P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom qu'a mon personnage féminin ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre personne, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.
CHAPITRE 7 : Par une nuit d'été
– Nos parents sont mieux d'être morts!, rugit-il tout bas par une nuit chaude de juillet dans sa chambre.
Nous étions assis côte à côte dans son lit, contre le mur. Je ne savais pas pour mes vrais parents, mais pour ceux que j'avais appris à nommer comme tels, ils étaient indéniablement morts. Je refixai mes yeux sur lui. Il avait la mâchoire si tendue que je craignais qu'une de ses dents éclate. Il avait encore été puni aujourd'hui, ce qui expliquait son humeur acariâtre. Au dire de Madame, il était trop condescendant depuis son retour, et elle le punissait à chaque petit écart de conduite afin de lui faire entrer les bonnes manières de force. Il n'en pouvait plus d'être ici. J'imagine qu'après avoir connu mieux, il était très difficile de revenir dans de telles conditions.
– Je vais la tuer cette folle.
Je pris sa main pour vérifier s'il me rejetterait, puis, en l'absence de réaction, je m'accôtai la tête contre son épaule.
– Je sais que c'est dur, mais tu vas pouvoir repartir à la fin de l'été.
– Je sais.
– Pas obligé de la tuer.
– Je-sais.
Je commençai à masser sa main.
– Ni de lui montrer que tu es plus fort qu'elle.
– Tu es ennuyante.
– Tu auras bientôt terminé tes vacances, tu vas pouvoir repartir. Quand tu auras terminé tes études, tu n'auras même pas à revenir. Tout ce qu'il te faut, c'est de la patience.
– Comment tu fais?
– … Tu sais comment je fais.
– …
– Je fais tout comme elle le désire.
– Non, tu te tiens avec moi. Tu n'es plus autant dans ses bonnes faveurs.
– Peut-être, mais elle ne me déteste pas. Et depuis qu'on se tient ensemble, j'ai quand même réussi à te rendre serviable de temps en temps. Tu tortures même moins tes semblables quand je suis là. Et quand tu n'es pas là, je m'arrange toujours pour être dans ses bonnes grâces. Voilà comment je fais.
– Mais toi tu réussis à être dans ses bonnes grâces, ce qui me reste impossible.
Je soupirai, quand il était comme ça, je ne pouvais pas gagner mon point. Il reprit possession de son bras pour pouvoir m'entourer avec celui-ci, il me redonna sa main. Nous restâmes un moment silencieux puis il reprit :
– Comment tu fais pour rester durant toute l'année et rester saine d'esprit?
L'étais-je? En étais-je vraiment capable? À me rappeler l'année que je venais de passer, j'eue des frissons.
– Tu as froid?
– Non… Je… Ça va… c'est rien…
– Je vais trouver un moyen de nous sortir de là. Les adultes ne veulent pas comprendre... On pourrait squatter Poudlard.
– Et tu veux faire ça comment, wonder boy? En admettant qu'on puisse passer inaperçu durant l'été, et ceci-dit, j'en doute beaucoup, comment voudrais-tu me cacher durant l'année?
– Dans le dortoir, si j'avais une chambre, tu y serais, bien sûr.
– Un dortoir de gars, j'imagine.
Il ricana.
– Oui.
– Alors oublie ça.
Je baillai mais refusai de bouger. Il était très tard et nous nous endormîmes enlacés comme nous l'étions, mais peu longtemps, car il sursauta.
– Il faut que tu y ailles.
Aucun de nous deux voulait voir la réaction de Madame si elle apprenait que j'avais dormi ici.
