Amour de Lycéens 4
Gilbert Beilschmidt (Prusse)
Francis Bonnefoy (France)
Antonio Fernandez Carriedo (Espagne)
Alfred F. Jones (Amérique)
Sakura Honda (Fem!Japon)
Ludwig Beilschmidt (Allemagne)
Chiara Vargas (Fem!Romano)
Felicia Vargas (Fem!Italie)
Madeline Williams (Fem!Canada)
Hetalia ne m'appartient pas, c'est la liste des personnages principaux mais ils n'apparaissent pas forcément tous à chaque fois.
Si Alice n'était plus aussi indifférente envers le garçon aux cheveux blancs, comment l'être alors qu'il l'avait soutenu et avait tenté de lui éviter une douloureuse découverte, ils n'avaient pourtant pas évoquer le baiser. Pourtant Gilbert ne semblait pas s'en plaindre, se contentant simplement de passer le plus de temps possible avec elle, s'attirant ainsi les gentilles moqueries de ses amis et de leurs petites-amies respectives.
Il était à présent de notoriété publique que la star américaine, ou le crétin d'outre-Atlantique tout dépendait à qui vous vous adressiez, et la Présidente du conseil des élèves n'étaient définitivement plus ensemble. La gentille Sakura était venue s'excuser auprès de la blonde qui lui pardonna même si elle lui demanda de la laisser tranquille par la suite, la japonaise bien qu'un peu blessée, accepta néanmoins. Elle comprenait.
La vie suivait son fleuve tranquille, les matchs de foot pour lui, ses nouvelles activités au club de cuisine pour elle. Parfois la jeune fille cédait et laissait l'autre étudiant goûter ses plats qui finissaient, heureusement parce qu'il était temps, à s'améliorer en goût même si la présentation laissait parfois grandement à désirer. Gilbert faisait de son mieux pour glaner des informations sur la demoiselle afin de la séduire et l'attraper pour de bon dans ses filets. Aussi avait-il fait de son mieux pour retenir des trucs comme le fait qu'elle buvait du thé noir avec un peu de crème et une cuillère de miel ou encore qu'elle préférait les choses sucrées même si elle soutenait le contraire. C'était d'ailleurs un trait récurrent de son caractère ça, nier même si ça lui plaisait et soutenir avoir raison même si elle avait tort. Le lycéen trouvait cette attitude plutôt mignonne. En tout cas, il ne s'en lassait pas. Ce qui était rare le concernant.
Après les cours, Alice avait fini par tout bonnement s'endormir sur la table qu'elle occupait habituellement dans la salle du club de lecture, il faisait toujours bon dans cette pièce et c'était agréable alors que le temps rafraîchissait au dehors. Novembre était déjà là. Le jeune homme à l'éternelle veste rouge fit son apparition et referma la porte de la salle avant de venir s'asseoir près de sa jolie camarade. Il enleva son gilet et le posa sur ses épaules afin qu'elle n'attrape pas froid puis caressa son visage du bout des doigts, écartant en douceur les mèches dorées égarées sur le joli minois qu'il admirait. Elle était gentille, bon souvent ronchonne mais rien d'insurmontable, et très, très jolie.
«Un bon choix, définitivement un très bon choix ~» chuchota Gilbert à voix basse, un sourire idiot au bord des lèvres.
L'étudiant continua ses caresses, la joue appuyée sur son autre main tout en rêvassant. Il était tellement ailleurs qu'il ne réalisa pas tout de suite que la blondinette se réveillait lentement. Son regard vert encore un peu trouble se posa sur lui et il sourit par réflexe, laissant ses doigts jouer dans les cheveux soyeux sans que l'autre ne proteste. Décidant de voir jusqu'où il pouvait pousser sa chance, Gilbert se pencha et posa un baiser léger au coin des lèvres de la lycéenne qui rougit subitement et s'écarta, cherchant vainement ses lunettes alors qu'elle bégayait des phrases incohérentes. Il laissa alors entendre le rire si caractéristique de sa personne puis lui tendit lesdites lunettes qu'elle avait écarté sans s'en apercevoir. Alice baragouina un merci puis tendit un doigt autoritaire vers le jeune homme qui cligna des yeux, un peu surpris par le geste.
«Toi!
- Moi...?
- Je t'interdis de faire ça!
- Faire quoi Présidente? ~
- De me-...m'emb-...m'embrasser sans m-mon accord!
- Ce n'était qu'une bise sur la joue.
- Menteur!
- Bon d'accord, j'ai peut-être un peu dévié.
- Tu l'as fait exprès! Pervers!
- Oh tout de suite les grands mots... Et j'y peux rien si j'ai envie de t'embrasser quand tu es si tentante ~»
La confiance de l'étudiante sembla vaciller un peu alors que son visage prenait une jolie teinte vermillon. Gilbert posa sa main sur l'une des joues joliment colorée et se rapprocha, les yeux verts s'écarquillèrent mais la voix de la belle resta bloquée dans sa gorge. Elle ferma fortement les yeux pendant quelques instants puis les rouvrit lorsqu'elle constata qu'il ne l'avait pas embrassé. Au lieu de ça, ils étaient front contre front et il souriait avec...tendresse? Alice déglutit puis prit une grande inspiration, mal lui en prit puisqu'elle respira à plein poumons le parfum masculin, la troublant un peu plus. Pourquoi? Son cœur ne s'était jamais emballé aussi vite avec Alfred et pourtant, elle était certaine d'avoir eu des sentiments pour lui. Et la rupture était encore récente...
«J-Je ne peux pas Gilbert...
- Pourquoi?
- Je viens tout juste de rompre, c'était il n'y a que deux ou trois semaines... Tu peux comprendre non?
- Ouais... Mais combien de temps je vais devoir attendre?
- J-Je ne sais pas... Le temps qu'il faudra?»
La présidente du conseil étudiant ne se sentait pas trop à l'aise et attendait avec une certaine appréhension la réponse de son interlocuteur. Sa mère disait toujours «Un homme qui n'est pas capable de t'attendre, ne te mérite tout simplement pas.» et pour le coup, elle avait eu raison avec le blond à lunettes. Et s'il en était de même avec Gilbert?
«Bon très bien.
- V-Vraiment?
- Puisque je te le dis Alice. J'aime raconter des histoires mais quand il s'agit de sentiments, je reste un homme de parole.
- Merci...
- Mais si au bout d'un moment tu réalises que tu me fais attendre pour rien, fait le moi savoir. C'est ce que je veux en contrepartie.
- D'accord.»
Cela lui semblait tout à fait valable comme compromis après tout. Finalement il s'éloigna, croisant ses mains derrière sa tête puis soufflant pour chasser une mèche blanche tombée devant ses yeux. La très studieuse élève sortit donc ses cahiers et feuilles afin de travailler mais pour une fois, elle n'insista pas pour que son camarade étudie aussi, le laissant buller dans son coin. Gilbert esquissa un sourire victorieux alors que la belle gardait son gilet sur ses épaules.
La période des examens arrivait à grands pas si bien que Ludwig et leur vieux lui mettait la pression pour qu'il étudie plus et baille moins aux corneilles, même Alice l'esquivait pour «ne pas être distraite par un imbécile» et quand il arguait qu'une pause ne faisait pas de mal la belle lui répondait du tact au tac «et un peu de travail pour toi non plus Beilschmidt» alors Gilbert avait laissé tomber l'affaire et boudait dans son coin. Oui c'était très mature de sa part, il en avait bien conscience. Madeline faisait des exercices avec Francis afin qu'il comble ses quelques lacunes, Chiara révisait avec Antonio entre deux insultes et/ou bisous amoureux et Ludwig faisait faire du rattrapage à Felicia pour éviter qu'elle se plante aux contrôles. Bref tout le monde était en mode lovey-dovey et ça aussi, ça le mettait en boule. Cela dit, le jeune homme aux cheveux blancs étudiait malgré tout, résolvant les différents problèmes et planchant sur les intitulés de réflexion avec une assiduité certaine. On pouvait avoir un look bad boy et avoir du plomb dans la cervelle non mais.
«Enfin fini!
- Ça, c'était un cri du cœur Frany!
- Et il a complètement raison Tonio!»
Le trio venait d'enfin terminer la longue série d'examens et parti vers la cafétéria afin de s'affaler comme des larves sur les fauteuils tout en sirotant des chocolats chaud et mettre au point de nouvelles blagues à faire ou concorder leur emplois du temps pour les vacances. Cependant la conversation dérapa très vite sur ce que les deux membres casés allaient offrir comme cadeau à leur moitié chérie et adorée pour la période sacro-sainte de Noël.
«Je pensais offrir une jolie bague à Maddie ~ Mais quelque chose de discret, elle n'aimerait pas le tape à l'œil. Du coup je me disais un simple anneau d'argent avec un petit diamant rose ça serait parfait ~
- Un diamant carrément?
- Je fais ce que je veux de mes économies Gil. Et puis ça sera vraiment un petit.
- Tu fais ce que tu veux mais je suppose que ça lui plaira à ta douce Madeline. Et toi Tonio c'est quoi ton projet?
- Je pensait lui offrir un joli médaillon. Mais je sais pas encore lequel...
- Pourquoi pas l'un de ceux qui s'ouvrent? Tu sais où il y a une photo ou un truc gravé.
- Santa Madre, Gilbert qui donne de bons conseils romantiques ~
- Je sais, je suis totalement awesome, inutile de le préciser.»
Cette dernière remarque provoqua évidemment un éclat de rire de ses deux compères bien que ceux-ci ne cherchèrent pas à contester son awesome supériorité. Ils avaient l'habitude depuis le temps. Puis Francis reprit le fil de la conversation, apparemment très curieux sur un point.
«Et toi?
- Quoi moi?
- Eh bien, que vas-tu faire comme cadeau?
- En quoi le cadeau que je vais faire à mon petit frère t'intéresse? Et si tu continues à m'embêter, t'auras que dalle cette année Frany.
- Je pourrais avoir son cadeau alors?
- Merci du soutien Antonio-le-rapace...
- Fais pas la gueule, on s'offre que des conneries débiles de toute façon.
- Oui, peu importe. Ce que je voulais savoir Gil, c'est si tu allais offrir un petit quelque chose à la belle Présidente.
- Euh... Non?»
Ses amis le regardèrent avec des yeux ronds. Manifestement, il n'avait pas donné la bonne réponse. Mais après tout, ils n'étaient pas ensemble... Quoique, ce petit geste pourrait faire avancer les choses. Ou lui faire peur. Dilemme.
«Très bien les amoureux transis, que me conseillez-vous?» Lança le jeune homme après avoir réfléchi un moment et pousser un soupire fataliste.
Presque toute de suite les deux compères lui lancèrent tout un tas de propositions pêle-mêle, du coup il fallu les calmer un peu avant qu'il ne fasse un tri dans tout ce charivari, ne retenant que ce qui lui semblait pertinent. Il lui restait encore une semaine avant que ne tombes les vacances.
Alice soupira doucement, regardant le nuage provoqué par sa respiration s'effacer rapidement dans l'air froid. Madeline était à ses côtés et attendant patiemment son petit-copain Francis. Chiara était déjà partie avec Antonio, Felicia et Ludwig. Finalement la haute silhouette du français aux cheveux longs se dessina et il fit un signe de la main à sa tendre Maddie qui le lui rendit, toute heureuse de le voir. La deuxième blonde à lunettes s'apprêtait à laisser les deux tourtereaux roucouler ensemble lorsqu'elle aperçut un autre lycéen facilement reconnaissable à ses cheveux de neige.
«Oï Présidente!
- Tu peux arrêter de m'appeler comme ça?
- J'aime bien t'embêter Alice.»
Il resta ensuite silencieux pendant un court instant, regardant leurs amis s'éloigner main dans la main.
«Ils sont mignons tout les deux.
- Oui, tu as raison.
- C'est finalement les vacances ce soir ~ Que vas-tu faire?
- Je ne sais pas, fêter Noël et le nouvel an en famille comme d'habitude je suppose.
- Ah ouais. Comme beaucoup.
- Pas toi?
- Je sais pas. Si Luddy reste là alors je suppose que oui sinon, j'irais ailleurs. Rester en tête à tête avec mon vieux, très peu pour moi.»
Alice acquiesça puis resserra son écharpe avant de fourrer ses mains dans les poches doublées de son manteau. Elle commença alors à faire quelques pas, le lycéen la suivant tout en sifflotant. La blonde le laissa donc accommoder son allure à la sienne tout en marchant l'un à coté de l'autre, suffisamment proches pour pouvoir se frôler mais sans vraiment se toucher pourtant. Ils dépassèrent l'arrêt de bus sans que la Présidente ne cherche à discuter, continuant à marcher dans le relatif silence de cette rue couverte par la soirée presque hivernale. Pour la première fois, Gilbert pu raccompagner la jolie blonde jusque chez elle mais avant de la laisser partir il l'attrapa par le poignet.
«Attends. Alice, ça va faire un mois maintenant que je patiente... Je sais pas si c'est assez ou si tu as besoin de plus mais je veux que tu me dises ce que je peux espérer obtenir de toi.
- Obtenir de moi...?
- Je veux sortir avec toi. Je veux t'enlacer, t'embrasser, te toucher. Être avec toi mais tu le savais non?
- Oui... Je le savais...Enfin, je m'en doutais fortement.
- Et tu m'as laissé flirter avec toi. Écoute, je te dis pas de tomber folle amoureuse de moi même si ça serait super mais j'aimerais que tu me donnes une réponse après les vacances de Noël.
- Je... D'accord. Promis.
- Merci.»
Gilbert relâcha la demoiselle puis fouilla dans son sac pendant un moment puis en sortit un petit paquet cadeau qu'il tendit à sa camarade, celle-ci le prit par la force de l'habitude puisqu'elle avait l'air clairement perdue.
«Gilbert?
- J'avais envie de te faire un petit cadeau. Frohe Weihnachten!
- Quoi?
- Merry Christmas ~
- Oh. Merci beaucoup. M-Mais je n'ai rien à te donner en retour.
- Peut-être qu'un baiser fera l'affaire ~
- …
- Je plaisantais. Bref, j'espère que ça te plaira.»
Le lycéen se retourna prêt à partir mais Alice le retint et lui plaqua un rapide baiser sur les lèvres avant de s'enfuir pour rentrer chez elle, serrant son cadeau tout contre elle. Les joues roses et l'esprit en fête, le garçon aux yeux rouges repartit tranquillement chez lui, l'espoir gonflant son cœur. Vivement la nouvelle année tiens, elle promettait d'être vraiment très intéressante.
Ce chapitre est un peu transitoire en fait. Le suivant comportera beaucoup de choses si j'arrive à le tourner comme je veux.
Avez-vous remarqué qu'ils sont de plus en plus longs? (les chapitres pas les gens XD)
J'avoue avoir moins relu celui-ci que les autres et je m'excuse des possibles horreurs orthographiques ou grammaticales possibles même si m'a l'air plutôt bien.
Et de nouveau, une fois n'est pas coutume, merci à Yacchan412, Awesome BN et Zakurocchi!
