Wow, c'est la première fois que quelqu'un s'inscrit à une de mes alertes! J'ai l'impression d'être à Noël!

Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom qu'a mon personnage féminin ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre personne, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.

Bonne lecture! ^_^

CHAPITRE 15 : Ah, Poudlard...

Après avoir mangé, nous étions aller emprunter un uniforme pour fille à ma taille, que je puisse ensuite prendre une douche. Nous étions alors retourner au dortoir où, sans attendre, j'avais été vers les douches des filles pour me laver pour vrai. La fraicheur de l'eau me fit du bien, et j'appréciai à sa juste valeur la qualité des produits nettoyants offerts gratuitement. Je fus surprise par la douceur du tissu, j'aurais voulu porter ce genre de chose tous les jours. Je flottais un peu dans la tenue, mais ce n'était rien d'inhabituel. Je remarquai le silence anormal de la salle de bain, on avait eu la « gentillesse » de me laisser tranquille.

– Où est ta cravate?

Je sursautai avant de comprendre que c'était le miroir qui avait parlé.

– Je ne suis pas une élève de Poudlard, je n'ai pas de cravate, encore moins de vos couleurs.

– Ne sors pas sans ta cravate, tu dois porter ton uniforme dignement.

– Puisque je te dis que-

– Ne sors pas sans ta cravate, tu dois porter ton uniforme dignement.

– Mais-

– Ne sors pas sans ta cravate, tu dois porter ton uniforme dignement.

Je m'éloignai du miroir, comprenant que la voix n'avait pas de conscience.

– Tu peux nous expliquer ce que tu fais avec cette moldue?, entendis-je de l'autre côté des murs de la salle de bains.

– Je n'ai pas à me justifier. J'ai mes raisons et c'est tout, répondit Tom d'un ton condescendant.

– Elle est moldue.

– Elle a et mérite sa valeur.

– Dis plutôt que tu veux la-

Le garçon qui interrogeait Tom se tut subitement.

– Non, vas-y, continue, menaça Tom

– Je… non, c'était stupide.

– J'insiste, termine ta phrase, l'entendis-je répondre.

J'avais presque terminé de me préparer, il ne me restait plus qu'à me sécher les cheveux, et je reconnaissais le ton qu'utilisait Tom. Il n'était pas encore hors de lui, mais je préférais intervenir avant qu'il ne soit trop tard. Je poussai la porte, une serviette dans mes mains en train d'essuyer énergiquement mes cheveux mouillés.

– Tom, tu ne m'avais pas dit que le miroir parlait, le réprimandai-je gentiment, comme si de rien n'était.

Je fis mine de ne pas remarquer qu'il avait remit prestement sa baguette dans sa poche lorsque j'avais ouvert la porte.

– Tu n'as qu'à lui dire de se taire et c'est fini.

Je lui souris vaguement et j'ignorai le regard entre dégoût et soulagement que l'autre étudiant me lançait.

– Tu veux aller quelque part?, me proposa Tom.

– Je veux revoir la grande salle, répondis-je comme une évidence.

Il me reprit le poignet pour y aller et je n'eue que le temps de relâcher la serviette sur l'un des divan avant de devoir le suivre. Si je me rappelais ces derniers temps, il me prenait ainsi lorsque quelque chose le tracassait, de plus, je sentais un drôle de bourdonnement, comme lorsqu'il était en colère. Je l'interpelai.

– Quoi?, me répondit-il d'un ton tout à fait normal.

– Il n'y a pas quelque chose de… bizarre?

Il fouilla le corridor un moment sans comprendre puis finit par comprendre.

– Que vois-tu là-bas?

– Un tableau.

– Avant le tableau?

– Un corridor?... Mais où veux-tu en venir, Tom, je suis sensée voir autre chose?

– Non, mais il y a un fantôme, c'est le Baron Sanglant.

– Un fantôme?, m'inquiétai-je.

– Tu n'as rien à craindre de lui.

– De lui?, répondis-je, loin d'être rassurée.

Il ricana.

– Oui, de lui, mais méfie-toi de Peeve, c'est un esprit frappeur.

– Et je fais la différence comment?

Seul son sourire me répondit. Nous arrivâmes à la grande salle… J'aimais cette endroit, c'était si… magique.

– Est-ce le même ciel que dehors?

– Non, c'est une représentation.

– Comment ça fonctionne?

– Par magie.

– Non, le sort? Comment ça fonctionne? C'est quoi le mécanisme? Comment pouvons-nous en créer d'autres? Est-ce que cette fresque est unique?

– Il y a des livres à ce sujet, me répondit-il amusé par ma curiosité.

Je me refrognai. Évidemment, des livre… Il me poussa gentiment pour me chasser de mes idées noires.

– Ne fais pas cette tête, tu vas y arriver.

Je fis la moue, ma difficulté en lecture n'était pas mon seul problème. Je ne serais jamais sorcière et cela me peinait. Combien de temps serions-nous amis avant que cette différence nous sépare? Il me reprit le poignet et recommença à marcher, m'arrachant de nouveau à mes pensées.

Il était quelqu'un de puissant, lorsqu'il me prenait la main, j'étais capable de sentir vibrer une énergie en lui, qui montait doucement mon avant-bras. Je savais qu'il tenait à moi et tout… mais je savais ce que représentait la magie pour lui, et ce qu'elle était pour moi.

J'aurais voulu lui montrer quelque chose de beau, quelque chose qui lui permettrait de sourire, l'apaiser lorsqu'il s'endors, peut-être même de faire réussir l'exploit de faire sourire ses yeux mais… les seuls moments où je l'avais vraiment vu heureux, touchant même un peu ses yeux, c'est lorsqu'il me parlait de Poudlard… Cette magie qui passerait ma vie à couler entre mes doigts, non, même pas, car je ne pouvais pas la toucher, elle coulait hors de ma portée. Un jour, nous devrons nous dire au revoir, car je ne serai plus capable de supporter cette magie qui me tenait loin de son monde. Il me manquait déjà.

– Voici la bibliothèque, me coupa-t-il à mes pensées.

Je pris un moment pour comprendre ce qu'il venait de me dire.

– C'est…

– Impressionnant, je sais.

Il fit venir plusieurs livres de quelques coups de baguette et s'assit sur la table sur laquelle il avait fait déposer les livres.

– J'ai pris cette pile pour toi, il y a de très belles images, à mon souvenir. Celle-ci est pour moi, conclut-il.

Il y avait effectivement beaucoup d'images : des animaux, des êtres surnaturels, des paysages. Lorsque je relevai mon regard à la fin de mon premier livre, je vis que Tom était bien concentré sur ses propres lectures. Ça devait être intéressant, au vue de son regard vif et assoiffé. Je n'osais pas le déranger, mais je me permis de le détailler. Ses sourcils étaient froncés par son avidité intellectuelle, sa bouche formait une fine ligne bien droite et tendue, l'une de ses mains soutenait la page qu'il tenait ouverte, tandis que l'autre traçait inconsciemment, du moins, le présumai-je, des motifs abstraits sur la table. Son dos était bien droit, ses épaules tendues. Était-ce une lecture obligatoire? Un cours? L'une de ses recherches?

Je fermai les yeux, un peu étourdie par mes réflexions.

« Est-ce que tu souffres, Tom? Sais-tu seulement c'est quoi, souffrir? »

Ce rêve qui me revenait, celui que j'avais fait juste avant de prendre la corde du hibou. Lui qui devenait si brisé, si blessé qu'il n'était même plus réellement en colère, juste fou. Je lui avais parlé de mon impression d'avoir vu son futur, mais il m'avait juste pris dans ses bras. Me croyait-il? S'en souciait-il? Me croyais-je? En restant, pouvais-je vraiment le protéger de ce que j'avais vu? Était-ce si égoïste de ma part de croire que mon existence puisse y changer quoi que ce soit?

« Qui le serait, sinon? Nous avons une chose en commun, Tom : nous n'avons personne d'autre. »

Ce n'est plus les amis qui lui manquait maintenant… enfin, lorsque je n'étais pas là pour les repousser. Je voyais bien que les regards qu'on lui lançait, il était adulé, mais que lui tienne à qui que ce soit, je ne suis pas si sûre…

Avais-je tord de croire qu'il m'appréciait? À quoi pouvais-je servir? Moi qui n'avait aucun vrai nom de famille, aucune famille, aucune éducation? Je ne savais même pas lire, et il était évident que je ne possédais aucune magie. Moi qui m'inquiétait si souvent pour Tom, que se passerait-il si c'était moi qui le perdait?

Une lumière me chassa de mes pensées. Tom, encore bien dans son livre, avait abandonné son dessin digital pour créer de la lumière avec sa baguette, et de continuer son dessin abstrait dans les airs.

Se rendait-il compte de mon désarroi? Était-ce pour ça qu'il s'amusait maintenant avec la magie, pour me distraire?

– Merci.

Il me jeta un bref regard mais refusa de me répondre ou de rechercher une explication. Je pris un second livre, cette fois-ci, il y avait des paysages où des gens sur des balais volants se faisaient la course.

– Monsieur Jedusor, puis-je vous parler, demanda l'un des professeurs avec lesquels nous avions parlé.

– Oui, professeur?, s'enquit mon ami.

– En privé.

Tom s'excusa puis parti en promettant de revenir bientôt. J'avançai de quelques pages durant son absence. Lorsqu'il revint, je fus incapable de savoir si l'issue de la conversation avait été bonne ou mauvaise.

– Alors?

Il haussa les épaules, visiblement vexé.

– Tom? Est-ce que je dois retourner là-bas?

– Non.

– Tom?

Il me lança un regard ténébreux avant de s'enfermer dans son livre. Je soupirai. Que pouvais-je faire d'autre, maintenant, je n'avais plus la concentration de regarder des images?

– Où sont les toilettes?

Il me pointa vaguement l'extérieur de la bibliothèque, mais ne leva pas les yeux de son livre. Je soupirai à nouveau et me levai. Lorsqu'il fut évident qu'il me fallait les trouver toute seule, je tournai les talons et partis sans lui.