momo0302 : Oui, désolée, j'ai écorché ton pseudo ;) C'est plus pratique pour moi de répondre ici sur ce genre de chapitres étant donné qu'ils ne sont pas fréquents ;) Et je ne voudrais pas t'embrouiller ^^ Lee ne fait pas le poids contre Madara ? Vraiment ? :p Non, aucune chance ^^

Ichigo : Ah figure toi que j'ai une fiction toute prête à être publiée avec deux personnages au caractère assez trempé =) Au début, en tous cas, mais je n'en dis pas plus ^^

Alviss : Roh, sois pas dégoutée comme ça, ça aurait pu être pire ! (Genre Orochimaru ! :p) Tu pues si tu n'as pas vu les chapitres, surtout que je t'avais envoyé un message pour te prévenir de leur publication ! :o

Je sais, ça fait un moment que je n'avais rien posté ici mais je me suis dit qu'aujourd'hui ne serait pas si mal ^^ Bonne lecture ^^


Trois mois d'entrainement furent nécessaires à Madara pour qu'il soit à la hauteur des attentes de Dovah. Son objectif principal était surtout que le jeune homme sache se défendre contre la plupart des attaquants possibles et Lee s'était appliqué à apprendre une technique de combat particulière à Madara, à savoir le taijutsu, basé sur les combats au corps à corps à mains nues.
De son côté, la jeune femme s'était occupée à dresser la jument de Madara au mieux, lui faire reprendre confiance en l'homme et la mettre en danger pour lui apprendre comment réagir. Et heureusement pour elle, Kyubi les accompagnait avec enthousiasme parce que la petite jument de Madara, Nibi, était parfois un peu trop timide et n'osait pas faire ce que Dovah lui demandait.
Alors, Kyubi montrait le chemin, suivant les ordres de sa cavalière avec attention pour que la petite Nibi le suive et accepte les exercices que Dovah lui demandait. Y compris sauter un ravin sans reculer, galoper au crépuscule au milieu des arbres, sauter des tronc sans hésiter et même faire face à un ours qui venait de se réveiller de son hibernation, affamé et grognon, ainsi que le faire fuir en faisant se cabrer la jument.
Ça n'était pas si mal, dans un sens, que Dovah et Madara passent du temps séparé étant donné qu'ils n'arrêteraient pas de se tripoter s'ils étaient toujours ensemble. Ils l'avaient rapidement compris, cette attirance physique était parfois irrésistible et il n'était pas rares qu'ils ressemblent à des adolescents en train de découvrir la sexualité, mais ça ne faisait que resserrer leurs liens.

Cependant, le jour de leur départ arriva bientôt et Lee accepta avec un sourire une étreinte fraternelle avec la jeune femme qu'il avait longuement aimée. Mais comme il l'avait déjà dit, elle n'était plus son centre d'intérêt principal.
D'un geste tendre, le traqueur posa les mains sur les joues de Dovah pour qu'elle le regarde dans les yeux et murmura :

- Nous nous reverrons bientôt. Je vais rassembler une partie des douze Traqueurs ..
- Pourquoi ?
- Afin d'écrire nos propres légendes ..

Un sourire gêné mais heureux étira les lèvres de la jeune femme tandis qu'elle baissait les yeux, les joues rouges et Lee se tourna vers son élève pour lui serrer la main en disant :

- Prends soin d'elle. Elle en a besoin.
- Je le ferais, murmura Madara en acquiesçant.
- Et n'oublie jamais ce que je t'ai appris.

Avec un hochement de tête, Madara s'inclina devant son maitre d'arme pour lui montrer son respect avant de se mettre à cheval tandis que Dovah attendait déjà. Elle était émue, c'était facilement décelable dans son regard mais elle ne prolongea pas les au revoir plus longtemps et, d'un petit claquement de langue, elle mit Kyubi en chemin, suivi par la mule et Madara fit trottiner sa jument pour se mettre à la même hauteur que son amante.
Le printemps pointait déjà le bout de son nez et les neiges avaient fondues sur les plaines, laissant place à des chemins boueux et une atmosphère humide, mais les températures remontaient déjà. Il ne faisait pas encore assez chaud pour abandonner leur manteau de fourrure mais les amants avaient laissé tomber leur écharpe, quoique celle ci restait à portée.
Après plusieurs minutes de silence, Madara jeta un coup d'oeil à la jeune femme et lui demanda :

- C'est quoi, les douze Traqueurs ?
- Oh c'est .. c'était une association de Traqueurs. Une ville du nord était assaillie par cinq dragons énormes et douze Traqueurs ont répondu à l'appel des villageois. Alors nous nous sommes associés pour les abattre.
- Donc, tu avais des amis .. ?
- C'est plus compliqué que ça. Plusieurs d'entre eux étaient mes amis oui, pendant les deux mois qu'a duré la traque mais les autres ne voulaient que la récompense.
- Pourquoi est ce que Lee veut les réunir ?
- Je sais pas. Cette histoire de légendes ne me parle pas plus que ça, on n'était pas spécialement attirés par la gloire. Mais Lee a toujours des idées farfelues, ajouta-t-elle en souriant.

Madara acquiesça, se souvenant de l'entrainement presque barbare que son maitre lui avait fait subir. Voyant que Kyubi était excité comme jamais, Dovah jeta un coup d'oeil à son ami, tandis que l'étalon se cabrait et lui indiqua :

- Je dois le faire galoper un peu pour qu'il se détende. Continue sur cette route et je te rejoindrais.
- Tu me laisse seul ?
- Tu sais te défendre maintenant. Ça ne sera pas long, assura-t-elle en souriant.

Madara acquiesça en ajustant ses gants et à peine Dovah eut-elle desserré ses doigts sur ses reines que Kyubi s'élança en avant, vif et majestueux. Sa première foulée manqua de désarçonner la jeune femme qui était pourtant une très bonne cavalière et, en secouant la tête, il galopa en travers de la forêt.
Cette galopade était oxygénante pour Dovah, qui n'avait pas partagé un moment pareil avec son étalon depuis trop longtemps. Une sorte de fusion bizarre s'opérait entre eux, lorsqu'ils étaient ensemble et Kyubi avait attendu ça depuis qu'il avait vu sa cavalière monter Nibi. Une certaine jalousie s'était même installée en lui mais il s'était montré bon et avait aidé.
Après un petit saut de mouton, Kyubi s'enfonça dans la forêt plus profonde en enjambant avec soin les quelques branches au sol, sautant par dessus les trous et se balançant d'un côté à l'autre tandis qu'il évitait les arbres.
Mais Dovah laissa l'étalon galoper à sa guise, en équilibre au dessus de ses pieds tandis qu'elle avait les mains fourrées dans sa crinière jusqu'à ce qu'il se calme, lentement et galope avec légèreté dans les sous-bois, les oreilles pointées en avant tandis qu'il soufflait longuement.
Dovah le caressa avec douceur, heureuse d'avoir un compagnon pareil avant de se souvenir de son second compagnon et indiquer à l'étalon de prendre la direction du chemin menant vers le sud que la jeune femme connaissait parfaitement.

Madara, de son côté, était au petit trot sur le chemin en question et n'avait jamais été autant sur ses gardes. Il faisait confiance à Dovah pour ne pas le mettre en danger mais cette façon d'être seul était un peu spécial, cependant, il refusait de paniquer pour rien.
Alors il continua d'avancer, appréciant tout de même cette certaine indépendance, jusqu'à voir, au milieu de la route, une charrette renversée. Des affaires étaient éparpillées sur le sol, des vêtements et même des chaussures et Madara s'arrêta en voyant un corps au sol.
Un corps pas très épais, à la chevelure épaisse et blonde et le jeune homme arrêta sa jument pour observer la scène un instant avant de descendre de monture et s'en approcher prudemment.
D'un geste lent, il s'accroupit près de la personne pour tenter de voir si elle allait bien mais écarquilla les yeux en voyant que ça n'était qu'une poupée de chiffon grandeur nature et une lame se posa doucement sur sa gorge fragile.

- Ton argent et tes objets de valeur, mh, murmura une voix douce dans son dos.
- Je n'ai rien.
- T'as pas une tête de paysan, mh, grogna-t-il. Je suis pas dupe !

Se rappelant de son entrainement, Madara se tourna d'un mouvement vif, désarma l'arme en lui donnant un coup de poing dans le poignet, et mit son agresseur à terre en lui faisant un croche-pied, la main en haut de son torse.
L'agresseur écarquilla les yeux en se rendant compte que l'homme en face de lui était beaucoup plus entrainé que ce qu'il avait pensé et murmura :

- Ok, d'accord, je te fous la paix, souffla le blond en se détournant.

Un petit rire obligea les deux jeunes hommes à relever la tête et le blondinet écarquilla un peu plus ses yeux déjà grand ouverts en reconnaissant la silhouette à quelques pas d'eux. Un étalon magnifique et une guerrière qu'il connaissait que trop bien.

- Hé, Deidara, fous voir la paix à mon compagnon, sourit-elle.

Le dénommé Deidara repoussa l'homme qui le tenait au sol, ajusta un arc et un carquois sur son dos et se leva vivement, en époussetant ses vêtements avant de s'approcher d'elle.

- Dovah, merde … Qu'est ce que tu fais là, mh ?
- L'habituel, tu sais ..

Ils échangèrent un regard froid et Dovah descendit de monture pour prendre son ami dans ses bras, un sourire aux lèvres tandis que Madara se demandait vaguement si la jeune femme connaissait toutes les personnes qu'ils allaient croiser et s'ils étaient tous autant expressifs.
Deidara releva quand même la tête en direction de l'autre homme, les sourcils froncés et demanda :

- C'est qui, ce beau mec là, mh ?
- Mon .. compagnon, je t'ai dit.
- Compagnon, mh ?
- Mon petit ami si tu préfères.

Deidara écarquilla les yeux en dévisageant la jeune femme et Madara s'approcha, un sourire aux lèvres que Dovah le présente ainsi et serra volontiers la main du blond en se présentant.

- Madara, murmura-t-il.
- Depuis quand est ce que Dovah a un petit ami ?
- Depuis qu'elle m'a rencontré.

Un sourire sincère étira les lèvres de Deidara, qui se disait qu'il y avait peu de chance pour que ces deux là ne s'entendent pas et elle demanda :

- Et toi, Dei, tu fous quoi à part dévaliser les passants ?
- Hé, il faut bien vivre, mh ! J'allais voir Lee, ça fait des mois que je l'ai pas croisé.
- On en vient. Il veut réunir les Douze, avoua Dovah en se détournant.
- On dirait que je tombe à pique alors, mh !
- Attendez voir .. Lui aussi fait partie des Douze ?

Les deux traqueurs échangèrent un regard amusé et Dovah haussa une épaule :

- On va à Nishio, si tu veux suivre le mouvement.
- Je viens d'en partir, tu sais ? Sasori devrait rentrer dans un mois.
- Je l'attendrais, ça n'est pas un problème.
- Et si Lee veut réunir une partie des Douze, autant qu'il me cherche un peu. Tu me laisses vous accompagner ?
- Tu sais que oui.

Un sourire aux lèvres, Deidara jeta un regard amusé en direction de l'autre jeune homme qui se remettait déjà en selle et Dovah remonta sur Kyubi avant de tendre la main au blond pour le hisser derrière elle et ils se remirent en route de cette façon.
Prudemment et discrètement, Madara n'arrêtait pas de jeter des coups d'oeil en direction des deux autres. Oh, à présent, il savait que la jalousie n'avait pas sa place quand on était en couple avec Dovah Khiin mais il n'appréciait quand même pas de voir Deidara lui tenir la taille de cette façon, ni qu'il murmure à son oreille en souriant.
Cependant, Deidara ne pensait pas à mal, en le faisant, et ne faisait que taquiner Dovah sur le fait qu'elle ait un petit ami. Il la connaissait depuis longtemps et il savait que petit ami n'était pas un terme adapté.

Dovah n'aurait jamais accepté une relation pareille sans penser que l'homme en question serait le seul amour de sa vie.

Ils voyagèrent trois jours durant, pendant lesquels ils ne firent pas d'arrêt. Dans son baluchon, récupéré dans un buisson proche où Deidara les avait trouvé, le blond avait assez de viande séchée et d'eau pour un régiment mais le sommeil les guettaient et ils furent forcés de faire une pause. Même leurs montures en étaient heureux.
La jeune femme trouva rapidement un coin sec, à l'abri, où ils pourraient installer un campement tandis que Deidara embarquait Madara pour chercher du bois afin d'allumer un feu. Cela faisait depuis leur rencontre qu'il voulait interroger l'autre homme de l'expédition et le moment était assez propice à cela.

- C'est Lee qui t'a entrainé, n'est ce pas ? Commença-t-il en attrapant du bois sec.
- Oui. Dovah voulait que j'apprenne à me défendre.
- Tu es le fils du roi, mh, affirma-t-il sans ciller. Je suis allé à Konoha une fois, pour y voler de l'or mais vos coffres sont bien gardés. Je t'ai tout de suite reconnu.

Madara releva la tête, les sourcils froncés. Ca n'était pas la première fois qu'on le reconnaissait, en dehors du château, Lee avait eu la même réaction mais que Deidara dise qu'il ait tenté de le voler ne le dérangeait pas vraiment. Ça arrivait souvent, après tout, et l'homme près de lui était très agréable, et il lui aurait volontairement donné de l'or s'il avait fallu.

- Le roi est mort, soupira Madara. Je devais prendre le trône mais j'ai préféré suivre Dovah.
- Qui résisterait à une femme pareille .. ? souffla le blond d'un air songeur.
- Je .. ne la partagerais pas.

Le commentaire de Madara fit éclater de rire le blond, qui, forcé de s'arrêter, prit appui contre l'arbre le plus proche et il mit plusieurs secondes à se calmer.

- Aucun soucis à ce propos, sourit-il en s'essuyant les yeux.

D'un geste amusé, Deidara enleva un de ses gants élimés pour découvrir une chevalière en argent et il avoua :

- Mon coeur est déjà pris. Et à vrai dire, continua-t-il malicieusement, tu m'intéresserais plus que Dovah, au final !
- P-pardon ?
- Je préfère les queues aux chattes, avoua Deidara en un murmure sensuel.

D'abord surpris par la révélation, Madara sentit un poids être soulevé de ses épaules tandis qu'il rendait le sourire au jeune et celui ci reprit :

- D'ailleurs, c'est grâce à Dovah que j'ai rencontré mon homme, mh.
- Vraiment ?
- Oui ! Après la dissolution des Douze Traqueurs, je l'ai suivie pendant un moment, jusqu'à Nishio et j'y ai rencontré Sasori, mh.
- Sasori ?
- C'est .. Le capitaine d'un des bateaux les plus solides et rapides de toute la flotte.
- C'est un pirate ?
- Bien sûr ! Il était dans la flotte du pays, avant, mais ils ont arrêté de le payer alors il a prit les devant.

Madara secoua la tête, d'un air désabusé et sourit :

- Mon père disait que les bateaux étaient inutiles, pour Konoha, parce que nous étions trop loin de la côte.
- Ton père était un abruti, mh !

Un sourire aux lèvres, Madara haussa une épaule en se disant qu'il n'avait jamais imaginé qu'on puisse parler de son père de cette façon sans que ça le dérange et Deidara enchaina :

- D'ailleurs, vu que t'es parti, qui est roi ?
- Mon frangin. Ça a été annoncé.
- Les annonces royales ne parviennent pas à Nishio.

Deidara lui adressa un clin d'oeil avant de ramasser une dernière branche et ils reprirent la direction du campement que Dovah avait aménagé avec soin.
Madara n'avait aucune idée d'où elle sortait tout ça, mais une toile épaisse était accrochée entre plusieurs arbres et les protégerait des intempéries et d'épaisses couvertures recouvraient le sol où ils allaient pouvoir s'installer, manger et dormir. Une casserole était déjà prête à faire chauffer n'importe quoi et les chevaux étaient dessellés.
Relevant un regard doux vers son amant, Dovah se racla la gorge avec gêne, à la surprise de Deidara et elle avoua :

- Lee m'a prêté tout ça. J'avais laissé ma tente au château.
- Ça aurait pu nous être utile avant, râla Madara en repensant à ces heures à grelotter dans la neige.
- C'est de ta faute, je ne savais pas que je serais accompagnée.

Madara leva les yeux au ciel en s'approchant de leur campement tandis que Deidara allumait le feu de bois et ils s'installèrent sur les fourrures, tandis que Dovah demandait :

- Dei, tu as vu quelque chose à manger ?
- Oui, mh. Mais ton homme fait trop de bruit. Je vais chasser, mh !

Le jeune homme ajusta son arc à son épaule avant de compter ses flèches et s'éloigna sans un mot tandis que Madara attirait la jeune femme contre lui. Celle ci se plaça dans ses bras avec douceur et embrassa son amant en glissant les bras autour de sa nuque tandis qu'il souriait sur ses lèvres, rassuré qu'elle fasse le premier pas.
Leur discussion, quand ils étaient encore chez Lee, avait mit les choses au clair entre eux, ça ne faisait aucun doute mais Madara avait encore terriblement peur de la perdre et il savait à quel point il était chanceux de l'avoir.
Sans un mot, Dovah posa ensuite la tête sur son épaule en fermant les yeux, tandis qu'il la tenait contre lui et elle soupira longuement de bien être.

Quand Deidara revint au campement, un sourire tendre le prit alors qu'il apercevait les tourtereaux endormi contre un tronc, l'un dans les bras de l'autre et resta un peu à l'écart pour s'occuper du lapin qu'il avait attrapé tout en gardant un oeil sur les deux autres. Jamais il n'aurait pensé que Dovah puisse sembler aussi fragile dans les bras d'un homme mais ça ne faisait que le rassurer, lui aussi. Au moins, Madara lui donnait tout l'amour qu'elle méritait.

Quand l'Uchiha se réveilla, le lendemain matin, il avait la drôle de sensation que quelque chose n'était pas à sa place et son estomac grognait avec férocité, ce qui lui rappela qu'il n'avait pas diné, la veille.
Avec un soupire, il fourra le nez contre l'épaule de Dovah, qui dormait dans ses bras, face à lui et se demanda comment ils s'étaient retrouvés dans cette position alors que la dernière chose qu'il se souvenait était leur baiser.
Mais, un ronflement le fit relever la tête et il écarquilla les yeux en se retrouvant presque nez à nez avec un ours à la fourrure noire. Il était là, en train d'éparpiller au sol le contenu du sac de Deidara et le blond en question était hors de vue.

- D-Dovah, murmura-t-il en tapotant l'épaule de la jeune femme. Il y a un ours !
- Laisse moi dormir …
- Mais .. un ours !
- Fais lui peur.
- Arrête, il va me tuer …

La jeune femme soupira en frottant son nez contre le torse de Madara et murmura :

- Fais du bruit et montre que tu es le dominant ici, il fuira ..
- Mais …
- Laisse moi dormir, maintenant.

Après un nouveau soupire fatigué, Dovah se rendormit et Madara se retrouva face à la bête, incapable de bouger. À présent, l'ours grattait au sol, attiré par l'odeur des tripes du lapin que Deidara avait attrapé la veille et Madara souffla un bon coup avant de faire quelques mouvements de main pour faire fuir l'animal mais celui ci y répondit par un coup de patte qui faillit atteindre sa main.
Puis, il s'éloigna légèrement, attiré par une autre odeur sans pour autant partir alors Madara se pinça un instant les lèvres, pour tenter de rassembler tout son courage. Après tout, ça n'était qu'un ours, non ? Et Dovah avait combattu des dragons, elle !
Cependant, au moment où il se redressait avec l'idée de faire ce qu'elle lui avait conseillé, l'ours chargea vers lui, menaçant et Dovah soupira en secouant la tête avant de se lever, lâchant un hurlement à faire froid dans le dos tout en avançant d'un pas redoutable en direction de l'animal qui ne demanda pas son reste et fuit immédiatement dans les sous-bois, manquant de faucher Deidara qui revenait de sa chasse matinale.
Le jeune homme regarda l'ours avec un sourire avant de relever les yeux vers Dovah et manquer de tomber.
Ce regard … Comment était-ce possible ? Les yeux de la jeune femme, habituellement bleus étaient à présent d'un vert profond mais là n'était pas le plus étonnant. Ses pupilles ressemblaient à présent à deux fentes verticales et Deidara connaissait ce genre de regard mais il n'appartenait pas à un humain.

- D-Dovah, tes yeux …

Surprise, la jeune femme cligna et son regard était de nouveau celui que le jeune homme connaissait. Inquiète, cependant, elle porta la main sur sa joue en le regardant et murmura :

- Qu'est ce que .. ? Il y a un problème ?
- N-non, je .. J'ai sûrement mal vu, sourit-il en se détournant.

Intrigué par ce comportement, Dovah le suivit du regard avant de poser les yeux sur Madara qui était resté sous leur tente sommaire et elle se racla la gorge :

- N'hésite pas, la prochaine fois, murmura-t-elle.
- J-je …
- Tu es censé me faire confiance Madara. Je t'avais parlé de tout ça ..
- Je sais.
- Alors, la prochaine fois, tu t'en occupes.
- Les ours ne sont-ils pas dangereux ?
- Les ours noirs sont plutôt timides, en général, et omnivores. Mais ils préfèrent les végétaux comme les glands ou même des fruits. Il a sûrement senti le campement et il voulait voir s'il pouvait nous voler quelque chose … Il ne t'aurait pas attaqué.

Se remettant de sa petite frayeur, Madara acquiesça doucement, gêné de ne pas l'avoir écoutée et Dovah s'approcha doucement de lui pour l'embrasser sur le front avant de soupirer :

- Ca n'est pas grave, d'accord ? Je comprends.
- Merci, souffla-t-il en lui donnant un baiser.
- Bon, les tourtereaux, intervint Deidara, vu que vous vous êtes endormis comme des masses, hier, je veux bien que vous vous occupiez du repas, mh !

La jeune femme se mit à rire, étant donné que Deidara faisait passer ça pour un honneur et attrapa le lapin qu'il avait tué pour le préparer avec soin et en faire un ragout digne de ce nom sous le regard attentif de Madara. Il n'y connaissait rien, lui, et ne voulait pas en perdre la moindre seconde.
Le trio mangea en silence, et à sa faim puis ils débarrassèrent le campement et reprit leur route, sauf que cette fois, Madara était installé derrière Dovah, qui n'avait pas sellé son cheval juste pour ça et il s'amusait à glisser les mains sous son manteau, le nez fourré dans sur sa nuque.

Tant bien que mal, Deidara essayait d'ignorer autant de démonstrations d'affection mais il était touché de voir que sa vieille amie soit aussi heureuse. De toutes les femmes qu'il connaissait, Dovah était sûrement celle qu'il n'aurait jamais vue en couple. Mais ces deux là étaient décidément bien ensemble.
Cependant, Dovah savait parfaitement pourquoi Madara avait voulu monter avec elle et ça n'était pas par amour. Pas quand ses mains se baladaient discrètement sous ses vêtements, allant caresser sa poitrine tandis qu'il souriait et bien qu'elle soit gênée qu'il fasse ce genre de choses en présence de Deidara, elle devait se rendre à l'évidence. Ils n'avaient rien fait depuis plusieurs jours et ça lui manquait.
Mais Madara fut bien obligé de s'arrêter, quand Dovah fit galoper Kyubi pour lui dégourdir les jambes, suivi par son ami et il n'avait d'autre choix que de se tenir à elle.
Voulait-elle qu'il tombe ?

Et après plusieurs jours, à une allure modérée, ils arrivèrent enfin à leur destination.
Un village de petite taille s'offrait à la vue de Madara. Niché contre l'océan, celui ci était composé de plusieurs maisons, des hangars plutôt vastes mais un port impressionnant où plusieurs bateaux étaient à quai, voiles rangées mais dont le personnel s'activait à les décharger ou les recharger.
Un panneau en bois peint indiquait aux voyageurs égarés de faire demi tour mais sans hésiter, Dovah mena son étalon dans la rue principale du village en murmurant :

- Madara … Bienvenue à Nishio !