Bonjour
Désolée ^_^'' Ce chapitre, bien que prévu depuis le début, est somme toute un chapitre recyclé dont j'ai seulement changé le narrateur. En même temps, je le trouve plus intéressant comme ça, ne serait-ce que parce qu'il y a un certain détail dont Nagini ne fait nullement référence durant tout le chapitre, ou à peine au début, mais qui est abordé assez souvent dans le prologue. Conclusion, Nagini n'a tout simplement pas remarqué ce qui n'est pas abordé! Et puis, originalement, c'est cette version que j'ai écrit en premier, alors j'ai un attachement sentimental pour celui-ci.
Bonne lecture!
P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom qu'a mon personnage féminin ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre personne, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.
CHAPITRE 10 : Un réveil inexpliqué
Je m'éveillai, la première fois en ce qui devait maintenant être des dizaines d'années, sinon plus… Ce que je vis ne posa aucun questionnement. Quelque part, je savais que l'homme au visage étrange était le Tom que j'avais connu; et quelque part, je savais que le jeune homme à lunette qu'il essayait de tuer le tuerait lui. Je m'élançai donc vers eux, entre eux, terrifiée de ce qui se passerait sinon.
– Non!, criai-je en écartant mes bras pour former une barrière symbolique.
Je suppliai du regard le jeune homme à lunettes avant de me tourner vers Tom.
– S'il-te-plaît, arrête! Cesse tout cela, personne n'a à mourir!
– Qui es-tu pour m'accuser?, rigola-t-il. Toi en particulier? Quelqu'un doit mourir, même deux, tu seras la prochaine après lui.
Ce ton que je ne connaissais pas de lui, ou au contraire, trop bien. Cette colère froide, risible, m'attrista.
– Tom! Je t'en pris, je sais que tu m'en veux, m-
– T'en vouloir!? Il aurait fallu pour ça que tu aies de l'importance, ce que tu n'as manifestement pas. Tu n'es qu'une moldue de plus, stupide et idiote!
– Mais bien vivante! Tom, je suis désolée, vraiment, je le suis!
Une lumière sortie de sa baguette magique, qui me frappa sans pitié. Je me tordis de douleur et criai à plein poumon… mais ça voulait dire deux choses : soit il était si en colère que me tuer ne lui était pas suffisant, soit il ne voulait, quelque part, pas me tuer. Et cet espoir, même ténu, même idiot, qui me permettait de le supporter.
– Je suis contente que tu comprennes, lui dis-je lorsqu'il eut fini.
Je vis son visage se tordre d'un sourire sarcastique.
– Que je comprenne? Tu me prends pour qui? Tu ne m'as jamais connu.
– Je n'ai jamais connu tes plus sombres secrets, c'est vrai. Voulais-je les savoir? Non. Est-ce que je te jugeais pour ceux-ci? Non. Te voilà meurtrier, Tom, et tu sais à quel point je respecte et aime la vie… est-ce que je t'en veux pour autant? Tom, veux-tu encore faire de grandes choses?
Je reçu un nouveau sortilège, qui sembla éclater les os de mes bras que j'avais levées devant moi, en guise de protection. Je tombai sur le sol, mes bras inutiles que je tentais de serrer contre moi, ma gorge serrée que je désirais utiliser malgré mes pleurs.
– Mais qu'as-tu fais, Tom? Qu'as-tu fais à ton âme? À tes espoirs? Tes rêves?, insistai-je à travers mes larmes et mes hoquets de douleurs. Et tu te bats pour quoi, d'ailleurs? Quelle gué-guerre as-tu usé? Est-ce que ça te soulage? Est-ce que tu souffres, Tom? Sais-tu seulement c'est quoi, souffrir?
– Je me porte bien, pour ta gouverne. Je gouverne le monde.
– Pas encore.
– Et si tu acceptais finalement de te taire, je pourrais détruire ma seule menace.
– Tout ce qui monte doit redescendre, plus tu montes, plus la chute fera mal.
Ce sortilège-là, je ne le vis pas venir, peut-être parce que, perdue dans ma douleur, je ne le regardais même plus. Ce regard de rage franche, je l'avais oublié. Et c'est ce regard qui me refit pleurer, je pleurais pour cet homme qui ne connaissait pas sa propre douleur.
– Alors disparaît au plus vite.
– Alors tue-moi, Tom. Qu'est-ce que ça peut me faire, de toute manière.
Il leva sa baguette vers moi.
– Vas-y, n'est pas peur, je suis déjà morte.
– Ce n'est pas de la peur.
– Pourquoi hésites-tu? Pourquoi me laisses-tu en vie!?
Brutalement, il me prit le poignet, résultant à l'expulsion de tout l'air que j'avais dans les poumons. Il fit plusieurs enjambés, beaucoup trop grande pour moi.
– Pour ça!, répondit-il d'un ton triompheur en torturant une femme devant mes yeux terrifiés.
Ses techniques de torture s'étaient développées à travers les années.
– Toi, la sainte gamine. Regarde comme tu détestes ce spectacle. Tu l'as toujours détesté. Et pourtant, te voilà ici, à encore être dans mon camp, s'amusa-t-il d'un ton ahuri. Pourquoi es-tu aussi indéfectible?
Ce n'était pas la première fois qu'il me demandait une telle chose.
– Qui le serait, sinon? Nous avons une chose en commun, Tom : nous n'avons personne d'autre. Alors que veux-tu que j'en fasse de cette pauvre femme que tu viens de torturer, ou de ces blessures que tu me causes si tu ne vas pas bien? … Alors, maintenant, dis-moi, qu'as-tu fais de ton âme?
– Rien qui ne te concerne.
Mais déjà, je le sentais beaucoup moins en colère.
– Nous devrions pas rester ici, Tom. Sincèrement. Je suis morte il y a si longtemps et toi… Tu n'es pas pour ce monde. Ils n'ont rien à voir avec ma mort.
– Tu veux vraiment mourir à nouveau, grogna-t-il.
Mes larmes recommencèrent à couler tandis que j'essayai de le réconforter d'une manière ou d'une autre :
– Il y a pire que la mort et… je suis déjà morte, Tom… La résurrection n'existe pas, tu le sais très bien… Je ne suis probablement que ton souvenir…
Je lui offris un dernier sourire avant de fermer les yeux.
