Bonjour,
L'enfer est pavé de bonnes intentions, ceci est mon seul commentaire au sujet de ce chapitre. C'est aussi le dernier chapitre à être publié aujourd'hui.
Bonne lecture! ^^
P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom qu'a mon personnage féminin ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre personne, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.
CHAPITRE 9 : La jeune fille à la robe blanche
– Il est le diable en personne!, entendis-je une voix d'homme dans la petite cuisine de l'orphelinat.
Je m'arrêtai dans les marches des escaliers. J'avais voulu me prendre un verre d'eau, et c'est ce qui m'avait permis de surprendre ces paroles. Je ne doutais pas un seul instant de qui ils parlaient.
– Je ne peux plus le garder, il est trop horrible, se plaint Madame à l'homme. La seule personne qui est capable de le supporter est la pauvre petite Nagini, mais gentille et influençable comme elle est, il a dû abuser d'elle. Je commence à croire qu'il l'a ensorcelé.
– Il faut se débarrasser de lui!
C'est ainsi que je sus que la situation sortait de mon contrôle. Il ne méritait pas tant de haine. Il était aussi difficile à cause de cette haine dont on le gavait. Il était sorcier, on ne pouvait le nier… sauf si…
Je prit des morceaux de brindilles et fabriquai des pentagrammes, j'en cachai un sous son oreiller. Je laissai des brindilles, et des pentagrammes débutés, dans mon armoire. Ensuite, je commençai à installer plusieurs pièges. Finalement, durant la nuit, je chuchotais des incantations dans les couloirs. Les soupçons s'éloigneraient de lui, comme ça.
Lorsque son hibou arriva, je lui enlevai le paquet, et remit la corde. S'il arrivait maintenant, il risquait d'avoir des ennuies, et ses « pouvoirs surnaturels » seraient mis en cause pour expliquer qu'il ait su que quelque chose se passait. De toute façon, tout allait bien se passer.
Tranquillement mais sûrement, on finit par m'accuser… et un soir, on me réveilla avec un baillon dans la bouche, la foule en colère, toutes fourches et torches allumées. Une fois bien ligotée, on m'emmena dehors où un bûché en était à sa dernière étape de construction.
Quelqu'un me lut mes accusations : sorcellerie ayant causé la mort et de multiple blessés, et de m'être lié à un suppôt de Satan, qui devait sans doute être Tom, selon eux. La mort en question était dû à une maladie, mais il avait été si simple de m'accuser.
Sous le choc, et la terreur, je me mis à rire. Je devais rire. Et je ris. Je réussis à me débarrasser de mon baillon.
– Quoi!? Vous avec cru que ce débile et innocent garçon est un suppôt de Satan!?, rigolai-je nerveusement et avec méchanceté. Elle est bien bonne! Votre innocence et votre naïveté vous perdra! Vous êtes assez innocents pour accuser le seul qui avait une chance de vraiment me tuer sans que je ne vous maudit! Je vous maudits! Vous et vos enfants, et les enfants de vos enfants après vous! Mourrez et qu'ils meurent avec vous!
… Et je ris, je ris parce que j'étais terrorisée, parce que je ne voulais surtout pas qu'ils comprennent que Tom était celui qu'ils cherchaient… que c'était lui le sorcier, et que sans moi… personne ne se préoccupait de lui. Et qui est seul dans l'adversité est l'ennemi de tous.
Je n'espère même pas qu'il me pardonne, et encore moins qu'il leur pardonne. Rendue sur le bûcher, dans le bûcher, je me permis de crier, je me permis à pleurer. J'aurais tellement voulu être plus forte, être comme lui.
Lorsqu'il arriva, cet été-là, Madame s'excusa des préjugés qu'elle avait eus envers lui. Inquiet, il demanda où j'étais, et on lui répondit de ne plus s'inquiéter, que j'avais été purifiée, que ma bonne âme était au ciel, et que l'être qui m'avait corrompu était en enfer. Si choqué qu'il ne fit qu'acquiescer, si perturbé qu'il alla dans sa chambre, s'attendant presqu'à m'y retrouver.
Il ne revint plus jamais à l'orphelinat pour ses vacances d'été. Il commença par causer la mort d'une élève à l'école, puis de se venger de l'orphelinat. Il fragmenta son âme brisé. Il envenima une guerre qui les détruirait tous, moldus et sorciers confondus. En "préférant" les sangs purs, voués à l'échec, il tuait les moldus qui m'avaient tué, et se vengeait de ce monde sorcier qui, dans le fond, n'avait jamais rien fait pour lui lorsqu'il en aurait eu besoin.
Grâce à la magie, il recréa mon corps de ses cendres. Tendre image immobile, prisonnière de la mort. Avoir été un esprit, il aurait pu me ressuscité, j'imagine. Mais non, mon cœur ne battait plus, et ne battrait plus jamais. Refusant d'admettre qu'il ait pu avoir une faiblesse, une blessure, il me cacha. Habillée d'une jolie robe blanche - beautée que je n'avais jamais eue la chance d'avoir de mon vivant - il m'avait enfermée dans une pièce, un sanctuaire caché dans une malle rapetissée dans l'une de ses poches.
Il m'en voulait. Si je n'étais pas morte, il m'aurait tué pour toute cette souffrance que je lui avais causée, et que je lui causais toujours.
Je n'avais jamais voulu ça.
Je n'avais jamais voulu mourir.
