PROLOGUE

[Un désert, de sable, un coucher de soleil, quelques roches et des pompes d'humidité, entre Luke Skywalker, habillé en fermier, siffle assez mal et tape du pied dans le sable en regardant l'infinité du désert.]

LUKE SKYWALKER (levant les yeux vers le public) :

Les soleils se couchent déjà à l'horizon

Me voilà encore dans cet infini brûlant pour une moisson

La beauté du coucher des soleils jumeaux

Est bien ici tout ce qui reste de beau

Toujours semblable à celui d'hier

Toujours les mêmes chatoyantes lumières.

Pourquoi les admirer ? Pourquoi tant espérer ?

Comment cette monotonie pourrait-elle changer ?

(Il lève les yeux au ciel de dépit, de désespoir.)

Ô toi, grand ciel plein d'étoiles !

Espace infini qui se dévoile

Dans l'obscurité du désert nocturne

De cette planète aux mœurs si rudes

Ô toi, grand ciel tu m'es fermé,

Toi la fenêtre qui me permet de rêver

Mes yeux voient plus loin que tous tes astres

Je m'imagine déjà là-bas aller combattre

Mon imagination me jouerait-elle des tours ?

Je crois voir de nouvelles lumières dans cette fin du jour.

Mais que sont ces étoiles qui ne restent pas à leurs places ?

Pourrais-je croire à ce bouleversement de notre espace ?

Y aurait-il même un maigre espoir de changement ?

Juste l'idée d'enfin vivre quelque chose de palpitant !

Voyons mieux à l'aide de nos macro-jumelles.

(Il regarde le ciel dans ses jumelles)

Un combat ! Le feu fait rage dans le ciel !

(Il regarde encore et plus longtemps tout en parlant)

Ces étoiles n'en sont pas mais des rayons tels

Qu'un triste sort attend le poursuivi, rebelle

Le voilà perdu, disparu, dans le ventre immense

Du grand Destroyer. Tension intense…

Ô voilà l'inattendu ! Ce qui avait manqué à ma vue !

Et là-haut le calme revient, l'obscurité reprend ses droits

Mais mon esprit le retient, cet instant de choix…

Là-haut dans l'infini des étoiles fait rage cette guerre

Et moi, pauvre rêveur, je reste coincé dans mon désert.