Bonjour!
Comme je trouve que cette histoire devient vraiment intéressante à partir du troisième ou quatrième chapitre (incluant le prologue) je vais les poster aujourd'hui, les autres attendront un peu.
Bonne lecture!
P.S. Tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom qu'aura mon personnage féminin ne m'appartient pas, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre personne, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.
CHAPITRE 1 : Comment une blessure peut altérer les yeux d'un ange
– Je t'ai trouvé des parents, m'annonça Madame, celle qui s'occupait des orphelins.
Je me souviendrai toujours de ce moment, ce moment précis où tout sembla moins terne. Avant ce moment-là, je ne savais pas qu'il y avait de la couleur dans l'orphelinat, et de la lumière. Je me rappelle avoir souri à m'en faire mal aux joues, de m'être précipitée pour faire mes maigres valises.
Je ne savais pas encore, alors, que je m'apprêtais à plonger dans un drame… Dans une – sinon la – période la plus pénible de ma vie. L'homme qui m'avait adopté ne voulait pas vraiment d'enfant, seulement j'étais mignonne et je coûtais moins cher qu'une dame de compagnie. En même temps, je le comprenais, il voulait que sa femme aille mieux, coupant toutes les dépenses possibles et imaginables pour le bien-être de celle-ci. Elle était d'une douceur réconfortante, qui me faisait du bien même lorsque ma journée avait été si remplie de tâches ménagères que j'avais l'impression d'être une plaie vivante.
Oh… je les aimais beaucoup… mais ça ne dura pas longtemps, au bout de deux ans, cette nouvelle maman mourut de sa maladie et mon nouveau père tomba dans un tel chagrin qu'il oubliait souvent de nous nourrir. Je le retrouvai pendu dans son bureau avant de devoir retourner à l'orphelinat.
Si après avoir apprit pour mon adoption, il m'avait semblé que les lieux avaient pris en couleurs, rien ne me sembla plus terne à mon retour que ce lieu. Et ceux qui y vivaient… m'ennuyaient, je ne voulais pas voir leur énergie, leur candeur, leur naïveté… Mais ce qui changea le plus était ma nouvelle compréhension du monde. Avant, je voyais les trouble-fêtes comme des gamins agissant avec une logique hors de la logique des hommes… maintenant, je pouvais comprendre que certains agissent par colère, blessure, pour essayer – bien maladroitement – de réparer quelque chose qui était brisée en eux, ou tout simplement de venger cette chose.
Celui qui reçut bien malgré lui l'ensemble de ma sympathie fut Tom. Tom qui s'isolait des autres ou leur faisait mal s'ils osaient s'approcher. Tom qui parlait aux serpents comme seuls amis. Tom qui, à tord ou à raison, se voyait accuser pour tous les problèmes arrivant à l'orphelinat. Tom qui ne souriait jamais comme un enfant de notre âge devrait sourire, son sourire n'atteignait jamais ses yeux. Tom qui n'avait confiance en aucun être humain.
Moi, j'avais confiance en Tom Jedusor.
