Voici le chapitre 5 koeur sur vous.

OooO


Hermione était partagée, la semaine avait était un véritable puit d'incompréhension aussi bien coté Gryffondor que coté Serpentard. La faute incombait en grande partie à Harry qui s'était défilé et avait cessé d'accorder ne serait-ce qu'un peu d'intention à Draco. Il aurait pu faire ça en douceur se disait-il mais Harry avait agit comme un parfait idiot en coupant toute interaction d'un coup sec. Il parlait tout de même avec Blaise, Théo et Pansy mais il ignorait Draco comme le pire des goujats. Hermione comprenait parfaitement le comportement du brun la même idée lui avait traversé l'esprit mais ça crevait les yeux que les serpentards ne se forçaient pas.

Blaise ne lâchait plus Ron et son petit ami ne tarissait pas d'éloge sur lui, Pansy bavait littéralement sur Harry et Théo était une perle de patience et de gentillesse avec elle. La seule chose qui coinçait c'était comme toujours Harry et Draco. Elle se demandait comment Draco réussissait à faire preuve d'autant de retenu et comment Harry pouvait être aussi aveugle et évidement elle avait finit par craquer et avait tenté de discuter avec lui mais Harry s'était fermé comme une huitre à l'heure du repas.

- Je ne te comprends pas Harry, ils ont fait l'effort de venir vers nous pour améliorer nos relations et tu te comportes comme un enfant suspicieux.

- C'est de l'histoire ancienne tout ça, est ce qu'on peut passer à autre chose.

- Je ne te force pas à penser comme moi Hermione, j'ai juste pas confiance, désolé si il me faut plus de temps que vous pour changer d'attitude.

- Harry tu as changé d'attitude plus vite que la lumière, ai au moins la décence de t'expliquer avec Draco et si il s'avère que tu as raison on sera évidement de ton coté.

- Tu ne lui accordes même pas le bénéfice du doute !

- Tu es parano Harry…

- Bien sur que je le suis, un grand nombre de personne en qui j'avais confiance ce sont retrouvés être les pires enflures et ceux que je détestais s'avéré être finalement des agneaux, alors pardonne moi d'être sceptique sur mon propre jugement, je préfère être seul que mal accompagné pour le coup. Fin de la discussion.

Hermione ne trouva rien à répondre parce qu'Harry avait en partie raison, inutile de revenir sur l'épisode, Lockhart, Severus, Maugrey. Elle se tourna pour voir ce que faisait Draco et sans grande surprise il ne détachait pas son regard d'Harry, le brun s'était remis à manger et ignorer toute l'attention qu'on lui portait. On était jeudi et elle avait hâte que la semaine se termine et elle s'était terminé dans une ambiance morose.

Ron, Blaise, Théo et Hermione se trouvait tout les quatre dans la bibliothèque.

- Pansy et Draco ne viennent pas ? Demanda Ron.

- Pansy n'a pas voulut venir parce qu'Harry n'est pas là et Draco n'est pas venu parce qu'il préfère étudier seul.

Hermione se rendit compte qu'elle venait de lire cinq fois la même ligne et ses doigts tapoter d'impatience sur la table. Ce fut Théo qui l'a sortit de sa torpeur.

- On devrait peut-être parler du sujet qui fâche avant, histoire de mieux se concentrer sur nous.

- Quel sujet ?

- Voyons Ron le sujet le plus important de tout Poudlard, le sujet qui ne prendra jamais fin? sauf si on rejoue Roméo et Juliette.

- Non vraiment je ne vois pas.

- Blaise parle de Draco et Harry.

Ron se massa le crâne, puis il regarda Hermione qui avait toujours les yeux fixés sur son livre, il regarda Théo qui observait un point invisible sur la table et enfin Blaise qui souriait très mystérieusement et la révélation explosa comme un pétard dans sa tête.

- Harry est amoureux de Draco !

Hermione releva un regard noir sur Ron, Théo fit un sourire peiné et Blaise explosa de rire.

- Dit plutôt que Draco est amoureux d'Harry et ton pote est en train de lui briser le cœur.

- Impossible, ces deux là c'est impossible.

- Je comprends pourquoi ça n'avance pas, le meilleur ami d'Harry n'est même pas capable de voir les gens qui s'intéressent à lui.

Ron grogna sous la remarque de Théo.

- Pourquoi je devrais me mêler de ça, je ne suis pas dans son lit, moi je suis là pour accepter la personne qu'il choisit si elle n'est pas trop bizarre mais on parle de Draco Malfoy.

- Draco est quelqu'un de bien et il est fidèle.

- Qu'est ce que tu en sais tu es sortis avec lui ?

Théo et Ron se regardaient en chien de faïence.

- Ça suffit quand bien même Draco se pâme d'amour pour Harry celui-ci est hermétiquement fermé à une quelconque réconciliation. S'indigna Hermione.

- Pour quelle raison ?

- Elles sont claires les raisons Blaise, tu confierais ton cœur à quelqu'un qui a passé une très grande partie de ta vie à t'insulter toi et tes amis, à essayer de te tuer ou de t'empêcher à sauver le monde.

- Draco s'est excusé pour ça, il lui faut quoi de plus à Harry pour qu'il le pardonne.

- Je pense juste qu'Harry est effrayé.

- Qu'est ce qu'on peut faire alors ?

Hermione soupira.

- Rien. Quoiqu'on dise Harry se braquera, il va falloir que Draco prenne sur lui si il veut qu'Harry s'ouvre un peu plus, Harry est buté mais il n'est pas totalement idiot…enfin je crois.

Les quatre amis restèrent silencieux et tous savaient que la meilleure solution c'était que Draco abandonne mais ils voulaient aussi tous que ça aille dans le sens de Draco, même Ron.

Harry Potter se regardait dans le miroir. Il avait les traits tiré et il avait l'impression d'être un peu plus maigre qu'avant. Il avait fait part à Ron de son intention de quitter l'équipe de quidditch et chose étrange Ron n'avait émis aucune objection. Harry observa ses ailes se déplier mollement, elle lui faisait mal, terriblement mal. Il sortit de la salle de bain, il ne portait que son bas de pyjama, ça faisait des nuits qu'il crevait de chaud.

Il releva le bras et se gratta l'épaule il avait comme des picotements désagréable sur toute la ligne de ses épaules. Harry regarda par la fenêtre il faisait nuit noir mais il pouvait entendre la pluie battre violemment contre la vitre. Il resta un long moment à observer les grosses gouttes glisser sur le verre puis quelque chose coula le long de sa colonne. C'était une goutte de sueur il était en train de comprendre ce qu'il se passait. Les yeux dans le vague et le corps parcourut de frisson il sortit de la salle commune des Gryffondor.

Draco faisait sa ronde et il était particulièrement en forme. Il avait du retiré plus d'une centaine de point toute maison confondu, c'était la seule manière qu'il avait trouvé pour passer ses nerfs, il était même retourné dans la pièce ou il avait surprit Harry mais cette fois-ci il n'y avait eu personne. Il était minuit passé quand il se décida à retourner dans sa chambre mais Merlin seul sut pourquoi il changea d'avis en cours de route. C'était ce genre de moment ou si on arrivait un peu trop tôt ou un peu trop tard on pouvait manquer quelque chose de crucial, un signe, une réponse ou croiser quelqu'un qui nous avais évité. Draco ne manqua pas ce moment. Il se trouvait au septième étage, il avait décidé de passer devant la tapisserie qui cachait la salle sur demande.

Il allait tourner la tête quand un bruit de pierre qui frotte se fit entendre. Il se colla au mur et put voir un passage s'ouvrir dans le mur. Draco n'en revenait pas il n'avait jamais vu ça avant, il attendit pour prendre un élève sur le fait mais retint sa phrase quand il vit Harry en sortir. Le blond se cala contre la tapisserie. Harry ne prit même pas la peine de regarder autour de lui et Draco comprit que quelque chose clochait, le sauveur était torse nu et portait juste un pantalon de couleur rouge, ses pieds étaient nu et Malfoy vit quelque chose qui lui fit horreur. Le dos d'Harry était rouge, sa peau avait un léger teint hâlé mais il distinguait clairement les rougeurs autour de ses ailes. Il pouvait nettement voir les os d'Harry sortir de son dos couvert de plumes noires mais il voyait aussi de légère cloque à la base de la formation de l'aile à ce niveau là, sa peau n'était plus rouge mais prenait une teinte violacé, comme si on l'avait frappé.

Harry avança d'un pas traînant se dirigeant vers l'escalier, il semblait être dans le floue totale. Draco regarda ses ailes qui étaient à présent redevenu complètement noires, elles brillaient encore de temps de reflet argentés mais les deux dernière plumes blanches qu'il avait vu auparavant n'était plus là. C'était le moment ou jamais de demander à Harry ce qui lui arrivait mais au lieu de ça Draco le suivit. Il pourrait toujours l'attraper si ça tourné mal mais il était franchement inquiet de la condition physique du brun. Plus Harry montait les escaliers et plus Draco comprenait, il allait crier son nom quand Harry se tourna vivement vers lui. Le blond pu entendre ses ailes bruissaient.

Les yeux d'Harry étaient noirs, pas juste ses iris, absolument tout son œil était de la même couleur que ses plumes. Quand son regard se posa sur Draco la bouche d'Harry s'ouvrit mais il ne prononça aucun mot au lieu de ça il se mit à courir. Draco n'en revenait pas, il sortit sa baguette et cria « stupéfix » mais le sort atteignit les ailes d'Harry et rien ne se passa. Le brun disparut. Draco grimpa les marches comme un dingue et arriva dans un couloir, il vit Harry disparaître derrière une porte et la terreur lui fit accélérer le mouvement.

Quand Draco ouvrit la porte il fut balayé par une bourrasque de vent puissante. La pluie frappa son visage, il tenta de crier le prénom de son camarade mais sa voit fut couverte par une détonation, au loin un éclair s'abattit vers la forêt interdite. Il dut faire un énorme effort pour rester debout tant le vent était puissant, il avait l'impression de marcher dans une mer déchaîne. Il mit sa main au dessus de ses yeux et pu voir Harry poser un pied sur le merlon des remparts. Soudain il se rendit compte de ce qu'il allait faire et tenta de courir vers lui, dans son empressement il glissa sur la pierre et tomba et ne put que voir Harry Potter ouvrir grand ses ailes et sauter.

La chute était vertigineuse et Harry tombait tête la première. Le vent fouettait son visage avec force et il sentait avec une tel clarté chaque goutte de pluie qui tombait sur son corps que ça rendait leur impact douloureux. Il savait qu'il fallait qu'il ouvre ses ailes mais il savait aussi ce que ça lui ferait et la peur le tenait entre ses griffes mais plus le sol se rapprochait et plus la chance de choisir s'amincissait.

Alors d'un coup brusque il déploya ses ailes. L'éclair de douleur fut tellement fulgurant et même si il s'y attendait l'impression qu'on venait de lui couper deux membres le déstabilisa complètement. Une de ses ailes se replia vivement sous la souffrance le faisant tanguer violemment. Son corps bascula sur le coté et se râpa contre la pierre mouillée et froide du château. C'était maintenant la panique et l'adrénaline qui le forçait à battre de nouveau des ailes pour s'éloigner de l'enceinte du château. Malgré le mal qui rongeait l'intérieur de son corps, malgré la sensation d'avoir de longues aiguilles plantées dans le dos.

Harry battit des ailes, une fois, deux fois et encore, jusqu'à ce que la sensation devienne presque supportable. Il se sentait comme la petite sirène d'Andersen sauf que ce n'était pas ses jambes qui étaient source de souffrance. Harry essaya de se concentrer sur la pluie, il se lécha les lèvres et goutta l'eau mélangé à sa sueur qui s'écoulait sur sa figure, plus il battait des ailes et plus la douleur s'estompait. A présent c'était son bras et ses cotés qui étaient en feu mais Harry tenta de faire fit de la sensation de brûlure. Il était presque sur que cette partie de son corps était en sang.

La solution aurait du lui paraître évidente depuis le début. Ses ailes c'étaient comme des muscles qu'Harry ne faisait pas bouger, alors lentement elles s'atrophiaient. Il n'était pas sur qu'elles se mettent à tomber comme les bois d'un cerf mais que si elles se mettaient à pourrir elles gangrèneraient tout son dos, et si personne ne les voyait personne ne pourrait les soigner.

Harry chassa cette idée de son esprit et se laissa porter par ses propres battements. La douleur était moins aigu ça devenait presque agréable, un peu comme si il s'étirait après être resté trop longtemps dans la même position. Il ne sentait plus le vent et la pluie comme une agression mais comme quelque chose de vivifiant. L'air froid et rapide s'engouffrait dans ses ailes lui offrant un tremplin à chaque déploiement, il sentait la pluie ruisselait contre ses plumes, ça lui faisait du bien, il était presque détendu. Inconsciemment il battait des ailes les yeux rivés vers le ciel, sans voir un seul instant la distance que celles-ci lui faisait parcourir en quelque battement, si il avait baissé les yeux il aurait pu voir que le château était déjà bien loin de lui.

Il ne craignait pas de se faire foudroyer, il ne craignait pas le tonnerre, il ne craignait plus rien, il se sentait revivre. Il goûtait sur sa langue chaque goutte de pluie se laissait planer dés que le vent le frappait de plein fouet. Deux fois il faillit perdre l'assurance qu'il venait de gagner mais il finit par comprendre les mouvements de son corps. Comment il devait se balancer, comment il devait plier ses ailes ou les étendre, comment tourner plonger ou remonter et bientôt son rire se mêla au bruit des éclairs. Il écarta les bras et tenta des choses un peu plus complexe.

D'un mouvement d'ailes il se retrouva un faire un looping, il n'y avait pas d'obstacles, pas de ligne, pas de limite il avait le ciel à portait de main et c'était incroyable. La révélation se présenta à lui exactement comme une violente rafale. Il volait. Harry volait comme un oiseau. Est-ce que c'est ce qu'il allait devenir, demain il se lèverait avec un bec et des serres, il s'en fichait, il se fichait de tout.

Il allait voler jusqu'au bout du monde maintenant, voler et s'emparer de chose précieuse, précieuse comme la vie, il descendrait sur les humains et comme la mort il…Harry cria en se rendant compte de ce qu'il était en train de penser, puis il entendit un autre cri. Il tendit l'oreille et de nouveau il entendit. C'était son prénom, on l'appelait, le brun observa autour de lui, comment avait-il fait pour arriver là, il était au dessus des nuages. Il pouvait voir la voix lactée et la lune énorme brillait au dessus de lui, il ne prit pas le temps de profiter de la vue et plia rapidement ses ailes replongeant dans la masse humide et cotonneuse. Quand ses yeux finirent par s'habituer de nouveau à la pluie il eu juste le temps de voir quelqu'un tomber d'un balais, sans même réfléchir il fonça vers la forme qui chutait dans le vide.

Draco s'était précipité dans un des placards adjacent à la porte qui menait vers l'extérieur. Il trouva par chance exactement ce qu'il voulait. Il remonta comme un fou les escaliers et une fois dehors se débarrassa de sa cape, sa chemise fut rapidement trempé mais d'un pas leste, il enjamba le balai qu'il tenait et s'envola. Il serra le manche tellement fort que ses bras se mirent à trembler et il se forçat à se détendre. Draco se souvenait parfaitement de la vitesse à laquelle Harry était monté quand il l'avait revue sur son balais et l'idée qu'il est déjà disparut dans le ciel le rendait malade. Cependant il continua à monter, au même titre qu'Harry il faillit plusieurs fois retomber au sol et s'écraser. Il n'avait pas d'ailes pour accepter le vent, il n'y avait que son corps qui prenait de plein fouet la pluie et les courants d'air violent.

Ses yeux ne voyaient rien, il faisait noir et l'eau qui s'écoulait sur ses paupières le forçait à garder les yeux fermés. En désespoir de cause il se mit à hurler, il cria le nom d'Harry plusieurs fois, il se risqua à ouvrir les yeux mais tout ce qu'il voyait c'était les nuages sombres, les éclairs fissurer le ciel et la pluie s'abattant comme des flèches sur sa peau. Il dégagea une de ses mains pour la mettre en porte-voix et retenta de crier son nom. Un brusque changement de vent le fit tournoyer dangereusement. Il voulut rattraper le manche de son balai mais celui-ci tomba vers l'avant, ses mains glissèrent sur le bois et une nouvelle bourrasque le fit définitivement basculer. Son corps quitta l'objet volant et il hurla. Il allait mourir parce qu'il avait poursuivit Harry, même dans sa chute il rit intérieurement de l'ironie de la situation. Toute sa vie tournée autour d'Harry alors pourquoi pas sa mort.

Draco ouvrit les yeux et observa le ciel qui s'éloignait puis distingua quelque chose, ça allait vite aussi vite qu'un oiseau et de loin ça ressemblé à un aigle. Le blond n'eut pas le temps d'émettre le moindre son, l'oiseau n'était pas un oiseau c'était un humain et cet humain c'était Harry qui fonçait beaucoup trop rapidement vers lui. Si rapidement que quand le brun le percuta pour l'attraper Draco en eut le souffle coupé. Les mains d'Harry attrapèrent son corps en dessous de ses bras et aussi rapidement qu'il put Draco s'accrocha à lui en entourant ses épaules.

Mais Harry allait toujours trop vite. Avec horreur le serpentard se rendit compte que c'était sûrement son premier vol, ce qui expliquait les marques sur le dos du brun, Harry n'avait pas utilisé ses ailes pas une seule fois et des escarres étaient apparus. Seulement voilà si c'était son premier vol ça serait aussi son premier atterrissage.

Brusquement Harry bascula dans une dangereuse pirouette. Ses ailes se rabattirent et son dos s'écrasa sur le sol, il lâcha Draco qui roula un peu tandis que son corps fit de violent tonneau sur l'herbe humide. il hurla quand son corps s'écrasa sur son bras et son flanc gauche. Draco se redressa vivement. Harry avait fait en sorte de le protéger de l'impact, immédiatement il se remit sur ses pieds et vit le corps du brun beaucoup plus loin. La peur le fit courir en direction du Gryffondor qui commençait à se relever, le blond le vit tituber puis poser son regard sur Draco qui se jeta presque sur lui.

- Harry bon sang !

Harry avait la tête qui bougeait dans tout les sens et ses bras se balancèrent dans le vide un moment avant de toucher Draco.

- Aahh Draco tu n'es pas blessé…

Mais avant de pouvoir dire autre chose il s'écroula dans les bras du blond.

- Harry ! Harry ?!

Draco serra le corps d'Harry contre lui et regarda tout autour de lui. Ils se trouvaient dans le parc du château, c'était déjà un bon signe. Tirant une force inconnue de son corps, il souleva le garçon qu'il tenait et le porta contre lui. Harry était léger un peu trop léger à son goût, il constata que les ailes du brun ne pesait rien, elles caressaient ses bras avec douceur et leurs contact avait quelque chose de reposant. Draco fit tout le chemin jusqu'à sa chambre avec Harry dans les bras. Tout en marchant il avait perdu quelques plumes du brun et avait remarqué qu'elles finissaient en poussière dés qu'elles touchaient le sol.

Draco se mordit la lèvre en pensant qu'il était en train de déplumer le brun mais une fois qu'il posa son corps sur le lit, il assista bouche bée à la rapide repousse des plumes. Une fois Harry de nouveau ailé, il s'écroula au sol pour reprendre son souffle. Il resta un long moment assit le dos contre le pied du lit avant de se décider à se lever. Il sortit sa baguette et jeta un sort pour se sécher lui, ainsi qu'Harry, une fois sec il commença à examiner le garçon.

Harry était allongé sur le dos et Draco contourna le lit pour mieux détailler son corps. Il chassa toutes les pensées salaces qui inondèrent son esprit et se concentra avec une certaine appréhension sur les blessures du brun. Son bras gauche souffrait de plusieurs coupures dont une vraiment affreuse et même si la pluie avait nettoyée une partie de la blessure celle-ci saignée toujours. Il étudia ensuite le coté gauche de son corps. Il y avait aussi des éraflures mais une tache violacée commençait à s'étendre au niveau de ses cotes. Draco se massa les tempes il était certain que les cloques dans le dos d'Harry n'avait pas disparut par miracle. Il se dirigea dans sa salle de bain et sortit d'un tiroir des bandages et un petit pot d'onguent, ce n'était pas suffisant mais ça ferait l'affaire pour le peu de temps qu'il restait à la nuit. Demain il aviserait pour une solution sur le long terme.

Draco posa un genou sur le matelas et commença à frotter les blessures avec la crème, les plus bénigne s'effacèrent mais la grande coupure cessa juste de saigner. Il entoura le bras du brun de bandage et s'attaqua ensuite à ses cotes, l'onguent fit disparaître la couleur horrible qui s'était propagé sous sa peau mais Harry allait sûrement devoir passer chez Pomfresh. Pas une seule fois durant le traitement le brun ouvrit l'œil, sa respiration était calme et il se laissa complètement manipuler par le blond. Quand Draco eu terminé il glissa un oreiller sous la tête d'Harry, tira son fauteuil pour l'approcher du lit et s'assit en face du brun. Ce dernier était allongé sur le coté son visage tourné vers Draco. Lentement le serpentard glissa sa main dans celle d'Harry et le geste que fit le brun lui tira un sourire, ses doigts s'étaient resserrés autour de la peau de Draco et le blond se pencha sur lui pour embrasser son front.

Toute sa rancœur envers Harry s'était envolée. Il était aux anges, la main d'Harry était douce et chaude. Draco ne ferma pas l'œil de la nuit, il garda la main du brun dans la sienne et passa toutes les heures sombres à le contempler, gravant ce moment délicieux dans son esprit. Demain ça ne sera plus aussi fantastique.

Il avait finis par s'endormir, mais constata avec soulagement qu'à son réveil Harry dormait toujours. Sa main dans la sienne. Il se dégagea et fit un rapide tour dans la salle de bain, abdiqua devant sa tête de déterrer et sortit de sa chambre en toute discrétion, non sans avoir jeté un énième coup d'œil au brun de ses rêves, étendu dans son lit.

Draco traversa comme un diable tout Poudlard et monta jusqu'à la tour des Gryffondor. Il se posta devant la grosse dame et s'apprêta à lui demander d'aller chercher Hermione, quand d'un coup le tableau pivota. Laissa apparaître… Hermione. Draco soupira de soulagement et remercia les étoiles d'être de son coté. La jeune femme resta bloquée devant lui, le dévisageant avec méfiance.

- Qu'est ce que tu as fait comme idiotie Malfoy ?

Draco ouvrit la bouche, estomaqué. Il maudit le sixième sens incroyable des femmes et avant de laisser sa bouche sortir une remarque désobligeante il repensa à Harry.

- Harry est dans ma chambre.

Le visage de Granger s'illumina.

- Oh Draco enfin ! J'ai vraiment cru que vous n'y arriverez jamais.

- Pardon ? Quoi ?! Non ! Harry est dans ma chambre parce qu'il s'est jeté du toit de Poudlard. Ecoute Hermione j'ai besoin de tes lumières et je crois qu'Harry aussi. Ça prend une tournure bizarre.

Hermione fronça les sourcils.

- J'étais sûr qu'il se passait quelque chose d'étrange avec lui. Décidément il continue à avoir cette sale manie.

La brune était sur le point de retourner dans son dortoir et Draco paniqua.

- Qu'est ce que tu fais ? Il faut que tu viennes avec moi.

- Draco, Harry est partit en pyjama ! Et toute sa chambre est morte d'inquiétude. Je vais inventer quelque chose pour les rassurer. Je suppose que tu n'as pas très envie que tout le monde sache qu'Harry à passé la nuit dans ton lit ?

Question purement rhétorique, se dit Draco. Inutile de se jouer d'elle, Hermione savait déjà que Draco serait parfaitement heureux de dire à tout le monde qu'Harry était chasse gardé. Il l'a laissa partir la mine renfrogné. Quand enfin elle sortit avec des vêtements d'Harry entre ses mains, il ne s'attarda pas à lui demander quelle excuse elle avait trouvée, et il la traîna rapidement dans les couloirs.

Harry cligna doucement des paupières et se mis à sourire. Il n'avait pas aussi bien dormit depuis, et bien depuis la fin de la guerre. Il n'en revenait pas, il se sentait frais et reposé. Il se redressa et entreprit de s'étirer quand une vive douleur le paralysa. Il se mordit la langue et le goût du sang se propagea dans sa bouche comme ses souvenirs.

Il avait volé ! Il s'était jeté du haut de Poudlard et avait volé. Il s'était aussi mangé le mur de Poudlard mais…il avait volé ! Harry rassembla ses idées. Ça avait été incroyable, grisant et libérateur, ça lui avait fait un bien fou. Jusqu'à ce que son cerveau se brouille d'idée étrange. Harry ravala la peur qui venait de poindre son nez au creux de son estomac. Ses ailes lui faisaient quelque chose et quelque chose de vraiment pas agréable du tout. Harry se redressa et se dit qu'il était temps de parler à Hermione. Il s'apprêtait à poser sa main sur la table de chevet et réalisa, bien tard.

Que ce n'était pas sa chambre. Il cligna des yeux, plusieurs fois et du se rendre à l'évidence. C'était une chambre de préfet, propre, et aux couleurs…des Serpentards. Harry sentit son estomac se nouer, grogner, et essayer de renvoyer tout ce qu'il possédait. Mais rien ne vint, le stresse nouait la gorge d'Harry. Il savait sans même réellement faire le tour du propriétaire, qu'il était dans la chambre de Draco.

Il le savait parce que son odeur était partout. Harry se rallongea en se laissant tomber et gémit comme un chiot. Pourquoi était-il là ? Pourquoi… ? Harry mua ses lèvres en un « O » de véritable surprise. Il l'avait percuté. Dans le ciel, Draco l'avait suivie et il l'avait percuté. Harry essaya de comprendre ce qu'il s'était passé. Mais c'était le trou noir entre son saut et son réveil. Il savait juste que la sensation d'avoir volé parcourait tout son corps comme une douce ferveur reposante. Mais Draco l'avait suivie et il avait faillis mourir.

Harry trembla de tout son long. Sa bêtise avait faillit couter la vie du blond. Puis le brun fronça les sourcils. Personne n'avait demandé à Draco de le suivre. Pourquoi l'avait-il fait ? Il aurait pu se contenter d'appeler les professeurs et faire perdre des points à Gryffondor. Harry rejeta cette idée, il savait qu'il tentait de trouver des excuses bidon pour ne pas reconnaître qu'il était content que Draco l'ait suivie. Il se sentait incroyablement stupide et il se tenait tétanisé sur son lit. Harry leva son bras et remarqua, enfin, les bandages. Il passa sa main sur ses cotés et sentit la douleur naître sous sa peau mais s'étonna de ne pas souffrir plus. Draco l'avait soigné. Il se tourna du coté encore en bon état de son corps et ses yeux fixèrent la porte qui s'ouvrât d'un coup.

- HARRY JAMES POTTER !

- Oh…Bonjour Hermione.

Draco laissa la gryffondor entrer comme une furie et ferma silencieusement la porte derrière lui. Il prononça faiblement un silencio et alla dans le coin pour assister au savon qu'allait se prendre Harry.

- Est-ce que tu as réellement sauté du toit de Poudlard !?

- Euh…oui, dit-il piteusement.

- J'espère sincèrement Harry, que tu as une explication cohérente et logique à me donné.

Harry se mit à genoux sur le lit et baissa la tête. Par quoi pouvait-il commencer. Puis soudain ses yeux s'écarquillèrent et il fixa Draco comme si tout d'un coup il se rappelait de son existence. Il était vraiment long à la détente mais maintenant que la stupeur se lisait sur son visage, le blond lui fit un sourire contrit. Hermione les regarda tous les deux et voulut ouvrir la bouche mais Draco se leva et se mis à coté d'elle. Harry n'arrivait pas à détourner ses yeux. Draco savait. Pas parce qu'Harry l'avait attrapé en plein vol. Il devait savoir depuis plus longtemps. Il bafouilla.

- Depuis quand ?!

- Depuis le début de l'année.

- Pourquoi tu n'as rien dit !?

- Parce que personne ne le voit, c'est ça ?

Harry secoua la tête en signe d'affirmation.

- Tu les…tu…

Il ne savait plus du tout comment formuler ça.

- Oui je les vois Harry.

Le visage de Draco ne montrait aucun signe de dégout, de peur, ou de moquerie. Il le regardait avec douceur et avec une pointe de…tristesse ? Harry sentit ses ailes bruissaient. Son cœur venait d'accélérer d'un coup. Draco voyait ses ailes et n'avait pas cherché à le maltraiter à le rabaisser ou autre chose. Il avait été, inquiet. Harry se mis à rougir violement et Draco détourna les yeux. Ce fût Hermione qui prit soin de se rappeler à eux.

- Si vous voulez que je fasse quelque chose il va falloir m'expliquer ! Parce que là tout ce que je vois, ces deux idiots en train de rougir.

Harry se gratta le coin de sa cicatrice et se leva pour se mettre en face d'Hermione. Ils étaient à présent tous les trois debout. Harry observa Hermione mais celle-ci ne bougea pas.

- Hermione…j'ai des ailes.

- Pardon ?

- Des ailes, répéta Harry. Des plumes ! Comme celle d'un aigle, ou d'une chouette.

- Oui enfin on dirait plus celles d'un corbeau.

Harry ignora la remarque de Draco et tenta de lire l'expression d'Hermione. Elle dévisagea Harry avec un air profondément sérieux.

- Tu as des ailes.

Elle avait détachée ses mots, comme si elle venait de découvrir un nouveau mot compliqué dans le dictionnaire.

- Oui des ailes.

- Où ça ?

Harry voulut se mettre à rire mais le regard d'Hermione l'en dissuada, il se mit dos à elle et le pointa du doigt. Draco siffla et Hermione se figea.

- Harry ton dos est dans un sale état.

Elle passa sa main sur, les bleues et frôla doucement ce qui ressemblait à des brûlures. Draco observa la scène avec effarement. Les doigts d'Hermione traversaient les ailes, comme si ce n'étaient que des appendices fantôme. Il vit Harry trembler. La jeune fille continuait d'étudier son dos, puis poussa un long soupir.

- Est-ce que vous vous moquez de moi ?

Harry se tourna vivement, piqué au vif.

- Quoi ?! Bien sur que non ! J'ai des ailes Hermione ! Que personne ne voit, sauf, par je ne sais quel miracle, Draco.

Hermione se tourna vers Draco.

- Tu les vois vraiment ?

- Aussi clairement que je te vois. Elles sont grandes et noires. Et c'est vraiment bizarre que tu ne puisses pas les toucher.

- Parce que toi tu peux ?

- Oui.

Hermione secoua la tête. Elle avait sentit qu'Harry se comportait de façon bizarre, qu'il mangeait moins qu'avant et qu'il avait parfois l'air absent. Mais elle avait mit ça sur le compte de la guerre. Et voilà qu'on lui disait qu'il avait des ailes.

- Est-ce que Draco est vraiment le seul à les voir ?

Harry allait dire oui mais se ravisa bien vite et immense sourire illumina son visage.

- Non, non Bill les vois aussi !

- C'est vrai ?

Hermione parut soulagé mais pas Draco. Il avait presque crut partager quelque chose d'unique et voilà que « Bill » les voyaient aussi. Il se renfrogna.

- Draco je t'emprunte ta cheminée.

Elle n'attendit pas de réponse positive et s'empara d'une des poudres sur le mur de la cheminée. Elle le jeta dans les flammes et demanda le bureau de Bill Weasley. Son visage abimé apparut aussitôt.

- Bonjour Hermione, que me vaut ce plaisir. Tiens bonjour Harry et…Malfoy c'est ça ?

- Bill je n'irais pas par quatre chemins ! Est-ce qu'Harry à des ailes !

- Oh Harry tu lui as dit…mais ! Elles sont énormes ?! Tu les as laissé pousser !

La surprise de Bill finit par totalement convaincre Hermione. Le cou du rouquin semblait se tordre dans la cheminée pour mieux voir Harry. Celui-ci avait une mine boudeuse.

- Ce n'est pas comme si je pouvais faire quelque chose.

- Tu aurais du en parler à quelqu'un plus tôt. Mais bon si Hermione le sait ça devrait bien se passer, je ne doute pas qu'elle trouvera vite une solution. Honnêtement ça ne me rassure pas de les voir toujours là. Bon je dois vous laisser. Bonne chance Harry.

La fumée s'éteignit et Hermione se tourna vers Harry, qui était totalement désespéré.

- Je ne vois pas pourquoi il dit ça, moi je les trouve bien tes ailes.

Draco fut une nouvelle fois ignoré. Hermione retourna prés d'Harry et fit le tour de son corps. Il ne tenta pas un mouvement.

- Bon, dit-elle. Tu vas t'habiller, on va aller manger, ensuite tu iras à l'infirmerie. On dira à Pomfresh que tu as un peu trop fait le fier sur ton balai, elle soignera ces vilaines blessures et après. Toi, Draco et moi, en discuterons plus sérieusement.

- Tu vas le dire à Ron.

- Si il me pose la question je lui dirais. En attendant ça va nous embêter de devoir le prouver et je suis aussi sceptique que Bill. Pour le moment, agissons normalement.

- Facile je fais ça depuis le début.

Hermione lui posa ses vêtements dans les mains.

- Je t'attends dans la grande salle.

Les ordres clairs et concis d'Hermione soulagèrent Harry. Il y avait enfin quelqu'un pour prendre les choses en mains de manière intelligente. Harry serra ses habits contre lui et remarqua enfin Draco qui n'avait pas bougé.

- Je t'attends dehors.

- Non ! Attend.

Draco se retourna et observa Harry. Le brun se frotta nerveusement le bras et leva ses grands yeux verts sur Draco qui faillit mourir de bonheur, écrasait par tant de beauté.

- Ecoutes, ces derniers temps je me suis comporté comme une enflure vis-à-vis de toi. Le truc c'est que j'avais vraiment peur.

- Je peux comprendre ça, avoir des ailes…

- Pas des ailes ! Je n'avais pas peur des ailes. J'avais peur de toi.

Draco ne dit rien. Il sentait qu'Harry cherchait à s'excuser et il était en train d'apprécier l'effort. Mais la question voulait tout de même sortir de ses lèvres. Harry ne l'attendit pas.

- C'est juste, que c'était vraiment bizarre la façon ou du jour au lendemain, on se mette à discuter. Alors j'ai paniqué et j'ai laissé ma paranoïa reprendre le dessus. Mais le truc c'est que j'aime bien discuter avec toi. Alors si, ce n'est pas une blague, si tu penses vraiment qu'ont peut devenir ami. Je voudrais qu'on recommence avant que je merde. Je t'en supplie Draco, j'espère vraiment que ce n'est pas une blague.

Et effectivement le ton d'Harry était suppliant. Draco ressentit toute la fatigue de cette nuit. Harry avait de nouveau baissé les yeux. Le blond avait émis l'hypothèse qu'Harry se méfiait de lui, mais l'entendre lui dire était finalement une pilule plus difficile à avaler que prévue. Il s'approcha d'Harry et fut soudainement prit de l'envie de l'enlacer. Au lieu de ça il tendit sa main, une nouvelle fois.

- Je ne me moque pas Harry. J'aimerais vraiment qu'on soit ami. Je n'ai pas été un saint non plus. Et j'étais vraiment le plus stupide de nous deux. Mais maintenant que le pire est derrière nous, je voudrais vraiment avancer. Faisons quelque chose Harry.

Le brun retint sa respiration puis glissa sa main contre celle de Draco.

- Je suis désolé Draco. D'avoir fait tout ce que je t'ai fais, et je ne parle pas uniquement de ces dernières semaines. Je parle de toutes ces années, de ton père aussi.

- Je sais Harry, moi aussi je suis désolé. De t'avoir fait et dit des choses que tu ne méritais pas. Merci de me pardonner. Tu me pardonnes n'est ce pas ?

Draco releva un regard emplit d'une profonde inquiétude et ses yeux se posèrent sur la plus belle vision de sa vie. Il eut soudain l'impression que toute la pièce baignée d'une clarté étincelante. Il lui fallut un moment pour comprendre que ça se dégageait d'Harry qui lui souriait de la plus belle des façons. Draco en était certain, il était amoureux d'un ange.

- Je te pardonne et j'espère que toi aussi. Merci de m'avoir aidé.

Ses merveilleux yeux émeraude brillaient et Draco revit ce qui s'était passé avec Pansy mais en plus intense. L'aile gauche d'Harry redevenait blanche.

Draco sortit de la chambre laissa Harry s'habiller. Il avait l'impression qu'ils avaient enfin passé un cap et il se sentait bien. Il n'avait pas osé s'étaler sur le passé et sur son père, il voulait que tout s'améliore entre eux avant de lui dire le fond de sa pensée. Il n'en voulait pas à Harry, pour rien. Pourtant il se rendait bien compte que ça inquiétait le brun et il voulait plus que tout le rassurer. C'est le cœur encore battant qu'il récupéra un Gryffondor propre et tout sourire.

Dans le silence le plus total ils suivirent les ordres d'Hermione. Ils se séparèrent avec un regard presque désolé pour rejoindre leurs tales respectives. Mangèrent peu et suivirent Hermione sous le regard étonné de tous leurs amis.

- Elle va les enguirlander, souffla Ron à Blaise.

- Vraiment ?

- J'en suis sûr, Harry était sur le point de glisser sous la table pour y échapper.

- Bien fait pour lui.

- Blaise !

- Draco est mon ami, j'y peux rien si je le soutiens avant Harry.

Ron secoua la tête mais ne dit rien. Il avait de la peine pour les deux garçons. Hermione pouvait être démoniaque.


OOooOO

Fin du chapitre