Amour de lycéens
Alice Kirkland (Fem!Angleterre)
Gilbert Beilschmidt (Prusse)
Francis Bonnefoy (France)
Antonio Fernandez Carriedo (Espagne)
Alfred F. Jones (Amérique)
Sakura Honda (Fem!Japon)
Ludwig Beilschmidt (Allemagne)
Chiara Vargas (Fem!Romano)
Felicia Vargas (Fem!Italie)
Madeline Williams (Fem!Canada)
Aucuns ne m'appartiennent, Hetalia non plus et ils n'interviennent pas forcément tous à chaque fois.
Comme Gilbert s'y attendait une fois rentré chez lui son vieux et Ludwig lui passèrent un savon parce qu'il s'était encore battu mais il ne répondit pas vraiment, attendant simplement que l'orage passe avant d'aller dans sa chambre. Il balança son sac dans un coin, changea de vêtements puis pris son ordinateur portable avant de s'affaler sur son lit, il avait des choses à raconter aux deux autres zigotos après tout. Le jeune homme n'eut pas longtemps à attendre pour que ses amis prennent contact avec lui.
Tomato-Lover: Alors Gil? On a entendu que tu avais fait du raffut à la sortie du lycée.
Awesome-me: C'est de la faute du ricain, c'est lui qui m'a agressé sans raison.
RoseRouge: Il n'a vraiment aucune classe ce type. Pas trop abîmé?
Awesome-me: Tu rigoles Frany? Il est aussi abîmé que moi ce con! Mais en fait, ça m'arrange cette histoire.
Tomato-Lover: Je vois pas en quoi te faire démonter pourrait t'aider à quoique ce soit.
RoseRouge: Moi non plus je dois dire, éclaire notre lanterne Ô roi des plans tordus.
Awesome-me: Tordus?! Ils sont géniaux mes plans! Et ça m'arrange parce que cet imbécile de blondinet à engager de lui même la phase 4 de mon plan ~
RoseRouge: Un peu de respect pour les blonds!
Tomato-Lover: On s'en fiche de ça Frany, alors cette phase 4 c'est quoi?
Awesome-me: Dégager Alfred.
Tomato-Lover: Oh ~ Je vois où tu veux en venir. Mais au fait, pendant les cours d'anglais, tu écoutes ou tu mates?
RoseRouge: Il admire la beauté de la Présidente bien sûr ~
Awesome-me: Ouais mais figurez-vous que j'écoute aussi ce qui sort de sa jolie bouche ~
S'en suivit ensuite toute une conversation sur la préférence de chacun concernant les filles et ce qu'ils préféraient chez elles. Ce qui incluait évidemment tout un tas de commentaires subtils. Ou pas.
La chance était visiblement avec lui pour le moment puisque lors de son arrivée au lycée le lundi suivant flanqué de ses deux acolytes, Alice et Alfred était clairement entrain de se disputer.
Phase 4 du plan génial du génialissime moi: Dégager le parasite (Alfred)
Semblait se dérouler à merveille. Si ça continuait, il n'aurait même pas besoin d'intervenir personnellement ce qui arrangeait encore plus ses plans puisque la blonde n'aurait pas de reproches à lui faire au cas où elle regretterait sa rupture. Si tant est qu'on puisse regretter de quitter un gars dans son genre. La sonnerie des cours rappela tout ce petit monde à l'ordre et chacun alla là où il devait être avec plus ou moins de bonne humeur. A la pause déjeuner, le trio partit manger dehors pour profiter des derniers beaux jours, heureux d'accueillir la jolie Madeline et la très vive Chiara avec eux. Naturellement Antonio fit asseoir la belle brune sur ses genoux, s'attirant insultes et protestations de sa part mais qu'il fit vite taire d'un baiser. Du coté de Francis c'était largement plus calme, Maddie s'étant simplement assise près de lui après l'avoir embrassé sur la joue.
«Du nouveau à raconter les filles?» Gilbert ne posait pas la question pour rien, il savait qu'elles étaient dans la même classe qu'Alice et Alfred.
«La Présidente était vraiment de mauvaise humeur mais c'est normal vu qu'elle s'est disputée avec son petit copain ce matin...
- C'est peu de le dire, Kirkland a passé son temps à remettre en place tout ceux qui avait le malheur de faire un truc de travers.
- N'exagères pas Chiara, moi j'ai trouvé qu'elle avait l'air très triste...
- Possible. Au fait Gil, en quoi ça t'intéresse?
- J'aime bien Alice. Vous savez où elle mange par hasard?
- Aucune idée et toi, tu sais Maddie?
- Dans la classe ou dans la salle du club de lecture si elle veut être tranquille.
- Merci pour les infos, les filles ~»
Gilbert ramassa rapidement son déjeuner, qu'il n'avait même pas encore ouvert puis récupéra ses affaires avant de filer sous le regard amusé de ses amis. Il chercha un moment la jeune fille puis finit par la trouver comme Maddie l'avait prédit, installée à l'écart dans la salle du club de lecture.
«Oï Présidente ~
- Beilschmidt..?
- Je viens vous tenir compagnie pour le déjeuner ~
- Il ne t'ai pas venu à l'esprit que si je venais ici c'était pour être seule?
- Une jolie fille ne devrait jamais rester seule.»
Répondit son camarade d'un ton docte avant de s'asseoir sur la chaise près de la blonde. Celle-ci fronça les sourcils alors que ses joues avaient pris une belle couleur rose sous la gêne due à ce «compliment» intempestif. Alice soupira puis décida d'ignorer l'autre, après tout elle ne lui avait rien demandé, puis sortit son propre repas. Visiblement elle n'était pas là depuis longtemps. Le jeune homme ne pu s'empêcher de jeter un coup d'œil aux petites boîtes colorées, un air perplexe s'affichant progressivement sur son visage.
«C'est comestible?
- Pourquoi ça ne le serait pas?
- Disons que l'aspect ne donne pas confiance...
- Je... Je sais mais j'ai fait de mon mieux e-et puis...Et puis c'est moi qui le mange alors peu importe!
- C'est toi qui a cuisiné ça?
- Je viens de te le dire...
- Je peux goûter alors?»
La demoiselle le regarda avec étonnement mais l'autre semblait tout à fait sérieux dans sa demande. Elle baissa les yeux puis secoua négativement la tête, ses doigts triturant les plis de sa jupe d'uniforme. Alice rougit davantage lorsqu'elle sentit le parfum de Gilbert plus fortement, signe que cet imbécile s'était rapproché.
«Aller Présidente, je vous laisse goûter au mien si vous voulez comme ça on pourra se critiquer l'un l'autre.
- C'est toi qui cuisine tes repas..?
- Ouaip ~ Mon vieux travaille tout le temps alors du coup fallait que je fasse à manger pour Lutz. C'est comme ça que j'ai appris.
- Et... Pourquoi votre mère n'est plus là? E-Enfin... Si tu ne veux pas répondre je comprendrais...
- Ma mère est partie quand j'étais gosse et celle de Lutz est décédée dans un accident de la route. Elle a été fauchée par une voiture, mon frère a été blessé dans le processus et il en garde des séquelles.
- Graves?
- Je suppose que oui dans un sens mais ça n'affecte pas sa vie quotidienne, il a juste oublié presque toute son enfance d'avant l'accident. Mais tu esquives ma question là.
- Tu as dis que ça ne t'inspirais pas confiance alors je ne vois pas pourquoi tu veux tant y goûter.
- Parce que c'est toi qui l'a fait.»
La jolie blonde rougit davantage puis soupira en poussant l'une des boîtes vers son camarade, tout en lui signifiant clairement qu'il ne devra s'en prendre qu'à lui même si ça ne lui plaisait pas ou s'il souffrait de maux d'estomac plus tard. Il acquiesça simplement avec son habituel sourire en coin et lui tendit sa propre boîte de nourriture, l'invitant à y piocher. Ce qu'elle refusa tout abord avant de finalement céder, lasse des jérémiades de l'autre. Le reste du repas se passa dans un silence relatif mais reposant, finalement Gilbert pouvait ne pas être un moulin à paroles débitant des âneries sans interruptions s'il s'en donnait la peine. Bon point pour lui. Alice se morigéna presque aussitôt pour cette pensée, qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire que le jeune homme puisse être de bonne compagnie? Elle était sa tutrice d'anglais rien de plus. D'ailleurs leur rapprochement ne passait pas inaperçu, elle avait déjà eu plusieurs échos et son petit-ami ne cessait de geindre à cause de ça.
«Gilbert, il va falloir que tu cesses de venir à moi pour autre chose que tes cours de rattrapage.
- Eh, j'aurais préféré que tu utilises enfin mon prénom pour autre chose que de m'envoyer me faire avoir ailleurs.
- Ce n'est pas ce que j'ai dit. Et toi non plus tu n'utilises pas mon prénom.
- Tu veux que je le fasse?
- N-Non! Enfin, ça ne serait sans doute pas grave...Je veux dire, non. Restons en aux politesses et gardons nos distances.
- C'est à cause d'Alfred?
- Hein? Pourquoi tu me dis ça?
- Oh je t'en prie. Vos disputes s'entendent à des kilomètres à la ronde et ce macaque crie à qui veut l'entendre que t'es à lui.
- M-Mais je ne lui appartiens pas... Et ne l'appelle pas comme ça bon sang!
- C'est à lui qu'il faut le dire. Fais ce que tu veux Présidente mais franchement, tu gagnes pas grand chose en restant avec lui. Il vient te voir que quand il le décide, vire tout ceux qui s'approchent de toi, il t'isole et le pompon c'est que t'as vraiment pas l'air heureuse.
- Mais tu n'en sais rien! Je suis heureuse!
- Alors pourquoi tu ne souris jamais dans ses bras?»
Alice en resta coi, fixant en silence les impénétrables iris rouges de son voisin de table. Celui-ci soutint son regard un moment puis soupira, marmonnant un truc dans sa barbe inexistante tout en rangeant ses affaires. Elle ne réagit pas lorsqu'il quitta la pièce, la laissant seule avec ses interrogations alors qu'un doute s'insinuait dans ses pensées. Un doute et un autre sentiment que la blondinette voulait faire taire à tous prix, ne se sentant absolument pas prête à y faire face.
Gilbert resta de mauvaise humeur tout l'après-midi, même Francis et Antonio préférèrent ne pas le taquiner, se contentant de rester à ses cotés et de répondre à sa place afin d'éviter une nouvelle querelle ou d'autres ennuis du genre. Leur ami avait parfois des sautes d'humeur mais là, ils ne savaient pas pourquoi même s'ils se doutaient que ça avait un rapport avec la Présidente du conseil des élèves puisque le troisième membre du trio avait perdu toute bonne humeur en revenant de son déjeuner avec elle. En interrogeant un peu leurs petites-amies respectives, les deux compères apprirent que la blonde aux lunettes rouges avait eu la tête dans les nuages pendant les cours, à l'opposé de son attitude studieuse habituelle, puis avait suivit l'américain de mauvaise grâce lorsqu'il lui avait demandé à pouvoir discuter ensemble dans un coin tranquille.
Pour une fois, le jeune aux cheveux blancs mit du cœur à l'ouvrage lors de l'entraînement de football, à croire que taper des balles l'aidait extérioriser ses soucis. Personne n'eut l'idée de lui faire remarquer qu'il y avait autre chose que le tir au but à pratiquer, probablement qu'aucuns de ses camarades ne voulaient prendre le risque de se prendre un ballon à pleine vitesse dans la face. Ce qui était tout à fait compréhensible. Antonio faisait également parti du club de foot tout comme Ludwig, celui-ci profita donc de l'occasion pour aller se renseigner auprès du brun au sujet de son illustre frangin.
«Antonio, sais-tu pourquoi mon frère est d'une humeur massacrante?
- Il a des soucis avec une fille. Il n'arrive pas à l'avoir je crois, quelque chose dans son plan génial ne marche pas comme prévu.
- D'accord... J'espère que ça va lui passer sinon ça va devenir invivable à la maison.
- Ouaip, Gil va se prendre la tête avec votre père et tu vas encore devoir faire tampon entre les deux.»
Le grand blond à l'allure un peu austère acquiesça simplement puis chacun repris ses activités sous les injonctions du coach arrivé entre temps. Autant se vider la tête et se dépenser de façon utile.
Tout le monde était déjà parti depuis un moment, Gil ayant fait exprès de rester en arrière à la fin de la séance. Il avait envie d'être seul pour ruminer dans son coin, les choses n'allaient pas comme il le souhaitait. D'accord, c'était logique qu'Alice ne lui tombe pas dans les bras en quelques jours ni même qu'elle largue l'autre tache tout aussi rapidement mais quand même. Ca le contrariait plus que de raison. Sans cesse son esprit divaguait sur la Présidente, ses longs cheveux blonds dorés, ses grands yeux verts émeraudes... Voilà qu'il faisait de la poésie à deux balles maintenant. Le jeune homme grogna tout en se changeant, ne prenant pas garde au fait qu'une autre personne entrait dans les vestiaires supposément déserts.
«Beilschmidt.
- Qu'est-ce que tu veux Jones? Je ne suis pas d'humeur à te supporter.
- C'est plutôt moi qui ne peux plus te supporter!
- Oï, je t'ai rien fait je te signale!
- Quoi?! C'est à cause de toi que ma copine vient de me dire qu'elle voulait faire un break!
- Ah ouais? Ba ça prouve juste que c'est une fille intelligente maintenant fiche moi la paix et dégage de là que je puisse sortir.»
Le garçon à la veste rouge s'avança d'un pas assuré jusqu'à son opposant, soutenant le regard bleu qui le défiait et s'il le pouvait, le fusillerait sur place. D'une bourrade, il décala l'américain et sortit des vestiaires, l'allure un peu pressée. Pas vraiment envie de rester dans les parages. Certes tout n'était pas aussi simple que prévu puisqu'il commençait à se poser des questions sur lui-même vis à vis de la belle Alice mais au moins, la journée finissait sur un point positif: Alfred venait de se faire botter en touche.
Et voilà ~ En espérant que ça vous plaise ^^
La suite aussi vite que je peux mais ne soyez pas trop pressés, je suis prise par la fac...
Et pardon s'il reste quelques coquilles malgré mes relectures.
Merci à Yacchan412 pour sa review !
