Voilà, c'est le dernier chapitre pour le moment.

P.S. Tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom qu'a mon personnage féminin ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre personne, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.

CHAPITRE 4 : Magie, cravache, grandeur et empathie

Je savais depuis mon retour à l'orphelinat que Tom était spécial, mais ce ne fut que lorsqu'il piqua une colère monstre que je compris que spécialavait une connotation particulière avec lui. Je ne sais même pas ce qu'il le mit tant en colère cet après-midi-là, mais sa réaction fut intense et instantanée. Il commença à balancer les choses et les meubles qui étaient à sa portée et… même ceux qui n'étaient pas à sa portée. Je le savais qu'il était spécial, mais pas ça, pas qu'il était magique.

Je ne pouvais pas lui demander d'arrêter, il avait le droit d'être en colère, mais Madame arrivait, furieuse elle aussi, alertée par le bruit. Je m'empressai de fermer sa porte de chambre. Ce ne fut pas dur de prendre un air anxieux.

– Qu'est-ce qu'il fabrique encore!?, hurla-t-elle. Cesse de le protéger et laisse-moi passer!

– Je ne sais pas! Je… J'étais avec lui et tout d'un coup, BOUM! Il pète une coche! J'ai pas réussi à le calmer et je ne pouvais pas rester sans risquer de me faire mal et… ! Il! Pourquoi il est comme ça!?

Je pleurais, d'une certaine manière, on pourrait parler de larmes de crocodile, mais elles n'étaient pas fausses, et j'étais vraiment troublée. Mais je savais ce qu'il avait, et je savais qu'il se calmerait, mais pas sans avoir détruit quelque chose, ou quelqu'un, si ça se présentait. Je retins un soupir de soulagement lorsque la pièce devint silencieuse.

– Il ne s'en tirera pas comme ça! Oh ça non!

– Madame! S'il-vous-plaît! Il avait sûrement ses raisons!

– Il n'y a aucune raison qui puisse justifier un tel comportement, Nagini! Il est temps qu'il apprenne!

Et elle ouvrit la porte de sa chambre. Il était beaucoup moins effrayant, mais je lisais parfaitement la colère sur ses traits, dans ses yeux. Elle commença un savon et je dus me tourner dos à eux pour que je puisse cacher mes larmes. Il n'avait pas besoin de mon trop plein d'émotion, et si je le défendais maintenant, j'avais sans doute de grandes chances de l'enrager plus qu'autres choses.

Lorsque j'entendis la cravache, je perdis la force de mes jambes et me laissai glisser sur le sol, mes mains plaquées sur ma bouche pour m'empêcher de sangloter. Pas un son, un mot, un cri ou un soupir ne s'échappa de sa bouche. Elle repartit une fois bien défoulée. Je restai plusieurs minutes seule dans le couloir, sans être capable de ramasser suffisamment de courage pour me relever. Il vint derrière moi.

C'est moi qui aurais dû le rejoindre et le soutenir, mais c'est lui qui joua le dur et qui me dit :

– Tu n'avais pas à rester.

J'haussai les épaules. Il s'attendait à quoi? Que je me sauve en le laissant seul derrière à devoir faire face à Madame? Je ne pouvais pas me soulever contre elle, mais je ne pouvais pas me résoudre à l'abandonner face à elle.

– Allez, lève-toi, insista-t-il, sinon je te laisse pourrir dans ton coin.

Je me levai et le rejoins dans sa chambre, ou ce qu'il en restait. Nous restâmes silencieux pendant quelques heures, puis il ouvrit une petite boîte.

– C'est quoi?

– Mes trophées.

Oh, oui, ses trophées, ces petites choses qu'il gardait parfois de ses victimes. Une bille, une plume, un morceau de gilet, un lacet, bien des choses en sommes. La preuve qu'il n'était pas le seul à souffrir.

– Tu ne seras pas toujours ici, tu sais? , tentai-je de l'encourager. Un jour, tu pourras partir et faire ce que tu veux. De grandes choses, ou des petites si tu préfères, tu pourras faire ce que tu veux, et tu auras un endroit que tu pourras nommer « chez toi ».

Il préféra ne rien répondre à mon commentaire.

– La personne qui fera quelque chose de grand, c'est toi, finit-il par marmonner.

Je lui adressai un sourire puis secouai la tête.

– Ce n'est pas moi qui fait de grandes choses, je ne suis pas comme toi… mais je crois que je peux inspirer les gens à le faire… Est-ce que je t'inspire?

– … Tu m'indiffères, c'est mieux que si tu me tapais sur les nerfs.

– C'est sûr…

– La prochaine fois, vas-t-en.

C'est comme ça que j'ai su qu'il tenait à moi.