Angel : Je sais, ça fait un moment que tu l'attends mais il est là ! :D Haha, je vois que le chap précédent t'a plu. Est ce que ça sera le cas de celui là ? :x

Ichigo : Je poste, de temps en temps, mais je ne t'en veux pas si tu ne review pas :p Et oui, ce Madara là est différent mais ça change, non ? Madara est très curieux parce qu'il connait rien au monde. Il est comme un gosse ! Et Dovah et Sasori .. Disons qu'ils ont leur relation un peu spéciale ! Et pour les cheveux de Madara, crois moi, j'ai eu un mal de chien à l'écrire ! Non mais j'adore ses cheveux mais c'est vrai que pour se battre, c'est pas l'idéal.

Guest : La voilà ! Merci .. Euh, j'ai rougi en lisant ta review ! Et non, je ne veux pas que tu meurs mais .. Tu me vénères ? :o

Sonnyus : Je te réponds ici ^^ Merci ! J'espère que ça te plaira :)


Le voyage jusqu'à l'Ile de la Tortue ne dura que quelques jours, et seulement parce que les vents étaient défavorables. Madara, qui ne cachait plus son excitation à l'idée d'y arriver, commençait à se demander si les dieux n'étaient pas en train de les retenir d'y aller mais il ne pouvait s'empêcher de se dire que ça ne faisait qu'augmenter son envie d'y arriver.

L'ile que Dovah lui avait décrite lui avait semblé magnifique, jusqu'à dans sa façon de fonctionner et Madara refusait de passer à côté d'une découverte pareille.

Mais, alors qu'ils n'étaient qu'à un petit kilomètre de l'ile, Sasori fit stopper le bateau, baissa l'ancre dans les massifs de corail et Madara, qui faisait la sieste sur son hamac avec Dovah, ouvrit lentement les yeux. Pourquoi s'étaient-ils arrêtés ? Dovah avait pourtant dit que Sasori les ferait réveiller quand ils seraient arrivés et le calme ambiant, en mettant à part l'agitation dans le bateau indiquait qu'ils n'étaient pas dans un port.

- Dovah, appela-t-il en la secouant.

La jeune femme se redressa lentement en se frottant les yeux, à califourchon sur ses hanches et même s'il appréciait la position et n'aurait pas dit non pour en profiter un peu, il ne rata pas le regard intrigué que Dovah avait jeté vers le pont supérieur.

- On n'est pas au port, murmura Dovah en fronçant les sourcils.
- Mais le bateau est arrêté.
- Allons voir, soupira-t-elle en attrapant une de ses armes, au cas où.

Ensemble, ils rejoignirent le pont principal, où les hommes de Sasori s'agitaient comme à leur habitude mais Sasori, lui, les attendait avec flegme.

- Saso, marmonna Dovah en regardant un instant Nefarian. Pourquoi est-ce qu'on s'est arrêtés ?
- Je ne peux pas m'approcher, soupira-t-il en détournant le regard vers l'ile.
- Pourquoi .. ?
- Parce qu'il se peut que la dernière fois que je suis venu, il y a eu quelques problèmes avec mes hommes et que le .. protecteur de l'ile m'en a banni.
- Le protecteur ? Le dragon .. ? s'étonna Dovah.
- Je ne sais pas si c'était un dragon, un sorcier ou un rêve. Mais j'ai entendu cette voix, dans ma tête et je refuse de risquer ma vie.

Dovah, qui semblait assez embêtée sur le moment, jeta un regard vers Madara, qui siffla fortement en direction de Nefarian. Celui ci descendit immédiatement en piquet vers le bateau, pour voler à quelques mètres de là et Madara lui indiqua, d'une voix forte :

- Reste là, Neffy, on va avoir besoin de toi.

Le dragon acquiesça, ses yeux vides brillant au soleil et Madara se tourna vers Dovah qui dévisageait son petit ami.

- Cherche nos affaires, dit-il rapidement, appréciant de l'avoir surprise. Neffy va nous emmener.
- O-oui, s'empressa-t-elle de dire. J'arrive.

Là dessus, elle retourna dans la cale en trottinant et Madara échangea un regard amusé avec Sasori qui s'approcha pour poser une main sur son épaule.

- Prends soin d'elle, veux-tu ? Et ne la laisse jamais oublier qu'elle t'aime, murmura le Capitaine.

La première partie de cette phrase était habituelle, pour Madara, qui n'arrêtait pas de l'entendre depuis quelques temps mais la seconde l'intriguait, et il allait questionner Sasori à se niveau mais Dovah revenait déjà, leurs sacs dans les bras et l'air bienheureuse. Comme si elle appréciait que Madara s'affirme un peu plus, avec le temps.

Madara attrapa son sac en se détournant, l'installa en besace et, en se tenant à un des cordages, il monta sur la rambarde du pont avant de siffler doucement pour attirer l'attention du dragon.

Celui ci tourna la tête vers Madara, qu'il considérait à présent comme son ami et Madara lui indiqua :

- Approche toi doucement du bateau. Nous avons besoin de monter sur ton dos.

D'un coup d'ailes, le dragon s'approcha du bateau, jusqu'à être assez proche pour que Madara puisse sauter sur son dos et le jeune homme tendit ensuite la main vers Dovah qui l'avait regardé faire, des étoiles dans les yeux. Mais avant qu'elle ne puisse s'avancer, Sasori lui attrapa le bras assez fermement et murmura, menaçant :

- Je t'interdis de lui faire du mal.
- N'oublie pas te place, Saso, murmura Dovah, ses yeux rougeoyant légèrement. N'oublie pas à qui tu as affaire.
- J'en ai rien à foutre Dovah. Tu peux me menacer, tu peux me tuer que ça ne changera pas ce que tu as fait. Il t'avait tout donné.
- Et je n'en voulais pas. Je ne pouvais pas rester, souffla-t-elle.
- Tu l'as abandonné avec un fardeau qu'il n'était pas prêt à prendre en charge.
- Parce que tu crois que j'étais prête ? S'exclama-t-elle en se dégageant. Tu crois que j'en étais capable .. ?
- Ensemble, vous auriez pu faire en sorte que ça soit le cas, soupira Sasori en se détournant. Alors ne gâche pas les choses avec Madara. C'est quelqu'un de bien.
- J'ai pas de conseil à recevoir de toi, répondit simplement Dovah. Et la prochaine fois que tu me menaces, je fais cramer ton bateau.

Sans un regard de plus, Dovah monta sur la rambarde comme Madara l'avait fait avant de sauter sur le dos de Nefarian. Tous deux s'installèrent au niveau de son cou, en se tenant à ses écailles et Madara tapota sur sa peau pour lui dire d'y aller.

Délicatement, au début, Nefarian s'élança en direction de l'ile. Il pouvait déjà sentir le parfum des fleurs, de la forêt tropicale, mais surtout du souffre que le volcan dégageait avec force et en arrivant, il se posa en douceur sur une plage et le couple descendit de leur monture extravagante.

À peine eurent-ils posé les pieds sur le sol que Dovah sut que quelque chose n'allait pas. Tout était trop calme et en temps normal, ils auraient sûrement été accueillis par les résidents éternels de l'ile.

Mais là, il n'y avait personne. Et après avoir visité plusieurs maison, Dovah se rendit compte que l'ile avait été désertée. Certaines affaires étaient toujours présentes mais il ne semblait y avoir personne et elle était déçue. Et elle ne pouvait imaginer quel genre de déception Madara allait ressentir en comprenant que ça ne ressemblait pas du tout à ce qu'il avait pensé.

Quand Dovah le rejoignit, ses chaussures à la main, Madara comprit immédiatement que non, il ne rencontrerait pas les autochtones mais ça n'était pas de la faute de sa femme, il le savait. Et alors que Nefarian s'envolait pour aller chasser, en mer, le jeune homme glissa un bras en bras du dos de sa femme pour l'embrasser en caressant ses cheveux avec douceur.

- Je suis désolée ! S'exclama-t-elle. Je pensais que …
- Tu ne pouvais pas savoir. Allons nous installer.

Dovah acquiesça, visiblement mal à l'aise et entraina son petit ami en direction des habitations, jusqu'à celle qu'elle avait occupée, lors de sa visite précédente. Et Madara fut ravi de voir qu'elle était équipée d'un grand hamac dans lequel ils seraient sûrement bien installés, sans parler de la vue parfaite, sur l'océan.

La jeune femme déballa rapidement leurs affaires et fouilla l'endroit, pour voir ce qu'ils pourraient y récupérer et Madara posa la question qui les taraudait tous les deux.

- Où sont passés les gens ?
- Je ne sais pas, murmura Dovah en lui jetant un coup d'œil. Je n'en ai pas la moindre idée. La dernière fois, c'était tellement .. vivant .. Nous irons visiter, demain. Pour l'instant, je vais aller nous chercher à manger.

Installé sur le hamac, Madara acquiesça et Dovah soupira en attrapant sa hachette et sortit de la maison dans l'espoir de trouver la cause de l'abandon de l'ile. Ça la troublait.

De son côté, Madara, les yeux fermés, profitait de sa première journée de calme depuis longtemps. Oh, il avait adoré voyager sur le bateau de Sasori, il avait adoré le hamac, l'agitation, s'était lié d'amitié avec plusieurs personnes qui s'étaient rendues compte, après avoir regardé sa petite gymnastique avec Dovah sur le pont supérieur, qu'il était bien un homme et qu'il n'avait plus rien à prouver à ce propos.

La seule chose qui le trouvait toujours un peu était la longueur de ses cheveux. Oh, ses longs cheveux lui manquaient et il se demandait parfois combien de temps il lui faudrait pour les faire repousser mais Dovah lui avait assuré qu'elle le trouvait très beau, comme ça et Madara se faisait longtemps à l'idée de les garder de cette taille. Sans parler du fait qu'avec l'été qui arrivait, il n'aurait pas trop chaud comme ça avait souvent été le cas durant les grosses chaleurs.

Et même si la désertion de l'ile le dérangeait, il ne pouvait le nier. Au moins, il n'aurait aucune raison de se retenir avec Dovah, au moins pour le temps qu'ils seraient là et ça lui faisait plaisir. Il ne savait pas si c'était l'amour, ou juste la liberté qui le rendait comme ça, mais s'il s'était écouté, il lui ferait l'amour toute la journée.

Quand Dovah revint, trois heures plus tard, Madara avait nettoyé la petite cuisine avec application ainsi que leur maison, envahie par le sable et la jeune femme lui montra les poissons qu'elle avait attrapés sur le rivage avant de commencer à les évider, ses jambes nues encore humides.

Un sourire aux lèvres, Madara l'embrassa dans le cou, les mains sur le ventre et demanda :

- Où est Neffy .. ?
- Il s'est attrapé une sorte de requin, il s'est posé sur la plage pour le manger.
- Tu .. n'avais pas dit qu'il y avait un dragon, sur cette ile ?
- C'est la légende. Mais Nefarian aurait dû le repérer, déjà, et il nous aurait prévenu, murmura Dovah en hochant la tête.

L'air tout à fait normal, elle évida les poissons avec expertise avant d'allumer un feu dans la petite cheminée pour les y faire cuire et ils purent entendre Nefarian les appeler de l'extérieur.

L'air excitée, Dovah sortit de la maison, caressa la tête du dragon qui attendait non loin de la maison et celui ci tourna la tête vers le volcan :

- Nous ne sommes pas seuls sur l'ile, dit-il. Il y a .. une présence.
- Tu peux .. aller t'assurer de ce que c'est .. ? demanda-t-elle.
- Je ne peux pas, murmura-t-il.
- Pourquoi .. ?

Dovah regarda le dragon sans comprendre mais Madara s'approcha lentement en soupirant et se racla la gorge :

- Parce qu'il a peur, dit-il simplement. Ce n'est rien, Neffy, nous irons explorer demain. Repose toi, profite d'être ici.

Le dragon hocha lentement la tête, comme s'il était rassuré avant de se détourner pour s'installer dans une dune de sable, non loin, comme s'il se trouvait dans un nid, ses ailes autour de lui alors que Madara entrainait à femme à l'intérieur de leur habitation d'un geste tendre.

- Tu .. as changé, constata-t-elle en reprenant la cuisine. Vraiment …
- Sûrement, sourit Madara en haussant une épaule.
- Non mais .. Tu as pris confiance en toi. Et ça me plait.
- Je crois que je l'avais compris, quand tu as voulu que je te prenne sur la rambarde du pont du bateau.
- Sans parler de ça, Madara, rougit Dovah en lui jetant un coup d'oeil. Tu ne ressembles plus à une princesse.

Madara secoua la tête, presque blessé qu'elle ait pu penser ça de lui mais quand il la regardait, depuis le hamac, il savait qu'elle ne voulait pas être méchante. Elle ne savait juste pas comment choisir ses mots.

- Tu sais ce que je veux dire, murmura-t-elle sans le regarder.
- Que tu es folle amoureuse de moi et que tu ne sais pas comment le dire plus directement, marmonna-t-il, amusé.

Le rougissement de la jeune femme le lui confirma et Madara rit de bon coeur en plaçant ses bras derrière sa tête, attendant qu'elle en ait terminé avec la cuisine. Il l'aurait aidée, s'il avait pu mais ses talents de cuisinier n'étaient pas aussi affutés que ceux de sa femme.

En la voyant le rejoindre, deux bols en argile à la main, il se redressa lentement pour lui faire un peu de place et ils mangèrent en silence avant de prendre place l'un contre l'autre, dans leur couchette. Comme à leur habitude, Madara fit en sorte que le hamac les balance lentement alors qu'ils se pelotonnaient ensemble et Dovah posa la tête sur son épaule.

- Qu'est ce que Sasori t'a dit ? Demanda-t-elle doucement.
- De prendre soin de toi.

La jeune femme acquiesça, tandis que Madara se demandait s'il devait lui parler du reste mais en la voyant fermer les yeux, il préféra penser que ça attendrait un autre jour. Qu'il voulait profiter de ce moment.

Mais Dovah ne dormait pas. Elle se doutait que Sasori avait dit quelque chose à son petit ami, elle le connaissait trop bien, et elle espérait qu'il n'ait pas parlé de ça. De ce passage de sa vie en particulier. Sinon, elle lui trancherait la gorge. À Sasori, bien entendu, pas à Madara.

Ils passèrent la nuit à se reposer, tous deux ne pensant qu'à leur voyage. Ils voulaient découvrir ce qui s'était passé, sur l'ile, pourquoi les humains avaient disparus et pour ça, ils allaient devoir marcher, vu que Nefarian ne semblait pas spécialement avoir envie de les accompagner. Dovah n'avait jamais rencontré un dragon peureux mais elle comprenait qu'il puisse l'être. Après tout, il était resté enfermé pendant tellement d'années, il n'avait jamais connu le monde. Il était un peu comme Madara, finalement. Craintif, parfois, manquant d'assurance, de confiance, mais ça venait, petit à petit.

Au matin, Madara décida d'aller lui même attraper leur repas et arriva, à sa plus grande surprise, à attraper un poisson assez gros grâce à l'épée qu'Izuna lui avait faite forger, avant qu'il ne parte. Et quand il le rapporta à sa femme, qu'elle le regarda avec admiration, l'égo du jeune homme ne fit qu'augmenter un peu.

Là, Dovah s'occupa de fumer le poisson, en indiquant qu'ils ne mangeraient que ça pendant leur voyage, et ce qu'ils pourraient trouver sur le chemin tandis que Madara changeait de vêtements pour quelque chose de plus léger. Au moins, sur le bateau, il y avait toujours un vent frais qui venait les rafraichir mais la chaleur moite et tropicale de l'ile était une autre paire de manches. Et il préféra, finalement, de ne pas mettre de tunique. Uniquement un pantalon en toile que Dovah lui avait cousu alors qu'ils étaient sur le bateau, accompagné de ses chaussures les plus confortables et sa ceinture agrémentée d'armées à la taille.

Il ne savait pas si ça conviendrait, pour marcher, le soleil tapait fort et il risquait d'attraper des coups de soleil mais quand Dovah se tourna vers lui, pour voir ce qu'il faisait, le regard envieux qu'elle lui lança ne put que le faire sourire.

- Pas si mal, murmura-t-elle en se détournant.

Secouant la tête devant l'apparence timidité de sa femme, Madara termina leur sac sans se presser.

Lui aussi, se trouvait pas si mal. Il lui restait encore un peu de gras, sur le ventre et les poignets d'amour mais ses abdos commençaient à se dessiner, ses bras n'étaient plus aussi minces, ses épaules n'étaient plus angulaires. Il avait tellement changé qu'il se demandait si Izuna allait le reconnaître, quand ils se reverraient. Surtout avec ses cheveux coupés !

Quand ils furent prêts, tous deux sortirent de la petite maison, un sac sur le dos chacun et Dovah alla prévenir Neffy de leur départ avant de mener Madara dans la forêt accolée au village et retrouver un petit chemin, tracé par les multiples passages des habitants. Celui ci partait en direction du volcan et Madara savait que leur voyage serait long.

- Dovah, appela-t-il en se plaçant à côté d'elle. On va avoir beaucoup de chemin à faire .. ?
- Deux ou trois jours, selon ton rythme de marche, sourit-elle en lui prenant la main.

Surpris par le geste, Madara observa un instant leurs mains jointes avant d'acquiescer et la jeune femme n'ouvrit plus la bouche jusqu'à ce qu'ils fassent une pause, près d'un petit réservoir d'eau. Là, elle indiqua à Madara de profiter de l'eau de source, qu'ils risquaient de ne pas boire pendant un moment avant d'elle même se pencher vers l'eau pour en boire plusieurs gorgées.

Madara n'était cependant pas concentré sur le voyage, ni sur l'eau mais bien sur les fesses tendues de la jeune femme. Il avait honte de le penser, et encore plus dans un moment pareil alors que rien ne se prêtait à ce genre d'envies mais le fait était que Dovah le rendait fou. À présent qu'il était libéré de son mariage frustrant, qu'il n'avait plus à toucher une femme qui le dégoutait, Madara se sentait tellement libre qu'il voulait profiter de chaque instant. Dovah lui plaisait beaucoup, ça ne faisait aucun doute et il ne pouvait détourner les yeux quand il la voyait dans une telle position.

Il ne pouvait non plus retenir sa main qui alla caresser ces fesses et Dovah releva vivement la tête, surprise. Sans un mot, elle le regarda, remarqua la sueur qui recouvrait son corps alors que la chaleur rendait leurs déplacements fatigants, mais surtout la bosse visible à la ceinture de son pantalon et, avec un sourire malicieux, elle s'en approcha, en défit le lacet sous le regard de son homme et se pencha vers lui pour glisser la langue sur son début d'érection.

Madara sursauta à ce contact. Déjà parce que ça n'était pas .. normal, pour lui, qu'elle fasse ça. C'était bien la première fois qu'une femme posait les lèvres à cet endroit. Mais surtout, et par dessus tout, la bouche, les lèvres, la langue de Dovah étaient fraiches, à cause de l'eau glacée qu'elle venait de boire et ça contrastait avec la température élevée de son corps. Mais il ne pouvait le nier, ça n'en était pas moins agréable.

Un soupire lui échappa quand Dovah suçota l'extrémité de son membre et il ferma les yeux, alors que la jeune femme s'appliquait à lui faire plaisir. Il n'aurait jamais pensé qu'elle puisse être aussi attentionnée, elle qui lui avait toujours semblé distante et solitaire mais il avait appris tellement de choses à son propos. Des bonnes, des moins bonnes mais leur relation était à présent ce qui comptait le plus aux yeux de l'Uchiha. Il l'aimait, de tout son coeur.

Bientôt, la jeune femme acheva son travail, en lui faisant atteindre l'orgasme et Madara prit appui sur ses mains, profitant de la sensation de bien être qui l'envahissait alors que Dovah se plaçait à genoux au dessus de ses hanches, frottant son intimité contre lui, les mains serrées sur ses épaules.

- Madara, implorait-elle en embrassant sa mâchoire.

Amusé, le jeune homme rouvrit un oeil, un sourire taquin aux lèvres alors que la jeune femme semblait trembler contre lui et il commença par laver sa main dans le petit lac, l'y laisser pour la rafraichir avant de la glisser dans le pantalon de son amie, qui frissonna violemment à cause de la différence de température entre sa peau et la main de son amant, mais elle apprécia la façon dont il avait de la caresser, de bouger ses doigts en elle alors qu'elle ne demandait qu'une chose. Qu'il prenne soin d'elle, sous toutes ses coutures.

Mais leur jeu fut stoppé par un grognement sinistre qui résonna sur toute l'ile. Une lueur excitée dans le regard et ignorant son état, Dovah posa une main sur son arme en regardant en direction du ciel avant de faire signe à Madara de se dépêcher, de se lever et ils passèrent les deux jours suivants à suivre ce même chemin qui cerclait le volcan jusqu'à son sommet.

Madara ne savait pas quoi penser de cette attitude mais l'atmosphère semblait de plus en plus lourde alors qu'ils s'approchaient du haut de la petite montagne et ils n'échangèrent aucun mot. En observant les déplacements de la jeune femme, il pouvait s'apercevoir qu'elle n'était pas là en touriste mais bien sur ses gardes, prête à répliquer à une attaque.

Allaient-ils être attaquer ? Madara espérait que non, parce qu'il n'aurait pas la moindre idée de ce qu'il devrait faire. Combattre un homme était une chose, mais un dragon .. Parce que c'était un dragon, n'est ce pas ? Il avait reconnu le hurlement, semblable à ceux qui avaient terrorisé la cité de Konoha pendant des jours avant que son père se mette dans la tête qu'Hashirama Senju n'était plus apte à chasser le dragon et qu'il fasse organiser le tournoi. Il se souvenait de ces nuits passées, enfermé dans les souterrains, à attendre que le monstre s'éloigne du château. Il se souvenait de l'appel des trompettes qui prévenaient de son arrivée. De la lueur terrorisée dans les yeux des enfants.

Mais quand il regardait Dovah, il ne voyait pas de peur. Ou plutôt, elle ne le montrait pas. Elle était excitée, euphorique et semblait réfléchir à toute allure, comme si elle cherchait à trouver le meilleur moyen d'atteindre la bête au cas où ils seraient attaqués. Lee ne lui avait pas appris ça. Lee ne lui avait pas appris à chasser le dragon.

Alors qu'ils s'approchaient du cratère, Dovah fit s'accroupir Madara près d'elle, en le tenant par la main et il écarquilla les yeux. Les yeux habituellement bleus de sa femme étaient à présent verts et luisait d'excitation. Ses pupilles étaient réduites à deux fentes verticales et elle ne semblait pas s'être rendue compte du changement. La jeune femme allait d'ailleurs sauter par dessus la corniche mais Madara la retint par le bras.

- Quoi ? Grogna-t-elle en le toisant, menaçante.
- Dovah, qu'est ce que tu as .. ?
- J-je .. je n'ai rien ..
- Tes yeux sont ..
- Mes yeux ?

La jeune femme posa un instant la main sur ses paupières, avant d'à nouveau regarder son petit ami qui fronça les sourcils en voyant que la jeune femme avait retrouvé son regard habituellement bleu. Il ne comprenait pas ce qui se passait, mais tout ça était trop étrange. Et il comptait bien découvrir quel était le problème.

Voyant que Dovah semblait aller mieux, Madara la lâcha et écarquilla les yeux en la voyant sauter par dessus la corniche. Pour s'assurer qu'elle allait bien, il regarda par dessus l'amas de terre et de cailloux, seulement pour voir sa femme glisser le long de la paroi, dans un équilibre précaire mais un grand sourire aux lèvres. Un nuage de poussière s'élevait derrière elle et elle semblait s'amuser.

Le cratère en lui même était plein de végétation, recouvert d'herbe, plusieurs arbres y avaient poussé et un petit lac s'était formé en son centre, signe du sommeil du volcan alors Madara effectua le même geste que sa petite amie, quoiqu'il terminé sa course jusqu'en bas de la pente sur les fesses.

Une fois au pied du versant, Madara épousseta ses vêtements en regardant Dovah, qui lui montrait une grotte creusée dans le flanc de la montagne, un peu plus loin et quand il fut à sa hauteur, elle murmura :

- S'il n'est pas .. aimable .. Planque toi.

Madara leva les yeux au ciel en se disant qu'elle aurait quand même pu lui donner un conseil un peu moins stupide mais après tout, que pouvait-elle dire d'autre ? Il n'avait clairement pas le niveau pour combattre un dragon et même Dovah, qui avait fait ça toute sa vie avait réussi à se faire tuer.

Voyant que la jeune femme s'approchait de la grotte à pas de loup, Madara l'imita, mettant en pratique l'entrainement que Lee lui avait donné et ils entèrent dans la caverne où une forte odeur de poisson pourri régnait. Un grincement fit s'accroupir la jeune femme, qui plissa les yeux pour tenter d'apercevoir quelque chose dans le fond de la caverne mais l'obscurité ambiante rendait leur exploration périlleuse et Madara sentait ses genoux trembler. Il avait honte de l'avouer, mais il n'avait qu'une envie : ressortir de cet endroit.

Cependant, au moment où un grognement s'éleva dans la grotte, Dovah agrippa rapidement la main de son amant et le tira à l'extérieur de la caverne le plus rapidement possible alors que des flammes, d'une hauteur et d'une intensité importante les suivait. À la sortie de l'abri, ils mirent à couvert derrière des rochers et ils virent un dragon aux écailles d'un bleu gris très doux s'extirper de la grotte.

Jamais ils n'auraient pensé qu'il puisse être aussi gros. Au moins deux fois plus gros que Nefarian, mais plus petit que celui que Dovah avait combattu à Konoha et pourtant, elle semblait vouloir se cacher de lui.

- Merde merde merde, soufflait-elle en attrapant ses armes.

Paniqué, Madara la dévisagea et Dovah l'entraina plus loin alors que le dragon soufflait à nouveau du feu en leur direction. À une allure élevée, alors que le dragon les observait d'un air mauvais, ils coururent jusqu'au lac et y plongèrent pour éviter une nouvelle boule de feu.

Quand ils remontèrent à la surface, Madara croisa le regard du dragon et se sentit hypnotisé par les pupilles jaunâtres du monstre mais avant qu'il ne puisse faire le moindre geste, Dovah le tira de nouveau sous l'eau alors que des flammes s'écrasaient au dessus d'eau et alors qu'ils sortaient de l'eau pour respirer, prêts à replonger, un hurlement leur fit écarquiller les yeux et ils virent Nefarian s'élever haut au dessus du cratère, ses écailles brillant au soleil alors que l'autre dragon se tournait vers lui, prêt à parer son attaque.

Dovah profita alors qu'on ne les regarde plus pour prendre Madara par la main et l'entrainer dans la grotte, vu qu'ils y seraient en sécurité pendant un temps indéfini et ils virent le dragon bleu s'écraser au sol, taclé par un Neffy furieux qu'on ait pu toucher à ses humains.

Sans faire de sentiments, Nefarian referma ses crocs sur le cou plutôt fin du dragon bleu qui grogna en essayant de se défaire de sa poigne de fer mais sa taille lui empêchait de bouger correctement et Dovah pouvait remarque que malgré son agressivité et sa taille, ce dragon là n'était pas fait pour combattre. S'il avait attaqué, c'était seulement pour se défendre.

Mais, prêt à répliquer, le dragon bleu tenta de se tourner et posa son regard doré sur Nefarian, et sembla s'apercevoir de son handicap. Il entrouvrit les mâchoires à cause de la surprise et Neffy plaça une patte sur son épaule pour l'empêcher de se relever avant de dire :

- Ces Humains sont sous ma protection. Ne les touche pas.

Le dragon bleu tenta de se libérer, en agitant les ailes et les pattes mais il s'avoua vaincu quand il se rendit compte que Nefarian ne le lâcherait pas tant qu'il aura des doutes sur ses intentions, alors il posa la tête au sol, en signe de soumission et Nefarian recula en direction de la grotte, restant entre le dragon et ses amis tandis que Dovah et Madara s'approchaient prudemment, passant entre les jambes de leur protecteur.

Rassuré, Madara se permit de souffler longuement, pour tenter de calmer son coeur qui battait à toute allure et Dovah caressa la jambe de Neffy en souriant.

- Merci Neffy, lui dit-elle sans lâcher l'autre dragon du regard.

Avec douceur, le dragon pencha la tête vers elle pour qu'elle puisse le caresser au niveau de la nuque, là où il préférait et Dovah s'approcha ensuite de l'autre dragon, qui les regardait d'un air incertain. Avec grâce, et se rappelant des cours qu'elle avait reçus au château, elle fit une révérence devant lui.

- Pardonnez notre intrusion, s'exclama-t-elle assez fort pour qu'il puisse l'entendre. Nous ne voulions pas vous attaquer, seulement explorer l'ile. Et comprendre pourquoi plus personne ne l'habite.

Les yeux fauves de la bête l'observa un long moment, et Dovah n'aimait pas ce regard septique mais, en reculant d'un pas pour montrer sa bonne conduite, le dragon inclina la tête.

- Des humains sont venus et ont pillé l'ile.

Dovah était surprise. Déjà, parce qu'elle avait toujours pensé que ce dragon là protégeait l'ile avec ferveur et que Sasori ait peur de s'en approcher à cause de menace ne faisait que le prouver mais surtout et par dessus tout .. Le dragon était une femelle. Sa voix était douce, posée et féminine.

- Je n'ai rien pu faire, ajoutait-elle.
- .. Vous êtes une dragonne, soupira Dovah en levant les yeux au ciel. Votre simple présence devrait effrayer n'importe qui …
- Plus depuis que les dragons ont quitté ces terres.
- Pourquoi n'êtes vous pas partie, dans ce cas .. ?

La dragonne ne répondit pas et Dovah fronça les sourcils. Décidément, rien n'allait comme elle l'avait imaginé.

Et, comme avec Nefarian, Madara sembla prendre les devants. Oh, il était terrorisé, à cause de leur face à face avec la dragonne mais que Nefarian les protège malgré sa peur lui avait donné assez de courage pour lui aussi tenter d'analyser la situation.

- Comment vous vous appelez ? Demanda-t-il en souriant.

L'animal sembla l'ignorer un instant, alors que la dargonne ne semblait vouloir détourner les yeux de Dovah mais elle finit par répondre, en regardant enfin Madara :

- Ony.
- Je m'appelle Madara, répondit le jeune homme. Cette belle demoiselle s'appelle Dovah et notre protecteur se nomme Nefarian.
- Où est le second dragon .. ? Je l'ai senti, grogna Ony, menaçante.

Il y eut alors un silence lourd de sens, et même si Madara ne comprenait pas vraiment de quoi elle pouvait bien parler, les deux autres le savaient exactement. Cependant, Dovah préféra changer de sujet :

- Bien, sourit-elle. Maintenant que les présentations sont faites … Madara et moi allons commencer à construire un abri pour la nuit et on vous laisse la grotte. Neffy .. Je suis sûre que ça te fera très plaisir de parler avec quelque de ton espèce, pour une fois !

Le dit dragon baissa un instant la tête alors que Dovah le calinait avec douceur et acquiesça tandis que les humains s'éloignaient pour s'installer près des arbres.

- Nefarian, appela Ony via la connexion télépathique entre dragons. Pourquoi n'es-tu pas parti avec les autres ? Et où est l'autre dragon.
- J'étais enchainé, avoua-t-il. Dovah et Madara m'ont libéré et je voyage avec eux. Pour le dragon .. Je vais te raconter, plus tard. Et toi .. ?
- Je n'avais pas le courage de faire le voyage. Je protège cette ile depuis des décennies.

Il n'en fallut pas plus à Nefarian pour comprendre qu'Ony était un peu comme lui. Seule.

De leur côté, Madara et Dovah passèrent plusieurs heures à se monter un abri. La nuit allait tomber et il allait falloir qu'ils se protègent du vent, de la poussière mais au moins, ils auraient de l'eau potable et allumer un feu ne fut pas difficile avec toutes les branches sèches qu'ils purent trouver.

Après un repas bien mérité, et sans un mot, tous deux s'allongèrent sur des branches de palmier et sous la couverture que Madara avait apportée dans son sac et pendant de longues minutes, ils restèrent immobiles.

Madara repensait à ce sentiment d'impuissance qu'il avait ressenti face à la dragonne. Il n'avait pas su comment réagir, à part son instinct qui lui avait hurlé de fuir et si Dovah n'avait pas été là pour lui, il se seraient sûrement fait tuer sur le champ. Quant à Dovah .. Elle s'était promis de ne plus jamais tuer de dragon, après que Narhul lui ai fait don d'une nouvelle vie. Ils étaient partis en paix, elle n'avait plus de raisons de les traquer, alors que la dragonne leur avait fait face, la jeune femme avait frénétiquement cherché un moyen d'éviter le combat. Tout en protégeant Madara. Et elle s'était aperçue que ça n'était pas si simple, d'être pacifiste.

Quand il sentit Dovah se pelotonner contre lui, Madara eut un sourire comblé et il passa une main dans ses cheveux en l'embrassant sur le front. Et la jeune femme lui réclama un baiser digne de ce nom.

Ils continuèrent à s'embrasser, sans main baladeuse, sans laisser leurs pulsions prendre le dessus, parce que tous deux avaient besoin de se rassurer, de savoir que l'autre était là, jusqu'à ce qu'ils entendent un chant. Une mélodie agréable à l'oreille, qui apaisait l'esprit, suivi d'un ronronnement semblable à celui d'un chat et alors que Madara fronçait les sourcils, en regardant en direction de la grotte, Dovah lui fit tourner la tête, l'oreille posée contre son coeur et murmura, au plus bas :

- Notre Neffy est un homme maintenant …

Surpris par la déclaration, au début, Madara émit un petit rire en serrant sa femme dans ses bras et ils s'endormirent l'un contre l'autre, bercé par les chants mélodieux de la dragonne.