Je sais que je suis un peu inégale sur ma façon de débuter et clore les chapitres. Pardon XD. J'espère que ça vous gène pas. Voici le chapitre 8. C'est presque la fin :0.

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Harry ouvrit les yeux et la première chose qu'il vit ce fut le visage de Draco qui était en train de le regarder. Le brun sourit et referma les yeux et se collant contre lui.

- Tu ne dors pas ?

- Peut-être que si, je ne sais pas, j'ai l'impression de rêver encore.

- Moi je suis parfaitement réveillé.

- Hermione doit repasser aujourd'hui.

- Mh ça va devenir un vrai moulin ici.

- Je peux lui dire de ne pas venir.

Harry allait répondre quand quelque chose claqua contre la fenêtre. Lui et Draco se tournèrent. Un Hibou tapotait de son bec sur le verre. Draco sortit des draps et ouvrit la fenêtre, il déplia le mot et sourit.

- Bonne nouvelle, Ron à fait une mini-crise de jalousie à Hermione, il veut se faire chouchouter aujourd'hui.

Harry explosa de rire et Draco se jeta sur le lit sans envoyer de réponse à Hermione. L'animal repartit sans demander son reste.

Le blond accrocha les lèvres d'Harry et ils s'emmitouflèrent de nouveau dans les draps. Ils firent l'amour encore, jusqu'à ce que leurs estomacs crient famine.

- Qu'est ce que tu fais pendant les vacances normalement ?

- Je le passe au Terrier et toi ?

- Vraiment rien d'intéressant.

- Donc, on a une journée de libre et on ne sait pas ce qu'on veut faire.

- On peut aller se promener.

Harry se laissa tomber dans le canapé et Draco s'assit à coté de lui.

- Est-ce que tu veux dire…comme un couple ?

Le serpentard se mit à rire. Harry avait parfois des réactions vraiment mignonnes.

- J'espère bien oui.

Harry s'allongea contre Draco et embrassa son cou. Le blond caressa ses cheveux.

- D'accord sortons.

Harry abandonna la cape d'invisibilité. Si quelqu'un devait voir ses ailes ça serait peut-être utile pour en apprendre plus. Ils avaient opté pour une promenade sur le chemin de Traverse, Harry voulait rendre visite à George et flâner dans les rues. L'idée de se balader avec Draco lui faisait grandement plaisir. Celui-ci l'avait quitté un peu plus tôt pour changer de vêtement et salué sa mère, laissant à Harry le soin de se préparer seul.

En l'attendant Harry caressa son aile argentée. Il ne savait pas comment, mais il sentait que la couleur de celle-ci ne changerait plus jamais. Quelque chose d'étrange en émanait, comme si un poids s'était levé de ses épaules. Harry commencé presque à se dire qu'il pourrait faire avec. Il était encore en train de lustrer une de ses plumes quand Draco entra dans sa chambre. Le blond enlaça Harry et les fit transplaner.

Le chemin de Travers était bondé. La foule s'agglutinait devant toutes les boutiques. Draco et Harry marchaient cote à cote, leurs doigts se frôlant. Harry répondait aux saluts enjoués des passants qui le reconnaissaient, en rougissant. Se faire remarquer n'était pas ce qu'il préférait, mais il ne voulait pas entacher son plaisir de se promener en compagnie de Draco. Le blond avançait la tête haute, être ignoré ne lui posait pas de problème, ce qu'il aimait moins en revanche était les quelques regards de mépris. Il n'en laissait rien paraître parce qu'il était sûr qu'Harry n'avait rien vu, trop occupé à baisser les yeux pour éviter les discussions avec les gens. Draco était presque en train de se demander si ça avait été une véritable bonne idée d'amener Harry ici. Il se faisait la réflexion de lui proposé de déguerpir quand les doigts du brun se glissèrent dans sa main. Draco glissa un regard vers lui, le visage d'Harry se parait d'un air déterminé et la confiance du blond remonta d'un bloc. Les autres n'avaient pas d'importance. Il avait Harry.

Le gryffondor le traîna dans le magasin de George et l'accueil que leur fit ce dernier effaça le mauvais départ de la promenade.

- Harry, mon tendre Harry ! Viens dans mes bras.

Harry ne fit aucun mouvement parce que George avait été d'une rapidité déconcertante. Il serra le brun et se tourna vers Draco.

- Salut Draco, je sais exactement pourquoi tu es là !

- Ah bon ?

- Oui c'est pour acheter notre nouvelle crème qui rend roux. Je le vois bien à ton visage renfrogné que tu as besoin de mettre de la lumière dans tes cheveux.

George entoura les épaules de Draco qui jeta un regard alarmé à un Harry hilare. Ils restèrent plus d'une heure dans la boutique, celle-ci ne désemplissait pas. Mais George mit de cotés ses clients pour discuter avec Harry et Draco. Ils ne cessaient de rigoler devant un blond qui faisait des efforts surhumains pour refuser tous les échantillons étranges que lui proposait le roux. Mais au final même Draco riait presque. En partant George leurs fit promettre de passer au Terrier avant la fin des vacances et il glissa une crème qui rend roux dans la poche du manteau de Draco.

Harry et lui repartirent dans la rue en rigolant.

- Oh bonjour !

Harry se tourna et fit un pas en arrière sans même s'en rendre compte.

- Bonjour .

- Oh mais qui voilà ne serait-ce pas le jeune Malfoy !

Cornelius Fudge tendit la main vers Draco mais celui-ci ne fit aucun mouvement dans sa direction. L'ancien ministre la laissa retomber mais ne quitta pas son petit sourire.

- Je dois dire que c'est tout de même étrange de vous voir ensemble. Surtout après…et bien après tout ça.

- Je ne vois pas ce qu'il y a d'étrange, dit Harry sur la défensive. Il y en a parmi nous qui savent reconnaitre leurs erreurs au moment opportun.

Cornelius grimaça. Draco sentit la colère montait mais quelque chose lui disait que ce n'était pas la sienne. Il attrapa Harry par le bras et ce geste parut déplaire à Fudge.

- Oui des erreurs, des erreurs c'est bien pour ça que vous avez brillamment réussit à faire condamner Lucius Malfoy, pour ses erreurs. Ça a dut être terrible pour vous d'assister à la mort de votre père.

Harry tourna un visage décomposé vers Draco mais celui-ci se contenta de regarder Fudge avec dédain.

- Mon père a fait des choix peu judicieux qui ont couté beaucoup. Il a payait comme il devait payer. Je mentirais en disant que je ne suis pas triste, mais je suis sûr de faire de bien meilleurs choix. Contrairement à d'autres j'ai encore la possibilité de faire mes preuves. Vous n'avez donc rien d'autre à faire que de vous soucier des morts, votre vie doit être bien misérable.

Draco tourna le dos sans attendre de réponse, la colère d'Harry se mélangeait à la sienne et il en sentait chaque frisson parcourir son être. C'était désagréable. Draco entraina Harry loin des magasins. Ils se retrouvèrent dans un par cet le blond ne fit attention à l'environnement que lorsqu'Harry se dégagea de sa poigne. Ils se fixèrent un long moment, puis Harry ouvrit la bouche et Draco lui coupa la parole aussitôt.

- Ne dit pas que tu es désolé. Ce que j'ai dis je le pensais, mon père méritait son sort. Et je préfère le savoir mort que pourrissant à Azkaban. C'est beaucoup plus digne. Je ne paierais pas pour ses fautes, ni moi, ni ma mère qui paie déjà assez. Je n'ai pas l'intention de vivre dans le passé Harry. J'ai un avenir, je vais encore à Poudlard, je ferais un métier exemplaire et je prouverais à tout le monde que les Malfoy n'enchaine pas les échecs. J'ai besoin de toi Harry, j'ai besoin de toi pour être heureux. Je sais qu'on s'est construit sur le pire moment de l'histoire, mais quand je te regarde je ne vois que le meilleur. Ne t'impose pas l'image du bourreau de mon père, il a été son seul juge.

Harry baissa la tête, il bougea et alla s'asseoir sur un banc. Draco s'accroupit en face de lui et le brun prit ses mains dans les siennes.

- Je ne le dirais pas Draco, mais je le suis tout de même. Cependant je n'ai aucune envie d'être celui qui te rappelle les mauvaises choses. Quand moi je te regarde, je vois de l'espoir. J'en vois pour toi mais surtout pour moi. J'espère que tu te rends compte à quel point je suis heureux que tu m'aimes. Ça me dégoûte de voir les gens continuer à te juger encore et encore. Tu crois que je n'ai pas vue les regards méprisant que certains nous jetés. Tu crois que je n'ai pas sentit leurs haines et leurs dégoûts. Et de savoir que tu as du assister à sa mort, Draco, pour l'avoir vécu, je ne peux qu'être désolé.

Le serpentard posa sa tête contre leurs mains réunit.

- Je suis mort ce jour là.

Harry ferma les yeux et il sentit les larmes de Draco contre sa peau.

- J'ai assisté à la mort de mon père et il y a eu un problème. Le dernier à devoir subir le baiser du détracteur c'était lui. Mais ils se sont emballé, je crois qu'ils n'appréciaient pas le fait d'être bientôt mis au rebus. Le fait est que je me suis fait attaquer. Ça n'aurait pas du arriver, mais c'est arrivé. Et techniquement je suis mort. Pas longtemps, mais c'est arrivé. Quand je me suis réveillé c'était comme si tout avait changé. Tu m'as demandé si même sans tes ailes je t'aurais parlé et je t'ai dis oui. Parce que quand j'ai repris connaissance c'était à toi que je pensais Harry. Je me fiche de ce que les autres peuvent bien penser, je veux juste que tu m'aimes et si tu es la seule personne qui me reconnais ça me va très bien aussi.

- Je ne suis pas le seul Draco. Tu as fait tellement d'effort et tu es aimé c'est certain, et pas uniquement de moi. Mais je prendrais soin de toi, parce que ça me fais tellement de bien de te savoir prés de moi et heureux.

Harry retira ses mains et entoura les épaules de Draco dont la tête se posa contre ses jambes. Ils transplanèrent et ne se lâchèrent plus de toute la soirée. Jusqu'à ce qu'Harry ai une révélation.

- Mais c'est pour ça que tu vois mes ailes !

Draco déposa la tasse de thé qu'il avait préparé devant le brun et le regarda avec des yeux ronds.

- Pardon ?

- Tu as dis que tu étais mort, et ce vieux monsieur qui a fait une crise cardiaque est sûrement mort un peu lui aussi. C'est pour ça que tu vois mes ailes.

- Et pour Bill tu l'expliques comment ?

- L'instinct animal, tenta Harry. En ce qui te concerne je ne vois que cette explication.

Draco assimila l'information et se dit que ce n'était pas totalement improbable.

- Dans tout les cas, savoir le pourquoi du comment et moins important que la façon de t'en débarrasser. Une aile à blanchit mais l'autre reste noire. Je préférerais qu'elles soient blanches toutes les deux.

Harry se baissa et lécha sa joue en rigolant.

- On ne peut pas tout avoir.

- Je suis sérieux Harry.

- Je sais que tu es sérieux Draco, c'est l'une de tes plus grandes qualités.

Draco grogna et jeta un regard mauvais à Harry qui rigola de plus belle.

- Tu te passeras de câlin ce soir !

Harry haussa les épaules. Il se leva et prit une plume et un parchemin sous l'œil interrogateur de Draco.

- Tu fais quoi ?

- J'envoie un message à Tobias pour savoir si il est dispo.

Draco se leva d'un bon et jeta le parchemin, Harry repartit dans un fou rire. Draco le fusilla du regard et le brun le consola en embrassant son cou. Il continua de le consoler en prenant soin de son entrejambe avec sa bouche. Draco fut entièrement disposé à le pardonner après ça.

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- Non Ron ne pose pas ça là !

- Hermione c'est un lit et un lit ça se met là.

- Je ne veux pas dormir avec la tête tourné dans ce sens.

- On s'en fiche du sens Hermione !

- Bon les tourtereaux, ce n'est pas que ce lit pèse une tonne mais tout de même.

Ron râla mais finit par poser le lit sous les ordres d'Hermione. Blaise s'étira et fit craquer son dos. Il se dirigea vers la fenêtre qui donnait sur le jardin et l'ouvrit en grand. En bas Andromeda et Pansy alignée des plantes vertes et fleurie pour rendre le jardin présentable. Et il l'était déjà énormément. Luna, Théo et Neville déposèrent une table en fer forgé blanche sur laquelle Narcissa fit voler des gâteaux et de la limonade. Théo releva les yeux vers Blaise et lui fit un signe de la main, le serpentard lui sourit.

- Blaise tu viens on descend !

- J'arrive.

Blaise suivit Hermione et Ron. Dans le salon Harry tenait Teddy contre lui et Kréature s'agitait à ses cotés. Narcissa rentra et se dirigea tout sourire vers Harry qui lui tendit l'enfant.

- Si il n'était pas le petit-fils de ma sœur Harry, je jurerais que c'est votre fils.

- Vous trouvez qu'il me ressemble ça doit être les cheveux.

La mère de Draco partit dans un rire cristallin, au même moment le blond faisait son apparition.

- Qu'est ce qu'il y a de si drôle ?

- Je crois que ta mère veut être grand-mère.

Narcissa embrassa le front de son fils.

- Bien sûr que je le veux.

Draco regarda Harry et sa mère allaient dans le jardin en rigolant et faillit défaillir. Il avait invité Andromeda quelques jours plus tôt chez lui et les deux sœurs s'étaient jetés dans les bras l'une de l'autre. Il y avait eu des pleurs, des excuses, des pardons, des disputes et de nouveau des pardons. Mais le final était sous ses yeux. Sa mère riait, elle plaisantait et s'amusait avec Harry et ses amis. Draco se retint de sourire bêtement mais il savait que c'est ce qu'il ferait cette nuit quand il s'allongerait prés d'Harry. C'était le dernier jour des vacances et il avait invité presque tout le monde à manger chez lui. Les mains supplémentaires qu'avaient été Blaise, Théo, Neville et Luna avait fait avancer les travaux à une vitesse folle et la semaine était passée à une vitesse incroyable.

Draco était aux anges. Voir ses amis et les gryffondors si bien s'entendre lui réchauffait le cœur et au milieu voir Harry souriant et plein de joie le transportait littéralement. Personne n'avait trouvé de solution pour ses ailes, sauf Harry.

Le blond regardait son petit ami prendre Luna dans ses bras et ses deux ailes argentées ondulaient de bonheur.

Draco n'en était pas revenu de voir Harry rentrer un soir avec ses deux ailes immaculées. Il avait quitté Square Grimmaurd le matin avec juste mot pour lui qui disait qu'il ne fallait pas qu'il s'inquiète et avait disparut toute la journée. Draco avait paniqué comme un fou. Il avait résisté avec force à envoyer des lettres à tout le monde. Il avait arpenté seul tous les endroits ou Harry aurait pu être et la peur qu'il se soit envoler loin s'était infiltré comme le pire des poisons dans son cœur. Il s'était fixé une heure et si Harry ne réapparaissait pas malgré son mot il alerterait tous ses amis. Mais Harry était revenu, le visage serein et les ailes éclatantes.

Il avait délicatement pris les mains de Draco dans les siennes et l'avait conduit dans la chambre. Ses baisers avaient été des caresses, ses soupirs sonnaient comme les plus douces des brises. Il s'était laissé prendre et aimer par Draco avec un soin infini. Il avait mené leurs ébats comme si faire l'amour était un trésor inestimable. Le blond s'était laissé happé par la tendresse d'Harry, il s'était sentit aimé à un point inimaginable. Tout le corps d'Harry lui avait envoyé des ondes de plaisir si intense qu'il avait cru tomber dans les pommes. Mais le brun avait emprisonné son âme et son corps de tout son être. Il l'avait chevauché encore et encore sans qu'il n'y ai rien de vulgaire.

Tout avait tourné au ralenti. Le ventre d'Harry se creusant à chaque fois que son membre rentrait en lui, ses lèvres s'écartant pour gémir son prénom. Son sexe tendu, sous les yeux de Draco, qui n'avait eut que comme seul devoir, celui de capturer la main de Draco. Harry avait distillé le plaisir en lui comme des millions d'étincelle, il avait avalé en lui tout ce que Draco lui offrait dans la jouissance et l'extase et le blond avait subit avec délectation le bonheur de n'appartenir qu'à une seule personne. Harry était son passé, son présent et son futur. Il lui avait dévoilé les secrets de l'amour et construit un pont entre leur cœur. Et reput et rassasié de plaisir il l'avait enlacé sans oser lui demander quoi que ce soit. Il pouvait accepter les secrets, du moment qu'il avait l'amour. Mais Harry avait été honnête.

- Je suis allé voir ma tante Pétunia.

Draco n'avait rien répondu, Harry était prêt à continuer seul.

- Je lui ai dis que je lui pardonné et que j'étais désolé. Je lui ai dis que je comprenais et que je ne lui en voulais pas. Elle a pleuré et elle s'est excuser Draco. C'était si simple. On a discuté toute la journée. Toute cette douleur, tous ces malheurs, balayés par le simple effort de discuter. Et j'ai sentis la colère disparaître. C'était comme se faire souffler par une tempête. Je ne faisais pas de croix sur le passé, je l'accepté et c'est grâce à toi. Grâce à tout ce que tu as dis. Oh Draco je te remercie tellement.

Aux yeux de Draco ce simple « merci » avait valu tout les « je t'aime » du monde. Harry pensait que Draco l'avait changé et lui pensait que c'était le contraire. Mais la finalité était la même. Il s'était trouvé. Enfin.

Alors quand Draco sentait qu'il pouvait défaillir, c'était vrai. Le bonheur de voir tout ceux qu'il aimait réunis en un même endroit le mettait dans un tel état qu'il n'en croyait pas ses yeux. Il resta un long moment immobile à observer le cœur serré tout ce petit monde qui riait, plaisantait, s'embrassait. Puis il fut tiré par Luna. Elle avait tellement de photo à prendre.

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Harry Potter avait passé une année à Poudlard normale. Aussi normale qu'un Potter pouvait passer une année. Il ne savait toujours pas ce qu'il comptait faire de sa vie, il ne savait pas ce que le destin lui réservait et il ne savait pas non plus si ses ailes disparaitraient un jour. Ce qu'il savait en revanche c'était qu'il n'était plus seul. Que la vie pouvait lui réserver des surprises délicieuse et qu'elle se montrait plus douce à son égard au fil des jours. Il ne souffrait plus, et son cœur était léger. Et tout ça il le devait qu'à une seule personne. Draco Malfoy.

Si on lui avait dit qu'il devrait son salut à la pire teigne de Poudlard qui avait été infect dés leurs première rencontre il n'y aurait évidement pas cru. Mais l'évidence était là, Draco était la meilleure chose qui ne lui soit jamais arrivé dans la vie et l'inverse était tout aussi évident. Le serpentard avait clairement pris les mêmes mimiques qu'Harry, celle d'avoir l'air apaisé en permanence. Le pire était derrière eux et il n'avait envie que d'une seule chose se concentrait sur le meilleur. Alors pourquoi les choses avaient si mal tourné.

- Je ne crois pas que ça soit une bonne idée.

- Voyons Harry, c'est peut-être une bonne chose. Une façon de clore cette histoire définitivement.

- Je ne suis pas sûre Hermione. Je ne pense pas que Draco sera d'accord. Je n'ai aucune envie de lui demander ça.

- Me demander quoi ?

Harry et Hermione se tournèrent. Ils étaient assis sur les marches qui menaient vers le parc de Poudlard, se tenant l'un contre l'autre. Draco s'avança et se mit devant eux.

- Alors ?

Harry soupira.

- Kingsley propose que tu fasses le discours de commémoration de la chute de Voldemort.

- Kingsley veut que je fasse ça ?

- Oui.

- Et toi tu ne veux pas ?

- Peu importe tes choix Draco je te soutiendrais toujours, mais si tu veux mon avis, je n'aime pas cette idée.

- Pourquoi ?

- Parce que tu es trop beau et que tu vas éblouir trop de gens et je devrais me battre contre une nouvelle horde de fan affamé.

Harry se releva et disparut. Il savait que Draco poussait le vice pour l'embêter. Tous deux savaient pertinemment pourquoi Harry trouvait que c'était une mauvaise idée. Il avait peur que les gens s'en prennent à Draco ou le conspuent et il savait aussi que pour ces raisons le blond serait parfaitement capable d'accepter, par pur arrogance. Ou pour mettre les choses aux claires. Il n'aimait pas cette idée, mais il sentait que c'était un passage nécessaire pour Draco. Il ferait sûrement le plus beau des discours et les gens avaleraient sans doute ses paroles avec intérêt. Mais Harry sentait que quelque chose ne se passerait pas bien.

Il entendit des pas derrière lui. Il n'eut pas besoin de se retourner, Draco arriva à sa hauteur.

- Excuse-moi Harry.

- Non c'est bon ! Je veux dire c'est important pour toi ?

Harry s'arrêta et leva les yeux sur le visage de Draco qui faisait une moue songeuse.

- Je crois que c'est important pour plein de gens. Je sais que tu n'aimes pas ce genre de cérémonie, mais si je te promets que c'est la seule et unique de notre vie et qu'on ne participera à aucune autre, tu veux bien m'aider pour mon discours ?

- Tu n'as pas besoin de moi pour écrire un discours.

- Non effectivement. J'ai besoin de toi, tout court.

Draco se pencha et embrassa Harry.

La cérémonie était censée avoir lieu après l'annonce des résultats des ASPIC. Harry aimait encore moins ça. Ils allaient passer d'un moment euphorique à un rappel de souvenir nauséabond. Pourtant le discours que Draco avait écrit était tout sauf un étalage de tout un tas de chose horrible qu'ils avaient du faire. C'était un message d'espoir, de pardon et d'encouragement. Harry en avait eu les larmes aux yeux en le lisant. Malgré ça, il n'avait qu'une envie, clôturer ce chapitre une bonne fois pour toute.

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Le bonheur se lisait sur leurs visages. Tous les efforts qu'ils avaient fournis étaient récompensés. Entre les rires et les larmes ils échangèrent leurs vœux pour l'avenir, se promirent plein de chose, réalisable ou non. Hermione poursuivrait ses études pour travailler au ministère de la magie et défendre les créatures magiques, Ron avait fait le choix d'aider George aux magasins Weasley. Blaise s'apprêter à entrer dans une école de création magique, avec la ferme intention de fabriquer et proposer des bijoux époustouflant. Pansy reprendrais les affaires de ses parents et Théo avait décidé de se tourner vers les sciences magiques. Quant à Draco et Harry le choix avait été évident pour l'un plus réfléchis pour l'autre mais ils ne seraient pas séparé durant leurs études. Draco voulait être médicomage et Harry médicopédiatre. Avoir Teddy avec lui avait était une véritable révélation et se consacrer aux enfants lui paraissait être une idée merveilleuse. Ils avançaient tous.

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- Bonjour à tous. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je me présente, Draco Malfoy. Je vous épargnerais à vous comme à moi tout ce qui a fait que je me trouve ici aujourd'hui. Je ne viens pas ici pour vous parler du passé. Je me tiens ici pour vous parler de l'avenir. De l'avenir pour lequel beaucoup de gens ce sont battus. Des personnes que vous connaissez, des personnes que vous avez aimées, des personnes qui rêvaient d'un avenir radieux pour chacun d'entre nous. C'est de ça que j'aimerais vous parler et de tout ce qu'il apporte de bien ou de mauvais avec lui. En ce qui me concerne je l'avoue, je ne vois que le bien. Alors j'aimerais dire à toute les personnes qui n'ont pas encore l'impression que la suite sera radieuse, à ceux qui pense que nous vivrons encore des choses terribles, aux septiques et aux incrédules, je voudrais leurs dires que c'est possible. Il est encore possible d'aimer et de se faire aimer. Il est encore possible de croire et de construire. Il est encore possible de vivre et de vivre heureux. Ça ne sera pas facile, ça ne viendra pas tout seul mais si on fournit les efforts nécessaire et avec l'aide de ceux qui ce sont sacrifier pour nous on peut avancer. On peut avancer vers quelque chose de mieux.

Le silence s'abattit sur la foule. Ce n'était pas un silence, de gêne ou de haine non. Draco pouvait le lire sur le visage, Harry aussi. C'était l'émotion. Draco avait fait mouche, il avait visait juste sur toute la ligne et ce silence, c'était un merci prononcé dans les larmes.

Draco baissa les yeux sur Harry qui lui souriait. Il voulut ajouter quelque chose quand le visage d'Harry se crispa. Il fut plus vif que la foule et sortit sa baguette Draco l'entendit crier quelque chose alors que le froid traversait son corps. La peur et la mort envahit son être. Il tourna la tête et fit face à une immense ombre noire, des mains glacées se posèrent sur son visage et quelque chose en lui fut aspiré. Il n'y avait pas de regret, pas de tristesse, pas de colère. Juste Harry.

Hermione hurla en même temps que Ron et des boules argentés qui prirent la forme de belette se mirent à gambader autour d'eux. Blaise en fit de même et tous les élèves de dernière année encerclèrent les plus jeunes pour les protéger. Le seul qui n'était pas à l'abri des détraqueurs était Draco. Harry se précipita vers lui et eut juste le temps de le rattraper. Il était livide, le brun posa sa main contre son cou. Plus de pouls, plus de respiration. Harry leva les yeux au ciel, auparavant bleu il était totalement assombris par les ombres meurtrière. Il y en avait tellement, beaucoup trop.

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Harry serra le corps de Draco, il le serra fort et se mit à hurler. La douleur explosa en lui comme une bombe. Son cœur étouffait dans sa poitrine, tout était insupportable, l'air, les odeurs, les bruits. Alors tout devint noir, il n'y avait plus rien. Son monde disparaissait et à la place la colère, la haine et le chagrin devenait une ombre plus grande que tous les détraqueurs réunis. Il se sentait gagner par le désespoir et s'apprêter à se laisser totalement submerger. Et une voix se fit entendre.

« Merci. »

Harry rouvrit de grands yeux. Il ne fallait pas qu'il cède, pas maintenant. Draco était ses rêves, ses espoirs, sa tristesse et son bonheur. Draco était sont passé, son présent mais il ne serait pas son futur. Pas maintenant. Harry laissa ses souvenirs prendre forme. Il n'y en avait qu'un.

Cet horizon brûlant un matin d'hiver, cette coupure d'or, la peau de Draco contre ses lèvres, son parfum, ses cheveux et ses yeux. Draco et son sourire fin, sa voix basse, ses murmures, sa main dans la sienne. Et son bonheur.

Les ailes d'Harry s'ouvrirent en grand et la clarté qui l'inondait se propagea tout autour de lui. Hermione les vit, Ron, Blaise, Pansy et toute la foule aussi. Des ailes immenses, blanches aux reflets argent. Et tout devint plus grand. Les belettes, les aigles, les chiens, les chevaux. Et au milieu un cerf immense. Il se dressa sur ses pattes arrière et se rua vers les ombres, accompagné de tout les patronus. Dévorant de sa lumière tout les détraqueurs, les réduisant en poussière d'un coup de sabot, piétinant les cauchemars.

Mais Harry pleurait toujours, même une fois que le ciel avait repris sa couleur azur. Il pleurait et demander quelque chose d'impossible.

-Ramenez le moi, ramenez le je vous en supplie…Je vous en supplie.


Vuala pour le chapitre 8 les agneaux.