Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom qu'a mon personnage féminin ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre personne, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.
Bonne lecture ^_^
CHAPITRE 12 : Apprendre à prendre soin de soi pour mieux prendre soin de l'autre
– Monsieur Jedusor, mais où étiez-vous? Ça fait plus d'une journée que l'on vous cherche! … Mais qui est cette jeune fille?
L'homme qui venait de s'adresser à Tom m'impressionnait, je n'avais pas l'habitude que des hommes si bien habillés nous adressent la parole, alors que cet homme rabroue Tom m'était… intimidant.
– Une amie, professeur, se contenta de répondre suavement Tom.
Le professeur en question eut l'air amusé et abandonna son ton réprobateur.
– Elle n'est pas étudiante ici, ton amie.
– Non, effectivement, mais vous nous laisserez y aller, non?
– Tant que vous n'en fassiez pas une habitude, je ne vois pas pourquoi je vous y empêcherais, monsieur Jedusor, mais nous parlerons quand même de votre escapade prochainement.
– Évidemment professeur, merci.
Je ne pus m'empêcher de sourire à la manière si charmante qu'utilisait Tom pour s'adresser au professeur, et que je devinais généralisé à tout le monde, ici. C'était tout à fait évident comprendre pourquoi il avait eu si hâte de revenir à Poudlard, tout le monde, ou presque, devait sans doute l'aimer beaucoup.
– Je vais te montre où je dors, m'apprit-il.
– Et la grande salle!, m'exclamai-je en me souvenant de ce qu'il m'avait conté à ce sujet.
– Quand ce sera l'heure du repas.
Même envers moi il utilisait un ton plus mielleux, ce qui renforça ma théorie selon laquelle il se sentait vraiment mieux ici que là-bas. Je le suivis parce que je n'aurais pas pu faire autrement, j'étais totalement perdue sans lui en ces lieux. Après tout, je n'avais pas l'habitude de me retrouver dans un endroit où les escaliers bougent sans vous demander la permission, où les tableaux parlent et bougent. Il chuchota finalement quelque chose à un mur et une ouverture se fit.
– Bienvenue chez les serpentards.
L'endroit lui allait bien. Le vert allait bien avec ses yeux et la somptuosité de l'endroit cadrait bien avec son air noble. En fait, je le perdrais presque dans le décor s'il n'avait pas dégagé autant de prestance qu'il m'était impossible de l'oublier.
– Tom, qui est-elle?, demanda un jeune garçon d'un ton suspicieux.
– Une amie.
Il tenait ma main et je savais qu'il marquait quelque chose. De la possessivité? De la protection? Les deux?
– C'est pour elle que tu as raté les cours?, interrogea-t-il.
Je ne pus m'empêcher de rigoler un peu. Pourquoi? Sans doute que j'avais été surprise par le ton si sérieux et inquisiteur de l'élève. En sentant la prise de Tom se resserrer, je me tus.
– Oui, et je te préviens, ne fait que penser à lever un doigt sur elle et je te fais regretter d'avoir osé croiser mon chemin.
Protection, s'il y avait autre chose, il y avait indéniablement un ton protecteur…
– Tom?, voulus-je m'introduire dans la conversation, ne serait-ce que pour savoir pourquoi il pensait si important de se montrer si menaçant tout d'un coup.
Mais pour le coup, il m'ignora.
– Qu'a-t-elle de si spécial?, demanda l'inconnu sans vraiment sembler s'attende à une réponse.
Tom se contenta de lui sourire et de m'amener dans le dortoir jusqu'à son lit dont il ferma le baldaquin autour de nous. Il sortit ensuite sa baguette et il marmonna quelque chose avant de s'adresser à moi… avec grande colère :
– Maintenant tu vas m'expliquer ce qui t'as pris de faire à croire à ces idiots que tu étais une sorcières!?
Vachement mal à l'aise, je jouai distraitement avec mes doigts.
– Je… je ne voulais pas que tu ailles sur le bûcher, lui dis-je d'une petite voix.
Il éclata d'un rire mauvais.
– Et alors!? Tu en serais morte, Toi!
– … Pas toi?
– Je suis un sorcier, Nagini! Un sorcier! Au pire, j'aurais fait de la magie, le ministère serait venu!
– Mais je ne voulais pas-
– Je ne serais pas mort, moi! Que peut être pire que la mort!?
– Sais-tu seulement pourquoi tu tiens à moi, Tom?
– Certainement pas pour tes prouesses mentales!
Je baissai le regard et examinai mes mains avec une attention exagérée tout en continuant sur ma faible lancée :
– Parce que je ne t'ai jamais jeté la pierre, mais sans nier que ce que tu faisais n'était peut-être pas… la meilleure solution pour tout le monde. Je ne ferme pas les yeux sur ce que tu fais, mais je sais voir le reste.
Je relevai mon regard pour remarquer que le sien était rendu acide, et qu'il était vraiment sur le point d'éclater à nouveau.
– Alors ne meurt pas!
– Et parce que je te protège contre tous ces préjugés que les gens ont contre toi.
Il m'agrippa les épaules, pas pour deux sous calmé.
– Alors ne meurt pas!
– C'est bien pour ça que j'ai enlevé la corde…
– Combien de jour cela t'a pris, hein!? Combien!? Tu imagines un peu ma tête lorsque je serais arrivé!? Non! Tu t'en moques! Arrête de toujours penser à moi comme ça et pense un peu plus à toi! À quoi peux-tu me servir si tu meurs!?
Il marmonna une autre formule avant de sortir du lit et d'aller à la fenêtre.
– … Tom… ?
Il ne me répondit rien. Il n'y avait rien à faire avec cette humeur, et je ne tentai rien d'autre. Je fini par m'endormir.
