Tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom qu'aura mon personnage féminin ne m'appartient pas, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre personne, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.

CHAPITRE 2 : Peut-on vraiment aider une âme blessée sans se tacher les ailes?

– Qu'est-ce qu'une sainte petite gamine comme toi me veut?, me demanda Tom d'un ton menaçant, puis un sourire mauvais couvrit son visage. Tu veux jouer avec moi?

Vu son attitude assurée et le climat de respect figé de peur qu'il faisait régner auprès des autres orphelins, je compris que pendant mon absence, Tom avait passé de renfrogner à… comment dire?... Fouteur de troubles? Non, je ne le voyais pas comme un fouteur de trouble, loin de là, plus maintenant, en tout cas. Je le voyais plus comme… un ami que je voudrais bien avoir… une dangereuse personne que je voudrais bien avoir comme amie.

– Non, rien. Ça m'a l'air plus tranquille auprès de toi, j'ai voulu en profiter…

Il m'étudia un long moment, où son sourire disparu peu à peu, oublié… ce n'était pas tous les jours que quelqu'un lui fasse ce genre de commentaire, il faut dire…

– C'est drôle, j'ai plutôt entendu l'inverse, et si tu veux mon avis, je ne crois pas que ce soit toi, qui aies raison.

– Je crois que je préfère mon avis à celui de mes congénères… Je peux rester?

Il m'offrit à nouveau l'un de ses sourires dont il avait le secret et qui faisait froid dans le dos. Je me demandai s'il savait que jamais une émotion autre l'ennui, la colère ou la suspicion n'atteignait ses yeux, et s'il ne le savait, je me donnai le devoir de lui en informer un jour. Il me répondit d'un ton mielleux :

– Bien sûr. Je peux aussi te montrer des choses que tu n'espérais jamais voir de ta vie.

Je frémis à la teneur réelle de sa proposition, mais forçai un sourire à mon visage.

– Non merci. Je préfère t'observer torturer les autres que d'être moi-même l'une de tes proies.

La surprise que je lui causais devait être grande, car ses sourcils se détendirent pour la première fois de notre conversation.

– Et tu me laisserais faire, dis-moi? Sans rien dire, crier ou pleurer? Si tel est le cas, ne te gêne pas et reste, si tu veux…

Son sourire me promettait mille tortures, par l'intermédiaire des autres. Bien sûr, je savais que, fondamentalement, ce qu'il faisait était mal… mais, quelque part, ce n'est pas la peine qu'il causait aux autres qui me touchait le plus, mais celle qu'il devait avoir pour être aussi doué. Je me demandai s'il était au courant qu'il souffrait, et qu'il torturait les autres pour mieux aller…

– Je pensais que tu avais un cœur, me confia-t-il après quelques uns de ses méfaits envers les autres orphelins. Je te redécouvre, très chère…

Je lui offris un sourire, un peu triste, je dois l'admettre, et je lui offris même un clin d'œil, mais ne lui répondis rien. Il n'avait pas à savoir qu'il me semblait si désespéré, et que ce sentiment, s'il n'avait pas été empreint de compassion – et je dois l'admettre, de tendresse – aurait le nom de pitié.

– Alors, Nagini, prête à devenir une vipère?
– Ce n'est pas parce que j'apprécie la compagnie d'une vipère que j'aie à en devenir une.

Il explosa de rire. La manière avec laquelle il me regarda ne laissa pas place à l'imagination : selon lui il était indéniable, qu'à ma manière, j'étais l'une des vipères la plus vénimeuse qui soit. C'est peut-être la seule véritable menace que je craignais de lui, ne plus être celle que je crois être. Étais-je présomptueuse de croire qu'il puisse devenir le seul véritable ami que je voulais avoir? Devais-je plutôt fuir loin de lui, où je pourrais rester aussi pure que je croyais l'être? Pouvais-je vraiment l'aider? Avait-il vraiment besoin de mon aide?