Bon je rappelle le rating hein...M comme sexe ahaha.


OoooO

Harry sortit de son lit en essayant d'être le plus discret possible. Il y parvint sans mal, ses gestes couvert par les ronflements de Ron. Ils n'étaient plus qu'à quelques jours des vacances de pâques et Harry se doutait qu'il n'aurait pas d'autres occasions de détendre ses muscles. Il avait finis par accepter que ses ailes aimées voir du pays. Alors dés qu'il le pouvait il sortait en douce et s'envolaient. Il prenait toujours soin d'attendre les fins de rondes des Préfets et grimpait le plus discrètement possible jusqu'en haut des tours.

Harry ouvrit la porte qui donnait sur l'extérieur d'une des tours. Il courut presque vers le vide et s'arrêta au niveau de la muraille. Il inspira profondément, sentant l'impatience le gagner.

- Pas si vite Potter.

Harry se tourna vivement et sourit en voyant Draco. Celui-ci s'avança vers lui balai en main.

- Tu vas pouvoir gérer sans moi cette fois-ci ?

- Si tu n'avais pas un comportement aussi dangereux, je n'aurais pas besoin de mettre ma vie en danger pour toi.

- Oh arrête ça, tu aimes le danger, tu te ries du danger.

- Harry tu parles plus que tu ne voles.

- On va y remédier.

Harry posa un les pieds sur la muraille et se tourna vers Draco. Il lui fit un sourire et se laissa tomber dos face au vide. Draco détestait quand il faisait ça, il prit de la hauteur sur son balai et s'envola tout aussi vite. A peine eut-il dépassé les murs de Poudlard qu'Harry remonta d'un coup sec vers lui. Il explosa de rire face au regard méprisant de Draco. Harry n'avait plus vraiment besoin de battre des ailes, il se laissait porter par le vent et Draco le suivait non sans une pointe d'inquiétude. Le brun revint à sa hauteur. Le ciel était dégagé, parfaitement éclairée par les astres et la lune. Il faisait frais mais Harry ne sentait pas le froid quand il volait, une curiosité dû aux ailes sans doute.

Draco observait Harry du coin de l'œil, ce dernier planait insouciant, sourire aux lèvres. Il gardait le rythme de Draco et ils se contentaient de voler tout droit.

- Ça me rappelle quand tu as passé l'épreuve du dragon.

- Ah oui…par la meilleure période de ma vie. En définitif, je n'aurais pas vécu une seule année à Poudlard sans problème.

- Peut-être…mais je trouve personnellement que cette année là est meilleure. On vole côte à côte. Tu n'imagines pas à quel point je me sens bien.

Harry poussa sur ses ailes pour arriver au dessus de Draco. Il se laissa redescendre et s'assit derrière le blond.

- Qu'est ce que ?

- Je vais conduire. Ou est passé ton amour du risque ?

- Voyons Potter, j'aime le danger, je me ris du danger.

Harry enlaça la taille de Draco et lui demanda de maintenir sa poigne sur le manche. Le blond s'exécuta. Il ne pouvait que s'exécuter, il sentait le souffle chaud d'Harry contre son oreille, son nez contre sa nuque et s'était terriblement grisant. Tout son torse était collé contre son dos et sentir les mains d'Harry contre son ventre le rendait fiévreux. L'ai frais ne suffisait plus à faire descendre sa température. Harry murmura quelque chose mais Draco n'entendit pas. Brusquement il se sentit grimper à une vitesse folle. Harry battait des ailes et il montait rapidement. Draco claqua des dents et Harry resserra ses mains contre lui.

- On descend Draco !

- Quoi ?! Non !

Mais Harry ne l'écouta pas. Il le fit appuyer sur le manche et ils se mirent à piquer du nez, amorçant une descente vertigineuse. Draco en première ligne pour voir le vide. Il distinguait tout, le château, la forêt, le lac les lumières de la ville au loin. Il n'en croyait pas ses yeux. Le vent s'engouffrait dans ses cheveux et derrière le rire d'Harry emplissait ses oreilles. Draco se sentit glisser vers l'avant mais Harry le retint, lui disant de ramener ses jambes. Il battit violement d'une aile et ils firent une embardée sur le coté qui se transforma en vrille. Ils tournoyèrent dans le ciel et Draco se prit au jeu. C'était la première fois qu'il prenait autant de plaisir à monter sur un balai et il commença à joindre ses rires à ceux d'Harry.

Le brun se sentit pousser des ailes et tenta d'autre acrobatie, looping, pirouette, remonté acrobatique en tourbillon et descente à 90%. Draco ne cessait de rigoler, il en avait les larmes aux yeux. C'était ça le bonheur, se dit-il. C'était de faire des choses simples et d'en rire, c'était d'être avec la personne qu'on aimait et c'était de pouvoir savourer ce qu'on faisait. Draco savourait intensément. Il priait pour que ça ne cesse jamais, si Harry décidait de s'envoler loin il était sûr et certain qu'il le suivrait au bout du monde. C'était comme dans un rêve et Harry semblait lire dans ses pensées, il se mit à chanter quelque chose que Draco ne connaissait pas, mais la voix du brun était suffisante pour le faire se sentir bien.

- CE REVE BLEU ! Je n'y crois paaaaass c'est merveilleeuuuxxx ! Un nouveau monde en couleur ! Lalala je ne connais pas la suite !

Les rires de Draco redoublèrent. Harry en fit de même et les étouffas dans le cou du blond. Ils rigolèrent un long moment jusqu'à ce qu'Harry stabilise leur vol. Draco releva la tête et essuya ses larmes au coin des yeux. Ils ne distinguaient plus le château à présent et Draco retint sa respiration quand il vit un mince fil orange se profilait à l'horizon.

- Harry c'est le matin.

- Oui.

Sa voix était étouffée par le haut de Draco. Le serpentard le sentit frottait son visage contre son dos. Puis il sentit quelque chose se durcir contre ses fesses. Il redressa un peu la tête et ne dit rien. Il était exactement dans le même état qu'Harry. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres. Le brun ne battait plus des ailes, le balai descendant doucement. Ils étaient au dessus d'une ville. Draco distinguait les lumières artificielle s'éteindre peu à peu. Il soupira doucement, la main d'Harry venait de passer sou son haut, l'autre le tenait fermement. Draco grogna de frustration, il pouvait sentir le sexe dur d'Harry contre lui, mais leur position n'avait rien d'adéquat. Les doigts du gryffondor pianotèrent sur sa peau, descendant doucement sur son ventre. Ses lèvres se posèrent sur son cou et Draco retint un gémissement.

Harry murmura son prénom et le blond lâcha d'une main le manche du balai pour venir caresser celle d'Harry qui continuait sa route sur son ventre, vers son entrejambe. Harry cessa de bouger mais Draco fit descendre la main du jeune homme plus bas. Le brun poussa un long soupir qui fit frissonner Draco de tout son long. La main d'Harry entra en contact avec son sexe. C'était douloureux, frustrant, délicieux, plaisant. Il se permit de gémir et ce fut le feu vert pour Harry. Il s'empara du membre tendu et chaud et débuta de doux va et vient. Draco se força à ne pas fermer les yeux, il plaqua ses orbes gris sur l'horizon, le ciel avait pris une couleur mauve et azuré, la ligne orange devenait rouge sang. Si il levait le nez au ciel il était sûr de distinguer les étoiles mangées par un flou bleuté. C'était son rêve bleu. Le ciel, le vent, les couleurs et Harry. Draco sentit une larme coulée contre sa joue, il se mordit les lèvres sous les assauts voluptueux de la main du brun contre sa peau. Il n'avait qu'une envie c'était de se tourner et de l'embrasser, mais Harry avait toujours sa tête collé contre son dos.

Draco voulut dire son prénom mais un râle sortit de sa bouche. Le brun releva la tête et l'embrassa dans le cou une nouvelle fois, puis il se mit à lécher sa peau, tout en continuant à le branler. Le serpentard se mit à gémir franchement et bascula la tête. Harry se colla encore plus contre lui, il n'y avait plus aucun espace libre entre eux. Draco distingua enfin le château et l'empressement d'Harry se fit sentir. Il accéléra son mouvement et répéta son prénom. Harry enlaça la queue du blond et caressa son gland du bout des doigts. Malgré leur dangereuse position, il se frotta contre Draco qui se plaqua contre lui. Sa main était venue rejoindre la sienne et ensemble ils le firent jouir entre les doigts d'Harry. Il fut soudain saisi d'une peur étrange et tourna vivement la tête vers le brun. Harry le regarda de ses grands yeux verts et Draco eut la nette impression qu'Harry l'étudiait comme le plus curieux des animaux.

- je peux dormir avec toi ? Susurra t-il.

Draco ne répondit pas. Mais quand ils posèrent le pied sur la pierre du château, le blond entrainait déjà Harry avec lui. Une fois dans la chambre du serpentard, ils se débarrassèrent de leurs vêtement et se blottirent l'un con l'autre. Draco se retint de s'endormir tant qu'Harry ne ferma pas les yeux. Quand enfin la respiration du brun se fit plus légère, il se décida à se laisser emporter par Morphée à son tour.

OooO

Draco ouvrit la fenêtre de sa chambre et hiboux aux plumages beiges sautilla dans sa direction. Le blond s'empara de la lettre et l'ouvrit. Aussitôt un sourire se dessina sur ses lèvres.

Cher Draco,

Je suis un peu inquiète de savoir Harry seul chez lui, il à une fois de plus refusé l'invitation de Molly au Terrier. Est-ce que tu serais d'accord pour venir lui rendre une petite visite en ma compagnie, si tu n'es pas trop occupé bien sûr.

Hermione Granger.

Draco s'empressa de répondre, même si la chouette avait l'air d'une patience à toute épreuve, lui, était fébrile. Harry lui manquait. Enormément. Draco ne s'était pas vraiment rendu compte du vide que le brun pourrait laisser en s'éloignant de lui et maintenant que c'était les vacances il regrettait de ne pas avoir proposé à Harry de venir chez lui. Mais l'invitation ne lui aurait sûrement pas plu. Le manoir Malfoy n'était pas le meilleur endroit pour se cajoler. Surtout pour Harry.

Draco repensa, le cœur battant aux quelques jours qui s'étaient écoulé après leur vol. Harry avait dormit contre lui, mais avait finis par se détacher en fin de matinée pour retourner dans sa salle commune. Une fois dans la grande salle il s'était salué poliment, d'un bref signe de tête. Draco l'avait regardé discuter joyeusement avec les autres, ses lèvres étiraient en un sourire, ces mêmes lèvres qui avaient parcourut sa peau quelques heures plus tôt.

Ils s'étaient comportés normalement, s'asseyant cote à cote durant les cours, plaisantant avec Ron et Blaise sous le regard meurtrier d'Hermione. Parfois Harry et lui se frôlaient et son cœur s'emballait immédiatement, il pouvait voir les joues d'Harry rougirent légèrement et ça le mettait en joie. Les journées s'étaient déroulées de cette manière, mais les nuits. Les nuits apportaient d'autres choses. Harry s'éclipsait de son dortoir, il volait un peu, sans Draco. Puis se dirigeait vers la chambre du Préfet. Il se glissait dans son lit et passait son bras contre le torse de Draco. Ils ne s'étaient plus touchés. Ils passaient les minutes précédant le sommeil à s'embrasser, des baisers tendres, certains chaste d'autres passionnés.

Leurs langues semblaient ne plus vouloir se quitter, ils glissaient chacun leurs lèvres sur la peau de l'autre et leurs mains caressé leurs visages. Parfois leurs virilités se touchaient et Draco ramené Harry contre lui sans détacher leurs bouches. Ils n'en parlaient pas, ils n'avaient rien à dire. Draco avait l'impression que si il parlait, il reposerait les pieds dans la réalité. Il savait pertinemment qu'il fallait aborder le sujet des ailes et il devinait que faire traîner les choses n'amusait pas Hermione. Mais après ce qui s'était passé dans la forêt Draco voulait juste offrir un peu de répit au brun. Il voulait vivre quelque chose de normal, alors Draco faisait en sorte que ça soit normal. Pas de dispute idiote, pas de coup bas entre maison, plus d'heure de colle, ils étaient tous devenus des agneaux.

Maintenant que Draco se retrouvait chez lui, il réalisait qu'ils avaient effectivement passé un début d'année tranquille. Qu'il était heureux et qu'il voulait le rester.

Il s'habilla en attendant la réponse d'Hermione, celle-ci ne tarda pas à arriver. Elle lui demandait de le rejoindre sur le chemin de Travers et de là bas il pourrait transplaner chez Harry.

Draco descendit dans le salon du manoir et trouva sa mère assise à table en train d'écrire sur un parchemin, elle leva les yeux quand elle entendit son fils et lui fit un grand sourire. Draco avança vers elle et embrassa son front.

- Où vas-tu habillé comme un prince ?

- C'est seulement aujourd'hui que tu remarques que je m'habille comme un prince.

- Je sais que tu fais toujours très attention à ta tenue vestimentaire mais là ! On dirait que tu vas à un rendez-vous galant.

- C'est sûrement ça, dit Draco avec nonchalance.

Le serpentard se dirigea vers la cheminée et s'empara de la poudre.

- J'espère que c'est un joli garçon.

Sa mère avait dit ses mots sans lever le nez de son parchemin. Draco resto coi un moment puis tourna la tête en signe d'abandon. Il souriait toujours en arrivant sur le chemin de Travers.

Hermione était déjà là, elle épousseta l'épaule de Draco et lui fit son plus beau sourire.

- Tu es toute seule ?

- Oui j'ai envoyé Ron chez Blaise pour être tranquille.

- Tu n'as pas peur que Blaise se jette sur Ron. Tu te rends compte que ces deux là ce sont trouvé.

Hermione haussa les épaules.

- Je préfère qu'il me largue pour un mec plutôt que pour fille.

Draco leva un sourcil. Et la jeune fille continua :

- Au moins je saurais ce qu'il me manque.

- Oui en effet, dit-il en rigolant.

Hermione lui attrapa le bras et les firent transplaner.


OooO

- Pas comme ça maître ! Vous le tenez mal.

- Kréature, si tu me le prends des bras je t'offre ma plus belle paire de chaussette.

L'elfe couina, mais ne bougea pas, surveillant avec inquiétude les gestes d'Harry. Un « clac sonore les firent sursauter » et Kréature bondit avec force. Il fonça vers les intrus et commença à crier.

- Qui sont ces gens qui se permettent d'entrer chez les autres comme ça ! Que dirait mon maître ! Vous êtes fou, miss Granger et vous animal peroxydé !

Hermione observa l'elfe de maison qui les pointait d'un doigt rageur avec de grands yeux. Ce fût Harry qui coupa le son.

- On se détend Kréature, il n'y a pas de mal.

Harry se tourna vers eux et le choc fut immense pour les deux jeunes. Kréature s'activa vers lui en marmonnant des « pardons ». Harry tenait un bébé dans ses bras et lui donnait le biberon. L'enfant avait une petite touffe rose sur le crâne et regardait Harry de ses grands yeux bleus. Draco resta bouche bée devant cette vision, tandis qu'Hermione observait l'ancien quartier de l'ordre du phénix.

- Harry que s'est-il passé ?!

- Mh Andromeda est venu déposer Teddy mais elle n'aimait vraiment pas la déco. Elle nous a fait tour refaire. Kréature était fou.

La jeune fille était ébahit. Finis les murs remplis de tableaux douteux et le papier peint qui tombait en lambeaux, tout avait été repeint dans un joli ton crème. L'immense table en bois rectangulaire avait laissé sa place à une plus petite ronde, recouverte d'une nappe. Kréature y déposa trois tasses de thés. Devant la cheminée avait été disposé un canapé et deux fauteuils et entre eux une petite table en pierre taillé. Plus de lourd tapis recouvrant le sol, on voyait le parquet lustré et vernis. La cuisine avait conservé son aspect ancien, mais elle semblait plus propres, plus lumineuse.

- Harry qu'as-tu fais des tableaux ?

- Andromeda les as emportées. Il reste des chambres à faire, mais celle de Teddy est au point, n'est ce pas trésor ?

Le bébé se contenta de téter le biberon.

Draco qui n'avait pas ouvert la bouche à part pour rester estomaqué finit par prendre la parole.

- Tu parles de ma tante ?

Hermione et Harry réalisèrent.

- Oh hé bien, Draco je te présente ton petit cousin Teddy Lupin. Dis lui bonjour.

Le blond recula d'un pas

- C'est un bébé Harry !

- Oui est le plus mignon de tous.

Harry posa le biberon vide et ramena Teddy contre lui pour lui tapoter le dos. Le bébé fit un rot sonore et Draco grimaça sous le rire d'Hermione.

- Je peux le prendre Harry ?

- Oui !

Hermione prit le bébé et posa son nez contre son visage.

- Mmm, tu sens bon Ted.

Ils s'assirent à table et sirotèrent leurs thés sous les gazouillis de Teddy.

- Dans ta lettre tu ne disais pas que tu faisais du baby-sitting ?

Hermione observa Kréature tirer une chaise et s'asseoir à coté d'elle sans lâcher Ted du regard.

- Je n'étais pas censé en faire mais Andromeda à débarqué à l'improviste. Maintenant elle veut que je retape toute la maison.

- Tu vas le faire ?

- Je pense bien oui. Vu que je vais y vivre autant que ça ressemble à quelque chose.

Draco leva le nez pour observer la pièce. Même si son visage restait impassible, il trépignait d'impatience à l'idée de tous visiter. Il n'avait qu'une envie, découvrir le lieu de vie d'Harry. Perdu dans sa contemplation, il ne voyait pas les œillades d'Hermione pour qu'il la tienne au courant de l'état de ses ailes. Harry fit semblant de ne rien voir et observa Draco. Il était vraiment content de le voir ici et se promit intérieurement de remercier Hermione de l'avoir emmené à sa place, lui n'avait pas osé l'inviter. Ils étaient tous enveloppé dans un doux silence quand la porte s'ouvrit d'un coup.

- Mon Harry ! J'ai vue plein de jolis meubles pour ta chambre et je pense que…Oh bonjour !

Tous les regards se tournèrent vers la femme qui venait de rentrer, celle-ci tenait dans ses bras beaucoup trop de paquet. Harry se précipita pour l'aider.

Draco resta figé. Elle était presque identique à sa mère, à quelques détails prés. Ses longs cheveux noirs étaient légèrement ondulés et ses yeux clairs pétillaient d'une étincelle joyeuse. Elle ne portait pas de robe de sorcière, mais un pull sombre et un pantalon. Draco aurait presque plus sifflé, c'était une version déjanté de sa mère.

Quand les paquets furent au sol, elle serra Harry dans ses bras en couvrant son visage de baiser. Puis d'un pas vif alla embrasser de la même façon Hermione qui lui souriait, fit de même pour Teddy et gratta la tête de Kréature qui grommela un « bonjour ». Enfin elle se tourna vers Draco et lui fit un sourire tellement chaleureux que le cœur du blond fit un salto arrière. Il se leva droit comme un i et elle caressa sa joue, pour ensuite l'enlacer tendrement.

- Oh Draco je suis tellement contente de te rencontrer, enfin ! Quand Harry m'a dit que vous étiez ami je n'y ai pas, cru mais te voir là c'est fantastique !

Elle se détacha de lui pour détailler son visage.

- Je dois dire que tu as bon goût en matière d'homme Harry !

Le brun tourna la tête en rougissant et Draco fit de même. Andromeda s'assit à la place du brun et s'empara de sa tasse de thé. Elle roucoulait de joie.

- Bon puisque vous êtes là, vous allez pouvoir nous aider non ?

- Pardon ? S'exclamèrent les deux invités.

- Oui il y a plein de peinture à faire, de meuble à monter, de trucs à jeter. Vus êtes là pour ça non ?

Ils regardèrent Harry qui se contenta d'hausser les épaules. Apparemment ils étaient arrivés au mauvais moment. Ils acceptèrent parce qu'ils sentaient qu'Andromeda ne leurs laisseraient pas une minute de répit.

Et effectivement elle ne le fit pas. Draco du se rendre à l'évidence tout le soin qu'il avait mit à se préparer ne ferait pas mouche. Elle leur avait conseillé de retirer leurs vêtements et elle leur avait donné des t-shirts sales. Ils montèrent tous à l'étage. Draco put enfin voir la chambre d'Harry. Elle était sobre, un lit deux places trônait au milieu de la pièce, sur le coté il y avait un bureau avec tous ses livres, en face du lit un meuble avec un objet rectangle et bizarre. Sur le mur qui faisait face à la fenêtre son éclair de feu était suspendu comme un trophée et en dessous plein de photo était accrochée. Draco constata avec amertume qu'il n'y avait pas de photo de lui. Il n'eut pas vraiment le temps d'en voir plus Andromeda le trainait dans une pièce vierge de meuble, au papier peint jaunis et au tapis mité. Hermione se tenait déjà dedans ne sachant pas trop ce qu'elle devait faire.

La grand-mère de Teddy leur expliqua en détail tout ce qu'il devait faire et leurs yeux s'agrandirent par l'ampleur des travaux. Draco sortit sa baguette et Andromeda l'arrêta d'un coup.

- Mon garçon dans la vie il faut aussi savoir se débrouiller soi-même.

- Pourquoi je ferais ça si la magie peut nous aider.

- Ah c'est bien les Malfoy et les Black réunit en une seule personne ! Enfant roi !

- Vous êtes une Black aussi !

- J'étais !

- Non regardez vous, vous comportez comme un enfant roi !

- C'est quoi tout ce bazar ?

Harry venait d'arriver dans la pièce. Draco se tut immédiatement, le souffle coupé. Harry était en débardeur blanc et en jean un rouleau de peinture à la main. Il déposa un seau d'eau savonneuse.

- Je demandais juste pourquoi est ce que vous refusiez d'utiliser la magie en dix minute ça serait plié.

Andromeda allait répliquer mais Harry fut plus rapide.

- C'est vrai que ça serait plus rapide.

La femme le fusilla du regard mais Harry reprit calmement.

- On finirait le travail en dix minutes et après j'offrirais un thé et tout le monde repartira. Draco je ne crois pas que ça soit une question de facilité je pense que c'est une question de temps. Le temps qu'on va passer ensemble.

Il mit le rouleau dans les mains de Draco.

- Mais si on s'y met tous on sera peut-être aussi rapide qu'un sort.

Harry posa un baiser rapide sur ses lèvres et retourna chercher d'autres rouleaux. Draco était rouge, Hermione aussi et Andromeda avait un sourire jusqu'aux oreilles.

Ils ne travaillèrent pas vite. Ne firent qu'une pièce à quatre. Mais ils rigolèrent énormément. Andromeda passait son temps à embêter à Draco, le traitant de fils à maman et de chochotte. Elle ne mâchait pas ses mots mais le blond répliquait avec autant de verve sous les fous rires d'Harry et Hermione. C'était limpide ces deux là s'adoraient. Andromeda était aux anges de pouvoir connaître le fils de sa sœur et Draco devinait aisément l'intention. Il découvrait une femme pleine de joie de vivre, amusante et bavarde et il aimait ça. Andromeda était ce que sa mère aurait pu être si elle avait été un peu plus heureuse. La grand-mère de Teddy n'était pas avare de bisous et de câlin. Elle serrait Draco et Harry dés qu'elle le pouvait et embrassait Hermione sur le front à chaque fois que celle-ci ouvrait la bouche. Quand le papier et la moquette furent arrachés Andromeda utilisa sa baguette pour descendre tout les déchets et eut droit à une remarque moqueuse de Draco.

Finalement Harry et Hermione descendirent préparer à manger et s'assurer que Teddy allait bien, même si Kréature était une vraie mère poule avec lui. Ils laissèrent Draco et Andromeda ranger le reste de la pièce. Et un lourd silence s'abattit. La femme soupira et ouvrit la bouche.

- Est-ce que ta mère va bien Draco ?

Le blond ramassa les derniers morceaux de moquette et se tourna vers sa tante.

- Oui elle va bien.

- Ah ! Bon, tant mieux.

Andromeda récupéra le seau d'eau.

- Le manoir tombe en ruine vous savez. Et les meubles ce font vraiment vieux. Je pense que mère serait ravie d'avoir l'avis de quelqu'un qui semble avoir des dons en décoration.

- Draco…

- Cette maison est beaucoup trop grande pour juste deux personne. Je crois qu'elle se sent seule.

Andromeda l'observa un moment, puis elle s'accroupit prés de lui. Draco leva les yeux vers elle et lui sourit.

- Est-ce que si je vous invite, vous et Teddy, vous seriez d'accord pour venir?

La femme, enlaça Draco et le serra contre lui, les larmes aux yeux.

- Bien sûr que je viendrais Draco.

OooO

Quand Andromeda et Draco revinrent dans le salon, ils trouvèrent Harry allongé dans le canapé et Teddy contre son torse tous les deux endormis. Hermione s'approcha d'eux en silence.

- Je crois que c'est terminé pour aujourd'hui. Ron m'a envoyé un hibou pour me dire qu'il m'attendait au Terrier.

- Je vais récupérer mon petit Ted, je crois que j'ai un peu abusé d'Harry.

Andromeda dégagea l'enfant des bras du brun, qui ne se réveilla pas. Elle récupéra ses affaires et embrassa Hermione et Draco une dernière fois.

- Si Harry le veut bien, Andromeda, on pourra amener plus de gens pour retaper cette maison.

- Ça serait une bonne idée ma chérie. Je n'aime pas trop savoir Harry vivre seul dans une maison sans charme. Même si Kréature est presque devenu une perle. Bon mes trésors je vous laisse.

Sur ces mots elle et Teddy dans les bras, elle transplana. Draco se tourna vers Hermione.

- Finalement nous n'avons pas pu discuter.

- Non effectivement et j'avais plein de chose à vous dire.

Le blond poussa Hermione à s'asseoir à la table et ils commencèrent à discuter à voix basse.

- Dis moi ce que tu penses ?

- Toi dis moi d'abord comment sont les ailes d'Harry.

- La gauche à l'air presque définitivement blanche. Elle à même l'air plus blanche que quand il à quitté Poudlard.

- Je pense qu'Harry à raison quand il dit que si il fait de bonne choses ses ailes blanchissent. Mais je crois que c'est des bonnes choses pour lui. Peut-être qu'elles sont là pour l'aider mais pour nous aider un peu aussi.

Draco observa Harry qui dormait d'un air pensif.

- Est-ce que tu le sens aussi ?

- Tu parles de ce sentiment de calme et un peu apaisant d'être auprès d'Harry ? Oui je le sens. C'est comme être allongée dans l'herbe sous un soleil doux. Même Ron l'a sentit, il dit que depuis que vous vous êtes réconciliez c'est comme si Harry dégageait des ondes positives. Et je crois que c'est le cas. Je pense que tu lui fais du bien Draco et il partage son bien être.

- Je ne crois pas être le seul à lui faire du bien. Mais je comprends ce que tu dis. Quand je suis avec Harry j'ai l'impression de dégouliner de bon sentiment.

- Draco j'espère que tu ne penses pas que tu l'aimes uniquement parce que ses ailes te font du bien.

Hermione fronçait des sourcils et Draco rit silencieusement.

- J'aimais Harry bien avant que ses ailes apparaissent. Mais elles font juste ressortir le meilleur coté des gens non ?

- Je crois qu'elles influencent oui. Ce que je n'explique toujours pas c'est pourquoi seul, toi, Bill et ce vieux papy vous puisiez les voir. Je suis quasi certaine que ses ailes ont un rapport avec les reliques. Déjà ça expliquerait pourquoi seule la cape d'invisibilité puisse cacher ses ailes. Tout ça à sûrement un rapport avec la mort.

Draco ferma les yeux et Hermione reprit :

- Je suis désolée, ça me stresse cette histoire, je suis vraiment inquiète pour Harry. Si quelque chose tourne mal et qu'elles redeviennent noires et qu'il s'envole vraiment loin. Ou se blesse.

- Je suis aussi inquiet que toi Hermione. Je n'aime pas me dire que ses ailes endorment notre vigilance, de la même manière qu'elle empêche Harry d'y penser. Mais je crois que c'est ce qu'elles font.

- D'accord, d'accord. Disons qu'on en reparle demain. Quand il sera plus en forme.

Hermione se leva et prit son manteau avant de se diriger vers la cheminée.

- Tu dors ici ce soir ?

- Je ne sais pas, mais je repasserais demain si ce n'est pas le cas. Tu n'auras qu'à m'envoyer un hibou.

- D'accord.

Hermione disparut dans un nuage de fumée.

Draco s'approcha silencieusement d'Harry et caressa son front, celui-ci ne bougea pas, il devait être épuisé. Le blond refit le tour de la journée et son cœur se mit à battre plus que de raison. Il avait passé une journée merveilleuse. En fait il avait l'impression que toutes les journées étaient merveilleuses depuis qu'Harry et lui s'étaient énormément rapprochés. C'était moins épuisant d'aimer que d'être en colère contre tout et tout le monde. Il se doutait bien que les ailes d'Harry avaient son effet positif, mais la réflexion d'Hermione semblait être tout aussi juste. Froissé Harry ne leur amènerait sans doute rien de bon.

- Harry…

Le brun tourna un peu la tête et battit des paupières avant d'ouvrir ses yeux sur Draco. Il lui fit un petit sourire et se tourna vers lui.

- Je me suis endormi ?

- Oui. Est-ce que tu veux que je reste ?

- Est-ce que tu peux rester ?

Draco sourit à l'attention. Il savait qu'Harry s'inquiétait pour sa mère et il se demandait presque si la venue d'Andromeda n'était pas un petit tour d'Harry. Le blond avait comprit, ces derniers jours que quelque fois il tentait d'améliorer les choses dans la vie de Draco. Le blond trouvait ça touchant mais il savait aussi qu'Harry s'en voulait de la tournure qu'avait prit les choses.

Il embrassa Harry et ce dernier entoura son cou de ses mains. Draco le prit dans ses bras et le monta dans sa chambre. Ils s'allongèrent tous les deux et le brun plaça sa tête dans le creux de l'épaule de Draco.

- Je suis terrorisé Draco.

Le blond se redressa, le cœur battant.

- Je voudrais qu'elles disparaissent. Les reliques de la mort ce sont des cadeaux empoisonnés. Je m'étais fait une raison que je ne vivrais peut-être pas longtemps. J'étais prés à mourir Draco. Alors quand j'ai eu le choix de revenir, j'ai accepté pour mettre définitivement fin à la vie de Voldemort dans l'espoir d'avoir droit à une vie normale. Et même ça, on ne me l'accorde pas.

- Pourtant, pour le moment elle semble normale ta vie.

- Pour le moment oui. Mais c'est comme une épée de Damoclès. Et si je te faisais du mal ? Si quelque chose de mauvais en ressortait ?

Draco sentit la panique dans la voix d'Harry et il le serra contre lui.

- Si c'est le cas Harry ne t'attend pas à ce que je t'abandonne. Tu n'imagines pas à quel point je te suis reconnaissant de m'avoir sauvé…plusieurs fois. Je pensais que les choses tourneraient mal pour moi et ma mère et tu as fait en sorte que non. Même si tu ne l'as pas vraiment fait pour moi, j'en étais vraiment heureux. Je suis sûre que tu crois que je t'en veux pour mon père. Mais non, pas du tout. Toutes ces choses qui se sont passé on fait en sorte que je sois là contre toi aujourd'hui. Je ne laisserais pas ça disparaître Harry. On trouvera quelque chose pour tes ailes, je pourrais supporter les mots et la douleur. Mais je ne supporterais pas que tu perdes la vie.

Harry ne répondit rien avant un long moment. Il chassa l'envie de pleurer dans les bras de Draco. Il ne voulait pas le perdre non plus, il se sentait vraiment bien lui aussi. C'était la même sensation que d'être avec Dumbledore, Hermione et Ron mais en plus fort, plus incroyable. C'était comme les noëls chez les Weasley, l'impression de faire partie de quelque chose. L'impression de ne pas être seul. Draco le faisait se sentir complet. Tous ses mots il aurait aimé les prononcés avec facilité, mais l'angoisse ne disparaissait pas.

- Si je n'avais pas eu mes ailes tu penses qu'on ce serait rapproché tout de même ?

- Je pense que oui, j'aurais finis par prendre mon courage à deux mains et je serais sûrement venu te voir au dernier moment. Mais tu m'aurais peut-être rejeté. Ou alors on ce serait engueulé plus que de raison.

- Oui en fait tu n'aurais rien fait et nos chemins ce serait séparé.

- Probablement. De bien des manière Harry tu es meilleur que moi, j'aurais toujours pensé que je ne te méritais pas.

- Tu me surestimes Draco, j'ai profité d'un succès que je n'ai pas voulut. On peut dire que beaucoup de chose me sont tombée tout cuit dans le bec. Alors que toi, tu as du fournir tellement plus d'effort. Hermione se plaignait souvent que dans les notes tu la suivais de trop prés. J'avais la chance d'être à Poudlard et pourtant c'est grâce à elle si mes notes n'ont jamais chuté. Mais toi tu étais bon en tout. Quoi que tu fasses Draco, quoique tu choisisses tu brilleras quand même et tu n'as besoin de personne pour le faire. Moi j'ai constamment besoin d'être rassuré. Je pense que ses ailes t'iraient beaucoup mieux qu'à moi. Tu dis que je t'ai sauvé Draco, mais tu m'as sauvé autant de fois que moi.

- Harry…

- Non laisse moi finir. Dans le ciel, c'est ta voix que j'ai entendu. J'allais partir, je me voyais déjà loin pas forcément à cause des ailes, mais parce que j'en avais envie. Je voulais fuir. Et puis tu as crié mon nom, de toute les personnes qui pouvaient me retenir il fallait que ça soit toi. Et dans la forêt malgré les choses horribles que je t'ai dis. J'ai vue ce cerf Draco, est ce que tu sais ce qu'il représente pour moi. Il a prononcé mon prénom encore, avec ta voix. Je ne serais pas resté si ça avait été quelqu'un d'autre que toi. Je t'en supplie Draco ne m'abandonne pas.

Pour toute réponse Draco essuya les larmes d'Harry du bout des lèvres. Non il n'abandonnerait pas Harry, parce que pour lui aussi ça ne pouvait pas être quelqu'un d'autre.

Délicatement il embrassa chaque parcelle de sa peau, au coin de ses yeux, de ses lèvres, contre ses joues. Harry soupira, jusqu'à ce que leurs lèvres se scellent totalement. Leurs mains se perdaient contre leurs cheveux, leurs épaules, leurs dos. C'était comme respiré un air nouveau, doux et pur. Comme goutait à la chaleur du soleil au frisson de sa transpiration qui coulait le long de leurs peaux. C'était cette image qui se gravait sans cesse dans l'esprit de Draco à chaque fois qu'il pensait à Harry. Cet horizon brûlant un matin d'hiver, cette coupure d'or, la main d'Harry contre lui, sa bouche sur sa peau et ses yeux.

Harry était ce qu'il y avait de meilleur en lui. Sa manière de le pousser à faire les choses avec véhémence, de le pousser dans ses derniers retranchements avant et de l'élever maintenant.

Il se débarrassa des vêtements du brun, Harry en fit de même pour lui. Ils se collèrent de nouveau l'un contre l'autre, leurs sexes se frôlèrent et ils durent étouffer leurs gémissements dans un baiser. La main de Draco alla se perdre contre le dos d'Harry et il sentit ses ailes contre ses doigts, les plumes douces caresser sa peau avec autant de délicatesse que les mains d'Harry. Il fit basculer le brun sur le dos et se positionna au dessus de lui. Harry ouvrit de grands yeux et durant quelques instants, ils perdirent du temps à se contempler. Les lèvres d'Harry tremblèrent légèrement, Draco descendit doucement et posa son oreille contre le cœur de son petit ami, il ferma les yeux et écouta le battement du muscle. Il aurait aimé rester comme ça indéfiniment, c'était la preuve qu'Harry était là, qu'il était vivant contre lui, c'était la preuve de son amour. Il continua cependant de descendre, ses lèvres parcourant le corps du brun, glissant comme un voile léger sur sa peau, jusqu'à arriver sur son membre. Il releva un peu la tête pour apercevoir Harry qui avait mis ses mains contre ses yeux.

Draco lécha son gland du bout de la langue et Harry gémit. Il réitéra son geste plusieurs fois et le brun ondula du bassin, les mains de Draco se posèrent contre ses cuisses puis il ouvrit la bouche pour avaler le sexe d'Harry. Ses gémissements et soupir se transformèrent en une respiration lourde et rauque. Son ventre se creusa alors que la langue de Draco descendait et remonter sur son membre durcit par le plaisir. Sa bouche, était le plus délicieux des fourreaux. Remplit de lave, il faisait fondre tout son corps, torturait son âme. Harry voyait des étoiles, Thuban, Eltanin, Rastaban, et Adib elles parcouraient son système solaire. Elles dessinaient la seule chose qui comptait. Le souffle de Draco, la douceur de ses doigts, la clarté de ses yeux, la beauté de ses traits.

Draco poursuivit le traitement qu'il infligé au sexe de son amant avec soin et envie, il voulait goûtait chaque partie d'Harry, il voulait le dévorer et le savourer en même temps. Il voulait que ses caresses s'étendent sur toutes les nuits que la lune mettrait sur son chemin. Il était accro, Harry faisait tourner son monde. Depuis le début, dés l'instant ou il avait posé ses yeux sur lui. Harry était ce qu'il avait d'abord voulut être, puis celui qu'il avait détesté, celui qui l'avait pardonné et celui qu'il aimait. Il était l'alpha et l'omega, le soleil et la pluie, la peur et le courage, l'amour et la tristesse. Draco ne surestimait pas Harry, c'était Harry qui se sous-estimait, il ne voyait pas toute la force qu'il y avait en lui. Il ne voyait que la souffrance que sa vie avait amenée. Mais il finirait par effacer ça, il effacerait ses craintes, ses angoisses. Il lui ferait goûter à l'espoir.

Sa langue descendit contre l'intimité d'Harry et le brun glapit son prénom. Draco n'y prêta pas attention et força d'une main ferme le brun à se détendre et se tenir tranquille. Sa langue traça un cercle contre le muscle plissé avant de s'enfoncer doucement en Harry. Draco lécha son trou, le pénétrant, l'humidifiant, Harry gémissait, soupirait son prénom, se tendait et écartait encore plus les jambes. Puis d'un coup Harry se releva, Draco le regarda dans les yeux, Harry en fit de même. Vert contre gris, Serpent contre Dragon, terre contre ciel. Harry posa ses deux mains contre le visage de Draco, approcha ses lèvres des siennes et les lécha. Il fit basculer Draco et ce dernier se retrouva sur le dos à son tour. Le brun se mit au dessus de lui et frotta la queue de Draco contre ses fesses. Ses yeux papillonnaient sous les caresses qu'il se prodiguait en s'aidant du membre de Draco. Le blond regarda ce spectacle le souffle court. Harry ondulait comme une sirène. Il se releva un peu baissa la tête et d'un geste précis s'empala sur le sexe du Serpentard. Draco ne retint pas son cri.

Harry commença à aller et venir contre lui, se soulevant et s'enfonça dans un rythme précis. Sa tête avait basculée en arrière et il criait de plus en plus fort. Draco était perdu dans la vision qu'il avait d'Harry. Celui-ci se déhanchait sur lui avec ardeur et le blond se sentait happé, dévoré, capturé de l'intérieur. Il se faisait chevaucher par la plus belle des créatures. Harry Potter avait ses ailes grandes ouvertes, son corps nu et transpirant luisait presque sous une lueur argentée. Le serpentard n'en croyait pas ses yeux, il se redressa et attrapa Harry pour l'aider dans ses mouvements, ses mains se plaquèrent contre ses fesses et Harry entoura ses épaules. Leurs coups de bassins s'accélèrent, le corps d'Harry l'emprisonnait et c'était une prison de chair profondément agréable. Draco se mit à dévorer son cou de baiser, il sentait la gorge d'Harry vibrer contre ses lèvres au son de ses râles. Finalement il ne tint plus et lâcha les mots qui tournaient dans sa tête, il les prononça dans un soupir presque douloureux.

- Je t'aime tellement Harry.

L'effet de ces mots déclencha quelque chose d'incomparable. Le corps d'Harry se baigna presque de lumière, la même que Draco avait aperçut dans sa chambre quelque semaine auparavant. Les yeux incroyablement étincelant d'Harry se plantèrent dans les siens et les ailes d'Harry s'ouvrirent complètement. Draco ne rêvait la gauche perdait le peu de couleur noir qui lui restait et brillait d'un éclat argent.

C'était magnifique.

Draco vint en Harry au moment ou la dernière plume noire disparut, Harry jouit presque aussitôt. Il conclue la fin de l'extase par un murmure contre les lèvres de Draco.

- Je t'aime aussi.


FIN DU CHAPITRE 7