P.S. Tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom qu'a mon personnage féminin ne m'appartient pas, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre personne, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.
CHAPITRE 3 : Avant l'amitié, l'utilité
– Qu'as-tu encore fait!? , cria Madame en accusant Tom.
Je vis justement le visage de ce dernier se refrogner avec ce qui semblait être, à mon avis, un mélange de fierté, de dégoût et de colère. J'affichai un air inquiète avant de m'adresser à celle qui hantait les pensées de tous les orphelins.
– Il y a un problème, Madame?
– Il a encore fait du tord au petit Benson.
Je fronçai les sourcils. Je ne doutais pas qu'il l'ait fait, mais tout de même…
– Je vois mal comment il aurait pu faire, Madame, je suis avec lui depuis que je me suis levée. Peut-être qu'Amy n'osait pas admettre qu'il s'était fait mal en trébuchant. Personne ne va lui en vouloir d'accuser Tom à tord.
– Vous étiez avec lui?
– Il semblerait qu'en écartant les écarts de conduite de monsieur, je m'entende bien avec lui.
– Et il n'a rien fait?
– Non, et il ne m'a pas menacé, si c'est ce que vous craignez…
Ayant bonne réputation auprès d'elle, elle fut surprise que je prenne sa défense avec autant de calme, et son trouble se traduisit par l'acceptation de mon commentaire :
– … Oh… et bien, pardon, alors.
– Ce n'est rien, voyons, à plus tard.
– Prends soin de toi, chère enfant.
– Vous aussi.
Et elle partit sous le regard attentif de Tom.
– Comment as-tu pu lui mentir, comme ça?
Je virai en une étonnante teinte de rouge, mais je lui répondis avec aplomb :
– Le petit Benson vient te voir tous les jours, et tous les jours tu lui fais mal. Je crois qu'il recherche surtout l'attention de Madame, peut-être que, comme ça, en lui empêchant d'avoir de cete attention comme ça, nous aurons la paix à la longue… Et puis, prend mon aide comme un paiement pour me permettre d'être en ta compagnie. Les choses vont changer pour le mieux, Tom, les choses vont changer.
Il ne me répondit pas. Est-ce que mes paroles avaient un impact? Savait-il combien je croyais en mes paroles, que les choses allaient changer pour le mieux, pour nous deux?
– Mais il va falloir que tu m'aides, Madame doit être capable de penser que je te change, et que les autres t'accusent, ou nous accusent, par simple jalousie. Tu pourrais m'aider à mettre la table pour les soupers, ce serait un début.
Il grimaça, comme si je venais de lui prouver que j'étais une pomme pourrie.
– Pourquoi je serais serviable, d'abord?
– Je te l'ai déjà expliqué… il faut être sournois dans la vie, et choisir ses alliés. Madame représente la loi, ici, je sais que tu la déteste, et sérieusement, tu en as tous les droits, mais elle n'est pas obligé, elle, de te détester.
Il m'observa d'un regard aigu, mais ne me parla plus pendants quelques minutes.
– Pourquoi tu me parles ainsi, tout d'un coup?, me demanda-t-il, souspicieux.
Je l'étudiai à mon tour un moment où il ne scilla pas. Il n'avait pas confiance en moi, c'était indéniable et comprenable : avant mon retour à l'orphelinat, j'avais toujours été condescendante avec lui, parce que moi, j'étais « gentille ». Je ne savais pas si un jour il se résignerait à me faire confiance, mais je le souhaitais.
– Je ne le sais pas… , lui dis-je en rougissant. Je crois que c'est en partie parce que personne t'apprécie et que tu n'apprécies personne… Je n'arrive pas à avoir la paix par moi-même, vois-tu et… avec toi à mes côtés, c'est plus gérable.
– Tu es trop serviable, aussi.
– Une vilaine habitude, répondis-je avec un brin d'humour dans ma tristesse, je sais…
