Chapitre 6 les amis :o !

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- Bon ! Tu vas tout nous raconter et depuis le début !

Hermione, Draco et Harry étaient assis prés du lac en rond. Harry sur ses genoux et les ailes replié. Draco avait remarquait le petit livre que la jeune fille avait récupéré à la tête de sanglier, entre ses doigts. Il se remit à fixer Harry qui avait l'air songeur.

- D'accord. Alors un peu avant la rentrée à Poudlard, j'ai remarqué que j'avais de drôle de cicatrice dans le dos. Je pensais que c'était des blessures dû à la guerre, mais ça à empiré. J'ai voulu les montrer à Ron mais il ne voyait rien. C'étaient des petites ailes puis pendant les vacances de noël, ça s'est mis à grandir. Et mh je crois que c'est tout. Ah oui je peux voler avec.

- Tu as oublié de dire qu'elles changés de couleur, fit remarquer Draco.

Harry fit mine d'y réfléchir, mais quelque chose en lui essayer de faire en sorte qu'il ne se concentre pas plus que ça sur la question. Il se dit alors que c'était un point important qu'il devrait aborder et essaya de le garder en tête. Les couleurs n'étaient pas la chose la plus inquiétante. Il sentait qu'il y avait autre chose. « Comme la mort… »

- De quelles couleurs sont-elles maintenant ?

- La gauche est blanche et la droite est noire.

- Et ça a toujours était comme ça ?

Draco regarda Harry qui ne pipait mot, mais quelque chose dans son attitude avait changé. Ses ailes étaient plaquées contre son dos et même le vente ne les faisait pas tressaillir.

- Non, dit Draco. Au départ elles étaient toutes noires. N'est ce pas Harry ? Harry ?

Le brun pinça les lèvres. Il y se concentrait au maximum, pourquoi son esprit ne voulais pas y réfléchir. Pourquoi n'arrivait-il pas à comprendre ce qu'il clochait. Il savait pour les couleurs et il sentait quand elle changeait mais tout en lui disait que ce n'était pas grave. Qu'il fallait qu'il laisse parler les émotions. Harry ouvrit de grands yeux.

- je crois, qu'elles ont leurs propres consciences. Le visage d'Harry exprimait l'horreur.

- Calmons nous d'accord, souffla Hermione. Une chose à la fois, Draco quand est ce que la couleur à changé.

Harry se tourna vers Draco pour l'écouter avec attention.

- La première fois que je l'ai vue, c'est quand Pansy est venu enterrer la hache de guerre sur le terrain de quidditch. Elles ont commencé à devenir blanches pendant que tu discutais avec elle. Ensuite, elles sont totalement redevenues noire après…

Draco fit une pause et détourna les yeux mais Hermione le pressa de poursuivre.

- Après que tu m'ais vu avec Tobias, murmura Harry.

Hermione regarda tour à tour les deux garçons. Elle croisa les bras et soupira.

- D'accord et maintenant pourquoi sont-elles blanches et noires ?

- Pourquoi je ne sais pas, répondit Draco. Mais son aile gauche est redevenue blanche ce matin. Après ton départ.

Hermione plissa les yeux.

- Que s'est-il passé après mon départ ? Qu'avez-vous fait ?

- Je me suis excusé et Draco m'a pardonné.

- Je me suis excusé et Harry m'a pardonné.

- Et c'est tout ?

- Euh…on s'est serré la main ?

Hermione ouvrit le livre qu'elle tenait et tourna les pages. Harry ne le remarqua pas vraiment et il ouvrit la bouche.

- Je crois que mes ailes ne veulent pas que je réfléchisse.

Draco et la jeune fille levèrent la tête.

- Quoi ?

- Et bien, j'aurais du paniquer non ? Le dire à tout le monde ? Mais c'est comme si…c'était normal. Quand je dis qu'elles ont leurs propres consciences je pense ne pas me tromper. Je veux voler, enfin elles veulent voler.

- Ah bon, moi je crois que même sans ça, tu ne l'aurais dit à personne.

Harry se gratta le menton et se massa les tempes.

- Quand j'étais dans le ciel Hermione, si je n'avais pas entendu la voix de Draco, je ne serais pas là.

- Qu'est ce que tu veux dire ?

- J'étais prêt à m'envoler loin. A partir et à…m'emparer de chose.

- Comme une pie voleuse ? Tenta Draco.

- Non. Des choses plus précieuses…comme, euh. Pitié ne vous moquer pas…

- Précieuse comme des âmes ?

Harry ouvrit de grands yeux sur Hermione. Elle était penché sur lui et son regard suspicieux le transperçait de tout part.

- Comment tu… ?

La jeune fille posa le livre au milieu d'eux.

- C'est le journal intime d'Ariana Dumbledore. Enfin entre les gribouillis, il y à des pages lucide. Tu te souviens de la toile que tu as récupéré Draco ?

- Oui l'ange c'est ça ?

- Exact. Regarde Harry.

Hermione ouvrit le livre sur une page qu'elle avait marqué et le brun reconnut le dessin qu'elle pointait du doigt.

- C'est le symbole des reliques de la mort.

- Des reliques de quoi ?

Hermione leva les yeux au ciel.

- Tu connais les contes de Beedle le barde ?

Draco fronça les sourcils.

- Nous n'avions pas ce genre de lecture au manoir, beaucoup trop porté sur…

- Les liens moldus-sorciers oui. Mais tu connais l'histoire de la Mort furieuse contre les trois frères qui ne meurt pas comme elle le voulait.

Draco acquiesça.

- Et quel rapport avec Harry ?

Hermione tourna les pages.

- Je vous lis un passage d'accord : « Albus et son ami sont encore en train de chercher les objets de la mort. Albus ne veut pas me croire quand je lui dis que c'est dangereux. Il dit que ça lui permettra de devenir plus fort et qu'il pourra mieux protéger les sorciers et les moldus. Je crois Albus mais je ne crois pas son ami. Mais ils ne se rendent pas compte que des objets qui appartiennent à la mort peuvent être la mort elle-même. »

Hermione fit une pause et tourna d'autres pages puis reprit : « Elle est venue me rendre visite en rêve. Avec ses ailes immense et son voile. Elle m'a dit que bientôt je n'aurais plus à me soucier de rien. Bientôt je partirais avec elle. Je ne suis pas effrayée, je l'ai déjà vue. C'est elle l'ange de la mort qui veut embrasser mon âme. En bas Albus et Bert se dispute encore. Je n'en peux plus de les entendre crier. J'aimerais que ça cesse. »

Hermione s'interrompis et ferma le livre. Draco ne comprenait strictement rien mais en regardant Harry il se rendit compte que lui percevait tout le problème avec une clarté inouïe.

- Harry ?

- Ces objets attirent la mort elle-même.

- Oui il y a d'autres passages sur les reliques, Ariana semblait en savoir autant qu'Albus, elle n'était pas complètement folle. Harry ces trois objets tu les as possédé.

- C'est pire que ça Hermione, je suis mort avec.

Draco se tourna vivement vers Harry.

- C'est quoi ces histoires, ma mère à dit que tu étais vivant ?

- Une partie de moi est morte, j'ai étais frappé par le sort et j'avais le choix.

- Le choix de quoi ?

- De mourir ou de revenir.

Draco se leva d'un coup, sous le regard interloqué d'Harry et concentré d'Hermione.

- Tu es mort ?! Pour de vrai ?! Est-ce que Dumbledore savait ça !?

- Oui, il le savait. C'était plus ou moins ce qu'il avait prévu.

- Il avait prévu que tu meurs ?! Il avait prévu que tu te sacrifies pour tout le monde et toi tu y es allé ?!

Harry ne comprenait pas vraiment la colère de Draco et ne dit rien.

- Draco c'était…le destin d'Harry.

- Pas toi Hermione…On n'envoi pas quelqu'un se donner la mort de lui-même ! Harry c'était du suicide !

- J'ai fait ce que j'avais à faire pour que tout le monde vive.

- Et si tu étais réellement mort ! Et si on n'avait pas réussit à tuer Voldemort après ça ! C'était de la folie !

Harry se leva à son tour, furieux.

- Et quoi Draco ?! Tu aurais voulus que je fasse quoi, que je me cache !? Exactement comme tu as fait ! J'ai accepté de mourir parce que je ne voulais pas voir les autres mourir, toi tu as accepté de tuer parce que tu ne voulais pas voir ta famille mourir ! Qui de nous deux à fait le plus d'erreur ?!

Le visage de Draco se ferma immédiatement. Il allait répliquer mais les ailes d'Harry étaient subitement redevenues noire.

- Harry…

- Non ça suffit j'en ai plus qu'assez ! J'en ai assez de toujours devoir subir. Est-ce que tu crois que ça m'a plu d'apprendre que je devais mourir pour mettre fin au règne de Voldemort ! Est-ce que tu crois que je voulais y aller les bras ouverts ! Peut-être oui ! J'y suis allée parce que j'en avais marre, marre de ne pas choisir mon destin. Je voulais que tout ça se termine ! J'avais accepté de mourir ! Et quand je vois comment la vie se profile je me dis que c'était une erreur monumentale de rester. J'aurais mieux fait de mourir !

Les mots d'Harry giflèrent Draco et Hermione avec violence. Mais ils n'eurent pas le temps d'ajouter quelque chose. Les yeux d'Harry étaient devenus noirs et d'un brusque coup d'aile s'envola presque aussitôt. Il pivota dans les airs et fonça en direction de la forêt interdite. Draco réagit plus rapidement qu'Hermione et se mit à courir en direction des bois en hurlant son prénom.

Draco courait dans la forêt en jurant comme un dingue. Harry avait réagit au quart de tour et avec beaucoup trop de violence pour qu'il puisse en placer une. Il n'en revenait pas de la tournure des événements. Il s'était totalement laissé emporté par ses propres sentiments et n'avait pas une seule seconde mesuré l'impact de ses mots sur Harry. Il n'avait pas eu l'intention de le blesser. Ça lui faisait juste un mal fou de savoir qu'Harry aurait pu mourir pour de bon. En plus de tous les dangers qu'il avait encourus, il avait marché vers la mort. Sans que personne ne le sache, ça le mettait hors de lui.

Tout ce qu'il avait ressentit lorsque Voldemort avait annoncé sa mort n'avait été que pur douleur. Comme si en même temps qu'Harry mourait c'était lui qui mourait aussi. Draco comprit tout en courant que son attachement pour le brun ne datait en vérité pas de son procès. L'annonce de la mort d'Harry avait était une bombe, elle avait fait exploser son cœur. Et de savoir qu'il était venu la chercher le lui briser un peu plus. Même si les mots du brun avait été dur, Draco savait que ce n'était pas le moment de le prendre pour lui. Il se mit à hurler son nom mais la forêt lui renvoya son cri. Draco s'arrêta et sortit sa baguette, il respira longuement et prononça son sort :

- Excpecto patronum.

Aussitôt un immense cerf argenté sortit de sa baguette L'animal tourna autour de Draco avant de partir exaucer le vœu de son cœur.

Trouver Harry Potter.

Draco Malfoy trouva Harry dans une clairière. Il se tenait devant le cerf qui disparut aussitôt que le blond s'approcha. Les yeux d'Harry étaient redevenus Vert et Draco avança vers lui prudemment.

- Harry….je suis désolé. Je ne voulais pas dire ce que j'ai dit. Je me rends bien compte que je suis le plus mal placé pour juger qui que ce soit j'étais juste.

Il s'interrompit parce qu'Harry commencer à pleurer. Draco se sentit mourir intérieurement, il courut vers lui et le prit dans ses bras.

- Je suis désolé Harry…Pardon !

Harry hoqueta.

- Ton…patronnus…c'est…un…cerf !

Draco sourit contre ses cheveux.

- Oui, je sais c'est bizarre. Je m'attendais à un dragon.

Harry le repoussa et sortit sa baguette. Il cita le même sort que le blond et ce dernier resta bouche bée.

Draco fit le tour du cerf qui se tenait devant lui. Il n'en revenait pas.

- C'est possible…d'avoir le même patronnus ?

- Severus avait le même que ma mère.

- Pardon ?

Le serpentard se tourna si vite vers Harry qu'il sentit quelque chose craquer.

- Severus aimait ma mère.

Harry rangea sa baguette et s'écroula au sol. Draco s'accroupit prés de lui.

- Je suis désolé Draco. Je ne sais pas ce qui m'a prit ! Je ne voulais pas te dire des choses aussi blessantes. Je suis désolé pour ton père et toutes les choses que tu as du faire. Je ne veux pas que tu me détestes. J'essaie de faire des efforts mais j'ai l'impression que je rate tout ce que je fais. Ou que je ne sais plus quoi faire. Je ne voulais pas être méchant. Mais j'étais furieux je ne sais même pas pourquoi.

Harry pleurait vraiment maintenant. Draco le serra contre lui et caressa ses cheveux.

- Je voulais juste une vie un peu normale. Des parents, des amis et peut-être devenir quelqu'un de bien plus tard. Je voulais juste ça. Je ne voulais pas mourir Draco….oh je suis tellement fatigué.

Le blond se mit à bercer Harry et l'embrassa sur le front. C'était donc ça Harry Potter. Draco se mordit les lèvres. Il avait jalousé presque toute sa vie un garçon qui ne savait rien sur lui-même. Un gosse qui n'avait pas connu l'amour d'une mère, qui n'avait pas demandé à disparaitre, qui voulait juste une vie. Une vie à lui.

- C'est moi qui suis désolé Harry…J'ai paniqué. Tu avais totalement raison sur mon compte. J'étais juste un petit con prétentieux et arrogant. Mais je ne t'en veux pas pour mon père, je ne t'en veux pour rien du tout. Je m'en veux à moi seulement. Si je n'avais pas était aussi aveugle, si j'avais fais plus d'effort, on aurait pu s'éviter toute ses peines. Je ne mens pas quand je veux mieux te connaître Harry. Je l'ai voulue dés l'instant ou je t'ai rencontré, mais j'étais borné. Apprendre que tu étais réellement mort, c'était la pire chose que je pouvais entendre. Harry crois moi aussi, je t'en prie. Crois-moi quand je te dis que je veux que tu vives. Tu ne sais pas à quel point tu comptes pour moi.

Harry gémit contre lui et pleura un peu plus.

- Je te crois Draco…pardon, pardon…

Harry continua de lui demander pardon jusqu'à ce qu'il tombe de fatigue dans ses bras. Pour Draco il n'y avait rien à pardonné. Il voulait juste garder Harry contre lui. Le triste et seul Harry, aussi triste et seul que lui.

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Quand Harry Potter se réveilla, il avait l'impression d'avoir fait le pire des cauchemars. Il avait rêvé qu'il volait dans la nuit. Que le ciel n'avait pas de nuage, pas d'étoile et pas de lune. Qu'il n'y avait pas de sol non plus ou se poser. Tout ce qu'il pouvait faire c'était voler, jusqu'à l'épuisement.

Mais quand il se réveilla, il constata avec bonheur qu'il n'était pas dans le ciel mais dans un des nombreux lits de l'infirmerie. Il souleva son haut, sa peau n'avait plus de trace de bleue et son bras semblait totalement guéri. Il ne lui restait plus qu'à vérifier son dos mais il ne doutait pas que celui-ci devait bien aller. Il se tourna dans le lit et vit qu'il faisait nuit. Harry remonta la couverture sur son menton. En fermant les yeux il repensa à ce que Draco lui avait dit.

Il ne lui en voulait pas. Draco n'avait rien contre lui. Le brun se sentit bêtement rougir. Comment avait-il pu se comporter de cette façon, après tout ce que Draco avait traversé lui aussi. Il ramena ses mains contre son visage. Il avait l'impression que ses ailes exacerbaient ses sentiments. Non, en fait il en était sûr, elles le poussaient dans ses émotions les plus extrémes. Si il ne s'était pas envolé il aurait finir par aussi dire des choses encore plus blessante à Draco et peut-être à Hermione aussi. Son cœur se mit à battre violement dans son cœur. L'origine ne pouvait être que les reliques de la mort. Harry en était persuadé. Il se souvint amer, de la période où il avait désiré ces objets ardemment et à présent il les maudissait. Il ne voulait pas d'objet puissant, il ne voulait pas d'aile, il ne voulait pas jouer la mort. Il voulait vivre sa paisiblement. Harry se força à trouver le sommeil.

Draco Malfoy restait figé dans son lit. Hermione avait ramené Hagrid et ce dernier avait pris le relais et porté Harry jusqu'à l'infirmerie. Lui et Hermione avait bredouillé des explications bateau à propos de balai et de vif d'or. Elle avait fait semblant de les croire, plus rien ne l'étonnait en ce qui concernait Harry. Il avait passé le reste de l'après midi avec Hermione, celle-ci avait prit soin d'éloigner leurs amis, afin qu'ils puissent discuter. Et ils avaient discuté.

- Je sais qu'Harry est parfois un peu sanguin Draco. Mais je ne crois pas que ça soit normal.

- Qu'est ce que tu veux dire ?

- La seul fois ou je l'ai vraiment vue s'énervé c'était contre Remus. Parce que ce dernier voulait quitter sa femme et partir avec nous. Ce n'est que plus tard que j'ai compris qu'Harry l'avait fait pour qu'il retourne prés de Nymphadora.

- Je l'ai vue s'énervé. Contre Rogue, après la mort de Dumbledore. Mais c'est une colère que je peux comprendre.

- Tu as dit que toi et Harry vous vous étiez réconcilié. Alors ce n'était pas normal. J'ai fais des recherches sur l'ange de la mort. En ce qui concerne la religion c'est celui qui vient récupérer les âmes. Il est presque considéré comme la mort elle-même. Mais je ne crois pas que ça soit pour Harry. Je crois qu'il est comme un valet de la mort.

- Hermione tu te rends compte que ton histoire est tirée par les cheveux. Des objets offerts par la mort. C'est n'importe quoi.

- Ce n'est pas moi qui vois les ailes d'Harry. Mais je l'ai vue s'envoler. Harry à défier trois fois la mort. Il à était protégé par sa mére, par sa baguette et la troisième fois par Voldemort lui-même si on peut dire.

- C'est un peu comme si il était les trois frères réunis en une seule personne ?

- Si on poussait le résonnement vraiment loin, on pourrait dire ça en effet. Mais la question n'est pas là. Je ne crois pas qu'un homme, censé être mortel puisse supporter une partie des pouvoirs, ou…appelle ça comme tu veux, de la mort.

- Tu penses que ses ailes touchent quelque chose en lui ?

- Tu as dit qu'elles avaient blanchie pendant qu'il parlait avec Pansy et à ce moment là, il acceptait ses excuses. Qu'elles avaient blanchies quand vous vous étiez pardonné.

- Mais elles noircissent quand il est emporté par la colère, continua Draco.

- Quand Harry, fait preuve de pardon et de compassion elles blanchissent, mais quand il fait face à des sentiments moins pures elles noircissent.

- Ça se tient mais ça ne nous aidera pas à savoir comment s'en débarrasser. Ses ailes ne lui font pas du bien.

- Pas pour le moment non.

Tel avaient été leurs conclusions. Draco résistait durement à l'envie de se rendre à l'infirmerie et d'y veiller Harry. Lui tenir la main la veille lui avait fait tellement de bien. Comme si le temps s'était figé et que ça place avait toujours été là. Draco se demandait si pour le bien d'Harry il devait mettre ses sentiments de coté, afin de l'aider au mieux à gérer cette nouveauté, mais l'idée lui faisait froid dans le dos. Il avait envie de le toucher plus, de l'aimer tendrement et de le protéger. Le blond passa sa main sur son visage. Il allait définitivement fermer les yeux quand une lumière bleuté apparut devant lui. Un cerf fantomatique baissa sa tête vers lui et la voix d'Harry se fit entendre.

« Merci. »

Murmura le cerf avant de disparaître. Draco sourit.

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Les Serpentards étaient soulagé. Quoiqu'il ait pu se passer entre Draco et Harry ça semblait désormais révolu. Et la rumeur selon laquelle Hermione leurs avaient passé un savon avait enflé, forgeant le respect autour de la demoiselle. Ils avaient donc tous pu reprendre leurs petites habitudes. Se mélanger pendant les cours, ressortir à pré-au-lard et étudier à la bibliothèque. Tout le monde se félicitait de la bonne entente entre eux et tout semblait aller pour le meilleur. Mais certaines personnes n'avaient pas l'air plus joyeuses que ça.

Tobias le premier. Il intercepta Harry dans l'espoir que celui-ci le reconsidère un peu, mais Harry avait été ferme. Il ne voulait plus faire ce genre de chose. Il estimait qu'ils avaient passé un bon moment mais que c'était bien de s'arrêter maintenant. Harry avait été poli mais Tobias lui avait craché que ça ne lui apporterais rien de donner son cul à un Mangemort. Harry avait sentis la colère bouillonnait en lui mais après un immense effort de concentration il avait réussit à ne pas s'emporter.

- Je suis triste que tu penses ça de lui Tobias. Draco n'est pas parfait mais il ne mérite pas qu'on le juge de cette façon. Je pense qu'il a assez payé. Si je ne veux pas qu'on recommence, ce n'est pas totalement à cause de Draco c'est aussi par respect pour toi. Tu attends quelque chose de moi que je ne peux pas donner et pour ça j'en suis réellement désolé. Je suppose que si je te demandais qu'on reste ami tu refuserais ?

Mais Tobias n'avait pas refusé. Il s'était excusé, il était juste jaloux. Tobias fit remarquer qu'il n'était pas comme tout le monde avec Draco et que ça lui foutait la haine mais il avait compris. Tobias n'était pas quelqu'un de méchant.

Quand il était retourné vers ses amis Draco lui avait fait remarquer que son aile gauche avait blanchie.

Harry ne s'en rendait pas réellement compte, il fallait que Draco lui dise pour qu'il devine que ses ailes changeaient de couleurs, sinon ça ne s'imposait pas dans son esprit. Mais Hermione et Draco avait perçut les subtils changements. Harry était plus doux, moins impétueux. Il riait toujours bêtement avec Ron et continuait à faire le pitre mais parfois il avait cet air un peu plus sérieux, un peu plus sage qui faisait fondre Draco. Harry se doutait aussi des changements mais il n'en fit pas vraiment part aux deux autres. Il avait discuté avec Ginny pour s'excuser et aussi avec Pansy. Il avait fait amende honorable et elles l'avaient pardonnée. Mais Pansy était la deuxième personne à toujours voir d'un mauvais œil ce qui s'opérait entre Harry Draco.

Elle ne savait pas dire ce qui la chagrinait le plus. Peut-être le fait qu'ils ne sortaient pas ensemble mais avait entre eux des gestes tendres, ils se touchaient doucement, se rapprochaient quand ils discutaient, se regardaient à la dérobé. Il se dégageait d'eux une espèce d'aura qui empêchait les gens de les approcher quand ils étaient ensemble et c'était déstabilisant. Où peut-être était-ce aussi le fait que Draco avait réussis d'un coup de maître à briser les défenses d'Harry une par une. De l'amour à la haine il n'y a qu'un pas disait-on, ça fonctionnait aussi dans l'autre sens. Mais peu importait les sentiments partagés de Pansy. Draco et Harry était comme deux enfants qui semblait considérer que l'amour consistait juste à se tenir par la main. Elle n'était pas la seule exaspérée par leurs comportements d'agneau. Blaise et Ron ne comprenait pas pourquoi aucun d'eux ne semblait vouloir concrétisé.

La vérité c'était que Draco ne voulait rien forcer. Il essayait de balayer sept années de mauvais traitement. Lui et Harry continuaient à s'envoyer des piques mais c'était pour la forme. Draco se sentait en paix ave Harry, il se sentait serein et un peu euphorique. Comme si sa présence était un baume pour le cœur. Il refoulait le désir et l'envie en les remplaçant par la patience et la prudence. Lui aussi trouvait ça bizarre mais l'impression qu'Harry faisait sortir le meilleur de lui-même ne le déplaisait pas vraiment.

Harry de son coté se comportait juste comme un électron libre. Il se sentait absent mais c'était la seule façon qu'il avait trouvé pour calmer ses angoisses. Et ça c'était quand Draco n'était pas là. Il avait bien conscience du trouble que faisait naître le blond en lui et étrangement ça lui faisait du bien. Il se sentait heureux quand Draco était là, il sentait que ses ailes l'étaient aussi. Il était sûr que Draco le voyait bien et Harry le remerciait de ne pas faire de remarque dessus. Il se sentait comme un gosse qui se faisait son premier ami. Il essayait de comprendre exactement pourquoi il était aussi bien, et pourquoi se sentiment de plénitude s'estompait quand il se retrouvait loin du blond.

- C'est parce que tu es amoureux Harry.

- Ça explique réellement le vide que je ressens ? La tristesse ? Et le froid ?

- Je crois que ta façon de ressentir les choses est totalement doublait par ta condition.

- Ça veut dire qu'en réalité je ne sens pas grand-chose pour lui ?

- Qu'est ce que tu ressens quand moi ou Ron ne sommes pas avec toi ?

- Une pointe de tristesse et un peu de manque.

- Et pour Draco ?

- Le néant.

Hermione pouffa. Elle le trouvait vraiment mignon. Ils étaient tous les deux assis l'un contre l'autre devant le feu de cheminée de la salle commune. Ron était dans la salle des Serpentards, invité par Blaise pour une revanche d'échecs magique. Draco lui avait proposé de venir mais Harry avait refusé, préférant réviser. Il ne savait pas pourquoi il révisait exactement. Plus les jours avancé et moins il était sûr de vouloir devenir Aurore, il aspirait à un métier plus tranquille, mais il voulait tout de même aider les gens.

- Pourquoi tu ne deviendrais pas médicomage ?

Harry se tourna vers la jeune fille. Hermione était la seule qui savait qu'il ne voulait pas vivre une vie dangereuse et elle cherchait pour lui de son coté.

- Et prendre le risque de me faire attraper par tous les mourants qui pense voir un ange de la mort.

- Quoi ?

- Ah je ne t'avais pas dit qu'un vieil homme à l'hôpital avait vu mes ailes.

Hermione se redressa d'un bond.

- Mourant ?! Harry les mourants voit tes ailes.

- Il n'était pas vraiment mourant, il était vieux et avait fait une crise cardiaque apparemment.

Hermione réfléchit sombrement.

- On ne parle plus de tes ailes ?

- Oui elles ont recommencé à m'anesthésier le cerveau.

Elle le frappa et Harry rigola.

- Je crois que c'est une question de karma. On dirait que si je fais les choses biens et avec sincérité, elles se calment. C'est idiot mais Draco m'a dit que la gauche était à présent à moitié blanche.

- Tu veux dire que tant que tu es en paix avec toi-même tout va bien ?

- Je crois.

- Mais elles ne sont pas totalement blanches.

- Non en effet. Il me manque peut-être quelque chose. Je dois sans doute remplir un cota de bonnes actions.

Hermione ne répondit rien.


Fin du chapitre 6