisse en gardant l'aile ouverte et réussit plutôt bien, il était doué. Harry exécuta le même geste coté gauche et se retrouva alors les bras le long du corps avec ses deux ailes complètement ouverte, elles devaient bien faire 1m d'envergure et l'intérieur brillait un peu plus de ses reflets blanc et argent qu'il avait aperçut auparavant.

Il resta longtemps comme ça, nu, les ailes grandes ouvertes et un air ahuris sur le visage puis il commença à essayer de les bouger en même temps et la sensation d'étirement fut un peu plus douloureuse. C'était comme si il venait de courir durant plusieurs heures mais au lieu d'avoir mal aux jambes il avait mal...aux ailes et au dos. Il les repliât deux, trois fois mais la chose qu'il voulait savoir c'était si il pouvait battre des ailes. Harry tenta l'expérience une fois, c'était une chose de les ouvrir, c'en était une autre de les battre. Il ferma les yeux et encore une fois se fit une image mentale du prolongement de son corps, première étapes les rabattre en arrière. Cette fois-ci la douleur fut si rapide et intense qu'il en tomba au sol, allongé sur le ventre, il grogna et sentit les larmes lui piquaient les yeux.

« Voilà Harry tu es à poil dans ton salon avec des ailes sortis de nulle part et tu vas chialer comme un gosse…bravo toi. » Pensa t-il.

Il resta allongé un long moment , ses ailes avaient reprit leurs positions fermé. Harry se releva tout de même et décida qu'il ne fallait pas se morfondre. Le plus naturellement du monde, il appela Kréature et lui demanda de préparer à manger, si possible d'énorme quantité.

Il avait le ventre plein et avait de nouveau dormit, sur le dos. Harry avait craint d'avoir mal en faisant ça mais il s'était rendu compte que ses ailes vivaient probablement dans leurs propres espaces temps vue qu'elles n'interagissaient pas avec le monde réel. Elles ne s'abimaient pas en touchant le lit, ne s'affaissaient pas quand il se calait contre un mur. Elles n'étaient réelles et solides que pour lui, pour le reste elles se matérialisaient comme un fantôme et rendait au final Harry libre de tout ses mouvements, parce qu'en plus de ça elles ne pesaient rien. Le brun avait finalement trouvé la force de s'habiller.

Il avait mit un pantalon et c'était ce qu'il avait pu faire de mieux en terme d'habillement. Il n'avait pas tenté de battre de nouveau des ailes, il s'était contenté de les plier et déplier et parfois il le faisait sans réfléchir, mais l'idée de souffrir de nouveau en les battants n'arrivait pas à le convaincre de pousser le vice de l'entrainement. Comme il s'en doutait un peu les ailes traversèrent le vêtement quand il enfila une chemise. Pas de gêne et aucune nécessité de couper ses habits pour faire passer ses protubérances emplumés. L'envie d'aller chez Ron avait disparut en même temps que le contenu de son estomac les premiers jours et à présent qu'il était prêt à y aller son appréhension et sa crainte fut plus grande encore.

Il avait peur qu'on voit ses ailes et il avait encore plus peur que personne ne les voit. Il ramassa le sac qui contenait la multitude de cadeau qu'il avait prévu pour la famille Weasley et se dirigea vers la cheminée. Il s'empara de la poudre respira un bon coup et prononça à haute voix l'adresse de la famille des roux.

Harry arriva dans le salon à grand renfort d'explosion, il en sortit et entendit un énorme « Harry ! Baisse-toi ! » Le brun ne se fit pas prier et évita de justesse un cognard.

- George ! Ron ! Sortait ça d'ici !

C'était la voix de Molly qui fut immédiatement couvert par les rires de Charlie, le garçon s'empressa de se diriger vers Harry et posa sa main sur sa tête pour qu'il reste accroupis.

- Ron à ensorcelé un cognard, il ne frappe personne il ne fait que tourner en rond alors ne reste pas sur son chemin.

Harry hocha la tête et se laissa trainer à l'étage par Charlie, ils furent rattrapé par Ron.

- Hey Harry tu fuis déjà !?

La voix du rouquin fit sortir Hermione et Ginny d'une chambre. La réaction de la première soulagea Harry, sa meilleur amie se jeta dans ses bras et couvrit son visage de baiser, la deuxième se contenta d'un vague salut. Charlie et Ron ignorèrent le mépris de Ginny trop content de voir Harry et l'accueillaient avec des tapes dans le dos, des ébouriffement de cheveux et des blagues nulles. Les trois garçons s'assirent dans les escaliers et observaient en rigolant George qui se débarrassait avec d'énorme difficulté de la balle tueuse. Quand enfin leur frère s'empara de l'objet en se plaquant dessus et termina de l'enfermer dans une boite les garçons décidèrent qu'il pouvait revenir dans le salon en toute tranquillité.

Molly Weasley était en train de faire la morale à Ron et George, tout en agitant sa baguette et rangeait le bazar monstre qui avait emporté les lieux, mais elle s'arrêta immédiatement quand elle vit Harry et sa réaction fut globalement la même que ses enfants, baiser, câlin, et mot tendre.

Aux yeux d'Harry la journée avait été fabuleuse. Arthur et Percy étaient arrivés en dernier, Hermione avait aidé le brun à disposer ses cadeaux sous le sapin, puis ils avaient mangé dans la joie et la bonne humeur. L'après midi avait était un véritable enchantement, lui et tous les fils weasley avaient passé le reste de la journée à jouer au quidditch même Percy s'était pris au jeu. Harry fit semblant de perdre et dut subir les gentilles moqueries de ses adversaires mais tout ça avec le sourire. Le soir après avoir dîné il joua même du violon pour toute la famille et les voir dans les bras des uns et des autres emplit son cœur d'un amour intense pour sa seconde famille. Il était heureux.

Cependant son bonheur fut de courte durée quand la réalité vint le frapper de nouveau sous les traits d'une personne inattendue.

Bill weasley arriva le lendemain avec Fleur, ils avaient passé le réveillon chez les parents de Fleur mais étaient arrivé tôt le matin et les retrouvailles avec Harry furent étranges.

Harry et Ron étaient dehors se démenant pour faire vivre leur bonhomme de neige mais ce dernier se contentait de faire trois ou quatre pas avant de tomber mollement et redevenir un tas de poudre froide. Bill et Fleur arrivèrent dans le jardin et Ron les saluât joyeusement, la jeune fille courut vers eux et se jeta dans leurs bras en leurs souhaitant un joyeux noël avec son bel accent français, mais Harry remarqua que Bill restait un peu en retrait et ses yeux restait fixé sur lui. Enfin sur quelque chose derrière lui, alors Harry sut.

Il n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche que la mère des rouquins leurs intimé de rentrer pour ouvrir les cadeaux, ils obéirent. Mais Harry sentait que les yeux de Bill ne quittaient pas son dos. Une fois à l'intérieur tout le monde était autour du sapin, Harry s'assit à coté d'Hermione qui posa sa tête contre son épaule. En même pas une heure tout les cadeaux étaient ouvert. Ron sauta de joie en découvrant son Nébuleux d'or , le dernier balai à la mode, Ginny le regarda avec jalousie mais fut satisfaite de son nouvel animal de compagnie aux airs de griffon mais de la taille d'un chien, Hermione obtînt toute la collection des livres « Sort et rune les principes de la magie fondamentale » et globalement tout le reste de la famille fut amplement enchanté par leurs cadeaux. Harry profita de cette effervescence pour s'éclipser. Il sortit de la maison par la porte de la cuisine et n'eut pas le temps de respirer que déjà Bill était derrière lui. Harry se tourna vivement et prit un air surpris en le voyant.

- C'est une nouvelle lubie Harry ?

- Je ne vois pas de quoi tu parles ?

Bill fit le tour du brun et le toisa du regard.

- Tu plaisantes j'espère !

Alors Harry se rendit compte qu'il ne se moquait pas de lui et une immense bouffée de soulagement le submergea.

- Tu les vois !? Tu vois ce que j'ai dans le dos.

- Harry comment ne pas les voir elles sont immenses, pourquoi personne ne dit rien ?

- Tu me demandes pourquoi mais j'en sais absolument rien, tu es le premier à les voir.

- Je m'en suis un peu douté quand j'ai vue Fleur se jeter dans tes bras sans se rendre compte de rien. C'est juste incroyable….est ce que je peux toucher ?

Harry ne répondit rien beaucoup trop content de ne pas être un taré finis. Bill approcha ses doigts et caressa doucement une de ses ailes, encore une fois ça donna à Harry la même impression que lorsqu'on lui caressait les cheveux. Le rouquin avait une expression concentrée, il tira sur l'aile d'Harry pour l'étendre et ce dernier se laissa faire.

- Prodigieux, elles sont comme ça depuis quand.

- Elles sont sortit i peu prés 3 jours.

- D'un coup ?

- Non ça va faire 4 mois qu'il y a des signes.

- Quatre mois Harry et pourquoi tu n'as rien fait !?

Harry se mordit la lèvre.

- Tu es le seul à les voir, ce n'était pas aussi voyant avant Bill et ça à empirait ces dernier jours dis moi que tu as une solution.

- Je ne sais pas mec, c'est la première fois que je vois ça…Tu n'aurais pas essayé de devenir un animagus et tu as échoué ?

- Absolument pas et je doute que si je devenais un animagus ça serait pour avoir des ailes….Tu n'as vraiment aucune idée de ce que c'est ?

- Je pense que tu devrais en parler à quelqu'un qui s'y connait mieux que moi mais tes ailes, Harry, elles me font flipper.

Harry resta bouche bée. Il s'attendait à ce que ça soit surprenant, beau, étrange mais pas flippant venant de la part de Bill. Bizarrement il se sentit un peu vexé par cette nouvelle.

- Je trouve ça dingue mais quelque par au fond de moi, quelque chose me dit de m'en éloigner le plus vite possible. Ne le prend pas mal Harry mais je crois que c'est ce que je vais faire.

Bill lui fit un sourire contrit et retourna dans la maison. Bien, parfait, la seule personne qui voyait ses ailes le fuyait à présent comme la dragoncelle. Tout d'un coup Harry se sentit seul, comme si ce super dernier jour n'avait jamais existé.

Quand il rentra chez lui, il rentra dans une rage folle et détruisit tout ses meubles, sous le regard effaré de l'elfe de maison qui s'agitait pour tout remettre en ordre dés que la tempête Harry s'éloignait. Harry n'en revenait pas, encore une fois on le traitait comme autre chose qu'un simple garçon, encore une fois le sort s'abattait sur lui. Il retira vivement son haut et entreprit d'arracher toutes ses plumes.

Il tirait dessus de toutes ses forces, les détachaient par poignée jusqu'à ce qu'il ne reste que la forme des os couvert de duvet. Harry n'osa pas toucher cette zone. Il était sur que si il commençait à retirer les plus petites plumes, il finirait par saigner et verrait sa peau en dessous et cette idée le terrorisa. Alors il se mit à pleurer en voyant les deux grands arcs que formaient ses nouveaux os. Il pleura longtemps et tout le temps où il pleurait les plumes au sol devenait de la cendre et ses ailes repoussaient. Un peu plus lentement mais elles repoussaient quand même et Harry ne put que subir.

Les jours qui suivirent le 25 décembre fut probablement les pires. Harry s'était contenté de tourner en rond dans son salon et si il n'y avait pas eu Kréature pour râler ou Hermione pour lui parler à travers la cheminée, il n'aurait eu aucun contact humain. Tout en faisant les cent pas, il pliait et repliait ses ailes et de manière inconsciente, ça devenait juste un réflexe comme bouger ses mains ou se gratter l'arrière du crâne. Il n'avait toujours pas fait l'effort de les battre ou de les bouger autrement, pourtant il sentait quelque chose en lui qui lui demandait de retenter l'expérience.

Comme si les ailes avaient leurs propres volonté et voulait l'emporter. Mais Harry se força à ne pas essayer, il ne voulait pas souffrir inutilement alors il continuait à tourner en rond. Il avait fouillé dans toute la maison à la recherche de livre quelconque sur le comment du pourquoi, lut tout les manuels de transformation à sa disposition mais rien sur d'éventuel pousse de nouveau membres et désormais la panique ne le quittait plus.

- Maitre Potter la cheminée !

Harry tourna ses yeux cernés vers Kréature puis glissa son regard vers la lumière verte qui scintillait quand une douce voix en sortit.

- Harry tu es là ?

Le brun fonça devant elle et s'accroupis en reconnaissant la voix de son amie.

- Salut Luna quoi de beau ?

- Je sais qu'avec Neville on n'avait dit qu'on viendrait pour le 30 mais il à eu un petit souci avec un Pelola du désert.

- Un pelo quoi ?

- Une drôle de plante vraiment jolie qui lorsqu'elle vous aime trop essaie de vous faire un câlin sauf qu'elle est extrêmement urticante et quand elle aime, elle ne lâche plus.

- Donc si je comprends bien…une plante est tombée amoureuse de Neville.

- Voilà donc pour le moment on est à st mangouste…Mais tu peux venir nous voir si tu veux !

Harry l'observa avec un sourire amusé, il fallait qu'il sorte sinon c'est lui qu'on irait voir à l'hopital.

- Compte sur moi petite fée !

Elle le gratifia d'un merci et son visage disparut. C'était le coup de fouet dont il avait besoin et il se fit la réflexion que peut-être Luna, elle, verrait les ailes et l'éclairerait de toute sa sagesse et ça le motiva plus que de raison.

Mais Luna ne vit rien. Elle l'accueillit avec un immense sourire et Harry se força à faire de même alors que le cœur n'y était plus.

- Harry je suis contente que tu sois venu, Neville va être ravit aussi !

Finalement il se laissa trainer par la jeune fille et se laissa aussi gagner par son enthousiasme. Elle lui parla de la nouvelle formule du Chicaneur, qu'elle allait bientôt écrire ses propres articles et qu'elle espérait qu'il fera de la pub pour elle. Harry hocha la tête à tout ce qu'elle disait et pendant un court instant oublia sa condition. Il remarqua alors qu'il était beaucoup trop facile à distraire.

- Hey Neville mon po…Ouah c'est moche !

Neville le regarda avec un air déconfit, tout son bras avait pris une teinte mauve et semblait piqué de petites taches blanches. Juste à coté trônait sous une cloche en verre, une plante qui se collait contre la paroi en gémissant, ses feuilles ressemblaient à des tentacules plates mais ses fleurs étaient d'une superbe couleur orange et rouge. Harry grimaçât en la voyant se tortiller.

- Ouai je sais mais ça sera partit dans une semaine, mais mon bras et comme vraiment engourdis pour que j'évite de me gratter.

- De toute manière tu fais chavirer le cœur de toute les jolies fleurs alors une de plus.

Et il fit un clin d'œil à Luna qui leva les yeux au ciel tout en rougissant. Alors il s'assit en face de lui et lui demanda comment c'était passé son Noel.

Harry dut rester une bonne partie de l'après midi parce qu'il distinguait à travers la fenêtre le soleil qui se couchait. Après une tape amicale et des embrassades? il décida de prendre congé et encore une fois il avait totalement oublié ses ailes. Il marchait à présent dans le couloir pour sortir quand au loin il croisa une jeune femme qui tenait un vieux monsieur tout les deux semblaient râler.

- Papa tu le fais exprès c'est ça, combien de fois le médicomage t'as dit que ce n'était pas un temps pour sortir.

- Ecoute Lullie, j'ai passé l'âge d'être materné, si je veux voir un coucher de soleil avant la fin de ma vie je peux bien faire ce que je veux.

La jeune Lullie fronça les sourcils.

- Tu as déjà faillit y passer avec cette crise cardiaque, n'aggrave pas ton cas !

- J'ai bien vécue, je peux mourir maintenant !

Puis le vieil homme se tourna lentement vers Harry et ses yeux s'arrondirent. Harry pensa vaguement qu'il avait du le reconnaitre, il tenta un timide sourire, mais le vieil homme lâcha alors le bras de la fameuse Lullie et se jeta au pied d'Harry.

- Vous êtes venu ! Ça y'est vous êtes venu m'emmener, je suis prêt !

- Je…pardon…quoi ? Bredouilla Harry.

- Vous êtes mon ange ! J'ai fait tout ce que j'avais à faire, je suis vieux et je suis prêt à mourir maintenant alors vous êtes venu ! C'est parfait, parfait.

Le vieil homme ne lâchait pas la robe d'Harry et Harry le regardait comme si il voyait la pire chose au monde et commença à paniquer, il tira sur sa robe et sans l'intervention de Lullie il serait tombé au sol d'effarement.

- On mon dieu Papa laisse tranquille.

Elle le tira et regarda Harry avec un air désolé.

- Ce n'est pas Potter, c'est mon ange !

- Je suis confuse, il n'a plus toute sa tête excusez le.

Mais Harry n'écoutait plus il avait la tête qui tournait et tout le calme dont il avait réussit à faire preuve jusque là s'évanouissait. Il repoussa en tremblant le vieillard et essaya de repartir calmement? mais une fois hors de vue de Lullie et de son père, qui criait un plaintif « pardon », il se mit à courir et transplana dés qu'il fut dehors, pour tomber dans les pommes une fois arrivé à destination. Quand il reprit conscience il était dans son lit et Kréature était à son chevet.

- Maître Potter…hic…hic…vous allez bien..hic..Kréature s'est occupé de vous…hic.

Harry ouvrit des yeux horrifié l'elfe était en train de pleurer.

- Kreature ?

- Le maître est bizarre en ce moment…hic…Kreature vous à monter…doit-il appeler la sang…miss Granger ?

Harry se redressa sur ses coudes.

- Kreature j'ai dormi combien de temps ?

- Nous sommes le 30 alors maître Potter à dormit 1 nuit et 1 jour. J'appelle Miss Granger !

- Non, non c'est bon je vais me lever, il faut que je mange ok ? Tu peux faire ça ?

L'elfe bondit sur ses jambes et agita sa tête.

- Mr Potter…ne laissez pas Kreature tout seul.

Harry se redressa et sourit à l'elfe.

- Promis.

Quand Kreature disparut il se laissa de nouveau tomber sur le lit. il n'en revenait pas, c'était le 30 et il allait passer son nouvel an seul, perdu, malade et probablement en larme. Quelle meilleur façon de recommencer une année, il se força tout de même à se lever quand il sentit une délicieuse odeur parvenir à ses narines. Une fois dans le salon il put voir que Kreatur s'était surpassé et trituré nerveusement le torchon qui lui servait de vêtement. Harry s'assit et soupira.

- C'est incroyable Kreature.

- Kreature à fait tout ce qu'aimait Maître Potter.

Harry observa tout les plats avec envie, puis il se tourna vers l'elfe.

- Mange avec moi !

- Oh non Kreature ne peut pas manger avec le maître, il mangera plus tard, manger vous.

- Kreature assis toi et mange avec moi d'accord.

Kreature fronça les sourcils, tira encore plus sur son torchon et grogna.

- Ce n'est pas convenable !

- Ça le sera.

L'elfe baissa la tête puis après un long moment se hissa sur la chaise en face d'Harry et quand le brun commença à se servir il l'imita.

- Bonne année.

L'elfe ne répondit pas mais servit à Harry un verre de whisky pur feu, qu'il but d'une traite.

Quand il se réveilla ses valises étaient faites et ses vêtements étaient pliés sur sa chaise. Il pouvait sentir un mal de crâne incroyable et tout en se frottant le visage il se dirigea vers la salle de bain. Son effarement fut totale, non seulement Kreature avait remis le miroir mais ses ailes étaient à présent bien plus grandes que lui. Les parties hautes ou elles se repliaient, l'os carpien pour les oiseaux, se trouvaient une dizaine de centimètres au dessus de sa tête et à présent les plus longues plumes traînaient au sol derrière lui. Il était sur que si il les ouvrait maintenant elles ne tiendraient pas dans la petite pièce.

Alors il sortit et retourna dans le salon et les dépliât en grand. Elles étaient immenses. Harry les mesura mentalement, ses ailes devaient à présent probablement faire plus d'un mètre 50. Il les étendit et constata qu'elle ne pesait toujours rien, ça semblait à présent impossible à battre. Si il devait s'envolait il s'envolerait dans la douleur. Harry sentait que ses yeux n'avaient plus de larmes et que son estomac était beaucoup trop tendu pour se contracter de nouveau. Deux choix s'offraient à lui : disparaître et continuer à se transformer en hybride, peut-être qu'il devenait un immense oiseau et que bientôt un bec et des serres lui pousseraient soit il se reprenait en main et trouvait une solution ou au moins une réponse satisfaisante à son état actuel.

Tel le plus courageux des Gryffondors ou le plus stupide, il choisit la seconde option. Il remonta dans sa chambre s'habilla et décida d'affronter la chose comme un événement tout à fait anormal, mais pas insurmontable, de toute manière il était déjà au fond du trou rien ne pouvait empirer. Une fois sa valise en main il salut un Kreature affolé de son départ et transplana à Poudlard.

Fin du chapitre 2